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Ma vie défile au travers des verres, je ne vois plus qu'eux

oliv' (13 Avril 2012, 3:27)
Bonsoir à tous,

C'est la première fois que je me décide à poster sur ce forum, et je me lance à cet instant. L'exercice est difficile. C'est la première fois où je vais tenter de me confier sur un forum. Et je compte le faire avec le plus de justesse possible, en toute vérité.
Je suis inscrit depuis plusieurs jours, et j'ai parcouru de nombreux fils de discussion, lu les expériences diverses et variées de chacun d'entre vous. Avec le même dénominateur commun : l'alcool.

En parcourant les échanges, j'ai vite compris que le livre "le dernier verre" était un passage important pour comprendre, apprivoiser cette molécule dont on parle de plus en plus et prêt à changer ma vie d’alcoolique avéré.

Beaucoup d'entre vous décrivent avec tant de vérité leur expérience que j'avoue avoir été interpellé par la chaleur des membres et la solidarité partagée. Il y a beaucoup d'émotions qui se dégagent dans ce forum !

En écrivant ce premier sujet, il y a bien entendu la peur de me livrer, la peur de l'échec et la peur de l'inconnu. Mais il y a tout autant cette peur de voir ma vie défiler sans pouvoir la vivre autrement qu'au travers de l'alcool.

Je vous dois de me présenter à vous a minima :

J'ai 35 ans, je travaille depuis plusieurs années dans la même entreprise, et mon activité m'impose d'exercer des horaires variables, souvent décalés. Lorsque je suis entré dans cette "société", je ne consommais que très peu d'alcool (un verre par mois peut-être). Je n'aimais pas la sensation de lâcher prise que cela me procurait, ni n'appréciais particulièrement la substance. En revanche, j'ai toujours beaucoup fumé (2 paquets/jours de cigarettes).

J'ai toujours eu plusieurs alcools divers et variés à la maison pour pouvoir les offrir à mes invités. Jamais, ô non jamais !, n'aurais-je eu le désir de prendre un verre seul, pas davantage que je n'accompagnais pas systématiquement mes convives lors de l'apéritif.
Les choses ont bien évolué, défavorablement évolué comme vous pouvez l'imaginer...

Arrivé dans le monde du travail, je pouvais compter sur des amis fidèles que j'ai toujours eu, mais je ne connaissais personne dans la société dans laquelle j'allais évoluer. De manière de plus en plus progressive dans le temps, et de plus en plus rapprochée, j'ai accepté de rejoindre mes collègues en fin de service pour aller prendre un verre en discothèque. Nous finissions à 4 heures, la "boîte de nuit" fermait à 5 heures, pas de quoi traîner au bout de la nuit ni surconsommer. J'étais fidèle à mon coca-cola pour ne pas citer la marque.

Puis un soir, de manière aussi charmante que gentille, la serveuse m'a offert un gin-tonic "offert par la maison". J'ai plutôt apprécié le goût, et j'en ai commandé un second. J'ai découvert la sensation que cela m'avait aidé à vaincre ma timidité, à m'ouvrir aux autres, à amorcer le dialogue, à me lâcher. Voilà ma première approche avec l'alcool. Et j'ai réussi à m’endormir rapidement, moi qui découvrait les horaires de journée, de soirée et de nuit.

Au fil du temps, je prenais l'apéritif avec mes amis, chose que je ne faisais que très rarement. Puis j’agrémentais aussi le repas de vin. Puis j'ai accepté un digestif. Puis j'ai continué. Tranquillement, pas systématiquement, doucement mais inéluctablement.

Est venu ensuite une période de séparation sentimentale que j'ai subie, que j'ai refusée et qui m'était malgré tout imposée (l'alcool n'ayant rien à voir puisque je restais raisonnable). Tout cet amour que je portais à l'autre depuis plusieurs années, tout ce que nous avions pu construire ensemble, tout s'est écroulé d'une manière brutale, soudaine. Je ne pouvais m'en relever tant cela me paraissait être un cauchemar qui allait prendre fin. Et le cauchemar a duré pendant deux années, soit une période de dépression intense. J'ai continué malgré tout à travailler en m'accrochant à ce qu'il me restait.

Dès le début de cette séparation sont apparues les peurs : de rentrer dans une maison vide, de se retrouver seul, du jugement des autres. Les insomnies, les larmes incessantes, les questionnements, le mal-être me dévoraient. Plus efficace que les anti-dépresseurs, ou les somnifères, j'ai découvert cette molécule Ho.
Elle avait ce pouvoir de me détendre, de me faire oublier une situation que je ne voulais pas accepter et de me faire dormir.
Pour en arriver aux mêmes effets bénéfiques, il m'a fallu augmenter les doses, toujours et encore. Au fil des jours, au fil des mois et toujours de manière très insidieuse.

Des maux de tête abominables, des "gueules de bois" au réveil, des vomissements en milieu de nuit, l'augmentation de ma consommation n'a cessé. Elle s'est ensuite un peu ralentie avec une psychothérapie menée après ma séparation mais n'a jamais cessé. Je continuais mon traitement ATD mais éprouvais quotidiennement un besoin de consommer de l'alcool.

Et tout au long de ces années décrites, j'ai sombré dans l'enfer du faux paradis terrestre. A ce jour, toute ma vie tourne autour de l'alcool. Ce fantôme est pourtant bien présent et envahit mon esprit. Sans cesse, je dois me préoccuper des réserves dont je dispose à la maison, continuellement je pense à ce moment où je pourrais tranquillement prendre le premier verre. Mais ce premier verre appelle tous les autres derrière jusqu'à l'ivresse, jusqu'au moment où je n'aurais d'autre choix que de rejoindre mon lit.

On aurait pu appeler cela le besoin impérieux de dormir coûte que coûte, mais ce besoin est de plus en plus présent, de plus en plus tôt dans la journée. Il me faut sans cesse jongler avec mes horaires de travail pour avoir le temps de me "refaire" avant d'aller travailler et de m'assoupir quelques heures. Parfois en arrivant en retard, parfois incapable de m'y rendre tout simplement. Le danger a pointé son nez à maintes reprises et la dernière chose que je voudrais est perdre mon travail. Malgré tout, cette consommation est plus forte que moi.

J'en parle depuis toujours avec mon médecin. Je suis allé voir un alcoologue. J'ai tenté plusieurs molécules dont les noms commerciaux sont : Xanax, Equanil, Révia, Rivotril, Tercian, etc. D'aucun n'ont pu m'aider à faire cesser ces pulsions de boire, cet appel à la bouteille, cette obsession, ces cravings dont on parle ici.

Je me sens découragé car je ne parviens pas à décrocher et à la lecture du livre d'Olivier Ameisen je comprends que le Baclofène peut m'aider et devenir un outil vers la guérison ou du moins l'abstinence ou la consommation raisonnable.

Je suis rendu à un point où je passe mes jours de repos à m’enivrer, à tout remettre au lendemain, à ne plus avoir envie de bouger en week-end, de voir mes amis qui m'invitent. A manquer mes rendez-vous, à annuler les soirées de peur de ne pas pouvoir rentrer, ajourner mes engagements politiques ou associatifs. Je suis devenu l'ombre de moi même et ma vie défile immanquablement. Je la regarde défiler au travers des verres, n'ayant plus aucune prise sur mes pulsions à boire, sur ces irrépressibles envies de consommer de l'alcool. A défaut d'être peu fier, j'ai honte !

Hormis boire, tout m'est devenu inintéressant ou pénible. Ceux qui ne connaissent pas réellement ma vraie consommation mettent cela sur le compte d'une dépression nerveuse latente ou avérée. Moi qui me connaît un peu davantage (je le crois du moins), je sais que mon manque de confiance et mon dégoût de tout est lié à ma consommation. Comme l'écrit Olivier Ameisen, passé le temps de l'euphorie, arrive celui de la dysphorie.

J'ai parlé à mon médecin du Baclofène, elle connaît vaguement l'effet prêté dans le traitement de l'alcoolisme sauf la lecture du lancement de nouveaux essais cliniques. Elle m'a dit que les résultats escomptés, s'ils étaient vérifiés, nécessitaient de toute façon des doses hors autorisation de mise sur le marché pour le moment. J'ai alors compris malgré ma demande qu'elle n'accèderait à ma demande que d'une manière défavorable en ce qui concerne une prescription hors AMM à haute dose (si nécessaire).

La semaine prochaine, je vais retourner la voir en lui parlant du livre, du forum, de vos expériences et en essayant de la convaincre de me le prescrire dans le cadre de l'AMM. Je suis conscient qu'il ne s'agit pas d'une molécule miracle à prendre à la légère, mais ayant essayé les autres molécules conventionnellement prescrits, c'est un essai que je ne saurais éviter de tenter. Son refus serait pour moi le refus de la dernière chance.

A ceux qui me liront, je les prie d'avance de m'excuser de m'être épanché sur ma situation devenue urgente. Je suis devenu l'ombre de moi-même !

Bonne nuit à vous tous qui dormez, moi je viens de rentrer du travail.

Olivier.
Christophe (13 Avril 2012, 3:44)
bonjour oliv

bienvenue sur ce forum d'entraide

une bonne nouvelle ,
en plus de l'aide et du réconfort
tu pourra trouver ici un médecin , si le tient ne te prescrit pas le baclofene
de quelle région es tu?
et surtout une chose importante,
tu vas retrouver l’indifférence à l alcool et tu vas guérir

à très bientôt

chris
oliv' (13 Avril 2012, 4:14)
Bonsoir Chris,

Merci de ta réponse si rapide. Je ne m'attendais pas à une réponse cette nuit. Pas si rapidement !
Ce forum est vraiment épatant !
Merci de m'avoir répondu, merci de tes encouragements.

Passe une bonne nuit ou une bonne journée si tu viens de te lever.
A bientôt.
Olivier.
baxter (affranchi) (13 Avril 2012, 6:11)
Bonjour Olivier,

Ton odyssée, je l'ai connue aussi: perte de soi, de son travail, de ses amis (heureusement pas des plus proches : compagne, enfants, merci à eux).

Tu as une chance, tu es jeune - 35 ans - et tu as trouvé le bon chemin pour la guérison : le Baclo.

Je suis sûr que tu vas pouvoir y arriver.

Tu as raison de faire appel d'abord à ton médecin traitant mais, si pas possible de ce côté-là, n'hésite pas à faire appel à Viva. C'est ce que j'ai fait pour trouver un médecin qui accepte de prendre le "risque" -eh oui - de me soigner au Baclo.

J'espère de tout coeur que tu trouveras aussi ton prescripteur.

Mais, au risque de me répéter, tu as pris ton mal à temps, tu as toutes les chances de t'en sortir.
Nala (Soigné) (13 Avril 2012, 6:22)
Bonjour Olivier,

Bienvenue sur ce forum d'entraide où des personnes bienveillantes sont là pour te soutenir et répondre à tes questions.
Tu trouveras aussi pas mal de réponses dans les 'Questions fréquentes' ci-dessus.

Si finalement ton médecin traitant refuse de te prescrire du baclofène, envoie un MP (message privé) à Viva via 'privés' en haut de la page à droite. C'est elle qui gère la liste des médecins prescripteurs.

Courage et bonne journée!
Eddy
Frankolo (13 Avril 2012, 7:48)
Bienvenue à toi Olivier !

Merci d'avoir pris le temps de nous faire un beau petit post de présentation.
Je vois qu'on a à peu près le même âge, et aussi cette impression de n'être que l'ombre de ce qu'on était, ou de ce qu'on aurait pu être, serait plus juste.
Le baclofène va changer tout ça.
Tu as lancé la machine, fais ce qu'on t'a conseillé plus haut.
C'est parti !

Encore une fois : bienvenue parmi nous !
Daniel (13 Avril 2012, 9:56)
Bonjour Olivier bienvenue ici
Ton parcours ressemble étrangement aux notres
Ici pas de honte, pas de pitié, tu es malade, tu demandes du soutien nous allons t'aider
Tu as lu le livre du Pr AMEISEN c'est formidable
Tu as fait le premier pas donc tu veux t'en sortir
Comme il t'a été dit, envoie un message privé à Viva qui trouvera un prescripteur près de chez toi
Surtout ne te prend pas la tête si tu bois, laisse toi aller confiant vers la guérison tu verras le traitement fonctionne
Tiens nous au courant de la suite
Daniel
oliv' (13 Avril 2012, 12:48)
Bonjour,

Vos messages sont réconfortants et importants.
Ça fait du bien de se livrer, de ne pas être stigmatisé, ne pas subir de jugement.
Et qu'il est bon de pouvoir en parler librement ici, avec vous, avec cet horizon de jours meilleurs.

Chris, Baxter, Nala, Frankolo, Daniel : vous êtes les premiers à avoir répondu. Merci !

L'aventure commence pour moi, ou se terminera bientôt je l'espère. C'est selon la manière de voir les choses.

Excellente journée à tous.

Olivier.
bidibule (13 Avril 2012, 12:52)
L'aventure commence pour toi et avec toi ... L'ombre de toi-même restera derrière toi.

As-tu envoyé un MP à Viva ?
baxter (affranchi) (13 Avril 2012, 12:59)
He, ho, Olivier. Tu vas pas nous laisser tomber!

Comme dit Bidi, et tu peux la croire, ça vaut la peine de se soigner.

D'abord, trouver un prescripteur mais pour ça Viva peut t'aider. Et donner de tes nouvelles! Important.

Je suis sous Baclo depuis à peu près 1 mois mais j'ai aussi besoin du forum. Alors, n'hésite pas, tu ne seras jamais de trop.
oliv' (13 Avril 2012, 13:51)
Bien sûr que non je ne vais pas laisser "tomber".
J'ai trop besoin et envie de m'en sortir.
Lorsque je disais - "l'aventure commence ou s'arrêtera bientôt", je voulais dire : l'aventure commence vers des lendemains heureux ou l'aventure de l'alcool s'arrêtera bientôt.
J'attends 14 heures pour prendre RDV avec "ma" généraliste pour lui demander clairement le Baclofène.
Ce ne sera pas une partie de plaisir pour la convaincre, je le sais.
J'ai peur de son refus... J'ai préparé les documents.
Je vous tiens au courant.
Merci à tous !
Bonne apm...
Olivier.
Linda Véro (indif malgré arret baclo) (13 Avril 2012, 14:09)
Bonjour Oliv'.... :fsb2_smile:

A mon tour de venir te souhaiter la bienvenue...!!

Tu as pris le bonne décision, d'une part de venir t'inscrire sur ce forum d'entraide, d'autre part de te faire soigner grâce au Baclofène...!

J'espère que ton médecin sera d'accord pour te le préscrire, mais sinon aucune inquiétude... Viva te trouvera un MP dans ta région.

Et oui.... une nouvelle aventure commencera pour toi, tu ressentiras toi aussi cette INDIFFERENCE tant attendue... et toi aussi tu pourras nous dire un jour que tu es enfin GUERI... :fsb2_smile:

Et la seule ombre que tu pourras voir de toi.... c'est quand tu seras dehors au soleil....!! :fsb2_godgrace:

Amitiés,

Véro
bidibule (13 Avril 2012, 14:16)
Tu nous dit quand tu as RDV avec ta généraliste ?
Elle connaît ton alcoolo dépendance ?
oliv' (13 Avril 2012, 14:19)
Merci de ces doux mots qui réchauffent le coeur.
J'ai l'impression d'être compris à travers cette sale maladie, son addiction, et tout ce qui en découle.

Je viens d'appeler mon médecin : pas de rendez-vous avant vendredi prochain 14h15.
Pour acte, vendredi 14h15 !
La suite je vous la dirai mais je ne me fais guère d'illusion. Ce serait on ne peut trop simple si elle acceptait de me le prescrire...

Oui Dory, c'est exactement cela. Je sais que je vais dans le mur et pourtant... Impossible de tourner le volant pour l'éviter.

C'est une journée de repos pour moi, et je n'ai pas encore consommé d'alcool. Je vais chercher une amie au train à 16 heures alors je m'active pour que la maison soit en ordre.
Et ce soir, ce sera comme les autres soirs avant d'aller (enfin), de force, regagner mon lit malgré moi.

Du fond du cœur, merci de vos soutiens.

A très bientôt.

Olivier.
Jay (13 Avril 2012, 15:01)
Bonjour Oliv,

Je viens de lire attentivement ton message. D'abord il est très bien rédigé et on sent qu'il vient du coeur comme un véritable appel.
Je pense que tous ici avons une chose précieuse en nous, une qualité que le commun des mortels n'a pas forcément en lui : LA SINCERITE.
Nos histoires se ressemblent mais sont tellement pleines d'émotions, parfois trop fortes ou incontrôlées mais présentes et même si elles viennent nous bousculer ces émotions et ben elles font de nous des êtres vrais. Voilà.

Je suis sur le forum depuis 6 mois et en traitement avec le baclo de manière sérieuse depuis le début du mois. Donc tu vois ça a un peu patiné au début (le temps au temps) et puis ben maintenant je suis sur une autre route et je reste prudent. Mais si je te dis ça c'est parce que je veux tu saches que depuis mon apparition sur ce forum en novembre je suis pour la première fois de ma vie confiant et serein. Donc je pense que par ton action en t'inscrivant ici et en livrant ce que tu avais sur le coeur, tu as fait le plus gros effort et je t'en félicite.

Pour la suite il y a un bon toubib, une molécule et tout plein de soutien.
Bonne route!

Jay
Cricket (13 Avril 2012, 15:49)
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Bonjour Olivier,

Je viens de lire ton témoignage sincère et on y lit bien lamotivation et la volonté de t’en sortir. Ta première démarche, ton inscription sur ceforum, et cette prise de conscience qu’ilest temps d’agir pour sauver ta peau sont les premiers pas vers ta nouvelle vied’homme libre ! Le baclo va t’y conduire,sans aucun doute. Je suis la conjointe d’unhomme alcoolique depuis plus de 20 ans. Ila tenté de s’en sortir à maintes reprises, sans succès. La découverte du baclo, les échanges sur ceforum, le soutien qu’il y trouve lui ont redonné espoir et soutiennent samotivation. Moi aussi, naturellement,même si ce n’est pas facile tous les jours ! Il n’est pas encore guéri mais il y travaille. On y croit tous les deux et on va sebattre contre cette crasse qui nous a pourri la vie à tous pendant tant d’années. Et on va gagner ! Alors, toi aussi, bats-toi. Et si tu doutes de l’accueil de ton médecintraitant, prends les devants et demande déjà une adresse à Viva.
J’ai moi-même fait ladémarche de m’inscrire sur ce forum pour y trouver conseils, réconfort et pourme livrer un peu. Et je lis trèsrégulièrement les échanges même si je n’écris pas beaucoup… Et cela m’aide vraiment. Lesgens ici sont incroyablement à l’écoute, pleins de bienveillance… C’est trèsimportant de se sentir compris. Alors :un bon médecin + le BACLO + soutien du forum = Victoire et Guérison ! Courage, l’avenir est déjà plus serein !
Christine
baxter (affranchi) (13 Avril 2012, 16:41)
Re-bonjour Olivier,

Ouf! Tu m'as rassuré.

Pour le médecin, n'aie pas peu d'insister, documents à l'appui. C'est vrai que le baclo leur pose problème aussi - pas reconnu, pas remboursé... : mon médecin - qui y croit dur comme fer - me dit même qu'il prend des risques en me le prescrivant, par rapport à la professionhttp://www.baclofene.com/images/smileys/fsb2_devil.gif. Ambiance!!! Mais l'essentiel est d'y croire. J'en suis à 80 mg et je commence à me sentir vraiment bien par rapport à l'alcool. Après 20 ans, OUF, que du bonheur!

Bon courage dans ton combat. Mais le Baclo, oui j'y crois et je ne suis pas le seul, comme tu peux le lire sur ce forum.
pierremichel (13 Avril 2012, 18:26)
Bonsoir Olivier,

Tu décris très bien un parcours qui, malheureusement, est celui de bien des intervenants ici,
Cette vie ?, dans un monde ou il faut mentir tous le temps, aux autres, et à soi_même (encore que l'on est assez lucide quand on se regarde!),
Ce qui fait très mal,
Mais bon, tu a décidé, et voila que le premier pas - et il est grand - a été fait,
J'imagine que tu es au boulot actuellement, tu me lira à ton retour,
Ne culpabilise pas, si notre problème n'était qu'une question de volonté, il n'y aurai pas d'alcooliques,
Alors prends ton temps, mais surtout, contacte Viva, ici, qui va te trouver en deux temps et trois mouvements un prescripteur moins coincé que ton toubib actuel,
Au dessus, tu peux lire des témoignages de sauvetages, de bonheur de vie retrouvé,
J'apporte ma pierre à l'édifice: 90mg par jour, trois semaines de traitement, une conso divisée par 10, un calme retrouvé, wath else ?,
Rassure-toi, la solution existe, et bien sur, elle est à ta portée,
Courage, et parle ici, on est assez réactifs, je crois,
On te suis, à ta prochaine intervention,
Très amicalement

Sylvie (13 Avril 2012, 22:18)
Bonsoir Oliv

Je viens de lire ton beau témoignage

Si ton médecin refuse, nous t'aiderons. Il n'y a pas de raison pour que tu n'ais pas accès toi aussi au baclofène
oliv' (14 Avril 2012, 3:13)
Je vous lis, je suis en larmes. Vos témoignages sont si profonds, si sincères, si rapides !
Pourquoi méritais-je une telle attention ?

La maison fut en ordre pour accueillir une de mes meilleures amies, l'accueillir au train de 16:00. Une vieille "pote" de la Faculté de Droit.
Discussions comme à l'accoutumée, échanges sur la Vie, l'Humain, le Bien Vivre Ensemble, les élections qui approchent.

Retrouvailles, échanges verbaux, partages mutuels, petit repas accompagné de bons vins (je les ai dégustés !).
Ma meilleure amie est "tombée" sur le livre de Olivier Ameisen. Je lui ai parlé de : son parcours, son combat et de mes difficultés.
S'est engagée une discussion longue : "Tu n'as jamais bu", "on se moquait de toi avec te verres de Coca", etc.

Stressée, je lui ai proposé de la masser afin de détendre ses tensions.
J'ai fait plaisir, elle s'est endormie, j'ai regagné mon lit.
Je me suis endormi.

Je me suis réveillé et je bois. Je suis nul, je me déteste !

Take care !

Olivier.
aquilafaute2 (14 Avril 2012, 3:25)
Bonsoir bonjour Oliv',

Je t'en prie ne te detestes pas, ne te fais pas plus de mal car l'alcool t'en fais dejà assez. Laisses toi porter, car bientôt tout cela ne sera qu'un mauvais cauchemar, juste une trace dans le passe.
Avec le baclofene, tu vas sortir de cette addiction plus vite que tu ne le penses, j'espere.
Il y a un mois et demi, je n'avais nulle espoir, et aujourd'hui je me sens chaque jour un peu plus liberee. Aujourd'hui, tu as le baclo, le forum avec tout l'amour solidaire et indefectible qui te nouriras et te guideras vers ta guerison.
Je t'en prie, avec tout ce que tu as dejà compris et avancer de premiers pas, tu n'as vraiment aucune raison de te detester. Au contraite, sois fiere de toi et du courage que tu as dejà pour te sortir de cet enfer.
Toute ma force va aussi pou toi Oli' car tout ira mieux.
Fais confiance, je te le promets, les choses vont changer pour toi.
Allez essaies de te reposer.
A bientôt et donnes toujours de tes nouvelles.
Christophe (14 Avril 2012, 6:45)
bonjour oliv
Ne culpabilise pas, tu vas guérir
et ça c'est une bonne nouvelle

chris
Daniel (14 Avril 2012, 9:01)
Bonjour Oliv, non tu n'es pas nul, il ne faut pas te détester
Comme te le dit Christophe, tu vas guérir et c'est le plus important
Soit patient tu as ton rdv bientôt, tout va s'arranger
Daniel
oliv' (15 Avril 2012, 23:36)
Bonsoir,

Comme promis, je vous donne quelques nouvelles.
La fin du WE est arrivée, et j'espère qu'il fut bénéfique pour vous tous.

J'ai raccompagné mon amie venue me visiter à la gare et me voici seul depuis cet fin d'après-midi.
J'ai passé de bons moments de partage et surtout j'ai pu discuter de mon ennemi : l'alcool.

C'est étrange eu égard ma personnalité que je me confie de la sorte : je m'inscris sur ce forum, je m'y confie, et j'avoue à une très bonne amie mon alcoolisme.
Certes, cela ne suffira pas à résoudre ni le problème ni les difficultés, mais je reconnais en toute humilité ma dépendance à l'alcool.

Grâce à vos soutiens, grâce à votre chaleur humaine, j'arrive (difficilement) à rêver de lendemains meilleurs. De lendemains où je pourrais vivre ma vie et choisir de boire ou de ne pas boire. Évidemment, je parle à cette heure-ci au conditionnel tant l'objectif à atteindre me semble hors de portée.

Il me reste encore à patienter toute la semaine afin de rencontrer vendredi (14:15) mon médecin généraliste et lui demander clairement la prescription de Baclofène. Mon attente, vous l'imaginez, est grandissime. Je ne suis pas malgré tout très confiant, me rappelant une précédente discussion que j'avais pu avoir avec elle à ce sujet...

J'ai une peur viscérale de son refus et de ne pas avoir accès au traitement !

Bien à vous tous,

Olivier.
Linda Véro (indif malgré arret baclo) (16 Avril 2012, 0:59)
Bonsoir Oliv'... :fsb2_smile:

Contente que tu donnes des news...

C'est un bon signe finalement que tu aies envies de te livrer un peu plus... Et comment a réagi ton amie à tout ce que tu lui as dit?

Perso mes amis savaient déjà mais c'est vrai que je m'ouvre plus.... j'en parle plus facilement, j'ai même mis l'article de Paris Match sur le baclo sur mon facebook..... mais bon, aucune réaction de personne.... pffffffff

Mais tu peux dès à présent commencer à rêver de lendemains meilleurs.... !!! Tu y parviendras toi aussi...!!

Maintenant, y a plus qu'à espérer très fort pour ton rendez vous de vendredi... Tu as imprimé Calameo il me semble?

On attend d'autres nouvelles...

Amitiés,

Véro
oliv' (16 Avril 2012, 1:23)
Bonsoir Véro,

Ton message arrive à point. Je commençais à me sentir esseulé.
Depuis que j'ai découvert ce forum et sa chaleur des sentiments, je me sens très bien entouré.

Ici je découvre des témoignages, des sentiments, des épreuves, tous plus émouvants les uns que les autres.

Pour répondre à ta question, mon amie est une personne que je connais depuis la faculté depuis... presque 15 ans !
Nous sommes très proches, nous aimons faire la fête, boire du bon vin.

En arrivant en WE à la maison, elle a vu sous la table basse le livre de Ameisen. Elle connait mon goût des livres.
Aussitôt elle a lu la 4ème de couverture, et m'a demandé ce que j'avais aimé au travers des pages que j'ai pu tourner.

Sans même y réfléchir, j'ai répondu "Son histoire, c'est un peu la mienne. Nous avons une maladie commune : l'alcoolisme".
Yeux ronds, des billes qui me regardent, l'amitié qui prend le pas comme toujours, une interrogation : "ma question était-elle déplacée ?".

Ce n'est pas sa question qui eut été déplacée, c'est ma dépendance et ma maladie qui me ronge de jour en jour.
Nous avons donc "refait" le parcours de notre amitié, celle qui a débuté alors qu'elle me connaissait "non consommateur".
Elle n'avait pas pris la mesure de ma dépendance, et j'ai toujours œuvré pour faire de la sorte.

Je me suis confié, elle n'a pas émis de jugement (pas le genre), a manifesté toute sa compréhension et m'a assuré de toute son amitié. Je puis compter sur son aide.

Nous avons parlé du traitement que je souhaite solliciter, et elle sera présente. Comme toujours...
En cas de refus de mon médecin généraliste vendredi, elle est prête à me trouver un MDC à Paris si besoin...

Voilà, pour te répondre... Elle voyait que je consommais facilement de l'alcool, mais ne savais pas que contrairement à elle, ce n'était plus festif mais un besoin !

J'ai imprimé toute la documentation et un refus serait comme une gifle donnée avec des mains cloutées.

Merci Véro pour ce message.

Douce nuit.

Olivier.
Nanar2956 (libre sous baclo) (16 Avril 2012, 4:41)
Bonjour Olivier,

Que rajouter à tout ce qui vient d'être dit ?
Une stupidité pourtant, en apparence j’espère, une gifle fait beaucoup moins mal quand on l'attend !
Et puis encore une autre : ça ne sera pas pire que le départ de la femme que tu aimais...
Le but te paraît loin encore, très loin, et j'en étais là il y a un peu plus de deux mois. Dans beaucoup moins que ça tu vas déjà commencer à regarder derrière et à en rire, je te le promets.

Alors comme tout le monde je te souhaite bon courage dans cette étonnante aventure et surtout de la patience qui est celle qui nous fait souvent défaut tant nous avons envie que ça vienne là maintenant tout de suite. Quelques temps, même quelques mois ce n'est rien quand on boit depuis des années.

Bernard.
réal (16 Avril 2012, 7:06)
Je suis scié de voir la force dont disposent certaines conjointes au service de leur (amour ...?)
Carrément soufflé!!
Quand vous l'avez décidé les filles...
Qu'il en soit?
La même pour toi Olivier
Je n'ai pas eu ce bol!
Sinon regroupe tes forces.
Tu as une raison en or de te sortir la caisse!

Connais tu le Olivier sans alcool?
Laisse le naitre
Fais lui confiance...

Nanar a souligné un point de détail, la patience......................
Capital!!
Tu ne régleras pas ce "problème" en quelques jours.
Et ce n'est peut-être pas plus mal.

Installe-toi mentalement dans ta démarche et si tu peux ...
Ne relève la tête du guidon pour qu'elle te voit, une fois seulement la ligne d'arrivée franchie.
Elle te suivra si tu es vaillant, peu importe le temps que tu mettras...
C'est une valeur sûre!
Pas gagnée d'avance la valeur
Mais le résultat est garanti, certain!
Montre lui que tu sais...
Elle ne se souvient plus peut-être?
"Le chemin est court mais la pente est raide"
"Patience et longueur de temps valent mieux que force et rage" ne dit on pas?

Bienvenue au cloub!
oliv' (16 Avril 2012, 13:41)
Bonjour,

Merci Bernard, Réal, Dory pour vos réponses.

Ce sont des encouragements et des soutiens très importants.
J'ai pris conscience que je ne pouvais plus continuer ma vie de la sorte. Non seulement le danger est très présent, mais je ne profite de rien d'autre.
Je ne vois rien d'autre que les verres avalés, et pourtant je ne peux me raisonner.
J'ai l'impression bizarre de ne plus rien savoir faire d'autre que de succomber à ma dépendance alcoolique.

C'est triste et vraiment pas très glorieux.
Mais maintenant que j'ai pris conscience de cela, je veux tenter l'aventure. Je veux réussir.

Même si comme tu le dis Réal "le chemin est court mais la pente est raide".
Je n'ai pas non plus penser que cela serait facile.

Il va falloir trouver un prescripteur (loin d'être gagné pour moi), laisser agir le Baclofène, trouver les bonnes doses pour arriver à la tant attendue indifférence.
Et ensuite... Ensuite il faudra réapprendre à vivre normalement, à vivre simplement, sans alcool.
Du moins sans l'alcool qui est devenu le premier intérêt supérieur...

Dory, tu as raison. Je vais suivre ton conseil.
Il vaut peut-être mieux une solution de repli car je suis quasi-certain du refus de mon médecin même si je vais tenter de la convaincre "bille en tête".
Mais je en sais pas comment m'adresser à Viva, pas davantage que je ne connais d'autre médecin prescripteur.

Si tu peux m'indiquer la "procédure" à suivre, je l'appliquerai.

Bonne journée à vous tous !

Olivier
mamanou (16 Avril 2012, 16:14)
bonjour Oliv' tu envoies un message privé (au dessus à droite de cette page) destinataire : tu mets viva et tu lui demande le nom d'un médecin dans ta région! et elle va trouver! moi j'habites en belgique et le jour meme j'avais le nom d'un médecin qui prescrit du bacloféne. j'ai rendez vous jeudi à 9h pour commencer la grande aventure! j'y crois et pourtant cela fait 20 ans que je bois! personne ne se doute dans mon entourage mais je suis bien décidée de m'en sortir!(meme si pour cela je dois ma taper 2h de trajets en bus pour le doc!lol) alors courage toi aussi tu vas t'en sortir et on s'entraidera mutuellement puisqu'on va commencer quasi au meme moment! je t'embrasse et te dis à très bientot