arreter de boire, 1 fois dernier baclofene par Sylvie,28 Mars 2011, 16:20     Lien vers ce message 28 Mars 2011, 16:01
Ci-dessous le témoignage de ma compagne qui accompagnait mon témoignage de guérison le 5 avril 2010.

Bonjour à vous tous,

Je me présente : Corinne, la compagne d'Yves.

Si vous êtes arrivés sur ce témoignage, c'est que vous avez eu connaissance de cette molécule "le baclofène".
C'est une grande chance... D'une certaine manière, la vie vous tend la main, pour vous aider à guérir de votre maladie : l'alcoolisme...

Sortir du déni que votre addiction à l'alcool détruit vous et entourage, est déjà un pas énorme vers la guérison....Vous débarrasser ensuite de votre dépendance avec l'aide de ce médicament "le baclofène" peut représenter le grand espoir de n'être plus un "alcoolo dépendant".

J'ai vécu cette guérison au travers de ma relation avec Yves, mon compagnon.

Je tenais à vous faire partager mon histoire de vie et mon amour pour "un homme alcoolique", qui ne l'est plus aujourd'hui.

J'ai rencontré, Yves, il y a un peu plus d'un an.
Je me plais à dire : que j'ai trouvé "un diamant"dans une poubelle remplie de bouteilles de whisky vides...

Quelques jours seulement après le début de notre relation, j'ai compris son niveau "d'imprégnation alcoolique" et les "parasites"et "blessures" affectives qu'il me faudrait supporter et absorber si je continuais ma relation avec lui.

L'amour a été suffisamment fort pour que je l'accompagne durant un an, en supportant régulièrement la destruction de notre amour au travers de ses ivresses régulières.

En février 2010,j'avais atteint mon seuil de tolérance face au "démon" : l'alcool.
Trop de souffrances au milieu de l'amour.
Le "point de rupture" était arrivé...

Yves, malgré son amour pour moi, ne réussissait pas à diminuer sa consommation d'alcool...et ni moi, ni lui, ne souhaitions qu'il entame une "cure de désintoxication".

La seule volonté pour guérir de"l'alcoolisme" n'était absolument pas suffisante, et sans un concours de circonstances qui nous a amené jusqu'au "baclofène",j'aurai quitté un homme que j'aimais pourtant profondément...

Un an de grande souffrance, autant pour Yves que pour moi, et en seulement quelques semaines de prise du "baclofène",l'addiction à l'alcool, mais aussi au tabac avait cessé totalement.
Juste un petit verre ou une petite cigarette pour le plaisir sans aucune envie de plus...mais vraiment aucune envie...

Le sentiment d'être comme dans un rêve, tout en étant pourtant dans une réalité palpable : le "démon" alcool n'était plus là pour détruire notre vie.

Yves n'a pas encore entamé la descente progressive de sa dose de "baclofène", mais je sais pourtant qu'il est définitivement guéri de son alcoolisme.

Je tenais à dire, que l'alcool est toujours une réponse à une ou plusieurs souffrances de vie. Elle est comme l'arbre qui cache la forêt...

En ce qui concerne mon compagnon, elle n'était là que pour sortir à l'origine d'une grande timidité, et ensuite calmer de l'anxiété de vie et de l'hyperactivité.
Elle n'était en aucun cas une réponse à de grandes souffrances psychologiques.

Si besoin, il ne faut donc pas ignorer l'importance d'un soutien psychologique en association à la prise du "baclofène".

Je souhaite à tous que votre chemin vers la vie... sans alcool, soit le plus doux possible, et il le sera certainement avec l'aide de ce médicament.

Corinne


"Il est plus difficile de briser un préjugé qu'un atome" ALBERT EINSTEIN "Les miracles ne se produisent que dans l'âme de celui qui les attend" STEFAN ZWEIG. Citations choisies par le Dr Ameisen en préambule de son livre.