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Permettez moi de réagir, parce que d'une part, je suis concerné par la ventoline,
et que d'autre part, je trouve bien que les personnes qui suivent le traitement aient leur mot à dire sur les causes et conséquences de telle ou telle solution.
Ce qui m'a poussé à essayer la ventoline, c'est très simple. Ce qui me fait croire qu'il est hasardeux de demander là -dessus conseil à son médecin, ou à toute personne du corps médical, c'est la même chose.
On a beau être simple patient d'un (nouveau) traitement, on est un peu cobayes en ce qui concerne le baclofène.
Quand on parle d'apnée du sommeil, on essaye comprendre comment le corps fonctionne, en tant que soi qui souffre et qui est curieux, plutôt que de paniquer, dès qu'on va mieux.
A partir d'une certaine dose de baclofène, pour certains d'entre nous du moins puisqu'il paraît qu'à d'autres ça ne le fait,
certains muscles marchent au ralenti, en sous-régime. Dont les muscles profonds qui conditionnent la respiration nocturne.
Ce qui fait qu'on se réveille quand on arrête de respirer, c'est la gifle que reçoit le cerveau quand il n'est plus alimenté en oxygène.
Ce réveil est brutal, pour certains terrible même, j'ai testé pour vous d'ailleurs,
un de nos collégues baclonautes a même nommé cette apnée, "le syndrôme de la noyade".
Il empêche de dormir convenablement, bien évidemment, et implique le corps, encore plus fatigué, a encore plus de mal par la suite à lutter
pour faire fonctionner ces muscles déjà bien endormis.
Le lendemain, donc, surviennent encore d'autres effets indésirables, tels que crampes, raideurs, douleurs dans la nuque et le doc. Et cetera. Et cetera.
Au bout de trois jours de cette misère, j'ai pensé à un tube de ventoline que j'avais dans mon armoire à pharmacie,
car il m'arrive, très rarement, d'en avoir besoin, mais je ne veux pas raconter toute ma vie non plus.
Quand j'ai vu que ça fonctionnait, et que j'ai bien dormi, et moins ronflé et tout le toutim, je me suis résolu à l'utiliser aux paliers difficiles pour le domaine musculaire.
Heureux homme face Ă un traitement difficile.
Si j'avais décrit à mon médecin prescripteur mes effets indésirables de baclofène, il m'aurait peut-être dit d'arrêter le traitement.
Pas le mien, je pense, mais pour certains c'est fort probable.
Et il est hors de question de s'arrêter en cours de traitement, quand on a eu le courage, oui, le COURAGE, de tolérer ça et d'autres choses pour avancer.
Il m'est arrivé d'acheter de la ventoline sans ordonnance à l'occasion par le passé.
Essayez la même chose avec du baclofène...
La ventoline, ce n'est pas si grave, Ă l'occasion.
Surement paas pour ce genre d'occasion en tout cas.
LĂ , c'est choisir entre le rhume et le cholera...
" Nous n’avons qu’une liberté : la liberté de nous battre pour conquérir la liberté... " Henri Jeanson |