Bonjour, j'ai 29 ans, et le BACLOFENE m'a sauvée, moi et donc ma famille. Issue d'un milieu, ou l'alcool était omniprésent et festif, "alcool mondain" de mes parents et de leur amis proches: il me semble que j'ai dû commencer à dévelloper l'addiction à l'alcool très jeune, en finissant les fonds de verres des invités à L'âge de 2 ans... Puis, grandissant au milieu des fêtes à répétitions, dans cette ambiance ARGENT/TRAIN DE VIE AISé, l'alcool était normal dans mon éducation. A l'adolescence, ayant beaucoup déménagée, je m'intégrais auprès des groupes qui s'alcoolisait. Cela restait festif, et très régulier... Plus la fumette de style cannabis! Mais mon corps ne suivait déjà plus. J'étais à la limite de l'ulcère à l'estomac, à juste 14 ans... Mes parents ne se doutaient évidemment pas que c'était dû au cuites à répétitions, et on mis ça sur le dos du stress...J'étais donc sous mopral et vitamines. Ensuite, j'ai lâché tous ça, et je me suis mise en couple très jeune, lui avait 3 ans de plus que moi, c'était mon sauveur, mon 1er amour. Puis j'étais pacsé à 19 ans. A l'Äge de 22 ans je me suis retrouvée veuve, et chargée de famille. Mes parents ont divorcés la mËme année. C'est là, ou inCSidieusement une dépression s'est installée... Je voyais mes parents, mais juste pour prendre l'apéro avec eux...Ils avaient refait leur vie, mais toujours l'alcool était présent au quotidien, avec leurs nouveaux compagnons respectifs. SEULE JE POUVAIT CONSOMMER JUSQU4A UNE BOUTEILLE DE ROS2E PAR JOUR POUR AFFRONTER le deuil. 2 ans plus tard, alcoolisée, mais pas ivre, je redécouvre l'amour. Il était alcoolique aussi, mais j'étais le déni. On s'alcoolisait ensemble, toujours l'apéro le soir... Lui avait du mal à se stabiliser professionnellement, je l'ai sauvé du milieu des "teufs", etc. Mais la violence psychologique s'est installé, quand il buvait trop. Ensuite, ça a été les coups. Puis, au bout de presque 3 ans, il est passé en comparution immédiate, et fut incarcéré pour violences conjugales, etc. Je me retrouvait de nouveau seule. Rongée par la culpabilité. Je buvais toujours, le m^me alcool, la m^me quantité, seule. Du vin, du bon rosé comme je disais. C'était ma béquille. Cela me permettais de déstressée, et d'assurer ma vie. Jusqu'au moment ou mon corps m'a lâché, tremblements le matin, impossible d'utiliser un crayon, moi qui suis aussi parolière pour certains jeunes artistes francophones. Puis les insomnies, les remords, je voulait me lever la nuit, et boire! Je ne pouvais plus me regarder dans un miroir, j'avais honte. Je suis allez en cure 3 semaines, un véritable échec. De retour à mon domicile, j'avais du seresta, et toujours l'alcool. Il était temps d'agir: vivre, ou mourir à petit feu... Avec ce melange seresta/alcool je tombais, chez moi. Une fois les effets de ces 2 toxiques partis de mon corps, je me réveillait, avec des bleus, une fois m^me une plaie à l'arcade. Je suis donc allée en addictologie à l'hôpital. BACLOFENE, voilà ce qui m'étais proposé, en janvier 2015. Je n'avais pas peur de guérir. 60mg/jours... Plus sevrage de seresta, les 2 en m^me temps. Audébut, je consommais toujours mes 75 cl de rosé, voir plus si des amis passaient à l'apéro. Puis je suis devenue un robot, je gerais mon quotidien, mon travail, mais sans ressentir la moindre émotion, c'était difficile. Il m'a fallut presque un an, sous baclofène, de 60 mg/jour à 40. Puis de 150mg/jour de seresta, à 100, puis, 75, puis 50, puis 20. Le sevrage de seresta était très handicapant. J'ai mis 6 mois à m'en défaire. Quand à l'alcool, je ne suis pas abstinente, il peut m'arriver de consommer par convenance si je me sens bien lors d'une soirée. Mais je prend toujours du baclofène, comme un talisman de protection! 10mg/jour, tous les jours. C'est comme si ce médicament qui reste un psychotrope faisait partie de moi. Maintenant je n'ai plus de "craving", ça fait déjà plus d'un an. J'ai coupé les ponts avec l'alcool. J'ai coupé les ponts avec beaucoup de gens aussi. Je refait du sport, je remange normalement, bref, ma vie commence en fait ! Sans baclofène, je crois très sérieusement que je ne serais plus de ce monde :fsb2_wink: Quand à ma vie sentimentale, je l'ai mise un peu de côté, souhaitant finir de me reconstruire afin de pouvoir refaire confiance à un partenaire. Et puis, j'ai malgré tout, encore cette honte, d'avoir été une alcoolique, dépendante... Mais pourtant, je travaille en restauration, je sers beaucoup d'alccol, et limite ça me degoute d'en servir autant! Je n'ai ressentie aucune souffrance avec le baclofène, ce fut long, laborieux à certain moment, mais cette molécule à vraiment changé mes habitudes.