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Jéronimo
13 Septembre 2018, 18:25
Tu parles d'une cure sous baclo?
 
Jéronimo
12 Septembre 2018, 20:44
Ta question tombe à point nommé. Je suis à 380mg et ne viens de me casser la gueule pris dans un craving cauchemardesque. En fait j'étais sur la route de la guérison et paf je me suis vautré comme un bon vieil alcolo. Et tout ça c'est dans la tête...

Je suis au plus bas et il faut que je relève la tête. Je croyais en l'indifférence, je ne voulais pas viser l'abstinence et en fait j'aurais dû...comme l'ami Dorian. Comment tu fais mon ami? Comment vous fait vous?

Bonne soirée
Jéronimo
 
Jéronimo
03 Juillet 2018, 20:42
Ah oui et pour être précis oui je ressens du craving, y'a plus ça et je vais à la bouteille dès que je commence à me poser des questions : "Tiens si j'allais à l'épicerie...ou encore si je vais voir tel pote il va peut-être me payer un coup...j'y vais, j'y vais pas..."le jour où ces questions ne viendront plus frapper à ma porte alors je pense que ce sera la véritable indifférence.
 
Jéronimo
03 Juillet 2018, 20:38
Bonjour chère Sylvie,

Je vais passer à 340mg demain et je continue ma traversée solitaire...enfin pas tant solitaire puisque tu es là avec les autres. Bon allez comme chaque descente est différente, j'essaie d'en tirer les bonnes conclusions pour avancer sur mon chemin. La découverte après ce we c'est que la guerre et la haine n'amène rien et tout se retourne contre moi au final. Dimanche je suis allé me réconcilier avec mes parents puis j'ai décidé d'envoyer des messages positifs, de croire en la vie et de savoir recevoir ses cadeaux. Je suis arrivé à parler de la maladie en tant que maladie et j'ai reçu des messages plus apaisés de mon entourage. Faut que mon corps tout entier comprenne que je suis capable de passer à autre chose maintenant. Et maintenant c'est chaque jour, jour après jour. Ceci dit j'ai senti un léger changement dans mon comportement avec l'addiction. Je sens que quelque chose a sensiblement bougé. En fait si j'enlève cette dépression, en faisant le bilan, je me rends compte que je suis quasiment à l'indifférence. Pour preuve les repas entre amis, les rassemblements entre potes où les verres se vident à part le mien. Ton message me rassure,je vais continuer, après tout c'est un parcours pas une course.

Allez bisous, je te tiendrai au courant.

Jéronimo
 
Jéronimo
02 Juillet 2018, 23:27
Euh démarré plus tôt en fait pas plus tard. Alors par contre côté dose, il m'enfaut moins mais bon vu le résultat, ça laisse à désirer...
 
Jéronimo
02 Juillet 2018, 23:22
@Sylvie,,

Bonjour,

Est ce que je n'aurais pas dépassé ma dose? En fait tout simplement, je oose la question à tout le monde d'ailleurs,330 c'est peut être trop haut non?

Merci
 
Jéronimo
02 Juillet 2018, 23:12
Salut l'ami,

Ben au lieu de contempler ton message comme un idiot j'aurais mieux fait d'y répondre. Mais non tiens y'avait du pif et des bières à la maison alors j'ai lementablement fait ce que sais faire de plus lamentable lamentable : pi-co-ler. Je suis reparti dans mon bordel histoire de me foutre une bonne dose de mauvaise image de moi. Et tu sais quoi? Ça marche mais alors le réveil. Conduite en état d'ivresse, couché 14h, réveil 19h et râré la kermesse des écoles...bravo. Seul à la maison, trace de sang par terre au réveil, coup d'oeil dans le miroir du salon et paf une arcade ouverte...j'ai tout eu sauf la mort, pourtant je suis même arrivé à y penser, là c'est génial. Preuve que j'ai un soucis quand je vois ta réussite au lieu de m'en inspirer, je résiste pas à la tentation de penser que moi qui ai démarré plus tard, j'en suis toujours au même point. C'est fou non? Y'a des jours où je ne sais plus quoi faire...

Et toi?
 
Jéronimo
19 Juin 2018, 7:48
Sportif je sais pas...peut-être sauf que je n'ai pas l'esprit de compétition du tout. J'ai autour du bras un bracelet avec une pensée de Bouddha qui représente bien mon état d'esprit face à l'effort : "Mille victoires sur mille ennemis ne valent pas une seule victoire sur soi-même".

Je suis adepte des trucs solitaires : une via ferrata accroché dans le vide, un vol en parapente, du ski hors piste, passer 3 - 4 jours seul été comme hiver dans la montagne avec ma tente et quelques provisions...voilà mon kif.

Donc pour le coup, j'en retire plus une expérience de la petite voix que je dois écouter plutôt que du type à côté qui hurle "Vas tu PEUX le faire!"

Attention je dis pas que c'est facile surtout quand tu pars bas avec le moral..
 
Jéronimo
18 Juin 2018, 21:02
Elles se dérangent. Avec mes enfants aussi, elles sentent tout comme tous les mômes. J'espère vraiment qu'elle va arriver la guerison et je m'aperçois bien que le moral compte beaucoup dans cette histoire.
 
Jéronimo
18 Juin 2018, 17:14
Non ma psy est plus là, son remlpaçant c'est le chef du service addicto donc lui il attend que je dévisse de nouveau pour venir de nouveau dans son service inefficace et coûteux pour me prescrire de nouveau l'abstinence après les 3 semaines. Bref c'est encore plus m'enfoncer. Et puis j'ai pas envie de rajouter une nouvelle addiction avec des médocs. Non j'ai appris que la solution, c'est moi qui devrai la trouver alors je chemine dans ma quête et j'en suis là. J'ai juste un peu hâte d'en finir, voilà tout.
En somme c'est pas très compliqué, soit je m'ensuque de médoc et je vais de cure en cure en attendant mon cancer. Soit je retourne dans l'alcool bien comme il faut et je laisse au hasard l'avc, la crise cardiaque, la rupture oesophagienne, l'accident de voiture ou que sais-je encore...
Soit je pars en quête de mon moi profond, je continue en prenant cette maladie comme un signe. Voilà où j'en suis, ni la première option et encore moins la seconde me convient. Alors que faire d'autre, le suicide mais là il faut pas se râter parce que si c'est une tentative c'est retour à la solution numéro 1. C'est comme quand t'es en montagne dans une via. Même si ça paraît impossible, il faut avancer, tu peux pas reculer, tu regardes tes prises, tes pieds, tes mains, ton équilibre et tu t'aperçois qu'ily a forcément une solution, une combinaison à tenter. A part gros mauvais temps ou accident, la solution elle est devant, tu la trouves en cheminant et qu'est-que c'est bon quand tu as traversé...
Voilà ce qui me tient.
Qu'est ce tu veux Sylvie...c'est pas une impasse, c'est un chemin, le chemin et même si je trouve des guides en route, c'est moi tout seul qui doit avancer, personne le fera à ma place.
 
Jéronimo
18 Juin 2018, 5:47
Bonjour,

Ben oui effectivement j'ai délaissé le forum ces dernières semaines mais j'ai gardé mon traitement. Je suis à 320mg et c'est cauchmardesque. Quand le moral va bien, que l'estime de soi est élevée c'est supe. Je peux faire les courses sans être obligé d'acheter à boire, je peux manger avec des amis en ne buvant que 2 verres et un apéro, c'est ce que j'ai fait hier encore.

Mais voilà hier à 8heures du matin je suis vite allé cherché 2 bouteilles d'un litre de bière que je me suis empressé de siffler. Le week end dernier où j'ai littéralement pété les plombs et rentré dans une parano de fou.

Ma psy m'a dit quej'étais borderline, c'est à dire que j'ai un besoin incompressible de me mettre en danger. Je ne m'écoute plus, je pars et mon seul compagnon c'est l'alcool. C'est le dédoublement de mister Renaud et mister Renard ou Gainsbourg et Gainsbar sauf que je suis loin d'avoir le génie et le talent de l'un des 2...mais peut-être cette incontournable besoin de se refuser, ne plus vouloir vivre l'instant avec soi-même et alors...partir.

Je sais que si j'arrive à trouver ça, à chopper le tout petit insttant qui précède ce basculement, à capter l'émotion du moment...j'ai une chance de vraiment faire sauter le verrou et d'avancer.

C'est ambitieux pensez-vous. Oui. Mais dans le parcours baclo j'ai la conviction qu'il faut mettre plus que de l'intention, de l'ambition.

Voilà où j'en suis.
 
Jéronimo
13 Mai 2018, 10:55
J'ai un fond de bière au frigo.

Bonjour..

Alors voilà ma nouvelle expérience. Hier j'ai ouvert la piscine chez mes parents. Mon père a une cave où je vais souvent me servir, à côté de la piscine. Donc me voilà occupé : enlever la bâche d'hiver, la nettoyer, aspirer le fond, remettre en route la filtration, remettre le chlore, etc...
Soudain je me dis : "tiens, si j'allais me verser un petit godet?" (en général j'y allais au goulot) alors je m'interromps, prends les clefs et ouvre la porte de la caverne d'AliBaba. Je rentre, prends le temps de regarder toutes les bouteilles alignées et là rien ne se passe, aucune envie. "Bon je vais pas repartir sans rien tout de même!". "Ah une bière...bonne idée ça!, merde y'a que de la Guiness".. (soit dit en passant, y'a pas si longtemps elle me servait à n'importe quelle heure pour me faire un shoot : je les trouvais par 4 au supermarché et me les envoyais d'un trait).

Là rien. Je me retrouve comme un con la cannette et moi. "Bon je fais quoi du coup??" me dis-je. "Allez on verra plus tard". Alors là? Le seul et unique truc pour lequel je ne procrastine pas c'est bien pour picoler. Ranger la maison, le garage, travailler la terre, réparer ça oui, mais boire c'est une priorité normalement.
Je repars donc à ma piscine un peu décontenancé en pensant au baclo et à la fameuse indifférence. Mais en chemin je me dis qu'une bonne petite blonde bien fraîche tout de même...

Il est 19h00, de retour chez moi, ma femme me dit : "je passe au supermarché...tu veux quelque chose?" Je lui réponds "prends moi une blonde, bonne, 50cl" (je précise 50cl pour pas qu'il ait de malentendu, elle est brune en ce moment et elle connaît aussi mon attrait pour les femmes...on sait jamais défois qu'elle revienne avec la voisine...) Tiens au passage merci Baclo parce que si j'avais été abstinent...du 50cl bien sûr...elle m'aurait rétorqué :"Ah non mon chéri tu sais bien qu'il t'en faut pas...des bières!" Du coup j'aurais eu ma réponse humoristique (la voisine alors) mais bon j'arrête.

Le soir c'est pizza devant l'Eurovision à la con mais c'est pour faire plaisir à mes filles...
"Ah zut ma bière, elle est au congel, j'allais l'oublier". Je me verse un premier verre, ça va bien avec la pizza et remets le reste au frigo en me disant sagement mais sans forcer "pour la fin du repas après le café, dehors sur la terrasse avec une clope ça ira bien".
En plus, je sais pas ce que c'est mais elle m'a ramené une bonne blonde (elle est géniale ma femme...). Bref la soirée se termine, l'aînée part se coucher après sa mère et sa soeur dégoûtée parce que la France n'a pas gagné. Je lui dit d'un ton sarcastique "c'est normal puce, les européens ils n'aiment pas les français" en allant fumer ma cigarette avant d'aller me coucher.

Et ce matin 9h00, petit déj, j'ouvre le frigo pour prendre le lait et là je tombe nez à nez avec ma blonde! Délaissée, adandonnée entre le ketchup et les cornichons, trahie...

Donc voilà, j'ai un fond de bière au frigo.

Il est 12h00, je suis invité chez mon ami celui de la dernière fois le coup des bières et du rosé sur la terrasse, on y va en famille à suivre...

Bon je reste serein, "je ne me remplis pas d'orgueil" (selon le vieux dicton chinois qui me tient tant à coeur mais dont je ne peux pas délivrer l'intégralité sur le fil, trop de monde...Dorian je te l'envoie en mp, il te sera peur-être utile).

Allez à bientôt pour de nouvelles aventures les amis..

Jéronimo
 
Jéronimo
11 Mai 2018, 21:56
Ok merci Sylvie. Oui en fait comme tu dis c'est bon en témoignent mes expériences, je bois moins quasiment plus et très modérément en société mais j'ai toujours des pensées et parfois assez fortes. En fait c'est pas encore totalement absent ou plus que secondaire dans ma tête, d'où l'idée d'aller un peu plus loin.

Je vais essayer sur la dernière prise et je te tiens au courant.

Bonne nuit

Jéronimo
 
Jéronimo
11 Mai 2018, 20:34
Bonjour à tous,

Remis de mes émotions de ce weekend je viens donner quelques nouvelles et surtout mes ressentis à partager.

Je suis donc reparti sur mes 300mg quotidiens en 120 120 et 60 respectivement sur 6h30, 8h30 et 10h30. Au niveau des ei, ça devient dur en début d'après-midi avec une envie de m'écrouler comme si mon centre de gravité s'abaissait, s'baissait vers le sol.

Je commence à avoir hâte d'arriver à l'indifférence totale. Je me suis souvenu d'une belle histoire zen sur la lenteur et la précipitation qui m'a été racontée par une infirmière qui pratiquait et initiait la pleine conscience au service addicto.

Un disciple zen demande demande à son maître "Combien me faudra-t-il d'années pour atteindre l'éveil? - dix, vingt ans...peut-être" suit un long moment de silence. L'élève reprend : "Et pour celui qui est pressé? - "Au moins trente ou quarante ans!" Répond le maître en éclatant rire.

Depuis je pratique la pleine conscience chez moi et la méditation zen quand je peux, cette personne m'a plus aidé que les psy. Pour ceux qui pratiquent oú ont déjà essayé, on sait à quel point le chemin est long mais il s'agit d'une pratique alors il faut toujours pratiquer sans cesse.

Bref sinon j'envisage d'augmenter de 10mg sur ma 2ème prise...Sylvie si tu tombes sur mon message, tu valides...

Jéronimo
 
Jéronimo
10 Mai 2018, 20:32
Bonjour Dorian,

Tiens j'ai pensé à toi aujourd'hui. T'aurais aimé passer le moment que j'ai passé cet après-midi. Au programme : rdv à 10h00 pour nettoyer la salle des fêtes et les alentours (comptoir, bancs, estrade, etc...), rassembler le matériel, trier, compter, ranger, ranger les cadavres... tout ça sous le soleil déjà chaud du mois de mai avec un mistral à décorner les boeufs...et bien sûr une fois le boulot terminé : apéro. Alors là c'est du lourd, du vrai du de chez nous. Pastis ou plutôt dans des verres en plastic où ça ressemble plus à un yaourt qu'à une boisson, cahouètes, chips et en avant.
Ambiance rurale, ça parle fort et ça boit. Alors chez nous pour l'apéro y'a rien d'autre que le Ricard. Donc que fais-je...moi qui n'en boit quasiment jamais. "Allez un petit effort, l'ami Baclo est avec toi. Après tout pour aller tester l'indifférence faut se laisser faire".
Alors j'y vais. Je commence par un perroquet. Pas bon trop sucré. J'enchaîne par un pastis classique...hop un glaçon, par cette chaleur, le temps de trinquer et ça descend dans le gosier. Et figures-toi que je l'ai savouré et la (les) bouteilles se vidaient alors que mon verre descendait lentement. Faut dire que que personne ne me servait. Oui parce que le pastis chez nous c'est convivial mais comme y'avais que 3 litres pour 6 ou 7 soifards, c'est chacun pour soi. En gros tu barjes et tu te sers en même temps et si y'en a un qui tend son godet tu le sers.

Donc les merguez en train de griller, on a le temps de s'en servir un autre. J'hésite et au final j'y vais, grosse dose...à savourer donc. Zut les merguez arrivent avé le rosé de Provence bien frais con! Du coup par un geste totalement inexpliqué le contenu de mon verre par dans le bac à fleur derrière pour enquiller sur 2 verres d'eau bien fraîche avant le rosé.

Fin du repas, on va pas tarder à décoller, à moins qu'on aille taper quelques boules. Et là fromage, je me dis tiens un petit rouge. Dégeulasse, encore un sâle rouquin sorti cubi à 14°. Je fais un autre cadeau aux fleurs et me ressers un bon verre d'eau fraîche (chez nous elle vient d'une source).

Bref la suite on me propose de remporter un cubi de 5 litres de rosé que je laisse à une copine (et oui le baclo peut rendre galant...). Donc encore une bonne expérience. Merci l'ami Baclo.

Jéronimo
 
Jéronimo
09 Mai 2018, 22:32
Bonsoir tout le monde,

Merci pour ton conseil sur les prises, je commence dès demain. Je crois que j'ai un peu perdu le fil ces derniers jours dans mes prises. J'ai bu pas énormément en quantité mais bon ça m'a rendu malade. Enfin c'est du passé, je passe à autre chose et me remets en selle dès demain.

Je te tiendrai informée de l'évolution.

A plus

Jéronimo
 
Jéronimo
02 Mai 2018, 21:34
Bonjour tout le monde,

Alors voilà depuis hier je suis à 300mg, ce qui fait une boîte par jour. Moi qui mets jamais les pieds dans une pharmacie, là quand je sors on dirait que je sors de chez Carrefour. Mon spac est encore plus gros que celui des vieux. Ils doivent se dire que je suis gravement atteint pour mon âge, peut-être que ça les rassure...

Bref j'ai un toubib qui me suit et qui me fait rire en plus. J'ai gardé mon addicto comme prescripteur également sauf que pour être sûr qu'il me suive je lui ai fait croire que j'avais atteint mon seuil à 200mg et que je stabilisais. J'ai fait ça parce que je sais qu'il est pas trop pro baclo et que s'il continue à me prescrire quelques boîte c'est toujours ça. Chaque fois que je le vois je lis sur son visage : "vous êtes sûr que plutôt que de prendre cette saloperie vous feriez pas de revenir faire un petit séjour dans mon service?.."et oui un client c'est un client.

Ah oui j'ai changé mes prises en 3 fois 120mg à 6h30, 140mg à 8h30 et 40mg à 10h00 pour un craving qui s'est déplacé vers les 11h30 12h00, le bougre. Du coup ça charge pas mal mais ça a l'air de fonctionner. Alors les ES, incroyable, je les supporte...endormissement impromptus l'après-midi, maladresses, fatigue qui m'envahit dès que je suis immobile...au début je trouvais que 300mg ça faisait beaucoup mais bon j'ai arrêté de me poser des questions. Heureusement que je sais que je picole pas parce que vu de l'extérieur...aalors j'évite les contacts.

Sinon ce week-end gros test pendant 3 jours mais je eux pas raconter pour pas me faire démasquer. Je vous dirai après. Enfin en tout cas je vais être suffisemment exposé pour tester l'indifférence. Et oui parce que si je vais pas me confronter au réel je saurai jamais...je suis rempli de confiance.

Bon Dorian tu en es où du traitement? Je t'envoie un message en mp.

A+
Bonne soirée
 
Jéronimo
30 Avril 2018, 7:14
Combatif le Dorian, l'ai passé du chaton sympa timide au tigre ça veut tout dire...
 
Jéronimo
29 Avril 2018, 9:41
Autre question à tous, pourquoi mon avatar l'image, disparaît constamment? Si quelqu'un sait...merci
 
Jéronimo
29 Avril 2018, 9:39
Salut tout le monde,

Et d'une seconde expérience réussie au resto hier avec un couple d'amis. On devait manger un peu vite car on avait rendez-vous pour un escape game juste après. Les filles boivent pas comme d'habitude mais mon ami oui. Il connaît mon problème et son frère est passé par là aussi. Dorian c'est avec lui que je fais du VTT, enfni il a 9 ans de moins que moi et il reste sur sa bécanne lui. Bref ourtre le VTT, on partage pleins de trucs et notemment le bon vins, les bières (il est breton en plus). Do nc nous voilà au resto après avoir choisi les plats, se pose la question du vin, on était au coeur du Vaucluse (Rasteau, Gigondas, Côteaux du Ventoux et j'en passe...). Alors bien sûr les fillespleines de folies comme d'hab nous disent en coeur "nous on en prendra pas hein" du genre n'en prenez pas des litres juste pour vous 2, message reçu. Mais bon lui il n'est pas du tout addict et bon j'ai pas pris la réflexion à mon compte du style "toi tu ne devrais même pas en boire". Oui ça m'a pris du temps mais ma femme a compris le principe de la non abtinence à tout prix. En fait, parenthèse, elle avait un problème de surpoids dont elle voulait vraiment se débarasser et c'est ce qu'elle est arrivée à faire en quelques mois avec un sérieux épatant (je fais même gaffe quand on sort, elle devenue encore plus canon que quand je l'ai connue). Donc je dis ça parce qu'à chaque fois je fais le comparatif avec l'appétance pour l'alcool avec celle pour la bouffe. Et on sait tous que c'est pareil, par exemple quand elle sortait un bon morceau de fromage le soir après le repas sans faim, phénomène de craving. Sauf que bien sûr elle m'a fait remarquer qu'elle ne titubait pas, ne sentait pas mauvais et ne passait pas sa nuit explosée à ronfler dans le lit au lieu de pouvaoir faire autre chose...(à bon entendeur...). J'ai de la chanc qu'elle ait compris le sens du traitement par contre si ça râte, elle se casse avec mes filles et elle aura vite fait de leur trouver un autre papa, normal lui. Je le sais. Donc retour au resto et je ne me sens pas fébrile comme à l'habitude, je lance un regar à mon pote et réponds aux filles que je pense qu'on est tout à fait capable de gérer notre conso et de se faire plaise. Du coup Rosé frais Côte du Rhône et là pareil mon premier verre était encore à moitié que mon pote se servait le second. Aucun soucis, pas de frustration, pas d'angoisse , rien. Alors qu'il avait fini son troisième, le mien était vide, j'en ai tout simplement servi un autre pour moi et la soirée s'est poursuivie normalement.

Arrivé à la maison, fut un temps où cette soirée entre amis m'aurait ouvert l'appétit et je serais aller me servir, seul, quelques canons devant la télé avant d'aller me coucher. Bon là j'avais rien mais ça ne m'a pas manqué et je suis allé me coucher. Par contre, mais bon là c'est un autre sujet, mon craving s'en transformé en un désir sexuel assez fort avant de dormir.

Ceci étant dit, je ne m'estime pas encore totalement guéri car je continue à y penser très souvent...à l'alcool bien sûr...et au sexe aussi bien sûr mais ça c'est depuis toujours.

Allez. Bises et bon dimache à tous.

Jéronimo
 
Jéronimo
26 Avril 2018, 18:04
Ah tu vois...
J'ai grandi et je vis toujours dans un petit village et je me souviens du café où j'allais avec mon grand-père pour vendre la récolte. Alors mon grand-père ne buvait pas à part le vin au repas mais jamais de pastis ou autre. Par contre il parlait avec tout le monde, tous les paysans et toujours en provençal en plus. Pas pour le folklore mais parce que c'était la langue de sa génération. Moi j'écoutais et j'étais tout fier.
Et dans le bar, y'avait toujours celui qu'on appelle chez nous "lou ràvi", l'idiot du village en somme. Le rade c'est un peu sa maison ou plutôt son bureau. Et mon grand-père lui parlaittoujours et il l'écoutait aussi. Je me souviens ma mère (sa fille donc) avait ça en horreur, pourtant fille d'agriculteur, elle préférait les médecins, les profs, les élites en somme. Donc lui c'était l'ibrougne comme on dit chez nous, celui dont tous les bien-pensants du village se moquent. Et pourtant, l'idiot du village, non seulement il savait tout sur tout le monde mais en plus il avait le sens de la synthèse et surtout du bon sens. Mais personne ne l'écoutait parce qu'il buvait et que boire c'est laid. Et pourtant la plupart de ce ce qu'il disait s'avérait vrai au fond.
Le rapport? Ben en fait je vois JCVD comme cet homme, est plein de bon sens mais dont tout le monde se moque. Et au passage, ceux qui se moquent de ce genre de personne sont les même bien-pensants de mon village. Des gens tellement enfermés dans leurs certitudes, prisonniers de ce qu'on veut leur faire croire, qu'ils rejettent toute forme de différence. Et n'en as-tu pas rencontré dans ton parcours des gens qui t'ont montré du doigt, stigmatisé, catalogué, isolé en somme? La différence fait tellement peur...mais les vrais héros c'est nous.
Donc JCVD ne serait-il pas l'idiot du village mais à l'échelle planétaire?

Voilà pourquoi je dois avoir une espèce de tendresse pour ce personnage.

A++
BISES
Jéronimo
 
Jéronimo
26 Avril 2018, 8:38
Bonjour les amis,

Au risque de vous paraître obsessionnel, ce n'est pas mon idole mais je trouve le personnage touchant et il délivre à sa façon un message poignant.

https://youtu.be/iYq4cFf4s2w?t=188

...le plus dur c'est de ne pas perdre le fil de l'explication..

Allez bonne journée
Jéronimo
 
Jéronimo
26 Avril 2018, 8:28
Bonjour Jackie,

Content de te voir sur mon fil et par la même occasion de faire ta connaissance. Je suis allé sur ton fil mais j'ai pas tout lu jusqu'au bout...ce soir j'aurai plus de temps. Si j'ai bien compris c'est ta seconde tentative? Tape là! Pareil! Bon je pense qu'on 1 sûrement des trucs à échanger' je suis un peu pressé ce matin mais je reviens ce soir. Pour faire court, j'ai commencé en fin décembre,je suis à 290mg et je commence à sentir poindre l'indifférence. Pas encore la grande révélation mais je m'en approche. Je me reconnecte ce soir.

Bonne journée
Jéronimo
 
Jéronimo
25 Avril 2018, 13:36
En tout cas pour les ES n'oublie pas de boire...

https://youtu.be/NTQQtsaIfpo

Tcho!!
Jéronimo
 
Jéronimo
25 Avril 2018, 13:30
Salut Dorian,

Bien ton post m'a rassuré. Alors comme ça toi aussi t'es maladroit. Quand je suis passé à plus de 100mg j'ai plusieurs fois frolé la catastrophe...à table j'ai plusieurs fois fait tombé des couverts, renversé mes verres (d'eau) devenus soudainement glissants (ce qui ne m'arrivait que vraiment bourré avant). A tel point que ma femme me regardait avec ses gros yeux de merlan frit "ça va aller, t'es sûr??"...évidemment elle pensait que j'était cuit.
Et non c'est le deuxième effet baclo pas pareil que celui du Kisscool.
Ensuite j'ai mis une plombe à fixer des supports sur une plaque en fer, je me suis appliqué comme une malade pour le perçage, bien aligné le tout et une fois vissé c'était pas droit putain (sans baclo, avec une petite binge autant ça aurait été plus droit...) mais j'apprends à être moins exigeant. Après tout la même situation sous alcool, ça aurait donné :"bah...pas le temps, je ferais ça une autre fois, je vais plutôt m'en resservir une." Alors à choisir...

Bon te blesse pas en tout cas...

Les ES varient selon les personnes, si t'as pas de somnolences c'est bien, tu peux monter tranquille.

Bon allez A+
Jéronimo
 
Jéronimo
25 Avril 2018, 12:44
Oui bonjour les filles. Alors je viens de faire un tour sur le fil S'IL TE PLAIT...Raconte moi l'indifférence. En fait je veux rester prudent...c'est vrai que ça a un côté déroutant quand on a passé tant d'années à être sous la dictature du kaiser alcool. Je dis que je veux rester prudent parce que je veux voir comment ça évolue dans le temps et là promis je posterai sur le fil. Pour le moment je savoure...j'ai l'intuition que ça peut être encore mieux...j'attends de vivre mes projets, ne plus procrastiner constamment, vivre enfin dans l'instant présent, vivre vraiment libre enfin.

J'avoue que je suis moi-même assez ému de cette première expérience...je veux me laisser porter, laisser tomber le mental pour une fois et qui sait ce sera peut-être pour très bientôt.

Alors à bientôt les amis

Jéronimo
 
Jéronimo
25 Avril 2018, 9:27
Salut Florence

Merci de ton témoignage, ça me rassure. Depuis ça ne m'est plus arrivé et figure-toi que je trouve ça presque dommage, genre frustré le type. Et ç'est vrai que le mannequin en question, il se penchait vers moi.

Bon en bon addict, il fut un temps où je me serais dit comme avec chaque substance découverte :"tiens c'est pas mal ce truc là qui donne des hallus, je vais en prendre plus pour me défoncer..."

Restons sérieux, la véritable défonce maintenant c'est la vie.

Bises
Jéronimo
 
Jéronimo
25 Avril 2018, 9:22
Bonjour à toutes et à tous,

Merci Florence, tu me rassures je ne suis pas le seul à avoir des hallucinations. Depuis rien d'ailleurs...dommage presque et oui, alcolique, j'aimais bien les trucs planants et imprévus. Bref.

M'en vais vous témoigner une mon expérience d'hier soir.

Mardi matin, un message sur mon répondeur. J'écoute : "Salut mon poulet? Alors qu'est-ce t'en dit? Je suis pas loin de chez toi sur un chantier, je passe chez toi pour une ou deux binouzes?"
Mon ami de coloc quand je travaillais dans les préalpes il y a une dizaine d'années. Un pote de défonce à l'époque sauf que lui il est pas resté "coincé" comme moi. Pour résumer, notre cohabitation, on l'avait surnommé "l'alcoloc". Pas dans le sens de la maladie, j'ignorais ça à l'époque, plutôt dans le sens de la fête, des amis, des filles, de la musique...en fin tout ça quoi.

Donc là typiquement, cas d'école, 2 options :

1. Version AA. S'éloigner à tout prix de ce genre de fréquentation et refuser sous n'importe quel prétexte cet événement. Ou bien le recevoir mais lui faire tout le discours "moi j'ai choisi, c'est non, tu comprends c'est un jour après l'autre...le truc du premier verre, etc vous connaissez.

2. Version Baclo. Normalement avec la dose que j'ai, je dois pouvoir consommer sans aller dans les excés et retomber dès le lendemain dans mes anciens travers. Tiens c'est l'occasion de tester.

Alors mon choix a vite été fait. C'est mon ami après tout, merde! Il n'est pas alcolique je ne vais pas me priver de le recevoir sous prétexte qu'il faut que je me protège, que je suis malade, etc...et puis il connaît mon soucis, il m'a vu me battre plusieurs fois et râter d'ailleurs à l'époque. Je me souviens un jour je lui ai dit d'un ton solennel et je me souviens de sa réponse : "mais non t'es pas un alcolo, t'es tendance borderline et puis défois tu te fais dépasser tes émotions c'est tout"...

Bon donc mon choix est fait. En route pour l'épicerie chez où je vais acheter un pack de...6 bières (1664 parce que c'est la meilleure quand il fait chaud). Je sors encore étonné de ne pas avoir pris une réserve plus conséquente. Bon on verra bien, on est toujours à temps d'y retourner. De retour chez moi, il est 12h30, l'heure de l'apérepas. Oui à l'époque je me souviens, c'était déjà 2 bières de 50cl forte de préférence dès 10h30/11h00 et puis repas devant un bon dvd avec une bouteille de rosé. Tiens l'heure de mon craving est passée. Merci baclo, merci tatie Sylvie.
Donc quand même j'en mets une au congel et en attendant que les pâtes cuisent, je vais me la boire. C'est ce que je fais et déjà je constate que je la savoure. C'est si bon frais. Désolé les AA mais c'est vrai. Je mange et vais bosser l'après-midi.

Mon pote arrive, les bières sont fraîches et comme le veut la tradition de nos retrouvailles, on les ouvre de suite. Il est 18h30. On parle, on parle comme d'habitude (et oui même les mecs entre eux on jacasse). Tandis que je sirote ma cannette, je m'aperçois qu'il a fini la sienne. Ah ben on va s'en reservir une...sauf que la mienne est encore à moitié. Pas grave, je la pose (jadis je l'aurais finie, basculée comme on dit) et comme ne veux surtout pas priver mon ami et je lui tends une autre bière. Au final il en aura bu 4 et moi...une et tout ça sans aucune frustration de ma part. Je lui propose de manger un morceau ensemble et là bien sûr, confiant je sors une bouteille de rosé. Résultat : à la fin du repas la bouteille était finie, j'en avais bu 2 petits ballons et lui le reste, tout ça sans forcer : un exploit.

Il y a de celà quelques mois, j'aurais acheté non pas 6 mais au moins 12 bières + une cannette de bière forte à consommer à la sortie de l'épicerie. Puis au lieu d'une bouteille de rosé, 2 voir peut-être 3 pour être sûr et bien évidemment j'aurais bu autant et sûrement plus que mon pote dont l'unique présence aurait suffit à justifier que je prenne une caisse.

Je pense à vous qui êtes en cours de montée et à toi mon ami Dorian : ça marche!!! ce traitement est juste bluffant!!! Alors continuez!!!

Bises
Jéronimo
 
Jéronimo
23 Avril 2018, 21:10
Bon ben un mois sans réponse, à mais j'oubliais les partiels approchent et comme y'aura pas de "diplôme en chocolat" va falloir sortir de la quechua et débloquer les facs pour aller réviser la licence de syco. Un jour peut-être on se croisera dans un cabinet et j'aurrai alors ma réponse...ou pas.

Allez "merde" pour les exams.

Jéronimo
 
Jéronimo
23 Avril 2018, 20:39
Bonsoir tout le monde,

Je viens de découvrir ce fil je le trouve très intéressant. Alors concernant les EI, pour ma part c'est surtout l'endormissement brutal le plus souvent et effectivement la micro sieste semble le mieux (si on peut bien sûr). J'ai remarqué en laissant aller le truc que ça dure pas longtemps je me réveille vite mais j'ai l'impression d'être totalement déconnecté au réveil alors qu'une poignée de minutes se sont écoulées. Par contre je suis réveillé par le second EI qui m'affecte : l'apnée et ça c'est flippant par que j'ai l'impression de m'étouffer,comme quand on sort de l'eau quand on est resté dedans trop longtemps en dessous.

Et le pompom c'est aujourd'hui que ça m'est arrivé : les hallucinations. Je dormais cet après midi sur mon canapé et quand je me suis réveillé 2 fois brutalement et j'ai vu à côté de moi un mannequin. Alors c'était pas glamour, pas un manequin canon qui défile. Non un mannequin en plastique,comme ceux sur, lesquels on met les vêtements dans les magasins ou ceux des crach-tests. J'avoue que ça a été assez dérangeant pour moi comme expérience. Est-ce certains d'entre vous ont eu des hallucination de ce genre?

Si je rencontre Marie-Madeleine ou des pygmées, je vous tiens au courant.

Bonne soirée.

Jéronimo
 
Jéronimo
22 Avril 2018, 21:38
Salut,

Bon ben voilà le vtt ça s'est bien passé à part que j'ai sué comme un boeuf. Au ravito j'ai dévalisé les pâtes de fruits, le chocolat, le fromage et j'ai descendu le coca presqu'aussi vite que les canettes de Leffe. Il faisait un cagnard d'enfer. On a traversé des maquis avec une vue sonptueses sur les préalpes. L'équivalent de l'Ardèche mais côté Est. A l'arrivée ça sentait la merguez grillée, au menu sandwich merguez donc, fromage local et un verre de vin...local. J'ai tout avalé, le pinard sorti du cubi était sans nom...quand je pense qu'il y a pas si longemps j'arrivais à coller ma bouche sous le robinet en plastoc pour faire descendre ce même picrate dans mon gosier. Bref.
Du coup un copain nous a rejoint et j'ai tout de même proposé de se jeter une petite bière sortie de la tireuse pour accompagner le récit de nos exploits. Et là, fantastique : j'ai mis du temps à finir mon gobelet en plastic et mes 2 potes qui avaient fini depuis un moment m'attendaient pour partir. Du coup on a chargé les bécannes et retour à la maison. Kächer (le vélo uniquement, moi je m'en suis tenu à une douche), apéro au sirop bien glacé puis repas avec les filles (j'en ai 3 avec la mère) et petit bédiqué sur la chaise longue.

Voilà. Le soir j'ai réparé le barbecue, obligatoire car quand les herbes poussent vite que les fleurs de lavande préparent leur éclosion, faut pas traîner!

Côté baclo, à partir de demain c'est 290mg, on verra bien...

Et toi alors Dorian, comment se passe la montée, des cravings? Tu as des somnolences? Parce dans mon cas je suis comme narcoleptique à certaines heures.
Tu semble être dans un bon état d'esprit à te lire, continue.

Allez à plus mec!

Jéronimo
 
Jéronimo
22 Avril 2018, 0:41
Ben salut garçon,

Content d'avoir de tes news. Je vais pas trop mal. Je gratte la terre car l'herbe pousse plus vite que ce les lavandes fleurissent, je monte les dosages car les cravings et les mauvaises habitudes ont la vie dure et dépassent la tant attendue indifférence.
Bref je me rends compte que je suis encore au fond de moi dans une logique d'abstinence. Alors du coup ben ce soir je m'autorise de la bière. Alors comme je suis alcolo je prends des doses difgnes du baclofene, canettes de 75cl. Alors j'en ai passé une à l'apéro et là je finis ma seconde devant la télé.
Le rytme est lent, je savoure enfin pas tant que ça parce c'est quand même de la bière de chantier (1664 la récompense de l'agriculteur)...normalement c'est Ricard mais les traditions sont faites pour être rompues.
Bref je vais pas me bourrer couché, heu non me coucher pas bourré...maso peut-être, flirtant avec le danger...sans doute. Et en plus demain comble, je vais me vautrer dans une rando vtt avec des rageux de la pédale! J'ai gardé mon côté abruti de l'alcolo-dépendant.

Allez à demain
Jéronimo
 
Jéronimo
21 Avril 2018, 7:53
Bonjour,

Après l'ami Ricorée du matin(Ricard pour Dorian qui m'avait inspiré la pub), il y a aussi celle ci pour le diner:

https://youtu.be/4kffcwBgwCA?t=7

On peut imaginer "heureusement y'a le pinard...pinard (ou ricard bien sûr pour les athlètes n'est-ce pas Dorian?)

A plus
Jéronimo
 
Jéronimo
20 Avril 2018, 8:06
Bonjour Manue,

Je reprends une partie de ta citation :

"Sinon tu peux tenter un truc, si tu n'as pas d'EI, faire 2 prises à 7h et 9h, de 120 mg chacune, on s'appelle Jéronimo ou pas"

Je veux bien être digne du courage Apache mais ça fait pas trop tard comme prmière prise?

Bises
A++
Hugh
 
Jéronimo
19 Avril 2018, 20:52
Bonsoir,

Je viens de me rendre compte d'un truc qui je pense m'empoisonne pour la guérison. Alors voilà, depuis quelques semaines voir quelques mois, je soûle ma femme, pas avec mes effluves pour une fois mais avec mon acharnement obsessionnel du parcours vers la guérison. J'en viens à faire gaffe parce que je suis tellement constament en train de parler de mes prises, de mes efforts, du craving, etc...ce serait con qu'elle se fâche avec moi pour ça après tant d'années d'une patience incroyable devant mes états piteux d'alcolique.

Bref enfin j'en viens au second point et là je suis preneur de vos expériences. Avant j'ai longtemps été habité par l'obsession de boire puis apŕès de ne plus boire et maintenant celle de guérir enfin et ne plus y penser. En fait je pense à l'alcool chaque seconde, celui que j'ai bu sans l'apprécier, les cannettes de bière que je descendais à toute vitesse en cachette. Je pense à celui qui m'a abîmé le corps, déformé le ventre, rougi la peau. Je pense à celui que je ne pourrai plus jamais consommer. Je ne vais pas forcément aller à la bouteille mais je me méfie car ça me maintien dans un état qui rend plus difficile ma guérison.

Bon alors j'imagine que lorsque l'on devoent indifférent, on est plus pollué par ce genre de pensées...

A qui qu'un truc semblable est-il arrivé?

Pour le moment la seule solution que j'ai trouvée c'est la méditation en pleine conscience.

Voilà si quelqu'un a des infos,
Bonne soirée
Jéronimo
 
Jéronimo
19 Avril 2018, 7:36
Bonjour Manue,

Ton message arrive à point nommé. Incroyable. Je me suis tout simplement remis à picoler. Je sais y'a plus original...En fait ce qui m'inquète c'est la façon. Je me suis litéralement jeté sur le produit. Hier matin j'ai bu une bouteille de blanc avant le repas avec mes filles. Je me suis vu la boire sans aucun contrôle comme si mes mains étaient téléguidées. En fait j'avais dans l'idée de siroter quelques verres sur la durée. Et je crois que la veille j'avais déjà merdé dans mes prises de baclo du coup paf un bon vieux craving. Je sais ce qui s'est passé dans ma tête, avec l'habitude j'arrive à comprendre certains mécanismes même si je ne peux pas tout résoudre.
J'ai lu avec attention ton témoignage. Du coup est-ce que je serais pas trop haut en dosage...

Je lance un appel à témoins : qui a eu ce genre chose avant la guérison? Comment votre parcours s'est il passé?

A+++
Jéronimo
 
Jéronimo
15 Avril 2018, 11:13
Bonjour,

Je viens de découvrir ce fil sur les AA. Alors pour ma part je respecte la méthode des AA mais voilà ce que j'en ai retiré après quelques réunions.

Mon premier contact a été chaleureux, une fois les larmes versées j'y ai trouvé du réconfort. Mais en fait au fil de la réunion, j'ai senti l'alcool qui planait au dessus de nous tous en filigrane. Pas l'odeur tous étaient abstinents et certains depuis longtemps...mais tellement tristes. Je m'attendais à des messages de vie et je n'ai entendu que des conseils de sur-vie. Comment éviter les bars, comment faire en sorte de ne pas passer devant le rayon alcool quand on va faire ses courses, comment refuser ce premier verre, comment se cacher en somme, s'isoler et tenter de se frayer un chemin à travers la vie. J'ai senti un soutien réel, une profonde compassion, une entraide mais tout ça dans une tristesse infinie. J'ai vu des personnes touchantes toutes les unes autant que les autres mais cassées par la vie, brisées, bouffées par leurs remords sur une partie de leur vie à jamais gâchée.

Je suis coach en Ressources Humaines et je suis en outre très sensible aux autres. Et là j'ai senti cet alcool qui les avait tous brisés et qu'il ne fallait pas qu'ils recroisent. J'ai senti que je n'avais pas ma place à cet endroit même si je trouvais leur combat louable et nécessaire.

A la seconde réunion, un membre nettoyait la table avec un chiffon et un produit du style ajax vitre et au moment où il en a pchité sur la table je me souviens de cette femme qui a eu un geste de répulsion violent en sentant ce produit. Certes, il y a mieux comme fragrance mais elle exprimait un rejet avec un signe de mains violent comme si ça venait lui rappeler son alcool.
Et puis ça a été au tour de cet homme d'une cinquantaine d'années qui s'est effondré en pleurs comme un enfant parce qu'il avait bu une canette de retour de son travail après 7 ans d'abstinence.

Je suis sorti et je me souviens m'être arrêté pour m'enfiler 2 cannettes dans la voiture avant de rentrer chez moi. Je me suis dit là il y a un problème. En bon coach, je me suis dit :"qu'est-ce que tu veux au fond? Aller mieux? - Oui. Alors je me suis dit avec tout le respect que j'ai pour les AA "Ces gens vont-ils mieux? Peut-être. OK" Vont-ils t'aider à aller mieux? Non." Je savais que ce n'était pas bon pour moi. Parce que soit j'entrais dans leur protocole mais alors il fallait qu'ils entrent dans ma vie et que je ne me retrouve plus jamais seul sans eux comme ce retour dans ma voiture. La solution était ailleurs, en moi. Je peux partager mais je ne peux pas remettre mon état de santé aux autres. Je suis pas de confession catholique ou prostestante ou autre. Je ne crois pas en Dieu mais en une multitude de déité tout autour de nous dans l'univers, ma philosophie se rapproche des boudhistes.

En bon coach qui travaille sur le changement, je me suis dit les AA on une limite, celle de ne pas proposer de changement hormis celui de ne plus boire. La vie sans boire OK, mais alors la vie ça devient quoi? C'est les sorties, la nature, les activités, le dépassement de soi, les rencontres... En fait je croyais que c'était ce que proposait les AA. Mais en fait non et j'y ai vu comme un enfermement supplémentaire.

En fait je vais vous faire un avoeux qui se concrétise avec mon parcours baclo.

Mon idéal c'est d'être abstinent ou plutôt dit autrement, de ne pas avoir besoin de boire pour vivre. Un peu comme un enfant, libre. Le fait de savoir qu'il faut obstinément ne plus jamais boire ne m'aide pas. Je sais que c'est l'idéal mais pour l'atteindre j'ai besoin de savoir que je peux boire comme je peux manger du chocolat ou fumer une cigarette. Et le simple fait de savoir que je PEUX me permet de choisir et par conséquent de faire appel à mon libre arbitre. Parce que je pense profondément que si l'on remet la capacité qu'on a de choisir alors on s'enlève une chose essentielle en nous et que l'on ne peut remettre à une une entité exérieure au risque de se perdre un peu plus.

Merci de m'avoir lu...

Jéronimo
 
Jéronimo
14 Avril 2018, 18:36
«Joie et chagrin, plaisir et tristesse nous habitent alternativement, tout comme le jour et la nuit, la vie et la mort. Si tu souhaites progresser spirituellement, considère-les comme les deux rives d’un fleuve qui coule dans le même sens.»

A++
Jeronimo
 
Jéronimo
14 Avril 2018, 8:31
Bonjour Manue et merci pour ton post,

Alors j'ai re-commencé la baclo en décembre après ddes années de galère et un suivi psy enfin mis en place.

Je suis à 270 mg mon craving est à 10h/11h, je ne travaille pas en ce moment et parfois le craving peut réapparaître vers 18/19h. Je sens que l'indifférence est proche, je refuse volontairement et sans forcer un verre s'il faut. Pour une occasion je peux en prendre un ou deux mais c'est le maximum. Et puis y'a des moments où je perds pieds et je vais descendre des canettes ou une bouteille de vin d'un coup.
Tu m'as dirt que tu avais trop monté et que tu es redescendu, je serais intéressé de partager ton expérience.

A plus

Jéronimo

Pour info j'habite dans le sud suc de la Drôme à la frontière du Vaucluse, du Gard et de l'Ardèche.
 
Jéronimo
28 Mars 2018, 20:43
Salut,

Si c'est du même style que celui sur l'alcoolisme je crains un peu et je ne comprends pas l'intérêt sur ce forum. Pourquoi pas faire ça à la sortie des bureaux de tabacs ou devant les bars?

Ici on cherche à se soigner, c'est pas un repère d'addicts consentants si tu vois ce que je veux dire...le prochain c'est sur quoi? L'héro? La coco?

Merci et bon courage pour le Master2 et à ton collègue pour sa licence avec son questionnaire sur l'alcool...

Au revoir

Jéronimo
 
Jéronimo
28 Mars 2018, 20:35
Bonsoir tout le monde,


Je découvre ce fil et ça tombe à point nommé pour mon cas. Je m'explique : en pleine montée de dosage baclo, ça fonctionne, sauf qu'alors que j'étais un petit fumeur (5/jour maxi), ma consommation augmente façon proportionnellement inversée à l'alcool. C'est un peu comme si je remplaçait la deuxième cause demortalité par la première cause...addiction quand tu nous tient.
Avec l'arrêt de l'alcool, je m'étais laissé le droit de m'autoriser la clope compte tenu de ma conso mais devant le tournant que ça prends, je m'inqiète un peu.

Ma question : est-il judicieux de faire le protocole pendant celui du baclo? Si certains l'ont fait? Dois-je attendre l'indifférence à l'alcool d'abord? Je voudrais pas que ça inverse le truc style vase communicant...

Merci pour votre avis.


Jéronimo
 
Jéronimo
23 Mars 2018, 19:03
Bonsoir,

En ce début de we, je suis tombé sur un truc que ma fille écoutait en boucle et qui m'a fait penser à notre combat face au rouleau compresseur bien-pensant de la société pharmacologique qui ne veut que notre bien-être...

https://www.youtube.com/watch?v=whj2unsvy0Q

Bon week-end
 
Jéronimo
22 Mars 2018, 21:31
Bonjour manue,

Le trauma originel toi aussi...ça nous poursuit toute la vie. Ma mère adoptive ne m'a jamais caché la vérité, le fait que j'ai été adopté. Par contre toute mon enfance elle n'a jamais voulu reconnaître mon trauma. Elle me disait toujours : "tu n'as pas été abandonné, on t'a adopté". Elle fontionne comme ça dans le déni et tout le monde doit s'y plier. Alors c'est ce que j'ai fait et pour calmer mes angoisses j'ai pris le plus puissant des anxiolitiques qu'on connaît tous et qui finit par nous trahir.
On sait bien toi et moi que l'histoire elle a commencé dès la naissance. L'alcool m'a appris une chose c'est que je ne peux plus fonctionner comme ça. Notre histoire nous a donné une force puissante : la résilence. Pour ma part pour la deuxième tentative celle que vis actuellement, je prends ça comme un signal, un cadeau de la vie, allez ce coup-ci faut taper dedans, aller au fond. D'où la thérapie. Un psychologue régulièrement, de l'emdr pour écouter l'inconscient, l'enfant auquel on a dit se taire et qui hurle sans qu'il soit entendu. La méditation quotidienne, et puis j'écris l'histoire de ma vie qui m'aide à enfin décortiquer tous ces moments où je me suis réfugié au mauvais endroit.

La bonne nouvelle c'est qu'on peut changer, on peut contrairement à ce qu'on nous a dit : guérir. Et oui le cerveau même à notre âge peut se reprogrammer. Mais c'est pas grâce aux toubibs que je l'ai découvert et aujourd'hui je serais pas un bon petit patient qui accepte la case dans laquelle ils veulent me ranger pour faire fonctionner le business morbide des laboratoires en attendant de mourir pour laisser ma place au suivant.
Non aujourd'hui et grâce au baclo je pars à la rencontre de moi-même, mon véritable moi.

Et toi raconte moi tu en es à combien dans ta posologie? Comment ça se passe?

Jéronimo
 
Jéronimo
22 Mars 2018, 19:20
JMV.
Tu as tout à fait raison avec le recul je m'en rends compte mais je suis tellement resté scotché ce jour là. En plus avec cette maladie tu as toujours l'impression de devoir t'excuser de tout. Je le regrette mais en tous les cas au jour d'aujourd'hui, j'ai bien repris du poil de la bête et fort de cet expérience je peux affronter n'importe quel charlatan avec plus d'aplomb.

Mais j'ai surtout noté qu'elle voulait me refiler Sélincro et à mon avis il est là le coeur du pb c'est qu'ils s'empressent de refiler un truc inefficace et rentable qu'on leur a vendu pour enterrer le baclo.


A++
 
Jéronimo
22 Mars 2018, 15:07
Bonjour,

Super idée. Je suis en cours de traitement pour la seconde fois mais la première fois j'avais mal fait mon ciblage et pas pris l'aspect psy en compte. Donc pour mon retour je vais vois mon prescripteur, généraliste et là voilà ce qu'elle me dit :

"Je ne peux plus vous en prescrire"
- Pourquoi ? demandai-je alors
- en raison de la circulaire de juillet 2017!"
Elle tourne alors son écran et me montre le courrier reçu et elle ajoute d'un ton menaçant :
-"vous comprenez je veux pas risquer de finir en prison moi!!
- ben moi je voudrais pas risquer de finir enterré à 42 ans et me soigner ne fait-il pas partie de votre devoir? lui lançai-je
- Je peux pas un point c'est tout. En revanche je peux vous donner du selincro...
Et là je lui réponds :
- merci mais c'est inefficace
Et là la perle des perles :
- oui je sais mais il n'y a que ça!

Après les 5mn chrono passées dans son cabinet et mes 25€ versés je suis parti en ayant une pensée émue pour hypocrate.

Je suis en voie de guérison donc je patiente un peu mais elle fera partie des inconscients du tiroir-caisse à qui j'adresserai mes nouvelles de guérison.

A+++
 
Jéronimo
18 Mars 2018, 12:26
Bonjour jleprince,

Je viens de répondre au questionnaire car j'ai à coeur d'aider les volontés des aidants dans la lutte contre les addictions. Toutefois, il y a une question qui m'est revenue : pourquoi présenter ce questionnaire sur ce site sachant qu'il concerne pour l'essentiel des personnes qui n'ont trouvé et ne trouvent aucun recours dans les méthodes actuellement proposées par les différents services de santé?
 
Jéronimo
16 Mars 2018, 22:49
Bonsoir à tous,

Pour ajouter une dernière touche sur ce que j'ai précédemment écrit, une citation que je viens de trouver :

"Les médecins administrent des médicaments dont ils savent peu, à des malades dont ils savent moins, pour guérir des maladies dont ils ne savent rien" VOLTAIRE.

Bonne soirée
 
Jéronimo
16 Mars 2018, 22:18
J'ai du mettre Jeronimo avec un J parce que Geronimo avait été pris...par moi lors de ma première expérience en 2012. Je reviens en 2018 donc avec Jeronimo.

Geronimo était Apache de son véritable nom Go Khla Yeh, c'était un chamane devenu guerrier pour défendre la liberté de son peuple. Il avait le pouvoir de "déjouer" l'arrivée de l'ennemi avant qu'il n'attaque et il combattait des armées avec courage sans égal. Les mexicains lui ont donné son nom suite à une attaque qu'il a mené contre eux le 30 septembre 1859 (saint Jérôme) en représaille à l'assassinat de sa famille.

Donc voilà des symboles chers à mes yeux : chamane en référence à la guérison, seul contre une armée en référence à notre combat contre l'idéologie morbide et assassine de l'abstinence, sa raison de vivre : la liberté à tout prix.

J'admire et je cultive la sagesse, le bon sens des indiens et je m'appeĺle...Jérôme.
 
Jéronimo
14 Mars 2018, 22:45
Bonsoir,

Alors petit retour sur mon précédent parcours baclo en 2012 pour vous le faire partager. Alors en fait j'étais parti rempli d'espoirs suite à mon premier rdv avec le médecin qui était très engagé dans le traitement. Surtout qu'auparavant j'avais demandé à mon médecin traitant et il m'a répondu qu'il en avait prscrit une fois et que ça ne marchait pas, évidemment puisqu'il respectait l'amm et qu'il me l'a prescrit comme un anxiolitique à chaque repas. Entre temps et grace à vous tous et à toi Sylvie je me suis rendu chez un vrai prescriptuer. Il m'a remis le protocole et m'a donné mes premières ordonnances. Je sortais de la pharmacie avec mon sac plein. Au bout de 4 semaines en allant faire mes courses en bon malade du style une bouteille de rosé au milieu de quelques aliments pour ne pas me faire démasquer et me mentir un peu plus, je me retrouve impatient devant la caissière (on a tous connu ces moments où l'on veut que ça aille vite), je traverse le prking et fonce chez moi. Arrivé à la maison, je m'aperçois que ma bouteille n'y était pas. Je regarde ma note et là je me rends compte qu'elle est restée sur le tapis. Elle a dû la poser sur le côté comme elle fait d'habitude et je ne l'ai pas mise dans mon sac. Inconsciemment j'en avais pas besoin. Incroyable! Alors c'était ça l'indifférence?..
J'ai continué le traitement mais entre-temps mon magic toubib avait pris sa retraite. Sa remplaçante me prescrivait à tpur de bras mais ignorait le protocole. Et elle me disait vous verrez ça avec la docteur sauf qu'il est jamais revenu. Au bout d'un an je prenais mal le traitement, pas de suivi psy. Au travail il m'arrivait souventde râter les heures de prise. Sur le site je me suis intéressé au ciblage et j'ai reçu le soutien et les précieux conseils de Yves. Et puis l'alcool était revenu et je me suis découragé. Je suis retombé dans l'enfer, ratrappé par les cravings de plus en plus fréquents et violents.
Je me suis retrouvé en service addicto en 2016 après m'être ouvert la main et mis en danger trop souvent. Et là j'ai enfin lâché, pleuré, cauchemardé mais j'ai tapé au fond à la recherche du mal profond qui me rongeait et j'ai entamé un véritable travail décidé de m'assumer, de ne plus me cacher, de me relever coûte que coûte. Depuis un an les premiers progrès apparaissent, j'apprends à vivre pour moi, à suivre mon chemin, à m'écouter enfin. Je fais confiance à mon chamane intérieur car c'est le seul qui sait ce qui est bon pour moi, je suis à l'écoute de mon intuition, de mes ressentis trop souvent ignorés. Enfant abandonné à la naissance, j'ai été adopté à l'âge de 8 mois par une famiĺle qui m'a inculqué le deni sans que je la sache. Toute mon enfance on m'a appris à ne surtout pas considérer et encore moins exprimer une quelconque souffrance.
20 ans après j'étais plus un enfant modèle mais un ivrogne. Et voilà le coeur problème du, le noeud de l'histoire. Mais mon guérisseur intérieur il sait que mon âme est animée par la vie et pas la mort ou l'abandon.
Alors pourquoi le baclo? Parce que je veux régler mon système de récompense qui s'est déréglé, le retrouver comme quand je n'étais pas dépendant, enfant, libre. Et je sais que le baclo est LE seul médicament car même si j'ai une fragilité, il est absolument hors de question pour moi d'endurer une ultime condamnation, celle de l'abstinence à vie comme un pestiféré rangé sur le côté.

A tous les ayatollah de l'abstinence qui nous stigmatisent en nous gavant d'anxiolitiques en attendant notre disparition, je veux dire que l'alcolisme est comme beaucoup d'autres pathologie, une maladie qui se soigne et que votre devoir est de nous soigner.

Pour la petite histoire, Géronimo était à l'origine un grand chamane reconnu et respecté, il est devenu chef guerrier par nécessité pour combattre les massacres injustifiés infligés au peuple apache.
Son combat c'était celui de la liberté inconditionnelle contre l'injustice de ceux qui voulaient les enfermer au nom de l'argent et du profit commercial.

Mes chers amis notre liberté contre leurs profits, voilà c'est dit. Merci

Namasté.

Jéronimo
 
Jéronimo
13 Mars 2018, 13:52
Bonjour Sylvie,


Merci pour ta réponse. En relisant mon message j'ai vu qu'il y avait une erreur, en effet j'augmente de 10mg tous les 5 jours et pas tous les jours. Je vais tester la répartition dès demain et je te tiens courant.

Bises

Jérôme

PS : si tu connnais un autre prescripteur je suis intéressé au cas où mon psy me lâche.


Merci encore
 
Jéronimo
13 Mars 2018, 10:23
Re-bonjour,

Ci dessous ma répartition en ciblage de craving. Bon alors j'ai éte plus honnête que lors de ma première expérience. En fait je bois le soir après boulot mais quand je travaille pas c'est aux alentours de 11h00 du matin, les courses, l'apéro, levin du midi et après on connaît la suite une fois que la chaudière est démarrée. Donc en fait en examinant bien et merci aux conseils de yves, je me suis dit que le vrai craving c'était celui de 11h00 qui se reportait à 19h00 libéré du boulot puisque je ne bois pas sur le lieu de travail (et ouij'ai des principes...). Sur les conseils de Yves, je suis allé explorer la première pensée forte pour l'alcool, pas facile car tout ça c'est dans l'inconscient que ça naît...
Je pratique la méditation et ça m'aide beaucoup à me "caler sur le moment présent" dès le réveil le matin. Et comme je suis pas encore très assidu, j'ai remarqué que quand je pratique pas le matin dès le réveil (donc ce que je faisais avant), je me faisais choper par le craving une fois sur trois.
Donc on sait comment ça marche, réveil, angoisse, pensées qui voyagent dans le futur préparant le terrain à la culpabilité d'une journée encore perdue. Alors et si ma première pensée pour l'alcool était à 6h30 pour un passage à l'acte à 11h repoussé à 19h00 car pas après le travail?

Alors voilà je suis pas sûr à cent pour cent mais j'essaie, j'ai rien à perdre. Démarrage aux alentours de janvier avec augmentation de 10mg tous les jours. Aujourd'hui à 250mj/jour répartis comme suit :

6h30 50mg
8h00 70mg
9h30 80mg
11h00 50mg

Je supporte les es et continue à progresser.

Je lance un appel à témoigner à ceux qui ont guéri avec la question suivante : comment vous êtes vous rendu compte de votre indifférence?

Merci
Jéronimo
 
Jéronimo
13 Mars 2018, 9:40
Bonjour et merci pour vos réactions.

Je suis très reco naissant de votre aide et prêt à vous faire partager mon expérience..avec le recul je me rends compte à quel point il est difficile de se soigner avec baclo sans suivi psy. En fait la dernière année, je suis rentré en addicto, la main ouverte et le souhait profond de taper au fond. Une année de cravings environ tous les 10 entrecoupés par des périodes zen de calme plat. Suivi psy, TCC(emdr), respiration holotropique histoire d'explorer l'inconscient et malgré tout une belle avancée. En fait j'ai un passé un peu lourd, abandonné à la naissance né d'un père alcolique et une mère qui refuse de se faire connaître. Adopté à l'âge de 8mois élevé dans un milieu rigide ou mon trauma n'a jamais été reconnu par une mère adoptive dans le déni de sa propre histoire (père bipôlaire, mère morte tragiquement à 58ans). Enfin bref je passe les détails, le bordel de la vie qu'on connaît tous...mais bon pour la première fois j'ai ouvert les yeux et tapé dedans...reste plus qu'à reboucher les bouteilles, qu'on re-ouvrira modéremment à l'occasion d'un bon moment quand ce merdier sera loin derrière.

Merci encore et bonne jounée

Jéronimo
 
Jéronimo
12 Mars 2018, 22:44
Bonsoir tout le monde,

Je refais mon apparition après une interruption plus ou moins volontaire de...3ans. En 2012 j'entends parler du bacolfène par un psy. Je me souviens de la façon dont il m'en a parlé, j'avais entamé une espèce d'analyse parce que j'étais paumé et au fil des rendez-vous je n'avais pas évoqué la problématique alcool. Et puis au détour d'un rdv, je lui dis calmement mon problème d'addiction et c'est là que comme il m'aurait dit : vous toussez prenez un sirop, il me lache ben vous trouvez que vous buvez trop, prenez du baclofène. Et l'aventure commençait, la découverte du forum, de l'association et pour la première fois un médecin qui ne juge pas et propose une véritable térapie. 2 avril 2012 je m'en souviens très bien. Quelques semaines plus tard, j'oubliais ma bouteille sur le tapis de la caissière que je venais d'acheter au supermarché : incroyable, c'était donc vrai. Gros consommateur depuis l'âge de 15 ans l'alcool m'avait tant accompagné et "aidé". Dans les soirées pour exister, aborder les autres, les filles aussi, avoir de l'assurance, de la discussion. Puis mes cuites entre potes style "un singe en hiver". Etudiant, l'alcool m'avait pas lâché, régulièrement, à l'excès mais sans gros blackouts. 3 accidents de voiture seul heureusement sans conséquence dramatique.. l'alcolisme tout simplement. Puis avec l'arrivée de ma fille en 2008, je décide d'arreter pour du bon et là les emmerdes ont véritablement commencé. Première cure : échec bien sûr. Ça a été l'apparition des gros cravings, les blackouts,la peur de mourir de ne plus être maître de sa vie. La suite mon expérience baclofène? Ben mon sauveur est parti à la retraite, remplacé par une généraliste qui n'y connaissait rien. Bref avec le recul, je me rends compte que j'avais pas pris soin du suivi psy et maintenant depuis un an c'est chose faite etje continue TCC et pourtant les cravings plus rares sont tout aussi violents. Alors là idée pour Noel : le baclofene!
Alors voilà c'est le retour, j'ai eu du mal à en trouver, circulaire de juillet apparemment. Mais un psy en addicto me suit pour le moment. J'ai pas trop insisté, il n'a pas l'air de trop connaître tout de même. J'ai opté pour le ciblage du craving et lui raisonne par imprégnation. Bon bref j'ai besoin de votre aide et de vos conseils, je veux mettre toutes les chances de mon coté.

Merci de m'avoir lu...

Bonne soirée.

Jéronimo.
 



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