Résultats de la recherche (31 résultats)

kazoo
10 Octobre 2018, 17:55
j aimerais bien avoir des temoignages de gens, en traitement ou gueris, qui boivent, ou buvaient beaucoup ( litres de vin ou autres) mais, tous les jours, pas la grosse bourre du week


En vitesse de croisière, c'était deux bouteilles de vin/jour. Mais du bon, j'ai les moyens !

Et dès que l'occasion s'en présentait (souvent), j'en rajoutais de larges rasades. En plus, je me piquais d'oenologie, excuse toute trouvée pour justifier, en ce domaine, ma... curiosité débridée.

Je planifiais toujours le matin les réunions de mon service. De toute façon, mes collègues savaient qu'il ne fallait plus trop compter sur moi passé le déjeuner.

Tout cela me parait si loin aujourd'hui, comme irréel. Je n'ai plus aucune sorte d'intérêt pour l'alcool.

Bonne continuation.
 
kazoo
27 Septembre 2018, 18:26
Cela me fait réellement plaisir de constater votre spectaculaire évolution.


C’est en lisant votre situation d'il y a quelques mois que j’avais écrit, le premier juillet et de façon générique :

Citation
Quant à la galère de certains, à ce que j’ai pu lire, il en est qui devraient se poser de sérieuses questions sur leur méthode de traitement et leur objectif.



Vous l’avez fait !

Votre parcours récent prouve que c’est possible et, le plus important, très profitable.


Bravo et tous mes vœux pour la suite.
 
kazoo
04 Septembre 2018, 12:20
L’OMS en parle sur le web

Autant s’adresser au Bon Dieu plutôt qu’à ses saints...

J’ai finalement trouvé la position actuelle de l’OMS (merci Qwant, bien plus efficace que Google sur ce coup !).


Cela se trouve sur son site européen, donc cela s’adresse directement à nous.


Citation (OMS)

Comment puis-je boire sans risque ?

Ce n’est peut-être pas la réponse que vous souhaitez entendre, mais il n’existe pas de consommation d’alcool sans risque. Bien sûr, il est possible de boire à moindre risque, mais l’OMS n’impose pas de limites spécifiques car il est démontré que la solution idéale pour rester en bonne santé est de ne pas boire du tout. L’alcool est étroitement impliqué dans environ 60 diagnostics différents et, dans la quasi-majorité des cas, on observe une étroite relation dose-effet. En d’autres termes, plus vous buvez, plus vous risquez d’être malade. Moins l’on boit, mieux c’est.


Voilà qui clôt le débat sur ce que dit l’OMS.
 
kazoo
31 Aout 2018, 18:40
Après avoir publié en avril l’étude sur laquelle je me base, le Lancet vient d’en publier une autre, encore plus drastique et qui a été bien plus médiatisée, bien que je la trouve, statistiquement parlant, moins robuste : une conso de moins d’1 verre/jour entrainerait déjà de la surmortalité.


Il faut voir que l’étude d’avril plaçait le faible risque dans le groupe <= 100 g/semaine, mais que la moyenne constatée dans ce groupe était de 42 g/semaine (1/2 verre/j).


J’ai l’intuition que la toxicité de l’alcool dépend de 2 paramètres : le premier, fort étudié, a trait à la quantité consommée (par jour, par semaine), le second, peu étudié, à la fréquence de la consommation.


C’est la consommation régulière, fût-elle modeste, qui se montrerait déjà toxique. En fait, l’alcool ne devrait pas être un produit de consommation courante, mais d’un usage occasionnel. A mon avis, c'est dans ce sens-là qu'iront les recommendations à l'avenir: faible conso tant en quantité qu'en fréquence.



Citation (Veillant)
De toutes façons, les normes quand tu es patient, et donc malade, que tu te soignes au baclo, elles n’ont aucune importance



Pour être précis, toute préconisation normative de conso ne s’adresse qu’à la population non alcoolique. Pour nous, notre passé d’alcoolique rend tout verre consommé bien plus à risque que chez un non-alcoolique.


L’idée qu’avec le baclo on puisse redevenir un « consommateur normal », quant au risque, est un leurre.

* * *


Citation (Veillant)
Si un gars après être être tombé au fond de la bouteille est heureux avec 1 verre ou 2 de vin quand il mange (ou pas), y’a vraiment aucune raison de l’emmerder avec ça. C’est ça la réduction des risques.


C’est bien ce que j’écris ailleurs :

    « Après, chacun fait librement ses choix de vie : le degré d’exposition au risque, quel que soit le domaine, est affaire de choix personnel. Le tout est de pouvoir le faire en ayant à disposition une information aussi fiable que faire se peut, jusque dans ses incertitudes. »


Le « gars » dont vous parlez a incontestablement réduit fortement son risque, mais il demeure néanmoins exposé à un risque important. Sans même parler du risque de rechute insidieuse.

Le tout, c’est qu’il en soit correctement informé pour bien peser son choix de vie. Ce à quoi je contribue.


Le danger dont nous devons toujours nous méfier, nous autres alcooliques, ce sont les mécanismes de déni et de confusion (prendre ses rêves pour des réalités). J’ai longtemps vécu vautré au milieu de ces mécanismes !


* * *
 
kazoo
29 Aout 2018, 13:49
Euh ça a été réduit à 10 verres par semaine.


Bien entendu.



D’ailleurs, c’est ce que je dis en premier : c’est obsolète (2000).



L’étude la plus récente, et la plus robuste d’ailleurs, publiée en avril de cette année, montre qu’une consommation à faible risque se situe entre 1 et 100 grammes/semaines, moyenne dans l’étude : 1/2 verre par jour dans ce groupe (42g/semaine).

________________


Dès qu’on dépasse le seuil de 100 grammes, la mortalité augmente rapidement.
    Perte d’espérance de vie à 40 ans selon la consommation hebdomadaire (groupe référence : >0 – ≤100 g) :

    >100 – ≤200 g : 6 mois — Risque modéré

    >200 – ≤350 g : 1 à 2 ans [Bacloville : 280 g] — Risque élevé

    >350 g : 4 à 5 ans — Risque très élevé

_______________


Donc, cette pseudo conso à faible risque de 4 verres/jour préconisée par l’OMS est non seulement un fake mais surtout une sérieuse désinformation : dès qu’il s’approche des 3 v/j (210 g), un consommateur non alcoolique s’expose à un risque élevé.

Car, rappelons-le, ce type de norme ne s’applique pas à nous qui sommes alcooliques ou anciens alcooliques. Chez nous, en effet, un verre consommé sera toujours bien plus à risque que chez un non-alcoolique (notion de cumul au cours de l’existence : voir ce post, point 2).

Bref, il n’y a plus que sur ce forum qu’on trouve encore référence à cette pseudo-norme OMS. Je ne sais pourquoi.

* * *
 
kazoo
26 Aout 2018, 17:57
@ Pascalalbéric

Bonjour

Franchement, je ne comprends pas que vous ayez placé ce fil, un des rares à sujet générique, dans cette section privée du forum. Il passe inaperçu, même quand on est inscrit !
De plus, forcément, il n’est pas visible par de nouveaux visiteurs qui découvrent ce forum. C’est regrettable, car on y voit que le sujet « baclofène » est un sujet vivant, générant de l’actualité.

Bien à vous.
 
kazoo
25 Aout 2018, 18:26
Cherchez plus, j’ai trouvé !


Dans un article publié sur le site de la FRA, Fondation pour la Recherche en Alcoologie (janvier 2017), consacré justement aux seuils de conso. Article intéressant, au demeurant.

Merci Google !


Attention,y’a des surprises, lol...


Bon, faut se lancer dans l’archéologie, mais ça va, je peux faire, j’ai l’habitude de verser le produit de mes fouilles dans des caisses...



* * *



En fait l’idée remonte à une publication de l’OMS, concernant la « santé mentale » au sens large, datée de 2000, cela ne nous rajeunit pas !

Goldberg D., Gask L., Jenkins R., Lewis B., Paton J., Sharp D., Tylee A. WHO guide to mental health in primary care. London : WHO Collaborating Centre for Research and Training for Mental Health 2000, 195 p.



Voici le commentaire qu’en fait l’auteur de l’article de la FRA :

Citation

Directives de l’Organisation mondiale de la santé (OMS)


L’OMS, dans son Guide to Mental Health in Primary Care (Goldberg et al., 2000, 26), définit les recommandations selon trois niveaux de risque : « responsable », « dangereux » et « dommageable ».

Le niveau de risque « responsable » (ou « faible ») pour les hommes correspond à « 3 unités par jour, avec un maximum de 21 unités par semaine, réparties sur la semaine et incluant 2 jours sans alcool ». Le seuil de consommation pour les femmes est fixé à moins de 2 unités par jour et 14 unités par semaine. Dans ce guide, une unité est définie comme l’équivalent de 8 grammes d’éthanol. Le niveau de consommation « dangereux » est défini par un risque accru de problèmes (pression artérielle augmentée, infarctus ou cirrhose du foie). Ce niveau est de 3 à 7 unités par jour soit 21 à 49 unités par semaine pour les hommes et 2 à 5 unités par jour soit de 14 à 35 unités par semaine. À noter que de nombreuses publications internationales citent des sources OMS pour les seuils de consommation de 3 verres d’alcool par jour pour les hommes et 2 verres par jour pour les femmes.

De l’aveu même de l’OMS en la personne de Marie-Hélène Schreiber : « Il n’existe pas de recommandation de l’OMS sur les seuils de consommation d’alcool. L’OMS propose des procédures cliniques de dépistage sur la consommation nocive d’alcool [Babor et al., 2012,7] ». Il n’en reste pas moins que ces repères de consommation ont été utilisés dans des campagnes de communication à destination du grand public, par exemple en France à l’initiative de l’Inpes. Ils ont également fréquemment été utilisés dans de nombreux autres pays.



Voilà, voilà :
    – ça date d’il y a 20 ans... et c’est devenu obsolète sur le fond ;

    – ce n’était pas, à l’époque déjà, des recommandations de l’OMS, mais une proposition de quantification du risque ;

    – puis ça a été diffusé et répété en oubliant la source et son objectif et en le faisant passer pour « Recommandations portant tampon de l’OMS ».


À noter que chez nous en France, on n’a pas tenu compte du fait que les UA de l’OMS (8 g) étaient de 20 % inférieures aux nôtres et on a donc involontairement majoré de 25 % les seuils prétendument préconisés par l’OMS.


Précisément, ramené aux UA françaises (10 g), cela aurait dû donner à l’époque, selon l’OMS (8 g): ♂ 2,5 verres/j — ♀ 1,5 verre/j.

Et de fil en aiguille, on se retrouve avec un chiffre « faible risque », pour un ♂, de 4 verres — 40 g/j = 280 g/semaine (Bacloville), chiffre dont on se demande bien d’où il sort et qui en tout état de cause est de 67 % supérieur à la quantification du risque faible de l’OMS de 2000 (24 g/j) ! Excusez du peu !

____________________________________

    En résumé, ces fameuses normes OMS (qui n’en sont pas) définissaient (en 2000) une conso à risque faible comme :


      – ♂ Maximum : 2,5 verres/j (24 g) — 17,5 verres/sem. (168 g) ;

      – ♀ Maximum : 1,5 verre/j (16 g) — 11 verres/sem. (112 g) ;

      – deux jours/semaine sans consommation.

____________________________________



Je partage pleinement l’introduction de l’article de la FRA :


Citation (FRA)

Une compréhension des risques et des bénéfices potentiellement associés à la consommation d’alcool est un facteur important pour la prévention des dommages liés à l’usage nocif de l’alcool. Une information précise, basée sur une revue de la littérature scientifique, tant biomédicale que psychosociale, peut fournir à la population générale une base pour la prise de décision concernant sa propre consommation d’alcool.




Voilà qui devrait nous guider.

________

J'suis content de moi. J'aime bien quand je trouve réponse à une question qui me traîne dans la caboche...



* * *
 
kazoo
24 Aout 2018, 13:16

Kazoo, effectivement je ne me suis pas penché sur la quantité de fûts de mousse que j'ai glissés tranquillement :P je pense que ça doit pouvoir faire flipper...
J'étais assez polyglotte niveau apéro, il y aurait sans doute d'autres trucs liquides et éthyliques à compter.
(;¬_¬) la loose...


Bah, tu fais une petite règle de trois: tu estimes ta conso quotidienne moyenne en verres, quel que soit le contenu. Un verre c'est 10 gramme d'alcool.
Puis tu transformes tes grammes en mousse: un verre de bière = 10 gr, 1 litre = 40 gr. Et tu remplis tes fûts (je ne connais pas le volume d'un fût) !

Ce que j'ai fait aussi, c'est d'imaginer ce qu'aurait été le nombre de tonneaux que j'aurais bus toutes ces années si je n'avais pas été alcoolique mais un consommateur à faible risque, de l'ordre du demi-verre jour. Et de comparer les deux tas de tonneaux... Effrayant ! Là je comprends la notion de "cumul" dangereux.

* * *
 
kazoo
24 Aout 2018, 12:59
Bonjour

Je recherche la publication où l’on trouve les normes OMS de consommation recommandée (♂ 4ua/j — ♀ 2ua/j).


J’ai fait une recherche Google en Français/Anglais, et je trouve que dalle.



Or c’est en s’y référant que les promoteurs de Bacloville ont fixé leurs objectifs.



C’est d’ailleurs la norme retenue par l’association Baclofène (fin 2016) et préconisée aux nouveaux arrivants sur ce forum : Quelles sont les normes OMS?



Ce serait sympa de me donner la référence, j’aimerais connaître sur quoi se base l’OMS. Parce que ça me parait élevé.





D’avance, merci.
 
kazoo
17 Aout 2018, 18:55
Jack lofene préconisait sur plusieurs fils de se tester pour s'assurer de la présence de l'indifférence. Est ce toujours d'actualité ?


Bonsoir


Question de Béotien.

Qu'entendez-vous par "se tester pour s'assurer (...) de l'indifférence" ?


D'avance, merci et bonne soirée
 
kazoo
17 Aout 2018, 6:49
Bonjour

Citation (kobouser)
Je suis tout à fait conscient que le but du traitement n'est pas l'abstinence mais l'indifférence et pouvoir boire un coup sans en enchaîner 15.
Je n'ai pas ce goût du risque.
Citation (deLaSeuleChoseQueJ'aiEnTête)

ne plus jamais boire de ma vie et ne jamais risquer de mettre en péril cette chance d'avoir pu me soigner du picolisme

Je crois avoir bu tout ce que je devais.
J'ai vécu autant de cuite en 22 ans qu'un mec lambda qui se torche une fois par semaine le samedi n'en vivrait (le conditionnel, c'est évidemment parce que notre longévité n'atteint pas cet âge avancé) en plus de 150 ans.
Je ne sais pas si vous avez déjà testé de faire ce calcul! Ça déchire ce chiffre extravagant hahaha!!




Excellent et plus encore que vous ne le pensez.


J’ai fait le même calcul et j’en ai visualisé le résultat en tonneaux de vin consommés pendant toutes mes années d’alcoolisme. Glaçant...


D’après mon addicto, la toxicité à long terme de l’alcool, et donc les complications graves, seraient pour partie conditionnées par le cumul d’alcool ingurgité au cours de la vie. Chacun aurait un seuil propre lui permettant d’« encaisser » une certaine dose cumulée d’alcool au cours de sa vie.


Une fois ce seuil franchi, les dégâts se font sévères et souvent irréversibles, même si ça peut encore prendre du temps avant d’apparaître. Il m’a dit qu’il n’est pas rare de voir apparaître des polynévrites, par exemple, un an, un an et demi, après l’arrêt de toute consommation. Un de mes "collègues" en sevrage à l’hôpital en juin en souffrait, justement, de polynévrite. Guère plaisant, visiblement... J’espère y échapper.



Alors, quand je regarde mon amoncellement de tonneaux virtuels, je me dis que, si je n’ai pas encore atteint mon seuil, je ne dois pas en être loin ! Et donc, je pense comme vous : je ne prends aucun risque !



Bonne journée
 
kazoo
30 Juillet 2018, 12:15
Titillé par mon dernier post, j’ai voulu en savoir un peu plus. Direction Google.


Comme toujours quand on touche à l’industrie pharmaceutique, on trouve des normes et réglementations très contraignantes, un savoir et une technologie de pointe, et toute une organisation industrielle high-tech.


Voir par exemple cette page d’une société suisse de service à l’industrie pharma, spécialisée dans les études de stabilité.


Je n’imaginais pas tout ce qui se cache derrière cette simple date sur les boites de médocs !



Bonne journée
 
kazoo
25 Juillet 2018, 9:45
Bonjour

Une anecdote plaisante et une explication.

Il y a quelques années, j’avais lu un article qui relatait une expérience aux USA. De mémoire : un vieux médecin, qui ne jetait jamais rien, était décédé ; on avait donc retrouvé dans son cabinet des masses de médicaments remontant pour certains aux années soixante. Des chercheurs ont eu l’idée d’analyser les plus anciens et ont constaté que la plupart contenaient toujours une part de principe actif correcte. Ils étaient donc toujours utilisables !

Etonné, j’en avais discuté avec mon pharmacien qui m’a expliqué le rationnel.

Concrètement, les labos doivent étudier la stabilité dans le temps de leur médicament, dans leur conditionnement commercial (flacon, blister...) et aux conditions normales de conservation, càd non exposé aux facteurs dégradants (température, luminosité, humidité). En pratique on place ces échantillons dans un environnement idoine et on attend, puis on analyse.

Il y a légalement une durée à tester et le labo décide d’aller au-delà ou pas (2 ans, 5 ans...).

Conclusion de mon pharmacien : c’est à tort que l’on parle de date de validité ou de date de péremption. Stricto sensu, il faut parler d’une date de garantie de stabilité. Le labo garantit que, conservé dans des conditions normales, le médicament reste stable jusqu’à la date indiquée. Ce qui se passe au-delà n'est pas garanti, car non testé. Voilà tout.

Remarque judicieuse
de mon pharmacien en ces jours de canicule : vous achetez vos médicaments le matin sur la route du travail et vous les laissez toute la journée dans votre voiture-fournaise, l’été, en plein soleil; plus rien ne garantit que le principe actif sera resté stable, même si la date indiquée est encore éloignée.

Bonne journée.
 
kazoo
07 Juin 2018, 13:23
Je ne connaissais pas l’étude quand on m’a proposé le baclofène. Et je fais confiance à mes médecins.


De toute façon, vu ma pathologie cardiaque, je dois arrêter l’alcool au risque que cela tourne vraiment mal et d’un risque bien plus élevé que le risque détecté dans cette étude.
Comme je n’y arrive pas tout seul, ni avec un traitement amm,…

Quoi qu’il en soit, les variations de risque de mortalité/hospitalisation détectées ne m’impressionnent guère quand je les ramène à leur incidence et donc à l’augmentation absolue du risque.

À vrai dire, seule l’analyse sur les hautes doses (>180 mg) me paraît effectivement préoccupante. Je ne crois pas que je m’y risquerais. Mais je me poserai cette question, avec mes médecins, le jour éventuel où elle se posera. Ce qui me semble peu probable.

&&&&&&&&&


En effet, rappelons-le pour la nième fois, ce type d’étude rétrospective, même basée sur des données on ne peut plus fiables, ne permet pas d’inférer quelque causalité directe que ce soit.

Il faut par la suite tenter, par hypothèses, de déterminer des facteurs permettant d’expliquer ces corrélations.

Commençant à comprendre l’historique et les modalités du développement du baclofène dans notre indication, j’ai déjà détecté 3 facteurs candidats. J’en ai parlé à mon médecin généraliste qui les approuve. J’en discuterai la semaine prochaine avec l’addictologue qui m’a suivi à l’hôpital.

Comme aucun de ces 3 facteurs candidats explicatifs ne me concerne, je ne me tracasse nullement pour l’heure ! Pas le moins du monde.
 
kazoo
06 Juin 2018, 12:08
Citation: Sylvie

    La différence entre le baclofène et les autres traitements est quand même que le baclofène permet de sortir durablement de l'alcoolisme, contrairement au traitement AMM qui ne marchent que pour très peu de personnes

    97 patients sous baclofène échappent à la mort la première année de leur traitement (ouf !), parmi eux 58 (60% selon Bacloville) guérissent et peuvent donc vivre en paix, ou d'ailleurs mourir, mais d'autre chose que de l'alcool.


Du moins pour ceux qui arrivent à cette année de traitement.

Personnellement, ce qui me frappe le plus dans cette étude, ce ne sont pas les analyses statistiques, mais le très faible taux de patients persistant à un an sous tous ces traitements.

Déjà, sur les groupes de base dont sont tirés les taux de 2.9 % et 1.7%, 54.5% (b) et 48.3% (AMM) arrêtent à la première prescription.

Regardons les taux de poursuite à 6 et 12 mois dans les groupes analysés finement après le filtrage (b : 47 000 - AMM : 117 000):

A 6 mois : 21.7 % (AMM : 16.7 %)
A 12 mois : 9.3 % (AMM : 5.5 %)
[Tableau 15, p. 52]

Extrapolons le chiffre de 60% d’efficacité à un an proposé par Bacloville, cela voudrait dire qu’en vie réelle (pour reprendre le titre de l’étude), pour 100 patients qui débutent un traitement par baclofène, on trouvera au final de l’année 6 patients « guéris » (et non pas 58) et 4 non guéris (j’arrondis 9.3 à 10), les 90 autres ayant décroché en cours de route (efficacité ? tolérance ? espoir déçu ? motivation ?).



Edit:
Mea culpa. J'ai rédigé trop vite. Il faut toujours bien se relire et laisser mûrir avant de publier quand on traite de chiffres...

Evidemment, dans l'analyse fine, les 54% et 48 % qui n'ont eu qu'une prescription ne sont pas comptés et il faut les inclure !

Je reprends donc en arrondissant à 50% ces arrêts rapides et donc en divisant par 2.

A 6 mois : 10.8% % (AMM : 8.4 %)
A 12 mois : 4.7 % (AMM : 2.8 %)
[Tableau 15, p. 52, révisé]



Extrapolons le chiffre de 60% d’efficacité à un an proposé par Bacloville, cela voudrait dire qu’en vie réelle (pour reprendre le titre de l’étude), pour 100 patients qui débutent un traitement par baclofène, on trouvera au final de l’année 3 patients « guéris » (et non pas 58) et 2 non guéris (j’arrondis 4.7 à 5), les 95 autres ayant décroché en cours de route (efficacité ? tolérance ? espoir déçu ? motivation ?).


Je laisse néanmoins les deux analyses, la première me semblant également significative, celle qui regroupe ces patients dont on peut dire qu'ils ont "accroché" initialement au traitement, puisqu'ils sont allé au moins deux fois en pharmacie présenter leur ordonnance.

§§§§§


Quant à moi, il y a deux ans, on m’a prescrit de l’acamprosate. Cela ne m’a rien fait. J’ai rechuté après deux mois !

Ce week-end, j’ai eu une petite alerte. J’ai dû sortir de table et aller me promener au grand air. La vue des convives buvant du vin (avec modération) a déclenché quelque chose dans mon cerveau. Donc, avec mon médecin, on a décidé de continuer la lente montée : 40 mg. La tension est sous contrôle. Pas d'autre alerte depuis celle de dimanche.
 
kazoo
05 Juin 2018, 12:28
Citation : Phil
    Ils étaient peut être plus graves, avaient plus de comorbidités ou que sais-je.


Citation : Veillant

    Vu sous cet angle, les chiffres, bruts, relatifs, mélangés façon gloubi-boulga, pour en sortir des statistiques n’ont aucun intérêt, tant qu’on ne sait pas de QUI elles parlent, sans compter, bien entendu, que le baclo étant souvent le derniers recours.

En réalité, les auteurs de l’étude ont analysé de près cet aspect et paramétré leur analyse en fonction.

À la question « donne-moi tous les patients qui ont débuté un traitement avec un de ces 5 médicaments entre 2009 et 2015 », la base de données de la Cnam a craché 667 903 enregistrements, dont 277 790 baclofène (b).

Pour l’alcoolisme présumé, une analyse des caractéristiques sociodémographiques des 2 groupes montre une homogénéité variable selon les doses de b prises. Faits notables : une féminisation plus importante sous b et un niveau sociodémographique plus favorisé (analyse : p. 21 et tableau 7, p. 22).

Après élimination du manifestement non-alcool (neurologie, gériatrie), il demeure environ 175 000 b (versus 370 000 AMM) dont l’analyse brute de mortalité montre respectivement un risque absolu de 2,9% vs 1,7% (variation RR : 70%). Devant ce constat brut,  interpellant, il a été décidé de mener une analyse détaillée mortalité/hospitalisation.

Les commanditaires ont voulu écarter de cette analyse fine les patients « difficiles » si j’ose dire : polytoxicomanie, comorbidité sévère, complications connues liées à l’alcool (foie, pancréas, polynévrite, etc.)
Ce filtrage est explicité dans le tableau 14, annexe V, p. 51. Il me paraît fort bien mené.

Au final, on se retrouve avec une cohorte de 47 614 sujets b (versus 117 720 AMM), dont un sous-ensemble analysable a pu être isolé : les patients ayant déjà connu une hospitalisation pour problème lié à l’alcool (cure, sevrage…).
On notera une incidence quasi doublée de ce type de patients dans le groupe « traitement AMM » (23% vs 13 %), signe d’une prise en charge médicale plus ancienne de l’alcoolisme dans ce groupe. On a donc sans doute plus de patients « frais » dans le groupe b.

Dans le processus de filtrage, le seul point à relever est l’étape 5 : il y avait nettement plus de « patients avec problèmes graves liés à l’alcool » à éliminer dans le groupe AMM (5%) que dans le groupe b (2%), ce qui rejoint la remarque du paragraphe précédent.

Tout cela permet d’écarter l’hypothèse explicative que l’on ait une population plus sévèrement atteinte ou plus à risque dans le groupe b, avec même, peut-être, une tendance à l’inverse dans la population globale (avant filtrage).


Citation : Sylvie
    Par contre, pourriez-vous m’expliquer le sens de votre phrase : "mais si vous aviez lu attentivement l’étude, vous auriez de suite compris qu’elle ne me concerne pas".

Dans le filtrage des patients à analyser (tableau 14, annexe V, p. 51), je ne passe pas l’étape 6 (avec, de plus, 1 évènement — décompensation — dans l’année précédant chez moi l’instauration du baclofène).
 
kazoo
02 Juin 2018, 14:07
Citation : Sylvie
    30mg/j, d'après l'étude CNAM, c'est déjà :
    - un sur risque de mortalité de 41% (HR= 1,41 (IC95% = 1,09 - 1,84) pour une dose comprise entre 30 et 75 mg/j)
    - Un risque d'hospitalisation pour maladies infectieuses et parasitaires doublé !!!
    - Un sérieux risque de décès par infarctus (3,71 valeur significative), qui ouf diminue de moitié en passant dans la tranche 75-180, pour d'ailleurs disparaitre en dessus de 180mg
    /j


Chère madame

Soit vous maitrisez mal le domaine (ce que vous reconnaissez par ailleurs), soit vous tentez de discréditer cette étude en mettant en avant des valeurs qui peuvent paraître aberrantes si l’on n’en connait pas le sens statistique, et surtout vous ne nommez pas les concepts qui sont derrière, suscitant ainsi la confusion chez des lecteurs non experts: en particulier la notion devariation du risque relatif (les fameux pourcentages). Vous en citez quelques-uns sans, justement, les mettre en relation, les faisant donc passer pour augmentation du risque absolu.

Voilà déjà deux concepts statistiques qu’il faut bien comprendre avant lecture de l’étude. Ils font partie des quelques concepts à connaitre, pas si difficiles à comprendre, d’ailleurs. Les voici donc expliqués pour qui serait intéressé par la chose.

https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/02/180602015627437400.jpg

Etude CNAM : mortalité
Tableau de synthèse 11, p. 26


Sur quoi portent précisément ces données : sur la mortalité, dans l’année qui suit le début du traitement, selon que l’on prenne du baclofène (colonnes 1 & 2), n = 175 480, ou l’un des 4 autres médicaments disponibles sur prescription (colonnes 3 & 4), n =367 631. J’analyse la dernière ligne.

Le risque absolu c’est le pourcentage d’événements dans le groupe considéré. Soit 2.9 % si l’on prend le baclofène (RAb), 1.7% si l’on prend l’un des autres traitements (RAa).

Nous avons donc une augmentation du risque absolu de 1,2 % (RAb –RAa). Dit autrement, en traitant 100 patients avec du baclofène plutôt qu’avec un des autres traitements, l’on aura 1,2 décès supplémentaire dans l’année.

Le risque relatif est un rapport entre deux valeurs. Ici : RAb/RAa, 2.9/1.7 = 1.7. Dit autrement, en débutant un traitement avec du baclofène plutôt qu’avec l’un des autres traitements, l’on risque de mourir 1,7 fois de plus dans l’année qui suit. L’étude utilise une version particulière de risque relatif, le hazard ratio, noté HR dans les tableaux.

La variation relative du risque est donc de 70 % : (RAb-RAa)/RAa). Voilà qui fait peur ou paraît aberrant ! Si du moins l’on ne comprend pas le concept. J’y reviens de suite en nota bene.

Une façon courante de traiter ces données en médecine est de calculer le nombre de patients qu’il faut traiter pour obtenir un évènement (favorable ou défavorable). En l’occurrence, statistiquement, combien faut-il traiter de patients par baclofène plutôt que par un autre traitement reconnu pour obtenir un mort supplémentaire dans l’année ? Réponse : 83 (=1/1.2%)

En nombre absolu cela donne ceci : sur ces 175 480 patients qui ont entamé un traitement baclofène, 5120 sont décédés dans l’année qui a suivi. La surmortalité par rapport aux patients traités par les autres traitements reconnus est de 2105 patients (41% du total décès).

On obtient ce nombre de 2 manières :
    - effectif * augmentation RA : 175 480 * 1.2% ;
    - effectif / nombre de patients à traiter : 175 480 / 83,33.

Voilà un traitement rapide des données brutes de mortalité de cette étude, et surtout les concepts clés qu’il faut bien avoir en tête. On n’envisage pas encore, ici, la cohérence des cohortes ni le degré de confiance à accorder aux traitements que l’on en fera et surtout pas la causalité, qui n’est jamais concernée dans ce genre d’étude. N’est pas plus abordée l’efficacité des traitements, bien qu’elle puisse être hypothétiquement questionnée par certains indicateurs.



Nota bene : le danger des pourcentages relatifs

Variation relative du risque : 70 %.

Bigre, cela fait froid dans le dos.

Mais il faut… relativiser, puisque c’est un pourcentage relatif ! Il faut toujours regarder les nombres de la relation.

Exemple:
Changeons les mortalités 2.9% et 1.7% par :
Une forte mortalité : 34% et 20%
Une faible mortalité : 0,51 % et 0,3%

Respectivement, 14% et 0,21% d’augmentation du risque absolu. Ce n’est pas pareil !!!

Le croirez-vous ?, les valeurs relatives sont les mêmes dans les 3 groupes : 1.7 et 70 % !

Par contre, le nombre de patients à traiter pour obtenir une mort supplémentaire varie dramatiquement : respectivement, 7 et 476.

N’étant ni médecin ni familier des taux de mortalité en épidémiologie, je m’arrête là. Ce qu’il me manque, en fait, c’est le taux de mortalité dans la population alcoolique comparable non traitée. Mais ce taux, cette étude ne peut pas le connaitre puisque, par définition, les malades non traités ne sont pas connus de la CNAM !

Notre ami médecin Phil, qui est urgentiste si j’ai bien compris et donc confronté à ce type de données dans ses arbres décisionnels face à des urgences vitales, pourrait nous éclairer là-dessus.

PS
C’est bien aimable de vous préoccuper de mon sort statistique à 30 mg, mais si vous aviez lu attentivement l’étude, vous auriez de suite compris qu’elle ne me concerne pas.
 
kazoo
30 Mai 2018, 17:52
Bonjour docteur

Une question en passant: le baclofène peut-il rendre agressif ? ou paranoïaque ?

Je me pose des questions... Je dis pas ça pour moi, notez bien...

Quelques news:
    17 jours sans alcool après 12 jours à l'hôpital (sevrage + instauration baclofène + mise au point de mon IC).
    15 jours de baclofène, 30 mg depuis aujourd'hui. + 10 mg par semaine.
    Aucune pensée d'alcool pour le moment. J'avais un peu peur à la sortie de l'hôpital, mais ça va. Prochaine étape: reprise du boulot lundi.

On monte très très progressivement, vu le côté hypotenseur du produit, pas bon dans mon cas.

Après mon infarctus, on avait pu arrêter le traitement de mon hypertension. "A toute chose, malheur est bon" avais-je dit à mon cardio. "Détrompez-vous, me répondit-il, c'est pas un bon signe!"

Bonne soirée.
 
kazoo
20 Mai 2018, 10:41
Bonjour.

J'ai téléchargé le pdf de l'excellent travail que vous aviez réalisé en 2014 : Statistiques dosages et posologies du baclofène

J'en suis moi-même au tout début du traitement.

Je me pose quelques questions non abordées, aussi me serait-il utile de disposer des données brutes sur lesquels vous vous basiez.

Si vous en disposez encore, que vous passez sur le forum (votre dernière visite remonte à un an) et que cela vous agrée, je vous en remercie d'avance.

Bonne journée.
 
kazoo
18 Mai 2018, 12:27
Bonjour Docteur

Ca y'est j'ai débuté.

Je suis hospitalisé en addictologie depuis lundi. Comme le sevrage se passe bien, sans "symptômes de manque" comme ils disent, j'ai pu commencer le baclofène avant hier mercredi: 1/2 comprimé le matin, 1/2 à midi. Je ne sens rien je dois dire.

Je m'ennuye un peu, alors j'ai repris langue avec les kinés et la salle de sport de l'hôpital, où j'avais fait ma revalidation après mon infarctus.

J'ai d'ailleurs commencé la mise au point de mon insuffisance cardiaque avec les cardios. A regarder la liste de tous les examens programmés, je viens enfin de comprendre la différence entre un hôpital et Disneyland: à Disneyland, on n'est pas obligé d'aller à toutes les attractions ! lol!

Bonne journée.
 
kazoo
12 Mai 2018, 11:50
@ Kazoo : et l'objectif de tous ces calculs, quel est-il ?



Bonjour, il semble préférable de répondre sur votre fil à votre question légitime.


Déformation professionnelle, dirais-je. Tel est mon métier en effet: tenter de "faire parler" de grandes masses brutes de données chiffrées.

Règle de savoir-vivre aussi, si j'ose ainsi m'exprimer: quand je rencontre une personne pour la première fois, je m'enquière de qui elle est: d'où vient-elle? que fait-elle ? et tout ce genre de questions. J'agis pareillement pour un forum que je découvre.


Les données publiques de ce forum permettent, par exemple, des analyses démographiques (âge, sexe) ou comportementales (connexion en invisible)).

J'en ai fait des analyses pour les membres actifs, définis comme l'ensemble des membres ayant visité le forum au cours des 12 mois écoulés.

Voici le type de synthèse que l'on peut tirer:

https://nsa39.casimages.com/img/2018/05/12/180512125211519690.jpg

A titre personnel, je trouve ces infos utiles à connaître.

Avec les outils informatiques d'aujourd'hui et quand on a l'habitude de ce genre de traitement, ces analyses se font très rapidement. A condition d'avoir des données significatives et cohérentes, ce qui est le cas en l'occurence.

J'espère avoir répondu à votre interrogation.

Cordialement.
 
kazoo
07 Mai 2018, 6:39
Bonjour

Vous avez raison: Excel a même repris sciemment l'erreur de Lotus de considérer 1900 comme année bissextile. Cela lui a permis de gagner des parts de marché sans problème de comptabilité lors des migrations de l'époque. Malins, les gens de MS !

Ceci dit, ils n'ont pas reproduit l'erreur pour VBA, ce qui peut conduire parfois à des aberrations. Il faut le savoir.

Pour ce forum , j'avais fait, quand je l'ai découvert, une analyse de distribution rapide de l'activité (publication de message par membre). Je vous en donne les résultats pour compléter éventuellement vos propres analyses.

C'est réalisé sur l'état de la base de données au 14 avril.

https://zupimages.net/up/18/19/bzjq.jpg

J'avais commencé par une analyse de distribution en quartile qui m'a étonné.

En pratique plus de la moitié des 10.000 membres n'ont jamais posté et 75% des membres ont posté entre 0 et 5 messages.
J'ai donc poursuivi l'analyse: la moyenne arithmétique de msg par membre (50) m'a paru peu relevante au vu des quartiles, du mode et de la médiane et surtout au vu de la dispersion (11 moyennes d'écart type !).

J'ai donc affiné avec une moyenne tronquée (de 2.5% à chaque bord) pour obtenir une moyenne plus réaliste et robuste: 1 msg/membre. Statistiquement on peut donc prévoir qu'un nouvel arrivant va poster... 1 message.

Concrètement, ce forum est ou a été actif via un petit nombre de membres actifs: 3% (300) de l'ensemble (10.000) compte pour plus de 80% (83,5) des publications.

Ceci étant dit, avec ce 10ème message, je me situe déjà dans les 20% des membres les plus prolixes !

Bonne journée.
 
kazoo
04 Mai 2018, 11:37
Cela devrait se faire dans les semaines à venir. Cela dépend de leur disponibilité.

Dans l'attente, je réduis déjà progressivement ma consommation, sous le contrôle de mon médecin. Cela se passe bien.
 
kazoo
04 Mai 2018, 11:33
Voici les stats à fin mars.

À lire de gauche à droite.
En orange, les ventes de baclofène et en bleu, les inscriptions au Forum.


<Graphique>


Le 2ème graphe montre l'évolution depuis juin 2014, le début de la baisse.
C'est en dents de scie, mais on dirait que les ventes se stabilisent depuis septembre 2017
Notez les courbes de tendance et les coefficients de corrélation (R2) Plus ils sont proches de 1, plus la courbe colle à la réalité.

<Graphique>

Merci de m'avoir lu,
Pascal




Bonjour.
Je constate que vous êtes définitivement un adepte d'excel.

Je partage le même intérêt.

A mon inscription, j'avais téléchargé les data d'activité du forum pour les analyser rapidement. Je fais souvent cela pour me faire une idée de la dynamique d'un forum.

Je dois constater que j'arrive ici un peu tard: le pic d'activité date de 2012/2013 et depuis, cette activité n'a cessé de décroitre rapidement pour atteindre un niveau très bas aujourd'hui. De plus le taux d'attrition est particulièrement élevé.

Avez-vous une idée qui explique cela, suite à vos analyses ?

Bonne journée.
 
kazoo
28 Avril 2018, 12:42
Très plaisante cette histoire de pet!

Quant aux critiques des pisse-vignaigres, je pense que l'on peut se permettre ce genre de facéties de corps de garde ou de salle de carabins quand, comme vous, on contribue à la qualité du site par le sérieux de votre travail pour le bien commun: la vidéo sur la pharmacocinétique par exemple.

Pour ce qui me concerne, si vous le permettez, je vous signale une petite lubie que j'ai, en relation avec le sujet: je suis un grand adepte des contrePÈTeries.

Quand j'en trouve en piochant les auteurs, je fais comme les archéologues, je mets le produit de mes fouilles dans des caisses, celles de mon épouse en l'occurence. Du coup elle m'encourage vivement à répéter ce rangement et pour ce faire, je lui laisse le choix dans la date.
 
kazoo
28 Avril 2018, 7:24
Bonjour docteur.

Voici ce que l'on me propose:

Une hospitalisation en addictologie pour un sevrage et le début très progressif du traitement au baclofène.
Cela se déroule dans l'hôpital où je suis suivi en cardiologie pour mon insuffisance cardiaque. Cela permettra aussi une évaluation régulière à ce niveau.

Cette proposition me semble rationelle.
Qu'en pensez-vous ?
 
kazoo
25 Avril 2018, 17:59
Bonjour


Hello Kazoo,
Pour le mode d'emploi, il y en un ici



Comme je comprends, c'est vous qui avez réalisé ce didacticiel vidéo.

Il est très pédagogique, merci beaucoup pour ce travail.
 
kazoo
22 Avril 2018, 13:46
Merci pour les réponses.

Je vais regarder cela à tête reposée.


PS
Citation
il y a pas mal de réticences dues à des histoires de fric (l'alcoolodépendance est un marché juteux) ou d'ego ...


Pas nécessairement. Mes deux médecins ne sont pas réticents. Ils sont juste prudents et pèsent le pour et le contre. Je leur fais confiance.
 
kazoo
20 Avril 2018, 7:17
Bonjour Docteur et merci pour votre réponse. Mon médecin et mon cardiologue se concertent sur le sujet.

J'essaye de m'y retrouver sur ce site, c'est pas simple.

Alors j'ai deux questions sur des documents proposés:

1 Décharge médecins/pharmaciens

Quel'on trouve ici
    - Je ne comprends pas du tout. Pourquoi doit-on vous signer une décharge pour être traité par ce médicament ?
    - Je n'ai jamais été confronté à cela de ma vie et pourtantt j'ai des traitements qui nécessitent un suivi de près (le sintrom par ex.).

2 Outil d'aide à la répartition du baclofène

que l'on trouve ici
    - Il n'y a pas un mode d'emploi, siouplait ?
    - C'est un fichier d'un excel antédiluvien (.xls, 97-2003) avec du code vba non signé. Est-ce que vous garantissez que c'est sûr ?
 
kazoo
16 Avril 2018, 12:49
Merci beaucoup pour la réponse.

Mais je suppose que cela demandera un suivi médical rapproché ? Je suis en effet en insuffisance cardiaque de stade 2, bien contrôlée pour le moment. Mais l'alcool n'est vraiment pas recommandé dans mon cas, me disent mes médecins. Alors, je me renseigne.

Vous êtes le médecin du site, si j'ai bien compris.

Il faut bien dire que ce site n'est pas facile à comprendre quand on le decouvre!
Il y a de l'information un peu partout dans plein de rubriques et on ne sait trop où chercher.

Bonne journée.
 
kazoo
14 Avril 2018, 19:52
Bonjour.

Le baclofene peut-il être envisagé quand on doit prendre du sintrom pour des problèmes cardiaques ?

D'avance, merci
 



forum baclofene