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Patience
16 Juin 2018, 15:50
Bonjour à tous,

Toujours aussi novice sur ce forum. Alors je tente. En fait je ne sais pas si ce message va apparaître sur mon sujet.

Depuis mon dernier message. J'ai un peu avancé. Disons que j'ai pu relancer le sujet avec mon ami.

Ce qui me donne de l'espoir, c'est qu'il m'a écouté et n'a pas émis d'avis négatif.

Je lui ai bien précisé que ce traitement n'obligeait pas l'abstinence. Ce qui me semble être primordial pour ce type d'addiction en tous les cas.

Pour les autres (addictions) je ne sais pas.

J'ai commandé le livre et je pense lui faire parvenir après l'avoir lu.

Je sents que le chemin va être chaotique et long.

Je viens de passer des jours un peu difficiles et ai besoin de soutien psychologique.

J'ai pris mon rendez-vous avec ma thérapeute et ça me soulage.

Je reste très confiante.

Voilà, je redonnerai des nouvelles plus tard.

Bonne journée à tous.
 
Patience
15 Juin 2018, 23:56
Bonjour Neness02,

Merci pour ta réponse. Je vais aller sur le fil après ce message.

Pour ce qui est triste, je pense avoir expliqué sur le fil que je suis (paraît-il) dans la résilience. C'est indicible. Mais c'est comme ça. J'ai un second fils (39 ans) et je dois rester forte.

Pour la cohérence cardiaque il est certain que c'est plus efficace dans son lit, allongé et bien concentré. Mais en voiture ça le fait bien aussi. Un rendez-vous important, un évènement stressant ou je ne sais quoi... En restant concentrée sur la route bien évidement. Ça ré-oxygène le cerveau et ton corps le sent. Mais bon tu connais donc... Super!

Merci pour ton compliment.

Pour mon ami, je ne lâcherai pas. Je suis patiente. Il mérite tellement... Je n'ai jamais éprouvé un tel sentiment et pourtant, j'ai de la route derrière moi.

Tkt, je prends soin de moi. J'ai déjà mon rdv lors de mon retour en France avec ma thérapeute. Je vous tiendrai au courant.

Merci pour ta délicate attention.

biz aussi neness. Et lâche pas l'affaire toi! ça vaut vraiment le coup. La vie est surprenante. Il y a tellement de belles choses à vivre.

A bientôt de te lire. Je vais sur le fil. ;)
 
Patience
12 Juin 2018, 16:49
Merci pour tes messages Kitou,

C'est tellement réconfortant.

Aujourd'hui je me dis vivement mon retour en France que je puisse un peu plus m'occuper de moi, m'informer et me renforcer. J'avoue, je ne dors pas très bien et sents du coup, que je commence à me sentir fragile psychologiquement.

J'ai pris mon rendez-vous avec une thérapeute qui m'a déjà bien aidé lors du décès de mon fils ainé qui s'est enlevé la vie il y a 9 ans.

A l'époque hormis la thérapie que je suivais avec, elle m'a fait une séance d'EMDR (voir sur google très intéressant pour les chocs émotionnels, du passé et du présent, et aussi pour l'addiction - juste une aide pour celle-ci, pas de miracle), cela m'a fortement aidé pour que je puisse neutraliser dans mon cerveau la douleur inextricable qui s'était installée, et la ranger là où elle ne vient plus trop me troubler, en tous les cas avec beaucoup moins de force.

Je te dis ça aussi car j'ai bien compris que le Baclofène est une béquille extraordinaire, mais que le chemin à parcourir après la prise de conscience, la prise du traitement et l'arrêt (avec rechute - ça fait parti du parcours) n'est pas tout a fait terminé. Ce sentiment d'abandon assez commun à toutes les personnes qui souffrent d'alcoolisme est à creuser en parallèle du traitement, semblerait-il.

Nous en souffrons tous plus ou moins depuis notre naissance et ensuite, notre cellule familiale, notre éducation et notre propre personnalité nous donne ou non la faculté de supporter les épreuves de la vie.

De toute manière se faire accompagner par des professionnels est un atout supplémentaire, car tout ce que nous ne pouvons pas exprimer sur ce site, peut l'être auprès d'une personne neutre.

Je pratique pour moi-même la "cohérence cardiaque" (voir l'ami google, une fois de plus ou you-tube) lorsque je sents des angoisses qui commencent à venir.

Ça ne fait pas tout bien sur, mais ça aide, car le coeur se ralenti et le cerveau est mieux oxygéné. Ça marche très bien. Il suffit de concentrer son esprit sur sa respiration : tu inspires doucement un maximum d'air, tu comptes 3 s. ta respiration bloquée et tu expires doucement à nouveau tu comptes 3s. et ainsi de suite jusqu'à retrouver une certaine paix intérieure.

Je pratique également cela dans les situations stressantes et ça peut se faire même en public discrètement.

Je fais ça en voiture aussi, car se sont des moments où seule, mon cerveau gauche prend le dessus et m'envoie des pensées néfastes (le doute, la colère, et toutes sortes de pensées néfastes.

L'idéale, bien sur, s'est d'être seul (e) en position allongée. Le soir avant de dormir, c'est pas mal du tout après une rude journée bien remplie.

Bon, ok, pour moi en ce moment ça n'est pas suffisant, mais je pratique quand même. C'est toujours un moment pour moi.

Voilà Kitou, Mais peut-être connais-tu ces techniques!? J'espère qu'elles serviront à d'autres aussi.

Je suis une grande bavarde, très sensible (maudite artiste) et très intéressée par le fonctionnement humain et toutes les (bonnes) solutions pour alléger les épreuves que nous envoie la vie.

Bonne suite et soirée. :fsb2_wink:
 
Patience
10 Juin 2018, 15:43
Merci Florence pour ton nouveau message.
Oui, merci de me le rappeler. Peut-être n'as-tu pas lu tout mon fil et je le comprends bien car mes messages sont très très long. Mais dans l'un d'entre eux j'explique que dès mon retour en France le 18 de ce mois, je vais me faire aider psychologiquement pour tenir sur la longueur et commettre le moins d'erreur possible afin d'éviter l'échec dans le parcours du combattant que j'ai décidé de prendre pour aider mon ami à sortir de sa maladie. D'ailleurs j'y ai pensé hier, mais je vais prendre mon rendez-vous demain pour être reçue le plus rapidement possible.
Je vais reprendre mes activités artistiques et m'occuper le plus possible de moi car je sais bien que "Charité ordonnée commence par soi-même" et que de toute manière si je ne me renforce pas mentalement, je risque de glisser moi-même dans une dépression et là tout serait foutu. Je ne peux me permettre dans une telle situation de mettre mes forces en péril, même si je sais que parfois le découragement face à l'obstacle pourra venir m'atteindre à tous moments. Je vais également marcher, méditer, écrire (pour moi) continuer à apprendre l'anglais (car cela fait aussi partie de la difficulté de communication, malgré la pas trop maîtrise du Français par mon ami).
Je dois partir te recontacte bientôt.
 
Patience
10 Juin 2018, 13:26
Bonjour Théréna et merci d'avoir lu mon fil.
Je te remercie également, pour tes conseils avisés et précieux pour moi.
Effectivement j'ai eu tendance avant de prendre conscience du réel problème que pouvait lui causé son alcoolisation, à le soulager de certaines tâches qu'il n'effectue pas lui même. A savoir repeindre les murs de sa maison (largement à l'abandon) avec décorations. M'occuper de son linge (si ça son linge il s'en occupe - il a une hygiène irréprochable), cuisiner en répèrant ce qu'il aime plus particulièrement. Lui préparer son café le matin (ça il le fait aussi bien entendu). Lui raccommoder les vieux vêtements auxquels il tient. Balayer, laver... Enfin tout ce que peut faire une femme dans un foyer, pendant que son homme s'affaire à des tâches plus masculines. D'ailleurs, une fois (il y a de cela un an environ), il m'a dit me regardant plier son linge, "tu es une vrai femme". Ça m'avait interpellée à l'époque. Lui, lorsque j'ai fait des plantations dans un petit coin de son jardin (sans lui dire car nous ne communiquons pas beaucoup verbalement sur le quotidien, mais agissons et chacun ses activités et parfois ensemble, mais beaucoup plus rarement à présent) m'a déposé de quoi arrosé et le sac de terreau que j'avais sortie de ma voiture et posé derrière, pensant le charrier un peu plus tard, s'est retrouvé à côté de mes plantations. Il a remarqué que je vidais les cendriers (nous fumons -malheureusement- tous les deux) et le fait systématiquement lorsque je ne suis pas là. Il est d'un grand respect et d'une attention remarquable. Ma plus grosse erreur a été bien entendu de lui acheter ses bières. Depuis ma prise de conscience, donc la veille de mon inscription, je n'ai plus jamais acheté son alcool, n'est plus but avec lui et ai levé un peu le pied de l'accélérateur en ce qui concerne ses affaires personnelles. Mais idem, j'y vais progressivement, car on ne peut à mon sens, tout donner et tout reprendre d'un coup. Il faut que ça glisse sans choc. D'ailleurs j'avais bien senti parfois que je l'agaçais à m'activer de la sorte. Probablement de l'infantilisation et de la culpabilité.
J'irai voir ton parcours également Théréna, car je suis bien certaine que je vais également y découvrir une mine de trésor et donc une aide très précieuse. N'hésite surtout pas si le coeur t'en dit, bien sur, de continuer à me conseiller. Bien entendu j'aimerai bien savoir où tu en es aujourd'hui dans ta vie. Si tu le souhaite.
En attendant le plaisir de te lire, je te souhaite également comme à tous les membres de ce fabuleux site, une excellente journée.
 
Patience
10 Juin 2018, 12:49
Coucou Kitou,
Merci pour ton petit message. Mais tu sais bien toi que l'amour parfois peut nous donner des ailes et une force incroyable dont on ne pouvait imaginer le pouvoir.
Toi, c'est ton mari, tes enfants. Alors ce doit être encore plus douloureux pour vous tous. Moi c'est un ami très cher et notre histoire a à peine démarrer qu'elle s'est fracassée. Enfin, je veux dire qu'effectivement, je pense qu'il ne veut pas m'entrainer dans sa chute et c'est tout à fait glorifiant de sa part et c'est bien pour cela que je me sents prête à mettre ma propre vie entre parenthèse pour le sortir du trou noir. Car un être comme celui-ci je ne vais pas en croiser un autre. Je trouve que c'est fort d'amour que de vouloir me protéger, alors que c'est sa vie à lui qui est en danger. Je te trouve admirable, vraiment formidable! Dans la vie qu'y a-t-il de plus important que les êtres que l'on aime? et lorsque l'on trouve la force de les aider dans la difficulté, alors la vie prend réellement tout son sens. Sinon, à quoi bon? Je te souhaite ainsi qu'aux tiens une très belle journée.
A bientôt de te lire avec bonheur. Et dis-moi comment cela se passe pour toi en ce moment (si tu le souhaites bien sur).
 
Patience
10 Juin 2018, 12:33
Bonjour et merci Florence pour tes éclaircissements. Mais tu sais je pense que chaque parcours à sa spécificité. Le tien en ai un parmi tant d'autres. Et le principal dans tous cela, c'est que aujourd'hui tu t'en es sorti en tous les cas il y a une grande prise de conscience et tu es là aujourd'hui dans ta générosité à vouloir aider les autres. Vraiment bravo à toi et encore merci pour tes interventions sur mon fil. J'irai voir ton parcours, car tout ce que tu livres sur ta vie est important et intéressant pour moi. Merci encore, et très belle journée à toi.
 
Patience
10 Juin 2018, 12:28
Bonjour à tous,
Petit échappatoire de quelques instants dans cette journée où je suis dans la famille de mon ami (sans lui, bien sûr, puisqu'il me fuit pour l'instant).
Je ne sais pas bien encore utiliser ce site et n'est pas pour l'instant tout le temps nécessaire pour m'y plonger et bien comprendre son fonctionnement. J'aimerai pouvoir répondre individuellement à chacun, mais ne sais comment ça marche. Ça n'est pas très grave je pense, car le principal est que je sois lue et vos réponses sont des aides extrêmement précieuses pour m'aider à sortir mon ami de cet ignoble produit légal et ravageur qu'est l'alcool.

Jmv,
Mon ami n'est pas dans le déni puisque il m'a dit déjà il y a 17 ans "je suis alcoolique" (je lui avais répondu à l'époque, stupide girl que j'étais, "il n'y à pas de problème tu gère". Il me l'a répété au début de mon arrivée ici il y a un mois. Ce à quoi, je n'ai rien répondu (pas tout à fait consciente de ce véritable problème, mais interpellée par cette nouvelle déclaration). Un jour il m'a également dit "Je n'ai rien à t'offrir, "il faut que tu repartes en France c'est mieux pour toi et pour moi". Tout ceci après m'avoir dit l'année dernière lors de l'une de mes visites "Rentre en France, règle ta vie et reviens vivre ici" Aujourd'hui nous en sommes à avoir parlé ensemble de ce problème, mais je n'ai pas abordé le sujet sur son cas, juste celui de son frère qui à fait une cure (traditionnelle) avec rechutes. J'ai fait cela pour savoir s'il était totalement réfractaire et en fait j'ai senti une ouverture et lui ai donc parlé du baclofène qui lui permettrait de ne pas être totalement abstinent et il m'a écouté, assez attentif à mes propos je dirai. Je laisse passer du temps pour qu'il puisse réfléchir seul et sans insister. j'y vais tout doucement, je suis consciente de marcher sur des oeufs et le seul cassé, pourrait briser tout espoir. J'ai compris en vous lisant que le chemin va être long, plein d'embûches et donc périlleux. Ma première "arme" est la patience. La seconde ma foi en lui. La troisième mon amour inconditionnel et le tout un grand espoir depuis que j'ai découvert ce site qui est une mine de trésor, avec tellement d'humanité. Si vous saviez tous (mais je pense que vous devez le savoir) à quel point vous apportez espoirs et réconforts. Merci Jmv pour ta réponse et espère que ces quelques lignes te permettront de me guider comme tu le peux. Excellente journée à toi et tous ceux que tu aimes.
 
Patience
10 Juin 2018, 1:42
Bonjour Kitou,

Effectivement, j'aurai dû commencer par cela, aller voir sur ton profil ton parcours.
Actuellement je suis chez sa soeur car demain je suis invité à l'anniversaire de sa fille (la nièce de mon ami donc) et ne pourrai me connecter tranquillement. Dès que je serai un peu seule je vais aller voir un peu plus en détail sur ce site les parcours. Bien entendu le tien en premier lieu. J'irai aussi sur celui de Florence et Jmv qui suivent mon fil également.
Merci encore à tous les trois pour votre générosité. Vous ne pouvez savoir à quel point vous me donner de la force et de l'énergie pour poursuivre ce combat pour lequel je vais m'armer afin de le gagner. J'aime profondément cet homme et je souhaite qu'il soit heureux au point... qu'il le soit avec moi... ou bien avec une autre... Mais pourvu qu'il soit enfin heureux! Je me sents forte et cette force vous y contribuez largement et généreusement.
Encore merci à vous trois.
 
Patience
10 Juin 2018, 1:06
Leprechaun,
Ce que tu peux faire aussi est de montterrains cette vidéo qui est un recueil de reportages qui démontre l'efficacité du traitement .

Il y a aussi le livre de Oliver Ameisen le dernier verre.

Ici aussi une chouette explication de Philippe Jaury, médecin très impliqué dans les études sur le baclofène.


Bonjour JMV,
Merci pour tes vidéos et conseils.
Et aussi de suivre mon fil.
Je voulais te demander. Etant donné que je ne suis pas certaine que mon ami ira voir de son propre gré ces vidéos, surtout après mon départ, d'autant qu'il est très rarement connecté sur messenger, mais au moins une ou deux fois par mois et sous l'emprise de sa famille, qui je pense fais ce qu'elle pense être bien pour lui. Penses-tu que je peux lui transmettre par message ou bien penses-tu que ça peut-être un peu trop violent pour lui de recevoir de la part d'une amie qui n'avait jusqu'alors jamais abordé ce problème avec lui? Je te pose cette question car je ne voudrai surtout pas bloquer le premier pas avancé avec délicatesse et qui pour ma foie, n'a pas été refoulé.
Me diras-tu chacun sa réaction. Mais juste pour savoir, toi ton parcours? Et comment aurais-tu reçu cela?
Merci pour ta réponse et bravo à toi pour ton chemin.
bonne journée à toi.
 
Patience
09 Juin 2018, 16:58
Dis donc Kitou, tes conseils sont si avisés qu'on dirait presque que tu as déjà vécu le problème toi-même :fsb2_wink: .
Trêve de plaisanterie, je crois que tu as tout pigé et que tu vas pouvoir accompagner Leprechaun avec beaucoup de justesse.
Bravo donc à toi Kitou et bienvenue à toi Leprechaun !


Coucou Florence au jolie visage,

Merci pour ta petite intervention et ta bienvenue à mon encontre. Merci aussi, si tu en as envie, de me parler de ton parcours à toi.
Bonne journée, pleine de soleil et de bonheur.
 
Patience
08 Juin 2018, 0:21
Merci encore pour vos réponses d'hier et celles à venir.

Kitou,

Pour répondre à ta question. Non je n'ai pas abordé le problème verbalement avec lui, (je n'ai pas vraiment eu l'occasion il se ferme, ne parle pas et pire déserte sa maison, pour ne pas être confronté à moi), mais lui ai fait une longue lettre en lui expliquant que je venais de réaliser qu'il était malade de l'alcool et en lui exprimant mon sentiment d'amour (en parlant d'amour/amitié pour ne pas le brusquer) et en lui disant que malgré toutes les portes qu'il mettait entre nous, je reste là dans l'ombre à attendre et que le jour, que ce soit par désespoir, besoin, peur, ou autre sentiments, je serai toujours là pour l'aider. (je résume bien entendu - car en fait aussi sur ma lettre je lui explique que je réalise à quel point il est mal dans cette alcoolémie (que je pensais naïvement qu'il gérait et donc que cela n'était pas un problème pour moi).
Alors moi comment je vois les choses? Pour l'instant c'est tout de même un peu flou. Car hormis le fait que je l'aime profondément (depuis très longtemps, mais à l'époque j'était en couple et donc fidèle) je ne sais vraiment pas comment faire pour ne pas le braquer.
Commet j'agit? Avec beaucoup de patience. C'est une personne qui vit seul depuis 14 ans et qui fort de son problème, tient à garder sa liberté (ce que je respecte totalement) bien qu'il m'ait invité à venir vivre avec lui (de façon pas très claire, certe "retourne en France règle ta vie et reviens - ce que j'ai fait), retournement de situation, l'engagement la probablement angoissé. Donc ce que je voulais dire, c'est que chez lui, je fais comme si j'étais chez moi. Je repeins les murs (à ma guise comme il dit), je cuisine, je lave et plis ses vêtements. Je lui pose le moins de questions possible sur ce qu'il fait lorsqu'il disparaît. (comme ce soir où il n'est pas rentré, après m'avoir dit à tout à l'heure). J'essaie d'être le plus discrète possible. Je repère ce qu'il aime manger (il mange très peu) et le cuisine pour lui redonner le goût des bonnes choses. Je me suis aperçu que trop en faire l'agaçait alors j'essaie de corriger mes excès maternisant qu'il peut effectivement mal ressentir par moment. Bien sur jamais aucune réflexion sur sa consommation. Bien au contraire étant chez lui invitée et sachant qu'il aime bien boire je lui achetai de la bière et en buvait avec lui, comme au bon vieux temps de notre formation et histoire d'être sur la même longueur d'onde ERREUR!. (Je tiens à préciser que je ne suis pas addict à part à la cigarette et encore je tente d'arrêter en diminuant - je ne bois pas du tout lorsque je suis en France, sauf lors de repas avec des amis et c'est assez rare). Bien entendu, je n'achète plus de bière et attend patiemment une ouverture pour pouvoir lui parler de son problème à l'alcool. Et c'est là ou j'ai besoin d'aide pour savoir comment je dois m'y prendre pour ne pas le braquer. C'est pour cela que je suis venue sur ce site et lies beaucoup de témoignage pour essayer d'être la plus juste possible et ne pas rater la possibilité de lui donner le goût de vivre. Je tiens à préciser qu'hormis le fait qu'il est évidement très sensible, il est également très intelligent. Merci Kitou et toutes celles ou ceux qui ont eu le courage de me lire jusqu'au bout. J'attends aussi des témoignages bien entendu de personne qui se sont sortie de cette enfermement dans l'alcool. Par exemple, j'ai lu le témoignage d'une personne qui a décidé de prendre son mal être en charge, juste parce-qu'un ami lui a dit "J'ai confiance en toi". Mot magique! Quant on sait combien les personnes qui s'adonnent à des drogues destructrices manque de confiance en elles et se sous-estime. Encore merci pour tout ce qui pourra m'aider à l'aider.
 
Patience
07 Juin 2018, 23:30
Merci pour vos messages.
Oui mon ami est tout à fait conscient de son addiction à l'alcool. Je le connais depuis 17 ans et tout au début de notre amitié il m'a dit "Tu sais je suis alcoolique" à l'époque je me souviens lui avoir répondu "ok, mais il n'y a pas de problèmes, tu gères" il faut dire qu'à cette époque nous faisions une formation ensemble et que, en groupe, nous buvions parfois (pour moi c'était festif et donc occasionnelle). Nous ne nous sommes jamais perdu de vu lui et moi, mais sommes restés parfois plusieurs mois sans nous donner de nouvelles. Lui est retourné vivre dans son pays et depuis 2016 je vais le voir, et passe une semaine ou deux et quelquefois plus avec lui, chez lui. Bien sûr cette amitié très spéciale est devenue une relation amoureuse, mais bien entendu très compliquée. Il m'a rappelé qu'il était alcoolique en me précisant qu'il n'avait rien à m'offrir. J'ai pris soudainement conscience que cet alcoolisme en fait était une maladie. Son mal être m'est apparu soudainement, lorsque d'un coup, changement d'humeur et de comportement. S'engageant verbalement et revenant sur ce qu'il m'avait dit la veille. Se fermant totalement. Je suis donc aller sur le net pour comprendre un peu ce qui pouvait bien se passer dans la tête de quelqu'un qui s'alcoolise tous les jours depuis 35 ans environ. Il à 51 ans.
Et voilà depuis une semaine je cherche à comprendre. A présent j'ai compris que le mensonge faisait partie de cette maladie afin d'éviter toute explication et même communication. Il le dit lui même "Je suis associal". Et moi aujourd'hui, je suis co-dépendante, car bien entendu je suis très fortement attachée à lui. Lorsqu'il rentre dans ses angoisses et qu'il se ferme complètement, plus de sons, plus de paroles, plus de communication. Sa détresse me fait souffrir bien évidemment, et je suis partie pour tout faire pour l'aider à retrouver le goût de vivre. Je rentre en France dans 10 jours (le coeur brisé) alors que je devais rester jusqu'en septembre pour repartir et revenir. Seulement explosion la semaine dernière! Montée d'angoisse terrible pour lui. Peur de l'engagement. Peur de me faire du mal. Peur de perdre mon amitié. Il me dit "Il faut que tu rentres en France, c'est mieux pour toi et pour moi. Bien sur je rentre en France (et vais me faire aider psychologiquement), mais je ne lâcherai pas, même si cela risque d'être très compliqué à distance. Je reviendrai le voir, c'est prévu entre nous. En attendant je veux tout mettre en place pour arriver à lui faire prendre conscience que le bonheur lui est accessible. Je sais que cela risque d'être très long et c'est pourquoi j'ai besoin de guides comme vous, pour m'aider à l'aider.
Merci d'avance.
 
Patience
07 Juin 2018, 21:14
Re-bonjour, ou plutôt bonsoir,

J'aimerai pouvoir discuter avec des personnes qui pourraient m'aider à donner le déclic à mon ami dépendant. Quel est le processus qui fait qu'une personne dépendante à l'alcool décide de se soigner. Vos témoignages m'intéressent, bien que je sache que chaque cas est particulier et que la seule personne qui peut décider d'arrêter l'alcool, est celle-là même qui en consomme. Je sais pertinemment que ce forum est plutôt dédié au Baclofène et aux avis divergeant sur ce médicament, mais peut-être que l'une ou l'un d'entre vous à eu un compagnon, une compagne, un ou une amie qui vous a donné le déclenchement d'une prise en charge par un mot, une attitude..... Merci d'avance pour vos réponses positives ou négatives, elles m'aideront.
 
Patience
07 Juin 2018, 20:37
Bonjour,
Je viens de m'inscrire sur ce forum. Après différentes recherches sur le net pour comprendre le processus qui amène un être à devenir dépendant à l'alcool, et cherchant des conseils pour l'aider, je suis "tombée" sur l'association et cherche à être en contact avec des personnes qui pourraient me guider pour aider mon ami à se libérer de sa souffrance.
Merci à toutes et à tous.
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