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Sablon
17 Décembre 2020, 18:14
Bonjour Gaday.



Sablon on en reparle dans six ans donc.

C'est clairement mon objectif en tout état de cause. Et bien au-delà de 6 années si dieu me prête vie.

Quoiqu'il en soit, je m'en donne les moyens.


J aimerais beaucoup un message de quelqu’un qui était à plus d’une demie bouteille de whisky par soir et qui ne lest plus depuis sa prise de baclo sur plus de huit ans. Et sans les effets indésirables du baclo bien sûr.


En tout cas, je peux déjà te dire que j'étais bien au-delà de cette consommation de l'équivalent d'une demi-bouteille de whisky quand la justice m'a intimé l'ordre de cesser toute consommation.

À défaut, me menaça-t-elle, c'était la case prison.
Deux ans sont passés depuis.


J'ai déjà raconté la suite sur mon fil:


À écouter ton interview de 2014, celui que mentionne Karine, - et si je comprends bien -, on voit que nos expériences et nos attentes sont très différentes:
    - ton objectif avec le baclofène était de sortir de ton alcoolisme tout en pouvant continuer à consommer avec modération;

    - l'objectif du médecin (qui m'est imposé par le juge) en me le prescrivant était de m'aider à prévenir au maximum tout risque de rechute, qui pour moi aurait signifié illico --> prison.

Citation
Mon alcoolisme allant grandissant je retrouve des effets indésirables que je n avais connus que sous baclo.

Du coup, je comprends mieux aussi l'insistance qu'on trouve sur ce forum sur les EI du traitement, insistance qui m'étonne au vu de mon expérience propre du produit sur cet aspect, expérience proche d'ailleurs de celle d'Ameisen dans son livre.
C'est que moi comme lui avons suivi le traitement loin de toute consommation d'alcool.

C'est donc probablement la conjonction des deux qui entraine tous ces EI, non ?


Bref, pour conclure, je paraphraserais volontiers une sentence qu'on trouve dans la gestion des conflits : " la meilleure manière de triompher dans un conflit, c'est encore de l'éviter".
Je pourrais dire : la meilleure façon de triompher de l'alcool, c'est encore de l'éviter.

Le baclofène rend cela réellement aisé. Très aisé.
Du moins pour moi et sur plus de 2 ans maintenant.


PS

Pour info, d'ici un peu plus d'un, an le sursis qui me guette et qui se concrétise par un suivi judiciaire prendra fin.
Je pourrai donc retrouver ma liberté entière et me remettre à consommer à modération. Vais-je le faire ? Jamais de la vie. Je ne veux pas prendre le moindre risque qui me ferait revivre l'enfer que j'ai connu toutes ces années... Que la justice m'y contraigne ou pas, d'ailleurs.

Peut-être que je m'illusionne, mais je préfère ne pas partager ton pessimisme sur le long terme.



Bon courage à toi.
 
Sablon
28 Novembre 2020, 19:07


Merci.


Bien que, pour pinailler, je ne dirais pas "au top", un peu trop sportif ou trop "compétiteur" à mon goût.

Je ne vis pas du tout mon expérience actuelle sur ce mode là. Je suis beaucoup plus détaché et zen qu'au temps de mon alcoolisme. Et, surtout, avec rien à me prouver, ce qui me rend forcément très serein.

Disons qu'avec le baclofène, j'ai pu me fixer un objectif simple mais ambitieux et me donner les moyens de l'atteindre.

Depuis 2 ans, je m'y tiens, sans difficulté.


A lire ton fil, KoboUser, je vois que c'est pareil pour toi, avec quelques mois d'avance sur moi.


Et toi aussi, tu te tiens loin des illusions ou confusions quant à ce produit.


Bonne continuation.
 
Sablon
12 Novembre 2020, 19:06
A mon sens, un "film" (délire) à fuir au plus vite...


J'avais déjà lu hier sur Libé que ça reprenait la thèse de Montagnier quant à l'origine complotiste du vaccin. Ca classait déjà le truc, dans mon esprit.


Mais là, je viens d'écouter le 18h00 de RTL. Consternant:

- est diffusé un extrait sonore du film, hallucinant, où une sociologue nous explique très sérieusement que derrière la covid se cache en fait un complot des "riches", visant à exterminer une masse de pauvres dont ils n'ont plus besoin. Et c'est chiffré, selon cette "sociologue": 3, 5 milliards de pauvres à effacer. Avec référence et parallélisme avec les nazis.
Il ne nous manque qu'un document écrit style Protocole des sages de Sion, et le tableau serait complet !


- suit une interview de Ph. Douste-Blazy qui nous explique comment il a été "recruté" (trompé) sous des allégations mensongères pour participer à ce pseudo "documentaire".


Bref, à fuir. Délirant et malhonnète.
 
Sablon
12 Novembre 2020, 14:29
Bonjour Gaday


Nous avons voulu y croire et c est légitime, mais cela ne fonctionne pas !


J'espère bien que si.

Chez moi, cela fait maintenant 2 ans que cela fonctionne et, à l'heure de maintenant, j'escompte bien un bon paquet d'autres années.


Ceci dit, je comprends ton désarroi.


Voici comment je vois les choses.

Après fréquentation épisodique de ce forum depuis 2 ans ( pas 8 comme toi) et lecture/écoute d'Ameisen, je crois comprendre que plusieurs protocoles d'utilisation se sont dégagés avec le temps. Qu'ils soient tous équivalents en terme d'efficacité, voilà ce qu'il faudrait tester.

Perso, j'ai des doutes.

Mais du moment que celui que m'applique le médecin qui me suit fonctionne comme visiblement il fonctionne, égoistement, je m'en satsfais.

Courage à toi.
 
Sablon
10 Novembre 2020, 14:13
Anniversaire

Il y a deux ans, déjà, le déclic s'est produit.
C'était un samedi, je m'en souviens très bien, vers midi, à l'heure où perçait le craving d'habitude.

Depuis un petit temps déjà, j'étais abstinent. Pas trop le choix, d'ailleurs: c'était ça ou la prison. L'alcool m'avait amené trop loin, trop souvent.


Et comme d'habitude, comme lors de mes précédents essais voués à l'échec, l'abstinence me paraissait plus infernale encore que l'alcolisme.

Sauf que cette fois-ci, depuis 2 mois, je prenais un médicament, le baclofène, dont on me disait que, peut-être, un jour, à force d'être patient et discipliné, il ferait disparaître totalement ces envies permanentes, ces cravings torturants, et me libérerait totalement de mon obsession.

Et bien ce jour était arrivé, je l'ai su de suite: ce samedi 10 novembre, ce craving n'a pas paru de la journée. Incroyable !

Et cela a continué, les jours suivants.

A vrai dire cela continue encore aujourd'hui : pas une envie, pas une pensée parasite depuis deux ans !

Oui, il y a moyen de sortir de cette merde qu'est l'alcool, et cela confortablement, si je puis dire.

Qu'on se le dise !


Bonne journée.
 
Sablon
01 Septembre 2020, 16:25
Que d'honneur pour un 'pathétique' vermisseau comme moi: même Machin, le professeur Raoult de la frustration et du déni, vient m'envoyer "chier", comme il aime à dire dans son langage châtié, moi qui ose ne pas partager son avis aviné.


Laissons-le à son agressivité, c'est son truc, le truc où il excelle et qui lui sert à ce qu'il croit être une solide méthode argumentative. Et c'est qu'il est généreux, le bougre velu, en la matière ! Je ne suis pas le seul à bénéficier de sa production, à ce que je lis...

Un comportement de pur alcoolo, quoi !

Et je le (re)connais bien, ce comportement: fut un temps jadis où il était mien. Une petite piqure de rappel ne fait pas de tort pour venir encore renforcer ma détermination à ne pas redevenir de ce pitoyable acabit...
 
Sablon
01 Septembre 2020, 13:15
Pas cool ce qui t'arrive.

Du moins tu n'es pas dans le déni, c'est un bon point.

Dans son livre autobiographique, Ameisen a fait des tests de reconso après une longue période sans alcool.
Donc il a testé dans une situation un peu similaire à la tienne.

Le retour du craving n'était jamais très loin semble-t-il.

J'avais écrit un résumé de cela sur un fil dédié.

Si cela peut t'être utile...

Bon courage.


Nota bene


Je remarque tout de même ceci que j'avais écrit ci-dessus le 23 août:




Citation (Talis)
Bien sûr qu’il y a eu des envies, des pensées des tentations mais jamais assez fortes.


Chez moi, pas du tout. Même pas l'ombre d'une pensée, ni, a fortiori, d'une envie.



Peut-être y-a-t'il là une gradation subtile dans la qualité de l'indifférence ? Et donc des signes à savoir repérer ?
Je ne sais...
 
Sablon
31 Aout 2020, 11:46
Citation (Sylvie)
... la valeur ... de sa découverte


Certainement.

C'est vrai aussi qu'il avait une façon très directe d'exprimer sa pensée, ce qui pouvait faire réagir vivement, j'imagine.



Ainsi: lors de cette conférence, il aborde la question de la rechute et il a cette phrase, à 42' 30":

Citation
je ne peux pas rechuter parce que je n'en ai pas envie


Je dois reconnaitre que quand j'ai entendu cette phrase, je l'ai trouvée fort présomptueuse.

Mais, après avoir entendu toute la conférence et les passages que j'évoquais dans mon post précédent, je crois avoir mieux compris ce qu'il voulait dire et, même, en réfléchissant en extension à mon cas personnel, je me suis rendu compte que cette phrase, que j'avais trouvée gonflée au premier abord, he bien je pouvais précisément ... me l'appliquer à moi-même.

En effet, pour le moment je ne me sens pas du tout à risque de rechuter, parce que, d'abord, l'alcool ne me dit plus rien, même lorsque j'y suis confronté, mais surtout, comme Ameisen, parce que je n'ai nulle envie de rechuter, je ne veux absolument pas revivre l'enfer qu'était devenu ma vie. Bref, je vis ce qu'il vivait il y a dix ans, goûtant pleinement le confort et la sérénité qu'apporte cette situation enviable et, dois-je le dire quand je me retourne sur mon passé, pour ainsi dire inespérée.


Donc je comprends bien ce qu'Ameisen décrit pour avoir, en fait, suivi le même chemin que lui: début du traitement après sevrage, montée progressive en dosage puis atteinte du seuil après quelques semaines, puis dose d'entretien, puis passent les semaines, les mois, maintenant les années et... toujours loin de l'alcool.



Oui, je vois bien que d'autres ici suivent d'autres chemins, d'autres manières d'utiliser le traitement, fondés sur d'autres objectifs j'imagine, mais je dois dire que je n'en suis guères convaincu, vu le nombre de rechutes qu'on lit sur le forum ou bien les durées, en mois voire même en années, avant que d'arriver, peut-être, à un résultat plus ou moins satisfaisant et stable.

Tel semble être le cas de notre ami qui s'exprime ci-dessus. Je mets son agressivité au compte de son désarroi.

Il ne semble pas vraiment comprendre l'expérience que décrit Ameisen, et que je vis également, en la qualifiant d'"abstinence forcée".
C'est à n'avoir rien compris au traitement et à sa singularité.
 
Sablon
30 Aout 2020, 17:55

L'ayant connu à cette époque, je confirme: on ne le voyait pas consommer d'alcool.



Effectivement.

Il le dit d'ailleurs explicitement lors d'une conférence de 2010 (organisée par l'asso derrière ce forum ?) que l'on trouve sur dailymotion.

Il dit clairement, en 2010 donc, qu'il ne prend plus d'alcool depuis des années, que pour lui l'alcool c'est quelque chose "d'oublié" et que s'il prend encore du baclofène, étonnament à des doses très variables, selon les jours, c'est plutôt pour le bien-être que cela lui apporte que pour une question d'alcool.


J'ai pour partie le même ressenti, sinon sur le dernier point: personellemennt je ne sens pas que le baclofène m'apporte du bien-être. L'assertion d'Ameisen me laisse donc dubitatif. Le bien-être, pour moi, c'est de ne plus boire !


Bref, que ce soit à la leture du livre il y a quelques mois ou à l'écoute de cette conférence récemment, je trouve que certains, ici, lui font parfois dire parfois le contraire de ce qu'il écrivit et donc, aussi, de cde qu'il disait publiquement.
 
Sablon
25 Aout 2020, 12:29
Bonjour Shirley


Je pense que cela fait déjà 4 ans que je n'ai pas touché à une seule goutte et je n'en ai plus du tout envie du coup .. Aucune frustration, rien .. NIET



Moi cela fait déjà deux ans et mon ressenti est le même.




Avec le temps, c'est tellement bon de vivre sans addiction. (…) Je dois garder cette règle dans ma tête à vie, ne plus jamais goutter à une seule goutte de ce poison.


C’est tellement vrai ce que tu dis là. Et c’est probablement la véritable clé d’une réussite à long terme.



Toutes mes félicitations Shirley, 4 ans sans alcool c'est juste WHOUAAAA !


En fait, pour ce qui me concerne, je ne dirais même pas ça pour mes 2 ans.
Mon cerveau réagit tellement bien au baclofène que je ne me rends même pas compte que je ne bois plus. L’alcool n’existe plus pour moi, voilà tout.

Donc je ne ressens pas cela comme WHOUAAA comme tu dis.


Bonne journée
 
Sablon
23 Aout 2020, 13:57
Citation (Talis)
Sur les + d'un an maintenant, aucun craving, aucune pulsion, pas de rechute, même devant une bouteille ouverte, même chez moi, le vin ouvert reste au frais et aucune difficulté à en proposer ou à en acheter.


En novembre, chez moi, cela fera deux ans. He bien je décrirais pareil, à un (petit ?) détail près :

Citation (Talis)
Bien sûr qu’il y a eu des envies, des pensées des tentations mais jamais assez fortes.


Chez moi, pas du tout. Même pas l'ombre d'une pensée, ni, a fortiori, d'une envie.


Très confortable comme traitement,quand les EI du début ont disparu.
 
Sablon
23 Aout 2020, 13:52
Citation (Gaday)
Si vous ne décidez pas d en sortir quelque soit le traitement il ne marchera pas !
Vouloir croire en la solution miracle qui vous sortira de votre problème ne suffira jamais.

Tant que vous ne voudrez pas réellement vous en sortir vous resterez tout comme moi alcoolique oui c est ce que je suis


Je partage pleinement ce point de vue. Baclofène ou tout autre approche, ça ne marchera pas sans acceptation de son état et décision radicale.

Je crois que c'est aussi l'idée que défendent les alcooliques anonymes, que la première étape vers la libération c'est l'acceptation lucide, pleine et entière, de son état d'alcoolique.


PS

Il n'est pas très utile, je trouve, d'injurier ceux qui expriment des idées qui nous déplaisent.
Mais bon, souvenons-nous que nous sommess entre alcooliques et on sait que la violence va souvent de pair chez nous avec la frustration et le déni.

-
 
Sablon
20 Aout 2020, 17:53

Nous avons opté pour des commandes aux mains. Accélérateur au volant (main gauche) et frein à la main droite.
En effet, il est préférable d'anticiper un problème au pied gauche, qui est diabétique, dit « de Charcot », avec déjà une perte de sensibilité.



J'ai peut-être pas bien compris désolé: tu commandes une voiture adaptée à un potentiel (non certain) handicap futur ???
Ce serait original !

Ceci dit, soigne-toi bien : ton message m'a remis en mémoire le triste destin de mon père, diabétique mal contrôlé (de sa faute) et quand la médecine a dû commencer à le charcuter, cela n'a plus arrêter, petit bout par petit bout... jusqu'au décès...

Ne sois pas négligent, comme il le fut.
 
Sablon
20 Aout 2020, 17:43

je viens donc de lire ton fil...quel succès ! tu vas à l'essentiel (...)


C'est surtout que je n'avais plus le choix: c'était ça ou la case prison.
 
Sablon
09 Aout 2020, 11:38

Dis moi si j'ai bien lu: tu prends un peu plus de 40 comprimés/jour et tu ne vois pas de médecin?

Cela me parait tellement invraisemblable que j'ai même du mal à le croire...


Avec des comprimés de 25 mg et le plus haut conditionnement (50 comprimés), cela fait 12 boites par mois.

Sans médecin, donc sans ordonnance, je ne vois même pas comment cela serait possible. A moins que notre ami ne soit chimiste et ne synthétise lui-même, dans son petit labo domestique, ce dont il a besoin

De plus, sans ordonnance, pas de remboursement. J'ai donc du mal à comprendre la problématique financière décrite par notre ami.

Commande sur internet ? Outre le danger, on en revient au point précédent.


En conclusion, effectivement, cela paraît difficilement crédible.


Mais on voit parfois de telles choses sur ce forum.

Il y a quelque mois j'avais réagi sur un truc que je trouvais vraiment aberrant. Il faudrait que je retrouve ce dont il s'agissait. J'ai oublié.
 
Sablon
06 Aout 2020, 12:09
Bonjour.

J'ai regardé ton parcours.

J'aurais bien quelques commentaires à faire car à mon sens tu t'y prends mal, ce qui entraîne ta situation actuelle, peu satisfaisante.

Cependant, je ne veux pas m'imposer: à toi de me dire (ou pas) si mon avis t'intérèsse et, dans l'affirmative, si tu le préfères discret (en mp) ou sur ton fil.

Bàt.
 
Sablon
05 Aout 2020, 18:25
Fin de la période "permis probatoire".

Je récupère pleinement mon permis de conduire.

Qui aurait jamais osé parier là dessus il y a deux ans ? Même pas moi dans mes rêves !

Que de chemin parcouru ! Quelle résurgence des "profondeurs" !

Je nous félicite.
 
Sablon
29 Mars 2020, 12:44


C'est vrai qu'il avait son caractère, mais chacun a le sien.


Je ne fais pas de jugement de valeur sur sa personne. Je n'aime pas les jugements de valeur sur les personnes.

Je fais part du malaise que, personnellement, j'ai ressenti à la lecture de certains passages de son autobiographie. Je trouve que s'y dessine en creux l'image d'une personnalité très égocentrée, et peu soucieuse du ressenti d'autrui. Si tel était son cas, alors sans doute je n'aurais guère apprécié le personnage irl.

Je pense par exemple à l'épisode de la maladie de son père. La situation est desespérée, malgré le médecin qui le soigne, malgré la présence de son frère, de sa soeur, tous deux brillants médecins également. O.A. débarque de NY et d'un coup trouve la solution. Malgré la réticence des trois, il parvient à imposer sa solution. Et son père vivra encore plus d'un an !

Je pense également à l'épisode Philippe Coumel, assez révélateur à mes yeux.

Ceci dit, je lui suis reconnaissant: sans lui où serais-je aujourd'hui ?



Je me pose cependant une question lourde de sens: son caractère n'a-t-il pas eu une influence sur la (non)-reconnaissance du traitement ?
 
Sablon
19 Mars 2020, 15:11
c est vrai que c est flippant, moi qui suis <<fraichement>> indifferent, je me pose la question; soit, de rester abstinent,ou se permettre qq verres dans la semaine, ca permet,au moins, de savoir ou l on en est, vis a vis du craving
(...)


Ameisen avait attendu 15 mois avant de se réexposer à l'alcool, pas parce qu'il en avait envie, mais davantage par souci scientifique, pour voir ce qui se passerait... Il a été fixé, on en a parlé supra.

Personnellement, j'ai dépassé le cap des 15 mois récemment. J'étais allé aussi loin que lui dans mon alcoolisme: lui, c'est avec l'ordre des médecins à NY qu'il avait à se battre pour se conserver, moi avec la justice.

Il ne me viendrait pas à l'esprit de reconsommer: je n'ai vraiment aucune - mais vraiment aucune - envie de connaitre à nouveau l'enfer qu'était devenu ma vie. Jamais plus ça !

Et c'est cela qu'il y a de remarquable avec le baclofène, ce qu'Ameisen décrit comme del'indifférence et qui est tout à fait ce que je ressens aussi. Jamais je n'ai réussi dans l'abstinence. Mon record: 3 semaines,. Malgré les flics, malgré les juges...
Avec le baclofène, on ne doit même plus vivre dans l'abstinence, puisque l'alcool n'existe tout simplement plus pour notre cerveau.

Fini, l'oasis à la mare empoisonnée, au milieu du désert, pour reprendre la belle métaphore d'Ameisen.

Donc à toi de voir... Pour moi c'est clair: ne pas rechuter est mon seul objectif.
 
Sablon
18 Mars 2020, 9:07
Je suis à 120 je continue à monter craving toujours présent


En tout cas, je serais à ta place (plaise à dieu que cela ne m'arrive pas ! ), c'est la démarche que je suivrais.

Cette méthode, elle a bien marché pour Ameisen dans un de ses tests volontaires.

Chroniquement à 120 mg de baclo, abstinent depuis 15 mois, il teste une alcoolisation relativement importante, 5 vodka-tonic en 6 heures (c'est pas une cuite non plus !).

Le problème survient le lendemain. Survenue d'un craving. Une prise supplémentaire de 40 mg permet de le contrôler. 7 heures plus tard, rebelote: craving.

Finalement c'est un passage à 180 mg qui lui permet de reprendre le contrôle.

Malheureusement, Ameisen ne relate pas combien de temps il est resté à cette dose accrue de 50 % par rapport à sa dose chronique de 15 mois pour reprendre ce contrôle et le reconsolider.

Quoi qu'il en soit, l'expérience est illustrative, je trouve: le retour du craving paraît bien toujours là, tapi dans l'ombre, pas très loin...


Courage et tiens nous au courant.
 
Sablon
16 Mars 2020, 18:40
oui ça y est j'ai eu mon 1er RDV ! tout s'est passé très vite ! J'ai contacté le docteur lundi, RDV donné pour mardi 16h ! Du fait du virus qui traîne en ce moment, il m'a proposé un RDV téléphonique, c'est peut être pour ça que j'ai pu avoir un RDV si rapidement ?
Donc je ne devrais pas tarder à recevoir mon ordonnance par voie postale ... Par contre, il m'a conseillé de commencer par 1 seul médicament, et d'augmenter tous les 3 jours, de cette manière au bout de 6 jours je serais à 10 le matin, 10 le midi et 10 le soir. J'espère recevoir l'ordonnance avant le week end, ça me permettra de tester tranquillement à la maison ...



Je serais à ta place, je fuirais ce genre de "médecin".

Prescrire d'emblée un traitement au baclofène à un patient que l'on n'a jamais vu, avec qui l'on a juste eu une discussion téléphonique, sans autre examen d'aucune sorte... et le laisser gérer l'instauration du traitement sans suivi...

Tu es sûr qu'il a un vrai diplôme de médecine ?

Bon, ce n'est que mon avis, mais à tout le moins je solliceterais un second avis auprès d'un autre médecin.
 
Sablon
16 Mars 2020, 18:13
Olivier Ameisen, le médecin qui a élaboré et testé sur lui-même le premier protocole de traitement de l'aloccolisme avec le baclofène, attirait l'attention sur ce point dans son livre: quand on se réexpose à l'alcool, le retour du craving n'est jamais bien loin. Et donc la rechute.


D'après ce que tu décris, c'est ce mécanisme qui est en jeu chez toi.

Ameisen l'avait contré en augmentant le dosage du baclo.


Je parle de cela, suite à la lecture du livre, dans un fil récent: Note de lecture : le dernier verre (O. Ameisen)

Tu peux essayer cette méthode Ameisen et nous rapporter le résultat.

Courage à toi.
 
Sablon
14 Mars 2020, 18:04

L'ayant connu à cette époque,...


Le livre parle en réalité assez peu du baclofène. C'est surtout l'autobiographie d'un parcours d'alcoolique, parcours somme toute relativement banal: on peut donc s'y retrouver aisément.


Le bonhomme était un drôle de spécimen, je trouve.


Je ne sais si je l'aurais apprécié, humainement parlant.
 
Sablon
06 Mars 2020, 13:10
PAGE 295...

Aujourd'hui,je ne me suis jamais senti aussi bien.

le baclofene m'avais permis de dépasser la dépendance et la vulnérabilité.


Tout à fait.

Ceci aussi qu'il écrit, p.265

    "Un ex-alcoolique, ou un ex-dépendant en général, c'est quelqu'un qui pratique l'abstinence. Or je n'étais ni "abstinent" ni "sobre" au sens habituel; il ne s'agit pas pour moi d'éviter de boire: j'étais devenu complètement et naturellement indifférent à l'alcool."


C'est exactement comme cela que je décrirais aussi mon expérience.
 
Sablon
05 Mars 2020, 11:22
Bonjour.

Il vaut toujours mieux revenir directement aux sources des choses, parce qu'avec le temps tout se déforme et finit par ne plus correspondre à la réalité...

En l'occurence, pour le baclofène et l'alcool, au docteur O. Ameisen.


Je viens de terminer la lecture de son livre "le dernier verre", dans l'édition de poche (pour la pagination infra).


Je dois reconnaitre que je suis étonné par le nombre de forumeurs qui semblent continuer à consommer régulièrement. Beaucoup reviennent épisodiquement témoigner de leur rechute.

En vrai dans mon cas - que je ne veux pas détailler sur un forum- la question ne se pose pas: vu certaines conséquences de mon alcoolisme, à un moment donné de ma vie, le choix m'a été imposé par la justice: l'arrêt complet ou la prison.


Ameisen semble être la source de cette idée qu'avec le baclofène on peut continuer à consommer régulièrement de l'alcool, malgré son passé alcoolique.



Qu'en est-il précisément dans son livre ?

La question est abordée à la page 293.

En mai 2005, après 16 mois totalement sobre, il se pose la question de savoir s'il est toujours vulnérable à l'alcool ou pas.

En scientifique, il se propose alors de tester 3 scénarios sur lui même:

    - boire 3 gin-tonic en quelques heures, toujours sous ses 120 mg habituels de baclo. Pas de problème le lendemain ni les jours suivants.

    - boire 5 vodka-tonic en 6 heures. Problème: le lendemain, survenue d'un craving, maitrisé par 40 mg de baclo supplémentaire. 7 heures plus tard, de nouveau un craving. Conclusion: réactivation l'addiction et passage à 180 mg pour reprendre le contrôle.

    - anticiper une consommation importante (60 cl de scotch) en augmentant préventivement la dose de baclo et en maintenant cette dose accrue plusieurs jours. Pas de souci particulier.


La conclusion semble évidente: le retour de l'addiction n'est jamais loin, même s'il paraît possible de gérer la situation par des augmentations sensibles anticipées de baclofène.


La conclusion qu'en a tiré Ameisen pour lui-même: une consommation très exceptionnelle:

    "Depuis, je ne bois que rarement, essentiellement lors de fêtes. Etant donné les quantités d'alcool que j'ai infligée à mon corps durant ma maladie, je préfère ne pas boire du tout, puisque cela ne me demande aucun effort. (p. 294)"


Bien à vous.

Jean
 
Sablon
05 Janvier 2020, 14:46
B

Je travaille à plein temps, job qui me demande toutes mes capacités cognitives. Et je suis un peu inquiète aussi.




Le baclofène a un impact non négligeable sur des capacités cognitives. Il faut le savoir. Désolé de te le dire.

Chez moi, cet aspect a été et est suivi et évalué tout au long de mon traitement, par la réalisation régulière de tests psycho. L'impact négatif a été important, en fonction de l'augmentation du dosage.

Point positif, cela est réversible: la situation s'améliore avec la diminution progressive des doses.
 
Sablon
05 Janvier 2020, 14:33
Des fêtes sans souci.

La grande nouveauté, c'est que les discussions et le comportement des gens alcoolisés, en fin de soirée/repas, me sont devenus insupportables. Dire que j'étais de cet acabit jadis!


Observer des alcooliques en pleine mouise me revigore.

Ne le comprenez pas mal: ce n'est pas que le triste état où ils sont me réjouisse, c'est que cette vision me fait bien réaliser l'ampleur du chemin que j'ai parcouru et combien je peux m'en féliciter.
 
Sablon
09 Décembre 2019, 11:48
toujours pas compris l'intérêt..
Y a t'il vraiment des gens qui suivent le mouvement du mois sans ceci sans cela ?
C'est comme les journées.
la journée de la pâte à tartiner, la journée des raclettes sans patates, la journée des chaussettes bleues et des string verts, la journée de ci, la journée de là....


Je trouve étonnant ce genre de réaction sur un forum d'entraide pour sortir de l'alcoolisme.

On sait bien qu'un des problèmes majeurs dans les addictions, c'est le déni, le "j'ai pas de problème, je gère".

Ce type de sollicitation (mois sans substance) permet à certains de se rendre compte que ce n'est pas si évident.

C'est donc une bonne chose, et le lobby de l'alcool ne s'y trompe pas !
 
Sablon
29 Novembre 2019, 12:53
J'ai fait les frais d'une insuffisance rénale passagère, en cumulant les EI de plusieurs médicaments (baclo, Lyrica, ...).
J'ai fameusement morflé au point d'être hospitalisé une paire de semaines.

Il fut un temps où je préconisais, à qui voulait l'entendre, qu'il fallait d'abord s'assurer du bon fonctionnement des reins avant de prendre du baclofène.
Mon médecin demande d'ailleurs d'abord un bilan sanguin avant de prescrire le baclo...


J'en ai discuté hier avec mon médecin référent (légal).

Ce qu'il en dit est que l'exemple des insuffisants rénaux montre, pour les personnes non insuffisantes, que la toxicité du baclofène augmente sensiblement ave l'augmentation des doses, sans doute de façon non linéaire.

D'ailleurs, dit-il, cela est maintenant bien démontré par une étude française récente. Et si l'on consomme encore de l'alcool concomitamment, il est plus que probable que les toxicités respectives de l'un et de l'autre s'additionnent ou, pire, se multiplient.


PS: votre vidéo m'avait bien aidé à comprendre le traitement il y a un an.
 
Sablon
19 Novembre 2019, 18:06
"Lorsqu'un patient présentant une insuffisance rénale présente une confusion à l'hôpital, le baclofène doit être considéré comme un coupable lors de la révision de sa liste de médicaments."

Cela parait logique.

On sait que le baclofène a un effet non négligeable sur les fonctions cognitives.

Cela est évalué dans le centre qui me suit. Je suis monté à 160 mg en 2 mois, j'y suis resté 4 mois puis je descends de 10 mg par mois. J'en suis à 90.

J'ai passé une batterie de test psycho avant traitement, à 6 mois (avant de diminuer) et, récemment, à 12 mois .

Les résultats étaient nets: dégradation sensible à 6 mois (concentration, rapidité, abstraction), récupération, partielle, en cours à 12 mois. C'est dose-dépendant selon le centre et on récupère bien quand on peut arrêter le traitement.


Comme le baclofène n'est pas transformé dans l'organisme mais éliminé tel quel dans l'urine, il va donc s'accumuler chez des patients insuffisants rénaux et l'effet délétère sur la cognition pourra être important (confusion).

Logique, donc.
 
Sablon
19 Novembre 2019, 12:29
Un an.
 
Sablon
18 Mai 2019, 20:34
Endiguement consolidé, à ce que je peux en juger.

Le médecin qui m'a été imposé avait donc raison, à bien regarder sur le semestre écoulé: l'alcool ne fait plus partie de mon univers mental.

A dire vrai, c'en est à un point tel que j'en avais même oublié que j'avais jadis narré ici mes premiers pas la tête hors de l'eau.


Hier soir, une émission radio (france inter) m'a rappelé votre bon souvenir.

Un membre de votre association y était d'ailleurs convié à s'exprimer en réponse à des auditeurs et j'ai trouvé son propos très juste et très posé.

Félicitation à lui.
 
Sablon
02 Décembre 2018, 15:15
Endiguement opéré, à ce que je peux en juger.

Le médecin qui m'est imposé se montre optimiste. Mais il faut consolider, dit-il : l'ennemi est vicieux et têtu.

Auriez-vous fermé toutes les vannes, colmaté toutes les brèches apparentes, pompé tout reliquat, il demeure toujours là, embusqué, à guetter en douce, et il lui reste son arme secrète et redoutable: sa force de capillarité qui profitera de toute porosité qu'il trouvera dans votre être.

À paraphraser le discours dudit représentant hippocratique : le baclofène m'a mis au sec, certes, mais que je n'aille surtout pas croire qu'il m'ait rendu imperméable...

“Le destin mêle les cartes et nous jouons.” [Schopenhauer]

Post-scriptum
Un grand merci pour la video pharmacocinétique. Elle m'a aidé à mieux comprendre le traitement. Sans doute m'a-t-elle fait gagner du temps.
 
Sablon
04 Octobre 2018, 13:12
Sans doute me suis-je mal exprimé, veuillez m'en excuser.


Je veux dire ceci: si je veux me sortir de cette merde, c'est en moi que cela réside et sur moi seul que je dois travailler.

Je peux toujours trouver cent excuses, alibi ou causes extérieures pour expliquer ma situation. Nous sommes habiles à ce jeu: mon patron est un abruti, mes parents sont des nazes, mon épouse ne comprend rien à rien, mon médecin est à côté de la plaque, la vie ne m'a pas gâté, la justice se montre... injuste, l'état fait tout pour me maintenir la tête sous l'eau (sic) et j'en passe.

On peut discuter de chacun de ces points. Mais en quoi est-ce utile ? A les supposer vrais, en quoi le démontrer m'aidera-t-il dans mon combat ? Je ne peux rien y changer. Au contraire, cette rumination m’entraînera encore plus à m'apitoyer sur mon sort, à me victimiser, bref à trouver raison pour reboire un bon coup.


C'est ce cercle vicieux que je veux briser.
 
Sablon
30 Septembre 2018, 18:48
Comme un déluge dévastant Uruk et Lagash, mais lent celui-ci, l'alcool s'est répandu dans les plaines de mon existence. Envahissement progressif, certes, mais précisément si insidieux que jamais je n'envisageai d'assembler aucune arche-réceptacle. Tout juste ai-je eu, sur le tard, le réflexe de gagner un tell salvateur où je me tiens aujourd'hui, délabré et transi. Je ne suis pas mort, noyé dans la vase. Vomitorium. C’est déjà cela.


De cette hauteur, il ne me reste qu’à contempler, penaud, la Maremme amère que c'est devenu : comment vais-je pouvoir l'assécher ? Le drainage paraît tâche de titan.


D'abord endiguer ce flux entrant ! Rôle assigné au baclofène. Je n'y suis pas encore. Le barrage reste à consolider.
 
Sablon
23 Septembre 2018, 18:27
Merci pour vos soutiens.


Une phrase d'un intervenant me laisse dubitatif.


Citation
l'Etat est complice, tout en t'envoyant en prison.
La loi n'est pas juste.



Ce n'est pas vraiment ma perception des choses. L'Etat n'a rien à voir dans mon alcoolisme, selon moi,ni personne d'ailleurs: je ne peux m'en prendre qu'à moi-même. C'est moi qui bois et je n'ai pas souvenir que rien ni personne ne m'ait jamais contraint de boire.


Je ne saisis donc pas bien la notion de complicité de l'état. A moins de considérer qu'il lui faudrait être prohibitionniste ? Je ne suis guère partisan de cela.



Quant à l'idée qu'il m'envoie en prison (avec sursis) et que la loi ne serait pas juste... bof...

Je ne suis pas de ceux qui pensent que mon alcoolisme excuserait ou atténuerait en quoi que ce soit les délits (incontestables) que j'ai commis sous influence et m'ont valu de connaître les joyeusetés de la justice pénale et de ses procédures. Je ne les ai ni niés ni minimisés en audience.

Et j'ai trouvé la loi juste (quant à la qualification et à la répression des faits) et la justice humaine dans la peine (sursis et contrainte de soin comme dernière chance avant la prison).
 
Sablon
20 Septembre 2018, 10:00
L'alcool, bousilleur de mon être-là, au monde. Quel monde, d'ailleurs ? Un im-monde advenu ?


Que lui a-t-il donc laissé d'authenticité augurale? Je ne sais, je ne sais même pas s'il en reste et, dans l'affirmative, si ce « reste à charge » suffira à lui trouver quelque parcelle, abritée, au rebâti. Sans doute est-il prématuré de chercher une éclaircie, une clairière.


Les murs, parois, bornes et clôtures de ma demeure, tout ce qui en faisait la limite constituante, se sont délabrés, avilis.


Et rétrécis ! L'à-portée-de-la-main à peu près réduit à ses acquêts, toutes ces bouteilles dont je remplissais.tous ces verres répétés, mon unique sous-la-main (d)échéant, limitation drastique de mon en-vue, de ma préoccupation.


Peut-on retisser les fils d'un destinal à ce point décousu, effiloché — lambeaux et loques ? A voir.
 
Sablon
16 Septembre 2018, 17:32
Je me lance: je lis ce forum depuis quelque temps déjà et j'ai décidé de m'inscrire et de me présenter car voilà, si tout va bien, je devrais débuter le baclofène demain lundi. Le médecin doit encore donner son aval après évaluation. Mais je pense que la situation s'y prête maintenant.


J'ai un parcours tristement banal. L'alcool a bousillé ma vie, tout simplement: travail, famille, patrie. Il m'a fait côtoyer la maréchaussée et les hommes de robe, aussi: il s'en est fallu de vraiment peu qu'il ne me fasse connaître les barreaux des geôles. Oiseau de mauvais augure, un sursis plane toujours au-dessus de ma tête.


Je n'ai plus le choix. Mais je ne le prends plus comme une contrainte. C'est déjà cela et c'est énorme, quand je regarde en arrière.
 



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