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Marybelle
11 Mai 2019, 19:03
Bonjour à tous !

Je reviens vers vous plus heureuse que jamais, : j’ai atteint l’indifference à 180mg !!! Je suis complètement libérée des pulsions, pensées etc...
Comme la plupart des témoignages que j’ai pu lire, quand l’indifference arrive, et bien... elle arrive, voila... Pas de celebration, pas d’explosion de joie, on ne fait pas peter le champagne (😉), non... On l’accueille avec humilité respect, et sérénité. C’est un sentiment un peu étrange. Pendant un moment, j’évitais presque les lieux et situations avec de l’alcool, de peur que mes pulsions reprennent, mais maintenant je peux voir de la bière dans mon frigo, du vin à table ou sortir avec des gens alcoolisés, ça ne me fait rien.

Je me suis autorisée une verre de vin, occasionnellement, ici et là, juste pour le plaisir et l’experience que cela fait d’être saine. De ne pas boire le premier verre le plus vite possible, et de se ruer ensuite sur toutes les boissons alcoolisées jusqu’au black out... De se réveiller en pleine forme, sans remord mais surtout sans pulsion ni pensée...

Je trouve qu’être saine c’est vraiment genial ! Mais je sais aussi que je prix à payer pour rester saine c’est de rester sous Baclofène et je n’en ai vraiment pas envie.

Je préfère vivre une vie sans alcool et sans baclofène. Je sais que c’est possible, à condition de ne plus avoir ces pulsions. Alors je me demandais...

1/ Si je descends le Baclo petit à petit sans plus jamais consommer d’alcool, y a-t-il un risque que les pulsions reviennent ?

2/ le protocol pour augmenter la dose de Baclo est très bien expliqué dans les document, mais je trouve presque rien sur le protocol de descente - est-ce le même, mais inversement? 10mg de mois tous les 3 jours?

Merci d’avance !

Mary
 
Marybelle
27 Février 2019, 20:49
Bonjour à tous !

Je reviens vers vous avec des nouvelles !

Le docteur conseillé par Sylvie m’a reçue et a accepté de m’aider. Il me prescrit d’abord 80mg mais acceptera sans doute de monter si besoin. En tous cas, les 80mg de ce Docteur combinés avec les 80mg de l’autre addicto, j’ai maintenant 160mg en tout.
Je suis montée à 140mg depuis 2 jours et j’ai l’impression que je tiens vraiment le bon bout. J’ai encore des envies de consommer, mais pas tous les jours et elles ne sont plus incontrôlables (comme avant). Et quand il y a consommation, je ne bois pas plus de 3 bière, parfois moins.

JM, merci pour ton mot sur la definition de l’alcoolisme - celle purement quantitative de l’OMS et la fameuse perte de contrôle de la consommation (qui me parle beaucoup plus)... Mais ce que je me demande, c’est - quelle est la différence entre celui qui va perdre le contrôle et celui qui le perdra jamais? Est-ce génétique? Est-ce environnemental? Je veux dire... J’ai des amis qui buvaient plus que moi et plus souvent que moi pendant nos années étudiantes et qui sont pourtant sortis indemnes et ne sont pas “tombés dans l’alcool” comme moi.

J’ai une autre question - j’ai comme l’impression que le craving est plus fort certains jours de la semaine - le vendredi soir et le samedi soir. Et si je réfléchis bien, ce sont ces jours là que mes consommations ont commencé il y a maintenant 20 ans (j’etais une ado), et c’est comme si c’etait ancré dans mon cerveau maintenant. Voyez vous de quoi je parle? Est-il possible d’être indifférent la semaine et pas le week-end? Ou bien... je n’ai tout simplement pas atteint ma dose seuil et je dois juste continuer à augmenter ?

Merci de m’avoir lue 😀

Mary
 
Marybelle
21 Janvier 2019, 14:43
Bonjour,

Nestle, merci pour tes encouragements. Plus j’avance et plus je trouve la question de l’abstinence interessante et tellement déstabilisante. On nous a tellement fait un lavage de cerveau en prônant l’abstinence comme seul et unique voie de secours, pour nous les malades de l’alcool. On nous a tellement rabâché qu’un malade alcoolique ne pourrait plus jamais être sain... Alors forcément un médicament comme le Baclofène qui bouscule toutes ces vieilles croyances, dérange la sphère bien pensante...

Pour ma part, mais c’est très personnel, l’alcool m’a tellement fait de mal, à moi mais aussi à de nombreuses personnes autour de moi, que j’aimerais le rayer de ma vie, complètement (j’en suis encore très loin). Encore une fois, c’est très personnel et je suis super heureuse de lire vos témoignages qui disent que vous pouvez savourez un verre ou deux, de temps en temps, c’est miraculeux...

Merci Sylvie - je t’ai transféré mon dernier message envoyé à Karine en MP. Tout à fait d’accord avec toi - mon addicto ne se mouille pas. C’est tellement frustrant. Elle me donne l’impression qu’elle n’a pas envie de me rendre la tâche plus facile... Je lui démontre par A+B que plus j’augmente les doses, plus le craving diminue, elle est ravie mais elle pense que ma volonté doit faire le reste... C’est rageant, mais je préfère garder mon énergie pour ma guérison.

A bientôt !

Mary
 
Marybelle
19 Janvier 2019, 14:48
Bonjour les amis,

Je n’ai pas posté de la semaine, mais je ne lâche rien. Malheureusement le docteur que j’ai contacté ne prend plus de nouveaux patients (retraite imminente) mais je suis optimiste quant à la base de donnée de Sylvie et Karine, je vais continuer ma chasse au prescripteurs....

Entre temps, j’ai supplié mon addicto d’augmenter la dose (avec toute la documentation possible et inimaginable à l’appui) et elle a accepté de me prescrire 2x comprimés hors AMM, et ce sera sa limite. Je suis donc à 100mg (20mg à 13h, 30mg à 15h et 50 à 17h). J’avoue que ça cogne un peu, au niveau des EI, mais toujours pas d’indifference pour moi.

Mes consommations baissent avec même des jours sans alcolisation - j’ai lu plusieurs fois sur le forum que ne pas boire d’alcool “aide” le mèdicament à agir, alors j’essaye vraiment de mettre toutes mes chances de mon côté, même si cela passe par se faire violence. C’est d’ailleurs ce gros effort qui me fait dire que l’indifference n’est pas là...

Je n’ai toujours pas fait la démarche de demander la suppression de mon DP, mais c’est sur ma liste !

Sinon, je voulais dire, ce forum est genialissime et m’est d’une grande aide... Plus que je ne puisse l’expimer...

A bientôt !

Mary
 
Marybelle
13 Janvier 2019, 19:43
Bonjour Nestlé - pour la honte, j’ai hâte d’en arriver là !
Et pour mon mari, ah oui en effet, je n’y avais pas pensé... mais mon premier recours sera les 2 ordonnances.

Sylvie, ah oui, le MP... Je ne me souviens pas d’avoir donné mon accord pour en ouvrir un, mais dans le doute je vais me rendre dans une pharmacie et verifier et si besoin, demander de le fermer.
 
Marybelle
13 Janvier 2019, 9:44
Bonjour et merci pour tous vos messages d’accueil et vos conseils !

Ah ça l’envie de m’en sortir, elle est la oui...
Et pourtant, pendant (trop) longtemps la honte m’a empêchée de demander de l’aide.

J’ai la chance de travailler, je suis mariée à un homme qui me soutient dans ma démarche et j’ai deux magnifiques enfants en bas age. Alors la question est pourquoi/ comment suis-je “tombée dans l’alcool”?? Tout d’abord, j’y ai été exposée très tôt. Mon père étant alcoolique, l’alcool faisait parti du quotidien chez nous et enfant, j’ai bu de l’alcool régulièrement. Puis adolescente en pension, je me souviens des sorties alcoolisées presque tous les weekends. En études supérieures, cela a continué, avec une consommation toujours plus fréquente et accrue. J’ai ensuite débuté ma carrière en Angleterre et forcement je me suis bien intégrée à leur fameuse “culture pub” et même pratiqué le “binge drinking”.
Et puis sournoisement, l’alcool s’est installé chez moi au quotidien, le soir. L’alcool anxiolytique, l’alcool remède à mon stress, l’alcool qui m’aide à gérer mes emotions et finalement un alcool dont je ne peux plus me passer, même si j’essaye. Je bois facilement une bouteille de vin et 4-5 bière tous les soirs. Les seules fois ou j’ai trouvé la force de l’abstinence étaient pour mes 2 grossesses.
Devant mon incapacité à arrêter de boire et la force de ces pulsions, il m’a paru evident que je devais réagir si je ne voulais pas infliger à mes enfants la souffrance d’avoir un parent alcoolique. Et me voila :-)

Pour mon problème de limitation de baclofene, je vois deux solutions possibles -
1/ je contacte l’autre médecin et comme Sylvie le dit je fais 2 ordonnances/ 2 pharmacies (en prenant soin d’effacer mon DMP (me croirez-vous, je ne connaissais même pas l’existence d’un tel dossier jusqu’à hier!! Merci!)
Et si ça ne marche pas, il me reste
2/ mon mari “joue le jeu”, et se fait prescrire du baclofene. Quand il m’a proposé cela, j’ai cru à une blague mais en fait c’est pas bête du tout...

Merci Sylvie pour le dosage, je vais essayer cela.

Mary
 
Marybelle
12 Janvier 2019, 9:04
Bonjour à tous,

Voila, je suis nouvelle sur le forum, même si je le parcours depuis des mois. J’admire l’intensité et la passion avec laquelle vous vous soutenez !

Je suis une femme de 34 ans et je suis alcoolique. Il y a trois mois, j’ai enfin eu le courage de passer le pas et de demander de l’aide. J’ai contacté le CAP de ma ville qui m’a reçue avec beaucoup de bienveillance. Je suis suivie par une infirmière, une medecin addictologue ainsi qu’une psychologue.

La médecin m’a prescrit du Baclofene à ma plus grande joie - enfin j’allais pouvoir connaitre l’indifference! Enfin j’allais pouvoir avoir une vie sans ces horribles pulsions et envies irrépressibles de boire! Enfin j’allais pouvoir guerir et retrouver ma liberté..

J’ai suivi le protocol prescrit par la médecin, augmenté de 10mg tous les 3 jours (effets secondaires très legers, quelle chance !), essayé au maximum de cibler les prises en fonction du craving et des pensées etc... Je dois dire que je pense vraiment commencer à ressentir les effets, les cravings sont moins violents, la consommation a l’air de diminuer, je suis heureuse et prends chaque victoire avec bonheur, mais voila. j’atteins la dose des 80mg et ma medecin de veut pas m’en prescrire plus, me disant que “les études montrent que les hautes doses ne marchent pas”... mon monde s’ecroule... Pour avoir parcouru vos fils, vos histoires, vos partages, je sais qu’elle a tord. Elle est soit ignorante soit de mauvaise foi.. En tous les cas, me voila avec cette horrible impression de me retrouver “seule” devant mon problème à nouveau.

J’ai deja envoyé un MP à Karine qui m’a très vite repondu, avec des conseils très judicieux ainsi qu’un contact de medecin pas loin de chez moi. je vais essayer !

J’ai tellement envie de guérir...

Merci d’avance de m’avoir lue!

Mary
 



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