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Bartleby
22 Juin 2019, 9:57
Bonjour D-Day,

Merci pour ces nouvelles. Effectivmeent tu fais tampon entre deux potes qui se haïssent, et ce n'est pas facile.

Je n'ai pas tout ton fil en tête ni ton dispositif en scène, mais sur ton dernier message, j'ai envie de te dire que tu n'es pas seulement l'auteur ou le metteur en scène de la pièce, tu en es surtout l'acteur principal. Un acteur qui a été sous l'emprise du toxipote mais qui a un nouvel assistant qui doit faire sa place. Mais c'est toi l'acteur et le rôle principal, en plus de tes autres fonctions d'auteur et de metteur en scène. Et pour revenir à César, rappelle toi de la "Zizanie", un des meilleurs Astérix, où le personnage odieux qui sème partout la zizanie (je ne sais plus son nom) atteignait même César :fsb2_yeah:

Moi, ce que je verrais bien dans ta pièce, c'est que la tête d'affiche — toi comme personnage— s'octroie régulièrement de sacrés monologues, où il s'interroge sur lui-même, sur les mécanismes mis en oeuvre lors des affrontements entre ses deux potes, sur l'emprise de toxipote, etc. En gros, un monologue sert toujours à faire le point, avant que l'action reparte. Je sais que toxipote se pointe le soir, mais pourquoi ? Comment ? Comme c'est quand même toi la tête d'affiche, il pourrait facile embaucher un spectopote, dont le rôle serait uniquement de l'observer, de lui rendre compte de ses observations, sans jamais faire part de ses observations aux autres personnages — en aparte, donc. Mais ces observations nourriraient les monologues...

Bon... J'ai un peu conscience que ma proposition est un peu idiote car tu la pratiques déjà sans doute déjà beaucoup (et encore un fois, je n'ai aps tout ton fil en tête), mais au cas où...

Bonne journée en tous cas.
 
Bartleby
21 Juin 2019, 21:23
Bonsoir D-day,

Où en es-tu ? Comment vont tes différents potes ?
 
Bartleby
21 Juin 2019, 21:05
Merci, Yann et Kor, pour vos messages.

Je suis d'accord avec tout ton message, Yann. Et notamment quand tu dis que la réalité n'est pas uniforme. C'est pour ça que j'avais tenté de relativiser mon message "noir" d'insomnie matinale.

De toute façon, je vais osciller un peu longtemps je crois entre le désespoir que procure le "réveil", l'absence d'anesthésie alcoolique, un désespoir qui résulte d'une prise de conscience de tout ce qu'on essayait de noyer d'alcool. C'est la fin du "je bois pour oublier que je bois", et ça fait mal, d'autant plus qu'il faut accepter parfois de faire de l'alcool un bouc émissaire alors que des causes externes semblent flagrantes. J'ai toujours eu du mal avec les dernières étapes du programme AA...

Je peux ce soir apporter un peu de réalité dans ma tentative de dire que tout n'est pas si noir tout le temps. Je viens de passer deux jours avec mon fils, qui est en vacances. Ni vacances, ni week-end, donc : deux jours "normaux", que j'ai laissés tels, et qui se sont bien passés. J'ai même réussi à faire un peu de musique (dans mon souci de lui montrer comment se passe un jour "normal" pour moi), et ça s'est bien passé : certaines difficultés de psychomotricité sont clairement de EI du baclo, ce que je savais mais que j'ai pu vérifier aujourd'hui que j'ai baissé le baclo.

Bref, je suis content de ces deux jours, de questions que mon fils ne m'avait jamais posées, qui me laissent penser que, dans son esprit d'enfant, il perçoit un mieux.

(En fait, plsu généralement, c'est dingue comme il est formidable, mon fils ;-)).

Pour l'alcool, c'est 2,2 UA (0,5 litre) en moyenne, mais pas l'ombre d'une indifférence. Il faudra bien que j'augmente le baclo, mais j'y vais sur la pointe des pieds, maintenant, et privilégie le travail sur la répartition et bien-sûr, Fais attention à ce les EI soient supportables. La musique me semble un bon indice.

Je suis passé de 3 à 5 cachets de Théralène (25 mg, donc, je ne crois pas que ce soit énorme) pour dormir, et je crois que c'est une bonne solution. Les mauvais effets des EI sont aussi accentués par le manque de sommeil. Des benzos aussi, aussi modérément et raisonnablement que je peux.

J'essaie surtout d'appliquer ce que j'ai tellement lu ici, voire dit moi-même : être tranquille, clément envers moi-même, et m'observer sans être trop sévère avec moi-mêem : enfin, j'essaie...

Bonne soirée.
 
Bartleby
21 Juin 2019, 20:33
OK, mais bon :fsb2_wink: ... Sans refaire les vieux débats antiques, la réalité est celle que l'on perçoit, non ? En tous cas celle dont dépend notre capacité au bonheur, non ? (Donc, moi, plutôt Platon, t'auras compris...). D'ailleurs K. Dick passe son temps à jouer là dessus.

(MP éventuels...)
 
Bartleby
21 Juin 2019, 20:19
Bonsoir Riquinita,

Je suis désolé de cette mauvaise nouvelle. Et je ne peux malheureusement pas aider pour tout ce qui est administratif.
C'est peut-être déplacé, mais j'ai envie de te dire que l'essentiel, pour l'instant, ce sont les soins pour ton fils. Et j'ai quand même l'impression que tout ça est pris en charge, non ?

Bonne soirée à toi.
 
Bartleby
21 Juin 2019, 20:07
Bravo Yann, elle est très belle celle-là (même si je cherche encore à la comprendre vraiment). Vive K. Dick !
 
Bartleby
21 Juin 2019, 20:05
Bonsoir Pascal.

Toutes mes félicitations !
 
Bartleby
19 Juin 2019, 12:28
Merci Kor, pour ton message. Comme je le disais, je fais au mieux. L'humeur va et vient, mais je ne perds pas de vue la direction à prendre !
 
Bartleby
19 Juin 2019, 12:24
Bonjour Riquinita,

Toutes les nouvelles que tu donnes de ton fils sont pour moi de bonnes nouvelles : sa "feuille de route" est précise pour les soins, les problèmes administratifs semblent pris en charge. Il me semble, vu d'ici, que c'est une bonne solution. Je pense que tu peux être rassurée, et que ce doit être un grand soulagement pour toi.

Pour la maison, je suis bien incompétent pour te dire... Dire qu'il y a des travaux à faire est un classique pour faire baisser les prix. Il faut voir le prix du marché, l'urgence qu'il y a à vendre, etc. Et puis tenter d'avoir d'autres avis que celui de l'agent immobilier qui met en vente, si c'est possible. Je ne doute pas que vous ferez au mieux.

Bonne journée à toi.
 
Bartleby
18 Juin 2019, 20:59
Bonsoir.

Merci beaucoup Sylvie, Riquinita, Yann et Therena pour vos messages, qui m'aident beaucoup et me font chaud au coeur, vraiment. Je voulais vous rassurer, en vous disant que j'ai passé une assez bonne journée.

Je ne vais pas dire que mon message noir de ce matin ne reflétait pas la réalité : c'est ma réalité des nuits courtes, celle des jours/des moments où ça ne va pas. Une réalité dont je ne sais pas l'importance qu'elle a, dont je ne sais pas — pudeur et/ou sentiment d'inutilité — s'il faut la dire ou non. Une réalité en tous cas à laquelle j'essaie de ne pas accorder trop d'importance, parce que ça ne sert à rien. Je préfère m'accrocher à une autre réalité, faite d'espoir, parce que même si elle n'est écrite qu'au futur c'est elle qui importe, et que tout ce qui peut, dans le présent, la nourrir est plus important que tout le reste, même si c'est très ténu, très fugace et fragile. Pas le choix.

Donc ce matin j'ai pu me rendormir, puis profiter de cette journée estivale sans me sentir complètement exclu des bienfaits du soleil et de la chaleur. Je pense avoir été "à ma place", m'être comporté de façon juste avec les différentes personnes que j'ai vues. Bref, ça a été.

Pour l'avenir, on verra bien. Ma "bacloroute" est tellement sinueuse que c'est difficile à dire. Il est clair que mon alcoolisme fait partie d'un "équilibre" qui rendait supportables ma situation, et ma solitude. Que sans l'alcoolisme, tout un dispositif complexe doit se repositionner, ce qui n'est pas sans risques. Après tout, 6-7 UA quotidiennes, l'équivalent d'une bouteille de vin par jour, pour maintenir l'équilibre du malheur, pourquoi pas ? Sauf que ce n'est qu'un équilibre, et que j'aimerais mieux, même à mon âge, j'aimerais vivre mieux que cet équilibre qui n'est que celui du malheur.

D'où le message de ce matin, qui est le résultat du déséquilibre causé, je l'espère, par l'effacement progressif de l'alcool dans mon équation de dépressif solitaire.
Il n'enlève pas l'énorme espoir d'une vie débarrassée du facteur alcool, que permet clairement le baclofène, quitte à déstabiliser par son caractère chimique, à la fois inéluctable et perturbant parce qu'on n'a pas prise sur lui. Du coup, "phase down" ou lucidité, ou alors juste "comme d'habitude mais ce n'est plus noyé par l'alcool", je ne sais pas trop.

Je ne sais pas encore ce que je vais faire en ce qui concerne la posologie, si ce n'est que je ne vais pas augmenter.
D'un côté, je n'ai pas envie de risquer de boire davantage en baissant ; de l'autre, il n'est pas question que les EI gâchent le peu qui me reste de non-solitude. Je vais naviguer entre les deux écueils en privilégiant les moments de non-solitude, mais sans perdre de vue que tout sera plus simple, ou au moins plus clair, une fois que l'alcool comme dépendance aura disparu de ma vie.

Bon... Ce message était sensé rassurer, il est finalement assez... (hum) contemplatif. Soyez rassurés néanmoins : je fais au mieux, à défaut de faire simple, et l'essentiel est là.

Et désolé pour l'égocentrisme !
 
Bartleby
18 Juin 2019, 6:42
Bonjour,

Merci Yann, pour ton message. J'y répondrai plus tard.

Là, j'ai une décision à prendre parce que je vais voir mon interne ce matin et je ne sais pas trop quoi lui proposer — sans être contre, ce n'est pas un pro du baclofène.

Voilà les données du problèmes :

Je suis à 150 depuis plusieurs jours, en 6 prises. Les EI très gênants ont disparu ou se sont atténués, mais je suis très déprimé et très pessimiste. Sans énergie aucune, très pessimiste, persuadé que que je vais finir ma vie comme ça. Il est clair que dans l'état où je suis je serais incapable de reprendre le boulot. Cette extrême anxiété m'amène à boire ,— 2,2 UA ces derniers jours.

J'ai tenté de décrire dans mon dernier poste le tsunami qui s'est abattu sur moi quand j'ai eu un moment où j'envisageais la vie sans alcool : un tsunami qu'il faudrait, c'est l'impression que j'avais, des mois à endiguer — ce que tu confirmes, Yann. Commencer à travailler sur la réalité, non sur un monde vu à travers le prisme de l'alcool. C'est un véritable vertige, un travail de très longue haleine à mener dans le réel, non seulement dans le réel psychique.

Autrement dit, là, maintenant, je suis paralysé : difficulté à assurer les tâches quotidiennes, grosse angoisse pour les vacances avec mon fils, impossibilité projetée de reprendre le boulot en septembre, tant mon acuité intellectuelle et mon énergie sont dérisoires.

Avant le baclo, ce n'était pas à ce point là. Clairement.

Du coup, qu'est-ce que je propose à mon interne :

1. Remonter à 160 mg de baclo, pour me rapprocher de l'indifférence, avec tous les gouffres qui risquent de s'ouvrir à l'indifférence ?
2. Baisser le baclo encore, afin de fuir les EI zombi, retrouver pied avec la réalité ? Mais cette réalité d'avant était-elle vraiment différente de celle de maintenant, la conscience de la vivre en moins ?

Je n'ai pas de réponse, tant sont surprenantes les actions du baclo.

J'ai tendance à opter pour la première solution. Quitte à adopter le seconde si les EI sont trop importants. MAis sachant que les EIà 150 sont déjà ceux d'une dépression sévère/à moins que cette dépression sévère ne vienne du voile qui s'ôte devant mes yeux avec la diminution de l'alcool, découvrant un réel difficile à supporter, mais ayant lui-seul de la valeur — d'où mon relatif éloignement du forum, qui est virtuel.

Qu'en pensez-vous ? Y a t-il-eu des cas similaires ?

Ma répartition, sur laquelle je pourrais jouer, est :

7h. : 2 cp.
9h. 2 cp.
11 h 3 cp/
13h. : 2 cp.
15h. 3 cp.
17 h. : 3 cp.

Une question pour mois fréquente : prendre le baclo au réveil (aujourd'hui 5 heures, après 3 heures de sommeil) et faire tous les les 2 heures, ou m'en tenir à un début de proses à 7 heures. Là (alors que depuis plusieurs semianes je fais ma première prise baclo à 7 heures tapantes) , pour me lever et écrire ce message, j'ai du boire 2,2 UA, malgré les anxiolytiques pris avant pour éviter ça, sans action notable.

CE qui est clair, c'est qu'avant le baclo, je n'avais pas connu cette zombitude, et qu'une option extrème serait de laisser tomber le baclo pour passer de bonnes vacances et assurer le boulot à la entrée.
`
Bref : tout ça est compliqué pour moi, doit l'être encore plus pour vous. JE crois que ce le sera encore plus pour mon médecin. Mais vos avis, si vous en avez, pourraient peut-être m'aider.


Bonne journée estivale (je crois) à vous.
 
Bartleby
14 Juin 2019, 23:27
Bonsoir,

Merci pour ton chaleureux message, Cuillère, qui m'a fait plaisir. Je vais remonter ton fil pour y retrouver l'épisode auquel tu fais allusion.

Ceci dit, pour moi, ce n'est pas l'indifférence à l'alcool, loin de là, ça reste très fragile. Ce matin, j'avais un rendez-vous où je ne pouvais pas me permettre d'être zombi et je n'ai pas pris mes doses de baclo : résultat en fin de journée : 4,4 UA. JE vais peut-être passer de 150 à 160 lentement pour consolider tout ça.

Et de toute façon, même dans l'abstinence de 5 jours dans mes conditions de vie "normales" que je viens de connaître, c'est quelque chose qui ne ressemble en rien à ce à quoi je m'attendais (pas de sérénité, de libération, pas d'épiphanie, pas de renaissance) : plutôt un vide, un immense vide, toujours la zombitude, et une absence totale d'énergie. CEs deux derniers aspects peuvent peut-être être des EI du baclo, et la plupart sont toujours là.

Mais si c'est l'approche de l'indifférence, alors ça risque de rendre la dépression encore plus triste. Le coup classique quoi.

Donc oui, je suis un peu perdu.

Et oui je m'accroche à mon fils, mais aimerais qu'il ait l'impression que j'ai d'autres branches auxquelles me raccrocher. Heureusement, il est trop malin pour accepter ce rôle de branche unique (ppfff : ma métaphore de branche devient un peu lourde :fsb2_wink: ...).

Donc : modestie et longueur de temps. Etant dans le contrôle et la rationalisation, j'ai l'impression que si je ne n'arrive pas à envisager, même avec l'imagination la plus débridée, une solution dans l'éventail des possibles réalistes, c'est que cette solution n'existe pas. Or, la solution viendra peut-être d'un petit truc que je n'envisage pas du tout : à moi de me rendre disponible à le percevoir...

Bises.
 
Bartleby
14 Juin 2019, 23:00
Bonsoir Riquinita,

Quelles sont les nouvelles pour ton fils ? A-t-il vu l'alcoologue ?

Bonne fin soirée à toi.
 
Bartleby
11 Juin 2019, 15:22
Bonjour,

Quelques nouvelles.

Suis le front de l'alcool et du baclo, c'est toujours pareil : 150 mg en 6 prises, ou plutôt souvent 120 en 6 prises, et le reste en sublingual. C'est un peu du bricolage, mais ça a l'air de marcher.

Diminuer le baclo, c'était au départ clairement pour diminuer les EI, et finalement, il s'avère que c'est en diminuant que j'arrive à ne pas boire, dans une situation ou normalement j'aurais bu...

Par exemple, mon fils est parti assez tôt hier après midi, et je n'ai pas bu pour autant. Aujourd'hui non plus, mais c'est plus fragile. Je ne parlerais pas encore d'indifférence.

Bref : je n'y comprends pas grand chose.


La zombitude et autres EI n'ont pas complètement disparu, loin de là, mais sont moins gênants. Et j'ai l'impression d'être un peu plus "zen" que d'habitude (et aussi de moins parvenir à écrire sur le forum, bizarre, non ?). J'arrive un peu plus à lire.

Je pense rester à 150, peut-être en répartissant différemment les prises dans les sitations où je ne veux pas être zombi.

Bonne fin de journée.
 
Bartleby
11 Juin 2019, 14:49
Bonjour Riquinita,,

Oui, le baclo agit, mais ne fait pas tout tout seul.

Moi, j'ai l'impression que les choses sont bien balisées, en tous cas, avec les différents rendez-vous. C'est pas encore le grand débroussaillage général comme pour le terrain, mais il y a au moins un chemin qui va permettre d'avancer, j'en suis sûr.

Bonne fin de journée à toi.
 
Bartleby
09 Juin 2019, 23:23
Bon anniversaire à toi, Sylvie !

Comme je ne crois pas qu'on puisse étouffer sous les mercis (sinon on ne te verrait plus), encore un grand merci à toi.
 
Bartleby
09 Juin 2019, 23:18
Bonsoir Yann,

SI je n'ai rien répondu à ton message, ce n'est pas par indifférence, c'est que, comme dans celui-ci, tu analyses très bien les choses, que je suis atterré, et impuissant face à ce qui t'est arrivé, à ta colère, et surtout face ta souffrance. Ca laisse muet, tout simplement, en tout cas moi je ne trouve pas les mots.

Je vais juste essayer de te faire sourire, , puisque tu parlais de tes rêves morbides dans un autre fil. Moi, j'ai fait un rêve plutôt sympa, directement lié au forum. Dans mon immeuble, il y a un voisin qui ressemble à un alcoolique. Je ne sais pas s'il l'est, et je m'en fous, mais il ressemble un peu. On n'a jamais eu l'occasion de parler autrement que bonjour/bonsoir, mais je le trouve sympa.
Dans mon rêve, je suis sur le forum, et je lie les messages d'un membre avec qui je m'entends bien depuis quelque temps (ce membre ne porte pas un pseudo qui existe vraiment sur le forum). Et dans un post, il se met à décrire son immeuble : je me rends compte que c'est mon immeuble ! Et que donc, ce membre du forum, c'est mon voisin ! Et là, grande tendresse, car je comprends pourquoi je l'aimais bien, ce gars.

Un gentil rêve, celui-là, non ?

Sinon, de mon côté, aujourd'hui, tout comme hier, un peu de sorties en plus. Baclo diminué, zombitude un peu mais pas vraiment. Pas d'alcool : ça, je suis vraiment content.

Je crois que mon fils est gai. Et demain, ma soeur va venir pour m'aider à prendre des décisions pour faire des travaux dans l'appart : ça va m'obliger à me bouger un peu !


Comme hier, je te souhaite une nuit sans cauchemars, et espère que demain sera un jour avec un peu moins de colère, que tu évoques dans un de tes posts.
 
Bartleby
09 Juin 2019, 22:46
Bonsoir Riquinita,

Je vois que les nouvelles ne sont pas très bonnes.

Pour les effets secondaires, je ne sais pas pour les tremblements, mais les insomnies et les vertiges peuvent être des EI du baclofène. Il est important qu'il ne prenne pas de baclofène après 17 h. Connais-tu l'heure de ses prises ?

Comme avec les sudations, qu'il avait et qui ont disparu, les EI vont et viennent.

Tu lui donnes de bons conseils, mais je crois que le mieux pour ton fils serait vraiment qu'il entre en post-cure. Quand il aura cessé de boire, ce sera beaucoup plus facile de faire la part de ce qui est dû à l'alcool, au baclo, etc. Pour l'isntant, ça ne peut être que le brouillard.

Je crois me souvenir qu'il voit le médecin de la sécu mardi : il pourra poser la question des allocations alors qu'il est en post-cure : je n'y connais rien mais il y a peut-être une solution. Et il voit son alcoologue le 14 : ce serait bien de mettre tout ça en place, à mon avis.

Bon courage !
 
Bartleby
08 Juin 2019, 22:43
Bonsoir Yann,

Je n'ai pas grand chose à répondre à ton message, qui me bouleverse. Alors je ne dirai rien.

J'ai aussi connu quelques belles "bourdes" médicales, qui ont eu de grosses conséquences. Je n'ai pas envie de revenir dessus, j'essaie plutôt de regarder vers l'avenir, ou comme tu le dis je crois dans le fil des "pensées positives", vers le présent, parce que l'espoir, l'avenir, tout ça, ce n'est qu'attendre, et que l'important c'est le présent.

Pour le "surdosage" baclo, ce qui m'a fait réagir aussi, c'est aussi la menace pour moi de basculements psychotiques et paranoïaques, vraiment très dangereux, moi si familier de mes vieilles névroses.

La meilleure chose que je puisse te dire, c'est que j'ai passé une bonne journée avec mon fils, sans faire grand chose, mais sans trop piquer du nez. Avec 150 mg de baclo, et pas d'alcool, et bien moins d'angoisses. Assez serein, finalement.


Plus généralement, ou plutôt pour élargir le regard, j'ai regardé l'avant dernier lien de Sylvie dans le fil "on en parle sur le web" :

https://www.frontiersin.org/ar...2019.00338/full

En fait, c'est l'éditorial d'un recueil d'études sur le baclofène, en anglais (mais il ya Deepl), que l'on peut consulter en ligne. Deux des articles sont des "méta-études" sur le baclo quand on é des problèmes psy. J'ai parcouru, et ce que j'en ai retenu c'est que le baclo marche aussi mais que c'est un peu plus compliqué — tant il y a de paramètres. L'article d'après que cite Sylvie discute des mérites de forum comme celui-ci. Et voilà où je veux en venir :

Dans mon "parcours baclo", c'est le forum qui m'a aidé, de manière constante, et dans des moments cruciaux — comme dans ce dernier épisode, avec les messages de Manue, Sylvie et Catherine. Un post comme le tien, ou mon expérience du "je dépasse la dose seuil et m'en rends malade" (si c'est ça, on verra bien) sont peut-être déjà dans les formations médicales, et peut-être davantage prises en compte, même si dans ton cas c'est plutôt l'enchainement des patients qui semble en cause.

Bon : voilà : j'ai tenté d'élargir (mais ne suis pas trop convaincu moi-même, ni ne suis sûr de bien me comprendre :fsb2_wink: ...)

Je souhaite en tous cas que la nuit qui vienne ne soit pas meublée de cauchemars trop durs pour toi.
 
Bartleby
07 Juin 2019, 22:32
Ahlala, quand les fées Catherine et Sylvie s'y mettent de concert !

Me voilà complètement rassuré.

Je vais privilégier le fait de me sentir bien, pas zombi, que ce soit ce week-end ou après, en partant a priori sur 160 mg, moins ou plus selon mon ressenti : moins si zombitude, plus si craving.

En ponctuant au cas où avec un peu de sublingual, de stratégies comportementales et de volonté.

JE me demande jsute pourquoi je n'ai pas fait ça plus tôt, et me maudis carrément... Je pensais que cette rechute dépressive était un aléa comme un autre, le baclo ayant tendance à accentuer les symptômes de pathologies déjà là...

Et puis Manue m'a écrit ce message, et j'ai commencé à me poser la question.

Bref...

Du coup, humour au top, ce soir ! Merci !
 
Bartleby
07 Juin 2019, 17:33
Bonsoir,

Merci Polluxion pour ton message : que c'est mon fils qui me fasse tenir, c'est clair. J'ai vu sa satisfaction pendant ma phase doucement hypomaniaque. J'ai cru voir son inquiétude, que je projette peut-être, quand j'ai annulé les sorties. En tous cas il en a réclamé une.
Mais peut-être as-tu raison : quand je le traine dans les sorties culturelles pas de son âge sous prétexte que c'est une sortie pour moi, qu'il est très éveillé et "qu'il n'y pas d'âge pour le Vrai BEAU"..., et qu'il peut toujours avoir un "flash", une révélation, il est peut-être content que j'annule tout... (comme je me sens con et ridicule, parfois... :fsb2_wink: : je vais voir s'il y a des escape games à 2 pour ce week-end...)

Et puis, moi zombi, ça augmente son temps d'écran autorisé, forcément : ça peut ne pas lui déplaire jusqu'à un certain point...

Mais il ne doit pas être très content quand même de me voir m'endormir devant un film qu'on regarde ensemble, ou faire une p"tite sieste" sous prétexte que "j'ai mal dormi"... Ou de me voir me traîner tout mou tout penché, parce que le myorelaxant semble remplacer le sang dans mes muscles et mon cerveau.

Je crois qu'il aimerait surtout que mon téléphone sonne parfois, que l'on sorte voir des connaissances à moi : il voudrait sentir que j'ai une vie. Même s'il s'ennuyait à mort en sortant avec des amis à moi, il serait vraiment content.

Bon, finalement, vue mon inquiétude, je ne le récupère que demain matin.


@ Sylvie.

J'ai diminué les doses de 15 et 17 heures de moitié. Et j'ai déjà plus d'énergie. Je n'ai pas eu d'EI supplémentaires en passant de 220 à 200 : toujours aussi zombi, et une nuit toujours aussi bof bof pour les EI psy. Bref, pas de changement. MAis une journée sobre malgré la diminution du baclo.

Si, à partir de mes tableaux de conso, je tente de définir le moment où je suis devenu zombi, c'est vers 160 mg, je pense. C'est aussi là que les UA diminuent après le pic correspondant à l'épisode hypomaniaque.

Je pense descendre, jusqu'à ce que je puisse à nouveau faire des choses. Quitte à ce que ce soit plus bas que 160 mg. Quitte à privilégier la volonté pour diminuer l'alcool. ET quitte à multiplier le sublongual si je sens que mon craving se fait moins diffus. Qu'en penses-tu ?

Ma crainte, c'est les syndromes de sevrage du baclo, l'épilepsie, tout ça : est-ce que ça arrive uniquement quand on passe de tout à rien, ou est-ce ça peut arriver avec des écarts de 20-30-40 mg (en tenant compte d'éventuels sublinguaux ?) d'une jour sur l'autre ?


De toute façon, ce qui est clair, c'est que j'ai fait n'importe quoi en voulant passer en force malgré les EI, sous prétexte que je n'avais pas de contrainte sociale.
 
Bartleby
07 Juin 2019, 8:11
Bonjour Polluxion,

Je ne vois pas de meilleurs conseisl à te donner que ceux qui précèdent, surtout que les répartitions TCA me semblent si particulières par rapport répartition alcool.

Je suis sûr que tu sauras t'écouter, écouter ce que tu ressens, tranquillement, pour arriver à la meilleure solution.

En tous cas, je suis content de te lire de retour sur le forum !
 
Bartleby
07 Juin 2019, 8:05
Merci, Corinne et Julie, pour vos messages.

La dernière fois que j'ai eu mon fils, j'ai annulé deux sorties prévues tellement j'étais "zombi" : c'est juste ça. Là, je vais prévoir des activités, mais ai peur de devoir les annuler, et que mon fils me voie comme ça, piquant du nez, plus ou moins hagard..

D'où ma demande si je pouvais baisser le baclo de 200 à 180, par exemple. J'ai un peu peur des EI.

Je vais voir la réponse de Sylvie, si elle a ce message.
 
Bartleby
07 Juin 2019, 5:05
Bonjour,

Une petite rumination nocturne...

Beaucoup de tristesse. Hier 200 mg et 6,6 UA. toujours autant zombi, et beaucoup de tristesse, toujours, et la lassitude d'être comme ça (d'où l'alcool, finalement, je crois).

J'ai peur car je récupère mon fils ce soir. D'habitude ça me motive bien, mais là j'ai peur de passer 3 jours zombi.

Je ne sais pas quoi faire. Baisser encore le baclo ?
 
Bartleby
06 Juin 2019, 14:27
Bonjour Bartleby,

Merci de ta réponse et explication, pour les UA c'est bien pour toi apparemment le baclo fonctionne bien car pas de consommation alors que tu avais ce qu'il te fallait chez toi et t'es rendu à 200 mg oui cela fonctionne car tu n'as plus le gôut de l'ivresse , c'est encourageant pour la suite oui tu vas réussir à trouver l'indifférence c'est sur et certain.
Mon fils consomme 3 bières de 50cl à 11,5 degrés, mais dès fois il commence la troisième mais ne la finit pas , depuis qu'il prend le baclo il n'augmente pas dans sa consommation c'est déjà bien il est rendu à 170mg il revoit l'addictologue le vendredi 14 juin , j'ai réussi à lui avoir un rendez-vous avant le 24 il n'aurait pas eu assez de médicament et le médecin traitant n'augmente pas les doses.
Je vais lui dire pour le tableau exel oui je crois que ce serait bien qu'il le fasse.Pour ce qui est de l'ordi j'ai décidée de le laisser faire, de tout façon il va bien être obligé de s'en occuper à cause de son inscription à pôle-emploi je vais essayer de moins lui dire les choses qu'il a à faire car je veux voir s'il s'en occupe
Lhypersudation est passée cela va mieux sans doute dû à l'augmentation des doses.
Mon fils est convoqué le mercredi 12 juin par la CPAM par le service médical arrêt de travail maladie.Il est en arrêt depuis le 20 décembre
Dis-moi il me semble avoir lu dans tes posts que tu es en arrêt-maladie ,ceal fait longtemps que tu y es ou non et la CPAM t'a-t-elle convoquée ou pas?
Bon courage pour la suite mais tu es sur la bonne voie



Bonjour Riquinita,

Je réponds ici au message que tu as écrit sur mon fil, parce que ça concerne plus ton fils.

1,5 litres de bière à 11,5, ça fait à peu près 13-14 UA par jour. C'est grosso modo la même chose que s'il buvait deux bouteilles de vin chaque jour. S'il le souhaite, je lui ferai un tableau excel. C'est bien s'il ne finit pas la troisième bière, mais ce n'est pas encore l'indifférence et ça reste objectivement une consommation importante d'alcool.

Quant à moi, tu as vu que je suis à 200 mg de baclo. J'ai baissé à cause d'EI gênants. Je ne suis pas encore à l'indifférence. Mon "parcours baclo" est un peu compliqué, mais ça ne veut pas dire que ce sera le cas pour ton fils : chaque parcours est différent.

Pour la CPAM, je ne suis pas du tout spécialiste, mais il me semble que l'important, c'est surtout le certificat médical circonstancié que pourrait faire un médecin qui connaît ton fils, et que lira l'expert de la CPAM. Je ne sais pas si c'est possbile d'avoir un tel certificat avant le 12 juin, sinon il verra bien. Après, l'important est de dire la vérité, et les médecins font leur boulot.

Bonne journée à toi.
 
Bartleby
06 Juin 2019, 14:11
Bonjour Riquinita. Je vais te répondre sur ton fil !
 
Bartleby
05 Juin 2019, 22:32
Bonsoir Karolyn.

Je pense que tu es bien plus experte que moi pour tout ce qui concerne la répartition des prises, la posologie, etc. Aussi, je n'ai pas grand chose à te dire sinon que je te soutiens de loin.

(On a souvent évoqué, sur le forum et peut-être dans ton fil, le Théralène, pas terrible car psychotrope mais moins embêtant que les benzos, et qui chez beaucoup permet de mieux dormir — c'est en tous cas le cas pour moi, avec 25 mg).

Je n'ose te souhaiter une bonne soirée, mais le coeur y est.
 
Bartleby
05 Juin 2019, 22:24
Bonsoir.

Merci pour ton message Riquinita.

Pour les UA, ça veut dire unité d'alcool. Parler d'UA, quand on est alcoolique, plus que de bière ou de pastis ou de vin blanc a deux avantages :
1. Ca permet de savoir exactement ce qu'on boit. Par exemple, une consommation 6 UA quotidiennes commence à être très dangereuse.
2. Quand l'alcool n'est plus un plaisir, mais un besoin, parler de UA déromantise la chose

Moi, je bois des 50 cl de 1664, chacun faisant 2,2 UA, c'est écrit dessus.

Ca pourrait être intéressant que ton fils évalue, même rien que pour lui et son alcoologue, le nombre d'UA qu'il boit. Si il veut, je peux lui faire un tableau excel, qui permet aussi de suivre sa conso jour par jour. JE crois qu'un tel tableau existe aussi quelque part sur le forum, mais je suis nul pour chercher les liens... (Au fait, son ordinateur ?? :fsb2_mdr1 :fsb2_mdr1 ).

Sinon, j'ai fait ma journée à 200 mg. Pas de gros changements pour les EI : toujours aussi zombi. En revanche, je n'ai pas bu alors qu'il y a trois bières au frigo. Pas du tout par indifférence : j'ai fait des efforts, mais qui n'ont pas été surhumains.

Ee fais une hypothèse.
Je suis sûr que le baclo fonctionne — ça fait longtemps, par exemple, que je n'ai plus le goût de l'ivresse, et aujourd'hui est la preuve que ça fonctionne. En même temps, Sylvie a écrit quelque part que quand ça fonctionne vraiment, c'est la vraie indifférence, comme décrite souvent ici ou comme dans le livre d'Ameisen (oui, mais Manue dit que l'indifférence n'est venue qu'après, etc...).
Bref. Ca marche, mais ça marche sur le craving.
Or, mon craving, c'est du diffus. Et puis surtout, j'ai sans doute vraiment besoin de l'effet anxiolytique de l'alcool, pour des raisons psy, donc. Que le baclo ait un effet anxiolytique, je n'ai pas vraiment l'impression chez moi.

Bonne soirée.
 
Bartleby
04 Juin 2019, 17:01
OK. Je vais faire ça.

Merci encore.
 
Bartleby
04 Juin 2019, 16:58
Bonjour Riquinita,

Pas mieux que Flo pour les sudations.

Pour le reste, je trouve que c'est une bonne nouvelle si ton fils arrive à ne pas boire certains jours !

Pour les émotions, et plus généralement le travail à faire sur soi même, il n'y a pas de réponse toute faite. En fait, même une bonne réponse, mais venue de l'extérieur, restera une non réponse : ce n'est pas comme avec une maladie du corps, où il y a un symptôme et une réponse qui fait disparaître le symptôme et la maladie : les seules bonnes réponses sont celles que ton fils trouvera lui-même, en réfléchissant sur lui-même, avec l'aide de soignants.

Il y a une chose facile à faire quand même, et on en revient toujours là avec ton fils : la lecture du forum. si ton fils vient lire ici, il trouvera des gens comme lui ; parmi les milliers de fils il en trouvera qui lui parleront davantage, il s'identifiera, trouvera des similitudes, des différences par rapport à lui-même, réfléchira en tous cas sur lui-même. Si un jour il a envie d'écrire, on lui apportera les réponses qu'on peut, avec ce qu'on est et ce qu'on a vécu, il les prendra ou ne les prendra pas, mais ce sera déjà une partie du boulot qui avancera. Ca ne remplacera pas une thérapie, mais ça fera avancer les choses. Rappelle-toi la tri-thérapie de Flo : Baclo, Psychothérapie, et Forum. :fsb2_wink:

Du coup, ça en est où avec son ordi ? :fsb2_yeah: (Dis-moi si je suis lourd ou si j'ai raté quelque chose...).

Bonne fin de journée à toi.
 
Bartleby
04 Juin 2019, 15:58
Re-bonjour,

Je suis très ému de vos réponses. Ca me fait très plaisir de pouvoir compter sur vous.

Pour aujourd'hui, je m'en suis tenu à la répartition d'hier, parce que je suis sorti "tôt" et n'avais pas de réponse quand je suis sorti à mes inquiétudes sur EI en cas de baisse.

Mais, du coup, ça a été un petit test sur mes capacités sociales.

Ce matin, dans le cadre des mes activités associatives, j'intervenais dans un hôpital (interdiction de rigoler :fsb2_onn ), non comme patient, donc, mais comme "intervenant", "aidant". RAS d'inquiétant dans mes contacts avec les soignants : comme si j'étais normal quoi.

Ensuite, j'ai été présenté un projet que j'ai à une structure d'aide, un projet qui impliquerait le cas échéant que je fasse des 9h.-17h. à la bibliothèque nationale. J'ai déjà essayé ces "horaires de bureau sans boulot", mais c'est vain tant que ça ne débouche pas sur quelque chose de concret et de réaliste. Là, ça aurait un but. Je ne sais pas du tout ce que ce projet va donner (c'est tellement hors cadre que je ne me fais pas trop d'illusion), mais l'important est que j'ai pu faire cette présentation, et que j'ai l'impression de ne pas avoir été perçu comme "malade", ni hypomane ni dépressif. J'ai l'impression d'avoir été juste comme il faut être dans ce genre de situation. Ce n'est peut-être qu'une impression, mais bon...

Donc, je vais continuer à 220 pour l'instant, surtout q'il yh a éventuellement des EI à la descente aussi... J'ai mon fils 3 jours ce week-end de pentecôte : ça servira un peu de test.

Et l'important, pour les EI, c'est aussi de ne pas boire...

Pour aujourd'hui, avec toutes ces émotions, je crois que c'est mort... MAis bon.

Merci encore !
 
Bartleby
04 Juin 2019, 7:56
Merci beaucoup, Julie, pour ton soutien qui me touche beaucoup.

Hier, j'ai "tenu" jusqu'en soirée, et ai bu mes 6,6 UA habituelles. Mais surtout, j'ai été stone bien avant l'alcool malgré la nouvelle répartition.

La dernière fois que j'ai eu mon fils 2 jours, j'ai annulé 2 sorties avec lui parce que je n'en avais pas l'énergie. Il s'est retrouvé devant un écran à la place...

Dans 15 jours, je vais l'avoir 4 jours de suite : il est hors de question que je sois dans cet état "zombi".

D'où ma question, notamment à Sylvie :

@Sylvie. J'ai lu je crois qu'une "descente" de baclofène, après l'indifférence, c'était en général 10 mg par mois. Mais que faire dans mon cas, où je veux descendre le plus vite possible ?

- Je ne veux pas avoir de crises d'épilepsie... Celles-ci surviennent-elles en cas de sevrage brutal de baclo ou même en cas de diminuation "forte mais contrôlée" ?
- Quand on diminue, a-t-on les EI à chaque pallier comme quand on augmente ?

Bref : que faire ? Aujourd'hui, je vais essayer 6 * 3 comprimés, soient 180 mg au lieu de 220.

Bonne journée.
 
Bartleby
03 Juin 2019, 18:58
Bonsoir D-Day.

Encore bravo pour les discussions à ta tablée, entre tes potes. Effectivement, tu commences une petite carrière théâtrale :fsb2_wink:, même si la scène d'exposition est déjà un peu loin derrière toi :-)). Moi, je dirais plutôt acte II, non ? : les protagonistes sont là, ils se fritent, tout ça. Normalement, à l'acte IV, apparaît un événement/personnage décisif, mais on n'est pas obligés depuis très longtemps de suivre ces règles...

Bonne soirée à toi.
 
Bartleby
03 Juin 2019, 16:42
On peut même ajouter que la "journée sans alcool" est l'héritage, voulu ou non, des AA, ou au moins de leur logique. On fait 1h + 1h etc d'abstinence, et on a une médaille métallique quand on arrive à 24 h.
 
Bartleby
03 Juin 2019, 16:37
Bonjour, et merci pour vos messages chers Yann, Julie et Flo.

Pour la répartition, c'est un peu tôt pour le dire. toujours pas bu aujourd'hui, en tous cas, alors qu'il y a des bières au frigo, et suis peut-être un peu moins "ivre de baclo".

Pour le rapport aux émotions, c'est un peu plus compliqué.

D'abord parce qu'il m'arrive de boire quand mon fils est là, souvent parce que j'ai l'impression que je vais être plus gai (ce qui est un prétexte, et qui ne marche de toute façon pas dans l'équation alcool+baclo, plus surement parce que j'ai un léger craving que je ne veux pas m'avouer.

Même chose pour hier : après 4 jours sans boire, j'avais sans doute un léger craving (3 jours est toujours un cap, dans l'abstinence, je crois).

Plus généralement, ce qui me fait boire quand je rentre chez moi, c'est la solitude. Ce lieu qui est à l'image de ma psyché : en bordel, mal aménagé, mal aimé. C'est de retrouver ma vie, en fait, que je n'aime pas. D'où le réflexe alcool, qui calme mon angoisse. Retrouver ma solitude, c'est retrouver tout le gâchis de mon passé, la difficulté à m'en sortir. Retrouver l'impossible dépassement des catastrophes qui, en 10 ans, mon fait passer du statut d'homme à peu près "heureux", père, amoureux, ami, bosseur sans aucune absence, l'île déserte actuelle.

Tout cela me paraît indépassable quand je rentre chez moi.

Ma "credo", en commençant le baclofène, était que me poser la question de savoir si j'étais plus alcoolique ou plus dépressif était une question débile, qui n'avait pas de réponse, et qu'il était idiot même de se poser. J'ai l'impression aujourd'hui que c'est à la dépression que je me heurte constamment dans mon baclo-parcours, une dépression dont les EI du baclo accentuent les symptômes, j'ai l'impression. Un parcours baclo dans le ciblage d'un craving, quand on est entourés et/ou qu'on a une vie professionnelle/sociale, c'est différent d'un parcours-baclo dans une solitude qui n'est pas celle, si belle, de Moustaki (l'heureux homme !), mais celle du dépressif.

https://www.youtube.com/watch?v=gnKOZA945u4

Tu vois Yann : toi tu as arrêté de boire : que s'est-il passé alors ? J'ai m'impression que, même après l'alcool, ta mélancolie ne t'a pas quitté, car elle te semble indépassable, partie intégrante de toi, elle t'est consubstantielle. Moi, j'ai envie de lutter pour aller mieux, ne plus être dépressif, retrouver une vie à peu près normale. Une alcoologue, une fois, m'avait dit que 80 % des alcooliques dépressifs cessaient d'être dépressifs trois mois après avoir arrété de boire. Moi, j'ai été assez souvent abstinent, parfois pendant 7 mois, je n'en ai été que plus dépressif, en fait.

Je ne me décourage pas. De toute façon, face à mon impuissance contre la dépression, m'attaquer à l'alcool grâce au baclo est le seul angle d'attaque possible, et la présence de mon fils me fait obligation d'aller mieux. Mais la redescente dépressive après la courte phase hypomaniaque est très rude, et les EI du baclo ne me permettent pas de réagir, je crois.

D'où mon idée de tester la nouvelle répartition en 6 prises, et puis après j'aviserai si nécessaire pour une redescente temporaire du baclo.

Je crois que Sylvie dit quelque part que les rêves très "réalistes" étaient parfois le signe qu'on approchait de la dose seuil

J'abandonne définitivement l'idée de la cure de 10 jours cet été, qui ne changerait rien, sinon qu'elle s'allongerait à la longue liste de ce qui fait de moi, aux yeux de tous — officiels et famille, et moi —, un grand malade. Ce que je veux fuir, justement.
 
Bartleby
03 Juin 2019, 10:02
Moi aussi.

Et j'en profite — n'est-ce pas Julie ?— pour dire les vertus de la fréquentation nocturne du forum. Quand l'insomnie et les idées noires sont là. Ca permet de sortir un peu de soi, et aussi d'exprimer une souffrance. CEtte souffrance, souvent on la relativise au matin, on se reprend en main, etc. N'empêche qu'elle est là et que la glisser sous le boisseau n'est pas la meilleure solution. On n'écrirait sans doute pas la même chose au matin, mais c'est bien de l'écrire à ce moment là.

Bonne journée à toi.
 
Bartleby
03 Juin 2019, 8:31
Bonjour Riquinita,

Deux mots pour te dire bonjour, et te dire que c'est bien que cette relation père/fils soit toujours là.
Pour la bière, si ton fils craque et boit, je crois qu'il serait plus réaliste dans un premier temps de prendre de la moins alcoolisée (au alentours de 5-6 %), puis dans un second temps, au sein d'une même journée remplacer une des bières alcoolisées par une sans alcool. Commencer d'emblée par "une journée sans alcool" me semble irréaliste, même si c'est super si il y arrive.

Bonne journée à toi, et courage à toi et à ton fils.
 
Bartleby
03 Juin 2019, 8:22
Bonjour.

Aujourd'hui, j'entame une nouvelle répartition, non plus sur 5 mais sur 6 prises — la limite dans le tableau de répartition de Pascal :

- Pour 22 comprimés, et un craving "diffus", et qui varie beaucoup selon les journées, mais plutôt vers 12 et 18 heures :

7 h. 3 cp.
9 h. 3 cp.
11 h. 4 cp.
13 h. 4 cp.
15 h. 4 cp.
17 h. 4 cp.

On verra ce que ça donne pour les EI. CE serait de toute façon mieux si j'arrive à ne pas boire, mais j'ai passé une telle nuit que j'en ai envie, là.

Si le EI handicapants persistent, je baisserai un peu.

Niveau conso.

- Mercredi : 4,4 UA.
- De jeudi à samedi : 0 UA.
- Hier : 6,6 UA, quand je me suis retrouvé seul en rentrant de week-end.

Bonne journée.
 
Bartleby
03 Juin 2019, 8:13
Bonjour Karolyn,

Je lis ton fil depuis longtemps, sans intervenir parce que qu'il est trè "technique" et je ne suis pas compétent du tout pour les répartitions, où je patauge moi-même. Je suis moi-même un peu découragé en ce moment, et voulais juste te dire que je comprends ton "cri" de cette nuit, et que je suis, de loin, avec toi.

Moi, ce que j'essaie de me dire, c'est qu'il n'y a pas de raison de ne pas y arriver, qu'il faut persévérer, même après tous ces efforts et toutes ses tentatives, toutes ces tentatives. Que le déclic viendra peut-être d'une de ses tentatives, peut-être d'une autre, peut-être de tout autre chose, au détour du chemin. de manière inattendue.

Je t'envoie tout le courage qui mereste (je ne m'en sépare pas : le courage ça se donne sans que celui qui le donne le perde).

J'espère que ta journée sera plus belle que ta nuit.
 
Bartleby
02 Juin 2019, 19:06
Bonsoir,

Oui... Chapeau Manue,

Dans la première vidéo, on reconnaît un tube de Mickaël Jackson, je crois. Dans la deuxième, qui est effectivement très belle,, l'orchestre de jeunes filles joue ce qui ressemble au début à "Mon amant de Saint Jean" : c'est en tous cas la même marche harmonique...

Bonne soirée.
 
Bartleby
02 Juin 2019, 18:56
Désolé, AMJ, j'avais lu trop peu et trop vite. Bonne soirée à toi.
 
Bartleby
02 Juin 2019, 18:53
Bonsoir Manue.

Je découvre ton message de retour de week-end : merci beaucoup !

On peut dire que quand tu débarques sur le forum, un jour férié, ça dépote ! Résolution d'énigmes, nouvelles, conseils ! Waouhh !

En tout cas ton message me fait beaucoup de bien, car je commençais à me décourager.

Hier et aujourd'hui, j'avais déjà réduit mes doses de baclo à cause de réunions de famille, et je voulais pas être "zombi". Etre ivre sans ivresse, c'est à dire incapable de rien faire, un peu prostré. Je ne savais pas trop comment faire cette réduction temporaire (j'avais peur d'effets de sevrage).

Il y a quelques semaines, voyant que je ne cessais pas de boire, au contraire, j'avais entamé une "stratégie" de course poursuite : augmenter le baclo malgré les EI, jusqu'à l'indifférence qui, en supprimant l'alcool, atténuerait aussi les EI à terme. Je me rends compte, et ton message me conforte dans cette opinion, que c'était une erreur. Entre autres par les EI entraient les EI, qu'ils accentuent encore la désociabilisation, qu'ils peuvent rendre tellement mal qu'ils empêchant la réduction de la boisson. Donc, vouloir, "passer en force" et augmenter coute que coute le baclo est une erreur. Ton message témoigne qu'il faut s'écouter, écouter ses sensations.

Je pensais depuis quelques jours diminuer les doses pour atténuer les EI, et étais conforté par les nouveaux EI que j'ai découverts ce week-end : j'ai dû faire un peu de menuiserie : porter, scier, positionner, fixer ,etc. J'avais vraiment l'impression de n'avoir plus aucune force, comme si j'avais 30 ans de plus et que muscles avaient complètement fondu. Le fait d'avoir été plus alerte, moins zombi, aujourd'hui et hier en prenant moins de baclo m'ont confirmé dans ce chois, et ton message que je découvre en rentrant encore plus.

L'essentiel pour diminuer les EI était jusqu'ici de de diminuer l'alcool, ça reste vrai, mais ce n'est peut-être pas suffisant.

Reste à voir comment faire concrètement. Faire comme aujourd'hui ou hier implique de faire du yoyo entre les doses de baclo d'un jour sur l'autre, ce qui n'est pas top. je vais y réfléchir.

Merci beaucoup, encore une fois, pour ton message qui m'aide beaucoup, et me redonne du courage. Bonne chance dans tous tes projets professionnels et de déménagement, qui je l'espère se feront sous le signe de la sérénité qui semble ne pas tellement de quitter...
 
Bartleby
02 Juin 2019, 18:03
Bonsoir AMJ,

Je suis les échanges sur ton fil, et comme Kor, je suis content pour le boulot : que de chemin parcouru su on parcourt ton fil !

Sinon, c'est vrai qu'il faut vraiment se méfier que les EI du baclo ne soient pas mal interprétés. Ça peut être très galère (j'en ai moi-même été victime, je pense), et c'est compliqué par ce que les EI sont tellement variés, et varient tellement d'un patient à un autre, que je ne vois pas trop comment on pourrait faire. On me corrigera si je me trompe.

Mais il y a une chose à faire : en parler sur le forum qui sert à ça.

Bonne soirée.
 
Bartleby
02 Juin 2019, 17:50
Bonjour Riquinita,

Je rentre de week-end et trouve ton message de désespoir, et les réponses de Flo et de Marie-Pierre. Comme le dit Flo, cétait un long week end, et je regrette de ne pas t'avoir réponsdu plus tôt.

Je voudrais te dire que je te soutiens. Je n'ai pas grand chose à ajouter à ce que t'ont dit Flo et Marie-Pierre, et que je suis entièrement d'accord avec tout ce qu'elles disent : ton courage, ton soutien nécessaire mais qui ne peut remplacer le fait que son fils se prenne en charge lui-même.

Cure et post-cure me semblent à moi aussi la meilleure solution. Je crois que ton fils connaît bien un des pièges de la cure : on ne boit plus, on est dans une "bulle" à part, donc on pense être à la bonne dose de baclofène, qui finalement n'est pas du tout la bonne dose une fois qu'on est sortis de la "bulle". Du coup la post-cure peut être une bonne transition entre la cure et la vie réelle, mais là aussi sans diminuer la baclo, forcément.

Le test de l'indifférence à l'alcool permise par le baclo, ce n'est que dans la vraie vie qu'il peut se faire.

En tous cas, je suis content de voir que les choses "concrètes" (les visites de la maison, le terrain) avancent. JE suis content uassi que tu puisses avoir ton petit fils : ça montre que sa mère ne cherche pas à "couper" ton petit fils de son père. C'est une chance, et c'est très important pour la suite

Un petit "truc" que pourrait essayer ton fils, mais je crois que je te l'ai déjà dit, c'est de boire des bières moins fortes en alcool. Entre, au hasard..., une 1664 et une bière à 11,6 degrés, ça va du simple au double : boire une 11,6, c'est comme boire 2 1664. Mais il y a quand même les autres plaisirs de la boisson : le goût, la texture, etc. Un petit truc peut-être à essayer, combiné à la prise régulière et ponctuelle du baclo.

Bonne soirée.
 
Bartleby
30 Mai 2019, 1:20
Cétait juste pour appliquer ce que je disais dans mon message que tu avais repris...

Merci pour le vert !
 
Bartleby
29 Mai 2019, 21:02
Bonsoir Flo. Donc, je te lis !

Et regarde tes images : que c'est sec, la campagne !

Bonne soirée.
 
Bartleby
28 Mai 2019, 21:59
Oui, le pilulier c'est fait depuis longtemps.
 
Bartleby
28 Mai 2019, 21:58
J'ajoute à ce que dit Sylvie, car le problème s'est posé pour moi, que c'est mieux de respecter les horaires que Sylvie indique que de partir de l'heure du lever pour la première prise. S'il dort à 8 heures, il met son alarme et se rendort après.

Je crois que c'est vraiment important. Quitte à ce que tu l'appelles à ces heures là dans un premier temps (même si ça fait un peut "mère-poule", ce sera temporaire).

Bonne soirée.
 
Bartleby
28 Mai 2019, 21:33
Bonsoir,

Merci Nic et Yann pour vos messages.

Oui, c'est vraiment handicapant au quotidien. Ne serait-ce que sortir me demande 10 minutes, histoire de réunir les 4-5 objets indispensables (lunettes, clés, papiers, portable, etc.). Je sais que c'est un EI, qu'il disparaîtra, et ce n'est pas le plus gênant comme je ne travaille pas, mais bon... Et pour le baclo, c'est vraiment embêtant, malgré tous les trucs que je peux trouver, Nic.

Sinon, j'ai vu mon médecin ce matin.

1. Je passe à 220 mg vendredi prochain.

2. Il faut que je sois "opérationnel" en septembre (reprise du boulot, même si je ne veux pas en parler sur ce fil), ce qui crée une "date limite" pour moi. DAns l'état où je suis, avec les EI et le reste, c'est clair que je ne pourrais pas travailler actuellement. Du coup, si je n'ai pas atteint mon seuil, la fin de l'alcool et des EI handicapants d'ici là, je me ferai peut-être hospitaliser une dizaine de jours, avec baclo, en août.

Mais bon, j'espère que d'ici là, j'y serai arrivé !

Mais je pense à tous ceux qui 'ont pas la chance de pouvoir faire le "parcours baclo" dans d'aussi bonnes conditions, et qui doivent subir des EI handicapants (poisson rouge, par exemple) tout en continuant à bosser. Heureusement, tous n'ont pas tous ces EI, et certains des miens ont été accentués par l'inactivité, mais bon.

Pour l'alcool, mon tableau excel me dit 5,6 UA quotidiennes en moyenne ces 10 derniers jours. Le baclo fonctionne, clairement, surtout avec un moral un peu dans les chaussettes en ce moment, mais ce n'est pas encore ça.

Bonne soirée.
 
Bartleby
28 Mai 2019, 17:01
Re-bonjour Riquinita,

Merci de ton message.

Il y a une chose qui n'est pas très claire dans ce que tu dis, c'est par rapport au médecin généraliste. Dans ton message sur le fil de Phil, tu disais t'interroger par rapport au Valium. Si le généraliste de ton fils ne connaît rien au baclofène, n'attends pas de lui qu'il en prescrive. En revanche, si ton fils présente les sylmptomes du sevrage alcoolique (dont les tremblements), il pourra lui dire d'uagmenter le valium, d'en prendre 2 ou 3 (à 15 mg je crois) plutôt qu'un seul.

Donc, pour que ce soit clair :

- L'addicto a dû prescrire le baclofène jusqu'au prochain rendez-vous. Vérifie, et que les doses progressent un peu aussi.
- Le problème de ton fils seraient plutôt de prendre plus de Valium pour contrer le sevrage alcoolique, si c'est de ça qu'il s'agit. Ca, la généraliste peut le faire, normalement. Mais ce serait mieux que si il augmente le valium, ton fils diminue l'alcool.
Peut-être ton fils pourrait-il simplement appeler son alcoologue pour avoir son avis en ce qui concerne le Valium ? Un coup de fil, quand c'est possible, c'est rapide et ça peut faire avancer les choses d'ici le prochain rendez-vous.

Ca en est où, pour l'ordinateur de ton fils ? Tu sais si il va pouvoir/vouloir venir sur le forum ?

Pour ce qui me concerne, ça va ça vient, mais je fais au mieux que je peux. Je vais donner des nouvelles sur mon fil si tu veux. Merci de ton attention, en tous cas.

Bonne fin de journée à toi.
 
Bartleby
28 Mai 2019, 13:09
Bonjour,

Un de mes problèmes pour bien prendre le baclo, c'est la mémoire de poisson rouge. Ce matin par exemple, l'alarme sonne à 9h30 pour la deuxième prise. Je me lève pour prendre mes pillules. Elle re-sonne à midi, et là je m'aperçois que je n'ai pas pris la dose de 9h30 : le temps de changer de pièce, j'avais oublié ! C'est ballot, non ? Du coup, obliger de tout rerépartir : pas top pour les EI...

L'autre jour, j'étais tombé sur ça :

https://www.france.tv/france-2...uissance-3.html

Il y a une minute de pub à se taper, mais après c'est tout à fait ça, et vu avec légèreté (sauf que je n'ai pas fait d'AVC et que je ne suis pas aussi mignonne...) : ça dure 3 mn. Qu'en pensez-vous ?

Bonne journée.


Ai vu mon médecin ce matin. Je reviens faire le point plus tard.
 
Bartleby
28 Mai 2019, 12:56
Bonjour Riquinita.

Quelles sont les nouvelles ?
 
Bartleby
28 Mai 2019, 12:49
Bonjour Flo,

A mon tour de mettre mon grain de sel.

Au fait, comment va ton jardin ? ;-)

D'abord, bon anniversaire, même avec le retard !

Pour la première photo, 2 conseils :
- Chercher comment ça fonctionne, sachant que tout son est le résultat d'une vibration et d'une résonance. La vibration peut être le souffle, ou la percussion. Cherche là où ça raisonne résone.
- Contacter, s'il existe, le département ethno-musicologie de à la Villette (je pense), celui qui répertorie les instruments du monde entier. Il sera fou de joie de t'aider, je n'en doute pas. une seconde. :fsb2_yeah:

Pour la deuxième. Quand on se ballade avec mon fils et qu'on veut identifier une plante, il la prend en photo et envoie la photo sur google image, qui d'après lui va l'identifier à coup sûr. Sauf que :
- Ca n'a jamais marché (3 ou 4 tentatives, je pense).
- Je viens d'essayer avec ta photo, et je n'ai même pas trouvé où se trouvait ce site. Mais bon, tu sais que je suis un pro du couper/coller...

Mais comme on sent tous, ici, que tes nuits sont blanches à cause de ces ces deux questions ("qu'est-ce ?") qui te taraudent et te vrillent, tu peux toujours essayer pour calmer ton angoisse, on ne sait jamais. Il faut toujours tout essayer, pas vrai ? :fsb2_mdr1

Bonne journée.

Pour Rabhi, il y a un article du monde diplo de l'été dernier je crois qui établit et résume ce qu'on lui reproche. Mais rien que sa métaphore des colibris (d'où le forum comme assemblage de colibris), et la sobriété heureuse, c'est pas mal, non ?
 
Bartleby
26 Mai 2019, 19:16
Bonjour Riquinita,

Je ne suis pas médecin, mais vais te dire mon avis pour le valium.

Le valium sert à deux choses : traiter l'anxiété, et aussi quand on arrête l'alcool, diminuer les effets physiologiques du sevrage d'alcool, qui parfois peuvent être dangereux. C'est pourquoi il en prenait 3 par jour en clinique.

Comme le valium est une benzodiazépine, on essaie de ne prescrire que le minimum, car il peut créer une addiction. En plus, comme toutes les benzo, il interagit avec l'alcool (qui a le même effet anxiolytique). Comme ton fils continue à boire, on ne lui en a prescrit qu'un, parce que l'association valium/alcool n'est pas vraiment pas top.

Mais certains des EI que tu décris ressemblent un peu aux symptômes de sevrage. Donc augmenter le valium pourrait être bien, je crois.

Le mieux serait peut-être qu'il aille expliquer tout ça rapidement à son généraliste, sans attendre la prochaine consultation de l'addictologue dans un mois.

Tu sais, Riquinita, on te l'a déjà dit, mais ce serait tellement plus simple et efficace de t'aider et d'aider ton fils si tu écrivais sur ton fil : ça permettrait de centraliser toutes les infos !

Bonne soirée à toi.
 
Bartleby
25 Mai 2019, 12:53
Bonjour,

@ Riquinita : qu'est ce que ça a donné, jeudi ?

@ Polluxion. Merci de prendre des nouvelles. j'ai quelques phases de découragement en ce moment : j'oscille constamment entre d'une part l'image qu'on me renvoie d'une personne malade — en arrêt depuis longtemps, les soins, l'historique, la solitude, etc. — cette image est vérité objective ; et d'autre part la nécessité de m'estimer un peu moi-même pour avoir envie de m'en sortir, et peut-être m'en sortir un jour.

Il y a un équilibre pas facile à trouver pour continuer à y croire.
 
Bartleby
22 Mai 2019, 15:01
Re-bonjour,

Merci pour ton message. Je suis sûr que vous faites tous au mieux, et c'est pour ça que je m'étais excusé pour mon message, qui était idiot, et qui l'était parce qu'il renvoyait à ma propre expérience, et à ma propre colère contre moi-même. Et vu ce que tu as toi-même vécu, j'avoue que je n'ai pas vraiment de réponse à te donner. Mais là, ton petit fils est avec sa mère, ce n'est pas comme si il était séparé de ses deux parents, non ?
Ce qui est aussi important, à part l'intérêt de l'enfant, c'est que ton fils n'ait rien à regretter plus tard par rapport à son fils : la culpabilité est un des problèmes les plus compliqués à résoudre pour un alcoolique. Tu sais, moi, je n'ose plus regarder les photos ou les vidéos de mon fils à certaines périodes "noires" pour moi, de peur d'y voir une tristesse, ou une gaieté que je trouverais feinte, dans son regard. Je ne sais pas si ce serait le cas, en tous cas moi je n'ose même pas aller vérifier.
La solution proposée par ton médecin me semble bonne, y compris pour ton fils qui a moisn de questions à se poser.

Bonne fin de journée.
 
Bartleby
22 Mai 2019, 14:39
Bonjour Polluxion.

Je suis content de te voir de retour !

Pour le baclo, je ne peux pas vraiment te donner de conseil, pataugeant moi-même un peu dans la répartition... La seule chose que je sais, mais qui n'est peut-être pas valable pour les TCA, c'est que Sylvie déconseille en général les prises après 17 heures (elle me contredira si je me trompe). Je l'ai vérifié personnellement : ça permet de passer des nuits bien plus douces... Mais, après, ça dépend si tu passes de bonnes nuits ou non.

Pour l'inactivité, multiplier les activités en assocs, c'est bien, mais c'est vrai que ça ne remplace pas un vrai boulot, ses horaires, la structuration de la vie, la satisfaction d'exploiter ses compétences, etc. Parfois, pour m'imposer un rythme, je sors tôt le matin en me fixant une tâche à faire, ne serait-ce que me planter dans un café pour lire en prenant des notes, par exemple. Ça évite que le logement devienne l'image, la métonymie de nos ruminations mentales, qu'on y tourne en rond comme on tourne en rond dans nos têtes quand "on ne pense qu'à ça", comme tu dis. Il redevient le lieu où l'on revient pour y vivre une partie de la journée.
Et puis, plus dur de piquer du nez à l'extérieur que chez soi.

Mais bon, faut trouver l'activité motivante et qui convienne...

Bonne fin de journée.
 
Bartleby
22 Mai 2019, 14:20
Re-bonjour Riquinita,

Je repensais à mon précédant post et me disais qu'il était débile, bien trop moralisateur, et que tu savais déjà très bien tout ça. Excuse-moi.

C'est sans doute que ça renvoie à un sujet assez sensible chez moi...

Donc désolé.
 
Bartleby
22 Mai 2019, 9:58
Bonjour Riquinita,

C'est bien s'il y a des améliorations pour les analyses sanguines !

Pour la question de sa relation avec son fils. Oui : c'est un vaste problème; et il y a beaucoup d'injustices. J'avais été à quelques réunions d'une association de "pères en colère" mais n'avais pas donné suite. Je crois que l'essentiel, dans le cas d'une séparation, c'est l'intérêt de l'enfant. Or, dans cette association c"était parfois plus "Je hais mon ex" (le plus souvent de manière justifiée) que "Quel est le mieux pour mon enfant ?".
C'est un vaste sujet.

De toute façon, s'il y a séparation, ton petit fils ne pourra, sauf exception, vivre tout le temps avec son père. Et c'est clair que plus il boira, moins il le verra, et que moins il le verra, plus il risque de boire. La seule manière de commencer à trouver une amélioration, de briser ce cercle vicieux, c'est de cesser de boire. Tu aurais laissé ton fils, toi, à ton ex si tu avais su qu'il risquait de s'alcooliser, problème de portable ou non ? Un problème de portable, c'est un problème de portable ; un problème de portable chez un alcoolique, c'est un problème d'alcoolique, tu sais bien...

Moi en tous cas, je n'aurais pas laissé mon fils à une ex compagne alcoolique, qui est capable de s'abandonner complètement. Trop peur. Et ne serait-ce que pour pousser mon ex à ne plus boire.

Et pas question de faire le chantage : "Laissez-moi mon fils, sinon je bois !". C'est absolument contre productif, à juste titre.

Bonne journée à toi. Et courage !
 
Bartleby
20 Mai 2019, 23:43
Merci Sylvie, pour le lien. Moi, sous prétexte de prendre soin de mes troubles musculo-squelettiques ;-), j'ai presque toujours la flemme pour ces trucs-là.

Riquinita. C'est sympa de parcourir mon fil. Pour joindre une photo, il faut cliquer sur le "+" en bas de la fenêtre où tu écris, et sélectionner un fichier. Tu pourras mettre, je ne sais pas, des phtos de plantes sur ton fil !;-)

Sinon, je voulais te donner un conseil. Ce n'est que mon avis, mais j'ai quand même envie de te le dire, tu en feras ce que tu veux.

Ton fils, en ce moment, il est un peu comme un ado. DAns une sorte de régression qui est très douloureuse, qui fait qu'à 47 ans, je crois, il a l'impression de n'être pas plus avancé qu'un ado de 15 ans, sauf qu'il n'a plus l'avenir devant lui, et qu'il a gâché beaucoup de choses. Mais c'est quand même un ado.

RAppelle-toi comment c'est un ado : un enfant qui fait son chemin vers l'âge adulte, c'est-à-dire vers le moment où il aura sa vie à lui. Et Rappelle-toi comment, souvent, il suffit de dire à un ado de faire quelque chose pour qu'il fasse le contraire : alors on le laisse faire son chemin un peu seul, tout en le couvent du regard, mais à la bonne distance, ni trop près ni trop loin.

Je ne dis pas du tout que ton fils va faire le contraire de ce que tu dis (en cela ce n'est plus un ado) ! Simplement je crois qu'il faut qu'il fasse une partie du chemin tout seul, à son rythme. Lui dire quoi penser sur tout, même si on a raison, ça ne lui permet pas de suivre son rythme. Donc, comme avec un ado, faut juste lui donner les moyens, à la bonne distance, de faire son propre chemin. Et aussi avec des tiers — notamment les médecins. L'aider, le rassurer, lui faciliter les démarches pour qu'il puisse redevenir "grand", mais lui permettre de cheminer seul, de faire son boulot à lui sans lui mâcher tout le travail.

Voilà. j'espère que tu ne m'en veux pas de te donner ces conseils et que ça t'aidera peut-être. Bon courage en tous cas.


Sinon, de mon côté, IRM cérébrale aujourd'hui : RAS. Ouf...

Faut croire que c'est tout psy, tout ça. On verra bien.

Bonne soirée.
 




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