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Franck
29 Septembre 2018, 0:33
Bonsoir Dominique,

Nous en avons parlé, nous sommes tombés d'accord, et la vie le prouve, ce traitement ne fonctionne correctement que si on est prêt à l'abstinence.

Elle n'est pas nécessaire dans les premiers mois et c'est tant mieux. Mais pour tenir dans la durée, c'est la seule solution. La dose nécessaire devient faible du coup.

L'abstinence est un sale mot, je ne l'aime pas. On consomme autre chose, sans pour autant se priver ou en souffrir, qu'on se le dise.

Tout ça tu l'a compris bien avant moi et je te remercie de l'avoir partagé.

Bises,
Franck.
 
Franck
29 Septembre 2018, 0:25
Toujours pas le déclic en fait ...

Sans doute mon dernier post sur ce magnifique forum.

Je vous claque la bises les amis.



Le déclic peut arriver 5 min après un post comme ça. ou 5 jour après, ou 5 semaines....

Mais il est toujours possible. Nous sommes suffisamment aguerris pour trouver une solution, prendre une décision. Il faut que le moment se présente.

Ces années nous ont donné une force énorme, que nous avons parfois mal employée. Si on se mobilise (chacun en son intérieur), nous sommes capables de bcp.

Je pense que c'est valable pour nous tous.

Bises.
 
Franck
05 Juillet 2018, 22:06
Bonsoir Edith,

Pour moi, les maux de tête ont commencé après deux ans de baclo, alors que je n'était même pas au plus fort des doses que j'ai pris.
C'était une impression d'avoir la tête ultra comprimée, comme dans un étau.

Pour ce qui concerne l'impression d'être à coté de moi, cela s'est produit à chaque fois que j'ai atteint l'indifférence, c'était le premier signe.
 
Franck
19 Mai 2018, 3:18

J’aimerai tellement être le plus mauvais professionnellement et réussir parfaitement ma vie perso. Mais c’est l’inverse.


Bonjour Stéphane,

J'ai dit et pensé ça durant des années.
C'est vrai, au boulot on me disait : "Franck, tu es incroyable, tout ce que tu entreprends, tu le réussis".
J'avais un peu de mal à l'admettre, mais les faits étaient là. C'est vrai que tout fonctionnait, même les défis les plus osés.

Maintenant, tout a changé, on me dit toujours la même phrase, mais cela ne concerne plus le travail, cela concerne ma vie, mes loisirs, mes hobbies et défis persos.
La force que j'avais, elle était utilisable dans d'autres domaines que le boulot, mais je ne savais pas.
Comme tu lis mon fil, tu as du voir que la danse est devenue ma petite passion depuis deux ans, normalement j'étais totalement perdu d'avance , je n'ai jamais été à l'aise avec mon corps, je n'avais jamais dansé de ma vie.
Mais lorsque je commence un truc, bon sang, je ne lâche pas. Et que se produit-il ??? je suis maintenant un bon débutant avancé, c'est bien simple, il ne s'écoule pas une semaine sans que je ne reçoive des compliments de danseuses parfois expérimentées.
Hier soir, j'ai même quidé un groupe de novice dans une danse en ligne, à l'improviste, j'ai fait le prof. Avec beaucoup de remerciements parce qu'à ce qu'on m'a dit, j’expliquais bien mieux que les autres.

Dans d'autres domaines perso c'est pareil, sport, contrôle de soi, physique, tout fonctionne.
Professionnellement, je suis probablement toujours capable d'être bon. Mais ce n'est pas ma priorité. Plus aujourd'hui, mon énergie la plus forte je la mets ailleurs.

Tu faisais peut-être allusion à ta vie familiale, affective, je crois que c'est pareil. Sans entrer dans les détails, toute cette énergie consacrée a la vraie vie m'a permis de devenir une personne agréable pour mes proches, c'est tout un ensemble.

A bientôt Stéphane, en espérant avoir contribué...

EDIT :
Ce n'est seulement maintenant que j'y pense... dans la citation que j'ai reprise ci-dessus, tu emploies le mot "parfaitement". Il est en trop Stéphane, je pense que tu te fixes des exigences tellement élevées que c'est impossible. Relis toi : "réussir parfaitement ma vie perso"... parfaitement, tu te rends compte de ce que tu te demandes ? c'est très exigent. Mettre la barre trop haut conduit parfois à l’échec. Il faut parfois se contenter de faire du mieux possible sans atteindre la perfection.
Je t'en parle parce qu'un niveau d'exigence trop élevé, c'est tout le problème de ma vie également, maintenant que j'ai compris, je vais mieux.
 
Franck
19 Mai 2018, 2:28
Bonjour,

J'ai tenté de me sortir de l'alcoolisme pendant des années, j'avais reconnu ma maladie peu après 25 ans, ce qui est tôt pour un breton. Chaque échec me menait encore plus bas qu'auparavant....

En 2010, mon médecin de famille m'a refusé le traitement baclofène que je lui demandais. "Pas assez de recul" m'a-t-il dit.

En 2012 voyant les dégâts que mon alcoolisme causait à mon épouse et mes enfants, il a accepté de me le prescrire suite aux supplications de mon épouse qui était au bout du rouleau. Il n'y croyait pas vraiment, son geste était de compassion.
Un mois et demi seulement après le début du traitement, je suis allé le rencontrer à son cabinet, à la pause de midi, pour lui annoncer que pour la première fois depuis 20 ans, je n'avais plus envie de boire. Plus du tout envie. Lorsque je prenais de l'alcool, cela ne déclenchais plus rien du tout, fini le processus d'autodestruction qui se produisait avant.
Il m'a fallu 180 mg de baclofène par jour pour arriver à ce résultat, sans le moindre effet indésirable.

On dit qu'il est possible de naitre plusieurs fois dans une vie, ce moment là a été ma deuxième naissance. J'étais libéré de l'emprise de l'alcool. Méconnaissable j'étais tel que j'avais toujours voulu être. Mon enfants ont découvert leur vrai père, mon épouse le mari qu'elle avait voulu.

Cela fait 6 ans maintenant, libéré de l'emprise de l'alcool, j'ai pu cheminer, aller à la découverte de moi même et devenir un homme nouveau, un homme que j'estime et qui n'a rien à voir avec celui d'avant.
Par moment les doses que j'ai prise étaient de 300 mg par jour, c'était aux alentours de 2014. Mais depuis 2016, je suis en diminution très progressive et permanente, sans jamais remonter, pour n'être plus qu'à une dose de 30 mg par jour aujourd'hui.

je sors plusieurs fois par semaine dans des endroits ou l'alcool est présent, je ne ressens jamais de tentations. Le baclofène m'a permis de me rendre compte que l'alcool n'était pas nécessaire dans ma vie. Et surtout il m'a sauvé la vie, j'ai 5 amis alcooliques, copains d'école, qui sont morts de l'alcool, alors qu'ils me semblaient pourtant moins atteint que moi.

Jean Marie, amitiés, je t'embrasse.
 
Franck
23 Avril 2018, 22:31
Bonsoir Stéphane,

Tu es passé me lire, du coup je je passe aussi, non pas pour te rendre la pareille, mais parce que j'ai envie de prendre de tes nouvelles.
T'imagine ma peine, ma tristesse à te lire. J'ai toujours eu plus de peine pour les autres que pour moi, je suis très sensible, mais pour ma pomme, je suis prêt à m'infliger le plus dur.
C'est très triste et douloureux tout ça.

Mon fils ainé a trente an cette année, il m'en a dit des choses aussi. Il a souffert, comme ton fils, comme moi, comme toi, comme nous, comme notre entourage.
De ce côté là rien n'est définitif. Une fois que la terrible pression exercée par l'alcool disparait, l'émotion est moins forte, on arrive à se parler de nouveau calmement.

Stéphane, une des chose que j'ai ressenti très fort grâce à nos années baclo, c'est que la vie sans alcool n'est pas un enfer, c'est le contraire.
Si tu penses que le sevrage physique est nécessaire, va en cure, tu reprendras des forces.
Pour la suite, je pense que tu as toute la force pour poursuivre par toi même ton chemin.
Tu fais partie des personnes que j'admire, nous nous sommes parlé quelques fois, ton assurance m'a impressionné. Assurance justifiée car à chaque conversation j'apprenais de toi. Tu connais la vie, la vie en général et ta vie aussi. Tu fais preuve d'une écoute perspicace et tu donnes des conseils qui le sont également, je n'arrive pas à croire que tu ne trouves pas ta voie.

Je sens que tu as la solution à portée de main, qu'il te reste à tendre le bas.
Il ne s'agit pas de choisir entre se priver ou pas, il s'agit de choisir ce qu'on veut faire de notre vie, maintenant que nous ne sommes plus des gamins. Choisir qui on veut être, comment on veut exister. Les conneries, on en a fait assez, de ce côté là il n'y a plus rien à explorer.

Bises l'ami.
 
Franck
23 Avril 2018, 21:56
Bonsoir,

Merci pour vos mots qui me touchent.
Oui, je sais où j'en suis.
Gaday, j'ai éliminé le terme "gérer" de mon vocabulaire pour l'avoir trop souvent employé alors qu'en réalité je ne gérais rien. Je pense que vous voyez ce que je veux dire.

J'ai vu un alcoologue.
3 fois (je parle du dernier rencontré, sinon j'en ai vu d'autre...).
En janvier 2017, en septembre 2017 et le weekend dernier.
Alcoologue ancien alcoolique, il a côtoyé le fond du trou, il est un miraculé.

En septembre dernier, j'étais assez mal lorsque je l'ai vu, très triste et sans perspectives.
A un moment de la conversation, il m'a dit :
Franck, imagines, tu te couches un soir, et durant la nuit, des tas de petits lutins viennnent dans ta chambre pour t'enlever tous tes problèmes...
Tout ce qui te pèse, tout ce qui te gêne, ils te l'enlèvent et l'emportent avec eux.
Au matin tu te lèves... A quel moment vas-tu te rendre compte que ta vie a changé ?
?
?
?
J'ai réfléchi, réfléchi, réfléchi, je me disais "bien sûr, il attend une réponse genre : lorsque je n'aurai pas envi d'apéro, ou un truc du genre... mais non, moi ce n'est pas ça... je n'ai pas d'envies dès le matin."
J'ai cherché, cherché, de longues minutes, je ne voulais pas répondre n'importe comment à une question si importante. J'ai cherché... Et j'ai trouvé.
Je lui ai dit, "Lionel, c'est au moment de me raser que je me rendrai compte que ma vie a changé. Au moment de me raser, je me regarderai devant le miroir et j'y verrai un mec bien, pas un pauv' con. Là je me rendrai compte qu'il s'est passé quelque chose.".
Vous savez, c'est très dur, j'ai pleuré en disant ça. D'ailleurs j'ai pleuré beaucoup au cours de cette entrevue de 2h. Une entrevue très dense, au cours de laquelle on a vraiment été loin.

Quelques jours ou semaines plus tard, ça s'est produit !
Le gars que je regardais dans le miroir, je le trouvais bien. Il me plaisait.
Et depuis c'est pareil tous les matins.

Ce n'est pas cette question à elle seule qui a tout changé. Je pense que c'est arrivé à un moment de ma vie où bcp de choses se mettaient en place en même temps.
Je me sens bien dans ma peau aujourd'hui. Je me regarde droit dans les yeux, je n'ai pas honte de moi.
Ceux qui me connaissent connaissent également mon passé, sans vraiment arriver à y croire, et puis cela importe peu.
 
Franck
22 Avril 2018, 23:15
En complément :
Je suis à 30 mg de baclo depuis deux semaines.

J'étais encore à 200 en janvier 2017, 90 en septembre 2017.
Ça avance. Je n'aurais jamais cru cela possible.
 
Franck
22 Avril 2018, 23:04
Bonsoir,

Je n'arrive pas à reprendre le forum, je n'accroche plus. Vous êtes tous pourtant très importants pour moi, vous faites partie de ma vie, dans ses meilleurs côtés.
Probablement je ne me sens pas la force.
Peut-être peur également.
Il m'est arriver de côtoyer l'alcoolisme de nouveau et de tomber dedans.
Je ne me sens pas fragile, mais pas non plus d'une force à toute épreuve.

Mes quelques dernières rencontres avec l'alcool se sont toutes soldées par le même constat, ce n'est pas bon pour moi.
Je sais apprécier un ou deux verres, mais très vite je me rends compte que ça engendre quelque chose chez moi, pas bon. C'est comme de se mettre sur le bord de la fenêtre au quinzième étage, ce n'est pas dangereux si on gère bien l'équilibre, mais moi ça me file un sacré vertige... Je me sent attiré vers le vide.
Le vertige.
J'en souffre depuis tout petit. Les plus anciens cauchemars dont je me rappelle avaient rapport avec la hauteur, le vide.
Du coup, depuis toujours, je me tiens très très loin des falaises, rebords et autres, toujours à grande distance du précipice pour ne pas risquer d'y chuter.
Je me suis adapté au danger, j'ai choisi de ne pas le côtoyer.

Ce qui se met en place avec l'alcool est identique. Il m'aura fallu 50 ans pour ne pas avoir peur de vivre sans. Pour me rendre compte que ça ne me manque pas tant que je garde mes distances.
J'ai également la chance de m'être trouvé un entourage, au fil des années, qui ne connait pas le Franck alcoolisé.
Des personnes qui me connaissent depuis des mois, voire quelques années mais qui n'ont jamais vu ma maladie.
Alors du coup je le leur ai raconté, mon passé. Ma maladie.
Je n'ai eu que de bons retours, je dois dire que cela les surprend toujours, il y a même souvent une difficulté à croire ce que je raconte.

A part ça, un peu fatigué par le travail, encore une semaine et je prends quelques vacances, j'ai hâte.

Bises à vous.
 
Franck
31 Mars 2018, 20:58
Merci Phil.

J'ajoute quelque chose...
J'ai eu beaucoup de chance dans mon parcours. La chance d'avoir une épouse qui m'aime et ma soutenu tout au long de ma vie, avec beaucoup de courage.

Cela a été très important pour moi.
 
Franck
29 Mars 2018, 22:53
Bonsoir,

Merci pour vos mots qui me vont droit au coeur.
Merci également à toi Lee de me rappeler la difficile réalité.

c'est hyper long à raconter, une bonne partie se trouve dans mon fil, disséminée.

A partir de septembre 2014, j'ai eu des maux de tête terribles, vraiment énormes. Je pense qu'ils étaient dus au baclo, j'ai encaissé.
Le temps a passé, ces maux de têtes, accompagnés d'une perte d'efficacité mentale me faisaient peur. j'avais très mal et j'étais englué mentalement.
Il était inimaginable de continuer ainsi, à 370 mg de baclo.

Je me suis dit que je devais arrêter le baclo, j'ai consulté addicto, j'ai eu des boites de sélincro, l'idée était de prendre du sélincro pour accompagner la diminution de baclo.
Je n'ai jamais ouvert une seule de ces boites...

J'ai voulu comprendre pourquoi je buvais.
Je buvais parce que je ne m'aimais pas.
J'ai voulu comprendre pourquoi je ne m'aimais pas.
je ne m’aimais pas parce que j'étais un nul.
j’ai voulu comprendre pourquoi je me trouvais nul.
Je me trouvais nul parce ce qu'enfant, j'avais l'impression de ne jamais faire assez bien, de ne jamais être à la hauteur des attentes des autres.
Les autres, ma maman en particulier. Elle trouvais souvent que c'était bien (ce que je faisais), mais que ça aurait pu être mieux.
En grandissant, j'ai pris le relais, je me martelais sans arrêt "ça aurait pu être mieux"... Tu es nul, regarde les autres comme ils sont bons et doués...
Ma vie a été comme ça.
Trop d’exigences, trop d’insatisfactions.
Lorsque je buvais, je me sentais mieux, plus courageux, je prenais des décisions que je n'appliquais jamais une fois réveillé à jeun, et du coup je m'en voulais....
Et ainsi de suite.

Ma vérité c'est ça. Mon mal être c’était ça.
(Étrangement, le baclo m'a permis de retrouver confiance en moi, estime de moi, je croyais que c'était pareil pour nous tous, mais dès 2012 Sylvie m'avait dit que nous ne ressentions pas tous cela. Et elle avait raison. Pour certains c'était le ressenti, mais pas pour tous.)

Lorsque j'ai compris tout ça, en mai 2016, j'ai commencé à aller mieux. La diminution du baclo a été possible, et également une poursuite de mon cheminement intérieur.
J'ai de nouveau connu des périodes avec alcool, d'autres sans. les premières de plus en plus rares, les secondes de plus en plus longues.
Et de fil en aiguille j'ai fini par réaliser que je n'étais pas nul et que tout ce qui m'arrivait lorsque l'alcool n'était pas présent était 100 fois meilleurs qu'en buvant.
Je me suis réconcilié avec mon corps aussi. Maintenant je danse, souvent, et je danse bien, alors qu'il y a 3 ans encore je n'avais jamais dansé de ma vie, j'avais trop honte.

J'évoque la danse parce que je pense que ça a été la cerise sur le gâteau, le petit détail qui a permis de parachever les choses.
Car le baclo c'est de la chimie, le bien être aussi, le sport, l'activité physique, c'est de la chimie également.
Nous avons tous besoin de beaucoup de choses, à juste dose, d'un équilibre.
Tout ça fait le mien, je me sens bien.

Je ne suis plus inquiet pour mon avenir vis à vis de l'alcool. Cependant je sais que tout excès me replonge dans les bêtises du passé, me fait constater que ce n'est vraiment pas fait pour moi.
Ca me transforme en ce que je ne suis pas, en ce que je ne suis plus.


Voila voila Lee,
C'est ce que je peux te dire ce soir, vous dire ce soir.
je n'ai pas trouvé la recette miracle, malheureusement, j'ai trouvé mon équilibre, la paix avec moi même.
Et ça, je crois que c'est un chemin individuel. Cependant, je suis convaincu que nombre d'entre nous ont des points communs avec moi, sur ce manque d'estime personnelle. Manque d'estime qui entraine l'alcoolisme, et pas le contraire, qui peut arriver également.

Je voudrais aider plus, mais ce n'est pas simple à expliquer.
 
Franck
17 Mars 2018, 1:58
Merci à toi loup blanc de me suivre encore.


Oui, suis très étonné moi aussi.

A une époque tout partait en vrille au moindre comprimé que je retirais.
Et maintenant ça va.

la vie est dure pour nous tous. pourtant, il s'est produit une chose inespérée. Dont j'ai pu bénéficier.
Puis cette révélation quelques années plus tard.

Et cela m'a permis de diminuer le baclo, à tel point que lorsque les restrictions sur les soins sont tomées, j'étais déjà à la dose limitée.

Je dirais bien qu'une bonne étoile veille sur moi.
J'aimerais plutôt qu'elle veille sur nous tous.
 
Franck
17 Mars 2018, 0:22
Bonsoir,

Je ne sais pas combien de fils je lirai, j'espère que vous allez bien.

Je suis toujours autant convaincu que notre solution se trouve dans l'absence d'alcool, l'abstinence. Ou presque.

Presque parce que je vois qu'il est parfois possible de partager un moment de convivialité sans que ça ne déraille. Mais comment en être sûr à l'avance ?

Donc presque zéro alcool pour mois.

Zéro craving ça oui.


Je suis un peu sur le cul... Je ne suis plus qu'à 40 mg de baclo et je vais bien.

40 mg, presque rien.


Et je me sens bien dans ma peau, dans ma vie, mieux que je ne me suis jamais senti auparavant.

Cool.

Je pense souvent à vous, car tout ça n'aurait pas été possible sans les fortes doses, les fortes doses qui m'ont permis de savoir ce qu'était l'indifférence, d'y prendre gout au point de trouver, moi même, la manière de poursuivre sans l'apport du médicament.

Si on m'avait dit, il y a 6 ans, comment je serais aujourd'hui, je n'y aurais pas cru. L'homme que je vois dans le miroir le matin est tellement différent de celui que j'ai connu. D'ailleurs, celui qui me croise dans la rue ne me reconnais pas non plus.

La clé pour moi a été de comprendre d'où venait le manque d'estime que j'avais de moi même. Dès lors, j'ai réalisé qui j’étais et la descente de baclo a été possible. Si mes souvenirs son justes, il m'aura fallu près de 2 ans pour passer de 370 à 40 mg.

Je vous embrasse et passe prendre de vos nouvelles. N'hésitez pas à m'envoyer des MP, cela me permet de ne pas vous oublier.

Bises.
 
Franck
26 Novembre 2017, 17:34
Bonjour,

Un rapide passage sur le site pour mes pensées du jour. :fsb2_yeah:

Depuis plusieurs années, une chose m'intrigue.
Lorsque je suis sur mon île, à Ouessant, je ne m'ennuie jamais,pas un seul instant, pas une seule seconde, quelque soit le temps que j'y séjourne. Je trouve toujours quelque chose à faire, pêche, plage, vélo, marche, bricolage sur la maison de maman, etc....

A tel point que je m'interroge... Là bas je me sens bien, ici je n'ai de goût à rien. Pourquoi ?
Depuis longtemps, je me dis que si je me sentais aussi bien chez moi qu'à Ouessant, la vie serait plus facile. Je ne m'ennuierais pas,... et donc je ne boirais pas. Je cherchais, je cherchais... Pourquoi je ne trouve pas à m'occuper chez moi????
Finalement, depuis que j'ai cessé de prendre de l'alcool, même en petite quantité, je me trouve plein d'idées, plein d'occupations, je ne m'ennuie pas une seule seconde, au point d'en oublier de donner quelques nouvelles, à ma famille, à mes amis.

Souvent je disais que je buvais parce que je m'ennuyais. En fait non... Je m'ennuyais parce que je buvais. L'alcool supprimait toutes mes autres envies. Aujourd'hui, sans alcool, il me faudrait des journées de 80 heures pour réaliser tout ce que j'ai envie de faire.
Notez bien que je ne m'occupe pas pour ne pas boire, je trouve à m'occuper parce que je ne bois pas.

Cercle vicieux, cercle vertueux. alcool-->ennui-->alcool-->ennui ; ou alors "non consommation"--> activités--> gout pour les activités-->non-consommation.

Allez, encore 1h00 de bricolage et je file au ciné. Les MP attendront (désolé :-/)

PS 1:
Merci Phil pour ton passage.
Je n'ai jamais aussi bien compris qu'aujourd'hui que ce traitement permet de prendre une décision. Qui était hors de portée avant.

PS 2 :
Lee, j'ai du mal à appeler cela de l'indifférence, car je ne suis plus vraiment capable d'avoir une consommation modérée.
Ce que j'ai connu de l'indifférence était la possibilité de faire ce qu'on veut, sans risque d'excès. Ça ce n'est plus possible pour moi. Mais ça ne me pose pas de problème.
 
Franck
19 Novembre 2017, 16:58
Bonjour,

Merci à tous, vos messages me font vraiment plaisir. Je ne viens plus guère sur le forum, de vous voir toujours à l'écoute me fait chaud au coeur
Lee, tu mets le doigt sur quelque chose... Tu évoques l'indifférence... Est-ce de l'indifférence ou de l'abstinence ?
Difficile à dire.
Je crois que je me sens comme Phil.
De toutes les personnes que j'ai connu, c'est dans ses propos que je me retrouve le mieux.

Indifférence aidée.
Abstinence facilitée.
Non-consommation délibérée et non subie.

Tout me va. je me sens bien.
 
Franck
18 Novembre 2017, 22:59
Bonjour ou Bonsoir les amis,

(j'ai préparé ce post avant de me connecter, je viens donc de découvrir, seulement maintenant, les post de Chrysalide et Sabine. Ça tombe à point!)

Je viens donner quelques nouvelles, depuis le temps...
L'abstinence... J'en parlais il y a quelques temps, c'est la seule solution que je voyais.

Ca y est, cela fait deux mois et demi maintenant. Plus du tout d'alcool.
Dans un premiers temps, je m'étais en quelque sorte résigné à cette solution. Mais passée une quinzaine, c'est un énorme souffle de vie que j'ai ressenti, de liberté.

Grace au bacofène, j'ai pu retrouver les idées claires pendant plusieurs années, petit à petit, je n'ai plus eu peur de la vie sans alcool, j'ai tellement apprécié les périodes sans cette substance.
Ces quelques années m'ont permis de réfléchir, qui je suis? pourquoi je n'ai jamais eu d'estime de moi ? pourquoi je ne m'aimais pas ? pourquoi je me sentais nul ?

En mai-juin 2016, la révélation, après des mois de réflexion. J'ai compris d'où venait ce mal être que j'ai toujours connu. Mon éducation, ma mère... Depuis j'évolue. Depuis je peux diminuer le baclo sans courir à la catastrophe. J'évolue, j'évolue...
Je ne suis plus le même. Maintenant lorsque je me regarde dans un miroir, je vois un type bien, pas un nul comme je l'ai vu pendant tant d'années.
Cela a pris du temps, je ne vous raconte pas ça en détail.

Le baclo :
A cette époque de juin 2016, j'étais aux environs de 350 mg je crois, avec des maux de tête énormes.
Début janvier cette année, j'étais à 190 mg avec tjs des maux de tête.
Au début de l'été, lorsque les évènements se sont produits, j'étais encore à 110 mg.
Aujourd'hui, je suis à 70 mg.

Pas le moindre craving, jamais.
Ne pas boire en société ne me pose aucun souci.
Je me sens libre. Ce n'est pas de l'abstinence en fait, c'est de la non-consommation, je ne me prive pas, ne ressens aucune frustration ni aucune envie.

Je fais de la danse, salsa et batchata, je sors danser 3 fois par semaine, pour les cours ou en soirée. Vais au ciné... Chaque fois, quel plaisir de rentrer chez soi sans crainte de croiser les gendarmes, sans me demander ce que je vais bien pouvoir boire arrivé à la maison, sans me réveiller fracassé le lendemain... Jai retrouvé le gout au bricolage, Je me suis remis au sport dernièrement aussi, car j'ai arrêté de fumer début novembre (la cigarette, contrairement à l'alcool, j'y pense très souvent, c'est vraiment énervant). Donc un peu de sport, en plus de la danse, pour éviter de prendre trop de poids.

Tout cela n'aurait pas pu se produire si je n'avais pas eu accès au baclo, si je n'avais pas eu la possibilité de connaitre l'indifférence. Je sais que c'est cela qui m'a mis sur la voie.
Cette situation de bien-être, installée depuis fin aout, me scotche un peu, je ne me suis jamais senti aussi bien de ma vie. Et ça dure.

Bises,
 
Franck
05 Aout 2017, 3:15
Je repense à tout ça....

Je l'ai dit en de multiples occasions, il aurait fallu essayer de comprendre pourquoi le baclofène agit et comment.

Je reste convaincu qu'il existerait de meilleures solutions pour peu qu'on cherche à en trouver.

Ce médicament est une piste qu'il aurait fallu poursuivre et creuser.

Il ne me satisfait pas dans la durée, les ES sont trop insupportables. Et je ne suis pas certain qu'ils soient réversibles.
 
Franck
25 Juillet 2017, 20:57
Re...

Vlà du nouveau...

Mon médecin m'a annoncé aujourd'hui qu'il a reçu une note lui "conseillant" de limiter sa prescription à 80 mg/j.
Par chance, je ne suis plus qu'à 110 mg/j, l'écart est faible et j'ai suffisamment d'avance pour rester sur une diminution lente.

Pour moi ça va.
Mais les autres... Comment vont-ils faire????

C'est pour ça que je me connecte ce soir, pour mesurer un peu les dégâts. Pas par voyeurisme, certainement pas. Par compassion.
Même si j'en reviens, du baclo, je pense qu'il faut avoir accès à cette expérience pour s'enrichir et trouver plus de force pour l'avenir.
Si on m'enlève le baclo aujourd'hui, je ne serai plus le même qu'avant, je suis mieux armé intérieurement.

Courage à vous.

EDIT :
A oui, une chose aussi, mon fils de 245 ans (heu... 25 ans) m'a envoyé un sms aujourd'hui pour me dire qu'il a lu des choses, il me demande à quelle dose je suis.
Il ne m'avait jamais posé la moindre question sur mon dosage depuis le début...
 
Franck
25 Juillet 2017, 20:51
Bonsoir,

Frantz,
Je suis très touché par ton message, vraiment.
Je suis bluffé par la justesse de ta perception des choses.
Nous ne vivons peut-être pas exactement la même chose, mais cela semble vraiment très proche. Il semble qu'on se comprenne.
Je regarde vers le beau, pas de soucis. Je vais plutôt bien, mais je dois me tenir à distance de l'alcool, "quelques verres et ça ira...", Parfois seulement. D'autres fois ça remet la machine en marche et je perds le contrôle.
Je suis touché également parce que tu as posté sur mon fil. Ce n'est pas très courant tu en conviendras, j'apprécie que les uns les autres nous soyons capable de laisser derrière nous des tensions qui sont contre-productives.

Manue,
Oui, je le souhaite aussi.
Les AA ce n'est pas pour moi, une abstinence avec une petite dose de baclo pour aider me conviendra.

Pascal,
Oui, pas de problème, mais je suis très peu connecté.
 
Franck
05 Juillet 2017, 17:54
Bonsoir,

Hello Joëlle, abstinent, pas réussi plus que un mois et demi. Pourtant, après cette durée, je me sentais vachement bien. J'aurais dû continuer sur cette voie.

Je reconnais que grâce au baclo (probablement), je ne ressens plus de pulsions irrépressibles, c'est moins fort qu'il y a très longtemps. Mais si je suis vulnérable et que je cède, c'est la cata.

Loup, tu sais, lorsque ça a fonctionné, on va dire de 2012 à 2014, le baclo m'aidait réellement à gérer mes émotions. Il pouvait m'arriver n'importe quoi, je faisais face.

Rosy, je t'envoie plein de pensées positives.

Dominique, merci pour le lien, j'ai trouvé ce que je cherchais
 
Franck
04 Juillet 2017, 19:43
Bonsoir,

A peu près six mois que je ne m’étais pas connecté.

Je vois que des fils bougent toujours, d'autres pas. Cela me fait un peu bizarre de revoir les pages du forum.

Des nouvelles :
je ne suis plus qu'à 120mg par jour depuis pas mal de temps, je ne le supportais plus.
Des rechutes, il y en a eu, des tas...
Je suis globalement mieux qu'avant baclo, mais bon... Pas terrible quand même.

Je pense depuis un bon moment qu'il n'y a pas d'autre solution que l'abstinence. Si le baclo peut aider, tant mieux. Mais l'indifférence telle que je l'ai connue pendant deux ans environ, elle ne tiens pas dans le temps.
La seule solution est de ne plus boire du tout.
Je n'y suis pas arrivé encore de manière durable, j'ai tjs des difficultés à gérer mes émotions.

Ce soir j'ai eu ma maman au téléphone, elle a lu un article dans sa presse locale, l'article fait état de la dangerosité du baclofène.
Dangereux au point que le RTU serait bientôt revue afin de limiter les doses à 75 mg. (autant ne rien tenter dans ces conditions...)

Sinon, après six mois d'absence, je peux le dire (à nouveau), lorsqu'on ne vient plus, ce n'est pas forcément parce que tout va bien.
Désolé Sylvie, mais je sais bien qu'il doit y avoir bcp d'abandons, le plus souvent c'est pour ça qu'on ne voit plus les membres.

Bises à tous, à bientôt.


Qu'en est-il de cette dangerosité, y-a-t-il des fils ou articles qui en parlent?
 
Franck
04 Juillet 2017, 19:27
Bonsoir,

Deux pages, c'est tout.

C'est peu. C'était un peu ce que je voulais voir en créant ce fil. Mais enfin, j'espère que c'est parce qu'il est resté enfouis.
 
Franck
04 Décembre 2016, 1:45
Bonsoir,

Oui Lucie, me ronger les ongles la nuit c’était comme pour toi casser les plumes d'un oreiller.

Jack, je sais que tu me crois, c'est en effet un signal d'alerte pour moi. Cela n'a jamais failli.

Pascal, tu peux me contacter sur skype, aucun soucis. Les 140 sont devenus 130 cette semaine puis je suis remonté à 150. Des problèmes conjugaux viennent perturber mon rétablissement.

Carabus, C'est surprennent ce que tu me dis là.
En effet, je suis perfectionniste.
Voire un peu maniaque.
Je ne connaissais pas ce lien.
Ça sonne juste.
 
Franck
20 Novembre 2016, 23:59
Salut,

Dominique, Joëlle, Lucie, merci pour votre présence.

Carabus et Tchoupi aussi, mais je vous connais moins.


Alors voila...

Hier, repos, bricolage et une bière... plus une autre. puis re-bricolage et un peu de vin...

Vers 17h, j'ai fait une sieste.

Tout en dormant, je me suis rongé les ongles de 4 doigts.

J'ai vite compris que ça commençait a merder et suis remonté à 140.

Je suis à la dose que j'avais voulu.

Le baclo semble toujours nécessaire à ce que je vois.


Cette histoire d'ongles et d'anxiété... c'est quelque chose quand même .

bises.
 
Franck
19 Novembre 2016, 11:21
Bonjour,

Depuis trois nuits, je dors plutôt bien.

Quel soulagement, quel bonheur. Je savoure chaque instant passé dans mon lit.


Aussi, il m'est arrivé un truc....

Mercredi, j'ai voulu passer de 150 à 140. J'ai noté sur mon calendrier baclo : 140 --> 3 ; 3 ; 4 ; 3

C'est seulement hier matin que j'ai réalisé que ça ne faisait que 130. J'ai diminué de 20 au lieu de 10.

Je me suis demandé que faire, j'ai décidé de rester comme ça, avec mes sens aux aguets pour détecter le moindre signe inquiétant.

Sinon, depuis une dizaine de jours maintenant, j'ai le moral au top, je fais du sport, du bricolage et sors un peu aussi.

Cette séance d'hypnose est tombée juste au moment où j'en avais le plus besoin.
 
Franck
14 Novembre 2016, 0:21
Pas de soucis Jack,

En effet, comme je le disais, je ne suis pas très en forme.
Du côté du moral, ça allait plutôt mal aussi, mais depuis ce weekend je vais beaucoup mieux.
À voir si ça se confirme dans les jours à venir.
 
Franck
13 Novembre 2016, 21:24
Carabus, Lucie, Manue, Dominique, Rosy, Lee,

Je suis confus.
Cela fait super longtemps que je ne m'étais pas connecté et j'avais complètement oublié que le forum affichait les dates d'anniversaire.
Je vous remercie tous.

Oui, 50 ans...
J'en avais pris conscience au mois de mai.

Toujours en descente.
Toujours ces maux de têtes, problèmes de concentration et de mémoire.

Je suis à 150 depuis 3 ou 4 jours.
Et le baclo agit toujours.
Pas de craving, pas de retour de mal être, pas d'anxiété.

Reste un vieux réflexe lorsque je me sens perdu de déboucher une bouteille.
Mais je pense qu'il ne s'agit plus que réellement d'un réflexe.

J'ai décidé d'y travailler par l'hypnose.
J'ai fait une séance le 10/11, il y en aura une seconde le 24/11.
Très tôt pour en parler, mais ma première impression, au bout de quelques jours, est que je ne suis plus le même.
Mes amis me le disent, tu as l'air vraiment plus solide, plus sûr de toi.

Je vais voir comment ça tourne, mais je me sens mieux dans ma peau, malgré pas mal de troubles dans le moment.

Début juin j'étais à 370mg, aujourd'hui à 150mg, je dirais que d'un point de vue alcool, ça va bien mieux aujourd'hui qu'en juin.

Un soucis quand même depuis quelques semaines, je n'ai jamais sommeil.
Je n'arrive à dormir que 3 heures par nuit environ.
C'est très pénible et fatigant.
Je ne sais pas ce qui m'arrive.
 
Franck
02 Octobre 2016, 19:55
Hello Rosy,

Bien sûr, dimanche dernier je t'ai lue aussi, tout comme Joëlle et quelques autres..
Suis vraiment content de tes nouvelles perspectives, tu as fait un sacré bout de chemin.
Reprendre la vie active après ce que tu as vécu n'est pas simple.

Il y a une semaine, je suis allé à Strasbourg, avec Jo et notre fils ainé.
C'était pour la cérémonie de remise des diplômes de notre deuxième garçon qui a fait ses études à Strasbourg.
Notre fille (la petite dernière) était là aussi car elle est en études à Strasbourg également, pour 3 ans à compter de maintenant.

J'ai bien pensé à te contacter, mais ce weekend là, tout est passé à une vitesse incroyable.
Ce que je retiens : Tu habites une ville formidable. Nous sommes tombés sous le charme.
 
Franck
02 Octobre 2016, 18:23
Salut Jack,

Oui, un sacré bout de chemin.
Je suis vraiment soulagé d'en prendre moins, je me sentais comme un extraterrestre lorsque je passais à la pharmacie.
Lorsque je préparer mes piluliers pour plusieurs jours, j'avais l'impression d'être un junkie.

Ce point d'équilibre, j'attends patiemment qu'il vienne à ma rencontre. Et bien sûr, j'espère que je ne vais pas passer à côté, ce serait terrible et il est clair que je ne remonterai pas.
Je pense que lorsque mes ES vont s'estomper, il faudra que je sois hyper vigilant, m'assurer que ce n'est pas une rupture.

Les dérapages sont des alcoolisations. Genre 3 ou 4 bières et 2 bouteilles de rosé.
Il n'y a pas de fréquence, cela se produit quand je n'arrive plus à faire face aux évènements.
Un petit bout de moi se rappelle qu'il existe une solution pour se mettre sur la touche et ne pas faire face, une échappatoire.
C'est donc lorsqu'il m'arrive un coup dur (très dur même) que cela se produit. Indépendamment du jour de la semaine ou de l'heure dans la journée.
La dernière fois, c'était il y a quinze jours.
Le reste du temps, ça va.


Joëlle, bonjour.
Il y a quelques jours (une semaine en fait), je suis passé sur ton fil.
J'ai été très touché, attristé par ce que j'y ai trouvé.
La vie ne te fait pas de cadeaux.
Je n'ai pas posté parce que je ne savais pas quoi dire, je t'embrasse bien fort.
Franck
 
Franck
02 Octobre 2016, 1:45
Merci Lucie.

j'ai pensé à toi sur mon île. J'y penserai à chaque fois maintenant.

Ma tante n'est plus trop en état de tricoter, elle perd le tête, comme moi.
j'ai l(impression de perdre bcp de neurones ausi
 
Franck
29 Septembre 2016, 21:36
Bonsoir,

Je viens vous donner un peu de nouvelles.

Et bien ça continue toujours. A chaque fois que je descend de 10, mes ES me laissent un peu tranquille puis reviennent une dizaine de jours plus tard.
C'est assez énervant.

Je suis maintenant à 200 depuis ce matin, alors que début juin, j'étais encore à 370...
Et ça va plutôt bien.

Ce n'est pas l'indifférence d'avant, parfois un petit dérapage mais ce qui est absolument étonnant pour moi, c'est l'absence de cette mésestime de moi. Le baclo m'a soigné de ça en 2012 et malgré cette descente, j'ai toujours confiance en moi.
Il y a aussi le fait que je ne ronge toujours pas mes ongles. Avant, dès que je descendais de quelques comprimés, ça recommençait, là rien.
Tout semble indiquer que ma dose actuelle est suffisante.

Je suis vraiment scotché.
J'en avais parlé le 16 mai, après ce séjour sur mon ile, j'ai réalisé qu'il s'était passé quelque chose en moi. Quelque chose d'important.
Je pense que c'est ce qui a rendu cette descente possible.

Sinon, les ES, ce sont toujours les mêmes, maux de tête, problèmes de concentration et de mémoire.
C'est toujours aussi handicapant.
Parfois je me demande si c'est réversible.

Bises à vous,
Je vous lis de temps en temps mais ne poste pas.
Une fois qu'on a décroché du forum, c'est un peu dur d'y revenir je trouve.
 
Franck
30 Aout 2016, 18:23
Salut Jack,

Oui, c'est ce que je pense faire.

Mais on dirait que mon corps accompagne la descente. C'est à dire qu'il compense ce que j'enlève de baclo, du coup je me reprends plein d'ES, de nouveau en surdose.

Si les ES me laissent tranquille --> pause.
S'ils reviennent --> j'enlèverai 10

Pas de soucis, je suis prudent, je tiens vraiment à ne pas perdre ce que je viens de regagner.
 
Franck
29 Aout 2016, 22:39
Oui Carabus, c'est exactement ça.

J'ai bien de la chance car c'est beaucoup plus facile à tenir que l'abstinence.

Après un deux trois verres, absolument aucune envie, rien du tout.
Je n'ai pas du tout envie d'en prendre plus.
 
Franck
29 Aout 2016, 19:16
Bonsoir,

J'ai vu Jack, j'ai vu.

Alors voila...
Il se passe des choses bizarres.
Depuis début juin, je suis en descente, à cette époque j'étais à 370.
Si vous vous en souvenez, c'était nécessaire à cause de mes ES et aussi parce que j'avais l'impression que c'était possible.

Arrivé à 270, je voulais faire un palier d'un mois.
Mais à peine 10 jours plus tard, mes ES, qui avaient disparu, sont revenus plein pot. J'étais encore en surdose.

J'ai continué à descendre encore un peu, je suis à 230 aujourd'hui.
A 230 je ressens toujours les effets du baclo, dans tous mes muscles du haut du corps, dans mon sommeil totalement apaisé, dans une douce somnolence qui me gagne en soirée... Bref, tout cela me rappelle 2012.

ET....
Et je suis indifférent.
C'est sûr est certain, je m'en rends compte depuis une dizaine de jours.
Nous avons eu énormément de passage à la maison ces derniers temps, j'ai senti que je pouvais essayer de voir ce que ça donne.
Et ça fonctionne !
INDIFFERENT !

Je suis bluffé.
Et content.
 
Franck
20 Aout 2016, 15:53
Salut Hartman,

Merci pour ces nouvelles millésime 2016.

Bah c'est cool.

Tu sais, j'avais créé un fil pour que les anciens puissent témoigner de leur réussite.

Tu devrais y aller et parler de ton cas.
 
Franck
16 Aout 2016, 22:39
Bonsoir,

Je ne sais pas...

Le plus probable est que ces fois-là, j'avais "décidé" de me saouler. Plus ou moins consciemment. Je n'en suis pas certain, mais ça se peut.L'été a été difficile.

Contre ça, nous sommes bien d'accord, le baclo ne peut pas grand chose.

Je suis peut-être de nouveau indifférent, je ne sais pas. Je vais laisser passer un peu de temps avant de regarder cette question de plus près.
 
Franck
15 Aout 2016, 16:57
Bonjour,

Merci pour votre présence malgré mon absence sur vos fils respectifs.

Oui, vous avez raison, c'est maintenant ce que je pense aussi, je suis en surdose.

Et je l'étais encore plus il y a quelques mois, cela depuis longtemps.

Pas d'inquiétude, je ne fais pas une descente grande vitesse, tant qu'à avoir certains effets bénéfiques du baclo, je tiens à les conserver.

Claude, je t'ai entendu, tu parles juste.
 
Franck
14 Aout 2016, 15:38
Bonjour,

Comment dire....

L'été est très compliqué.

Descente en baclo depuis début juin pour échapper aux ES. Je suis passé de 370 à 270 en 2,5 mois, de 10 en 10.
Je me suis rendu compte que l'abstinence était absolument nécessaire pour éviter les alcoolisations massives.
Presque à chaque fois que j'ai repris quelques verres, ça a été la cata.

J'ai eu des ennuis de santé. Un cancer de la peau dans le pli inguinal (ça ressemblait à un kyste, ça fait bien 15 ans que je l'avais remarqué).
Cela a été traité, j'ai été opéré 3 fois à la Timone, à Marseille, entre le 13 juillet et le 3 aout.
A force d'en enlever, je me retrouve avec un gros trou. Mais enfin, j'en ai eu la confirmation la semaine dernière, cette fois-ci c'est terminé.
Comme je cicatrise plutôt bien, il a été décidé de ne pas faire de greffe de peau. On va attendre tranquillement que ça se referme, ça pourrait durer un mois, voire un mois et demi à compter de maintenant.
Cela dit, je ne me plains pas, je dirais même que j'ai de la chance car ce cancer ne fait pas de métastases.
Il faut juste être certain de l'avoir totalement enlevé, sinon il récidive. Je resterai sous surveillance tous les 3 mois pendant 5 ans.

Ce bobo ne m'a pas traumatisé, mais ça fait maintenant 1 mois que je ne peux pas marcher de trop, blicoler, jardiner et surtout me baigner (j'habite près de Toulon, rappelez vous).
Le temps est affreusement long, je tourne en rond.

Un coup dur aussi, une amie d'enfance est décédée, fin juillet, d'un cancer des intestins.
Détecté en janvier, décès en juillet. Une raison de plus pour dire que le mien est vraiment très bénin.
Ce décès m'a bcp affecté, je me rends compte que le temps passe vite, que nous sommes peu de chose et qu'on rate pleins de moments.

Voili voilou... Un été difficile. (il y a eu également d'autres événements très difficile, mais bon, je ne vais pas faire une liste à n'en plus finir).


Concernant le baclo, je finis par perdre la tête...
Lors de ma descente, ils ont progressivement disparu. Quel soulagement. Vraiment, c'était agréable.
J'avais décidé de faire un palier.

Mais depuis lundi, ils sont en train de revenir. (problèmes de concentration et de mémoire, tête comprimée)
Ça me prend la tête, je n'y comprends rien.
Va falloir encore descendre...

Malgré la diminution importante de dose, je sens que le baclo agit toujours.
Je ne me ronge pas les ongles la nuit, je n'ai pas ce sentiment d'être un minable que j'avais avant, mon corps est totalement décontracté la nuit, je fais des rêves baclo toutes les nuits....
Des tas de signes que j'avais rencontré lors de l'indifférence.

Avec ces ES, tout se présente comme si j'étais encore en surdose.

Alors je vais continuer à descendre et on va voir.
De toutes façons, j'avais décidé de mettre un terme à ces ES, quitte à abandonner le baclo.
Mais enfin...
Je pensais qu'après avoir trouvé une dose qui ne me cause plus d'ES, j'en serai débarrassé. Il faut croire que non. ça revient.

Des bises à vous.
 
Franck
17 Juillet 2016, 10:30
Bonjour,

Merci de vos passages ici, vos encouragements, vos conseils.

Oui, zéro, zéro, je continue, je persévère.

Je me sens vraiment soulagé par ce moins de médicament. Je me sens plus léger, je me sens moi même. Toujours calme et en paix.

Toujours pas de mauvais sentiments quant à moi même, toujours pas de retour de mon toc (ongles).

J'ai toujours mon sommeil baclo, mes rêves baclo, mes picotements baclo.

Je le sens tout va bien.

Comme tout abstinent, je suis un peu ahuri de voir, réaliser, admettre, que ce qui parait si simple chez les autres, si naturel, m'est interdit. A chaque fois que j'ai été abstinent, je me posais la même question : "pourquoi ne suis-je pas comme les autres?".
Sans plus. Je ne me prends pas la tête avec ça, n'ayez crainte, mais ça me traverse l'esprit.

Je passe à 280 aujourd'hui, d'ici 5 ou 6 jours à 270. Et là je ferai un palier. (cela fera -100 en tout)
Probablement un palier d'un mois.

Avec Jo, mon épouse, cela se passe mieux ces derniers jours.
Mais elle est fatiguée par tout ça. Elle ne veut pas que ça recommence, ça la mine.
 
Franck
14 Juillet 2016, 13:45
Bonjour Rosy, Manue, Lucie et Joëlle,

Cela fait 4 semaines maintenant.

Il est à déplorer 2 dérapages. Un soir après 10 jours, puis le weekend dernier.
A chaque fois, dès que je retrouve mes esprits, je m'en veut, je me dit que bon sang, zéro c'est zéro. Et je repars sur des bonnes bases aussitôt. Encore plus convaincu que l'abstinence est la seule voie pour moi.
Pourtant, ce n'étaient pas des cravings irrésistibles, plutôt une baisse de vigilance associée à une impression que je suis toujours protégé.

Concernant le baclo, je suis passé à 290 (-80 depuis le début de la descente) il y a deux jours.
Il agit toujours, je le sens à mon sommeil (malgré des nuits hachées, mon sommeil est profond, détendu), je le sens aussi à des picotements dans le visage, les épaules et les bras.
Toujours pas de retour de cette sensation d'être un minable, sensation qui avant, revenait dès que je baissais un peu. Ça je pense que c'est grâce à ma prise de conscience, de ce que j'ai compris d'où ce sentiment venait.

Concernant, Jo, mon épouse, nous avons passé trois semaines bien agréables, sans le moindre crépage de chignon, sans tension.
Mais voilà... Le coup de ce weekend était le coup de trop.
Elle ne veut plus revivre comme avant. Dans l'incertitude quotidienne.
Si je repars en vrille, elle me quitte. Nos enfants sont tous les trois élevés, tous les trois avec de brillants parcours, deux ingénieurs et la petite dernière qui va, elle aussi, en école d'ingénieur à la rentrée.
Maintenant, les enfants ne sont plus une raison pour nous maintenir ensemble, nous resterons ensemble uniquement si j'arrive à lui redonner une totale confiance en moi.

Elle me l'a dit hier, elle me laisse une dernière chance. C'est à dire qu'au prochain écart, c'est fini. Pour qu'elle puisse vivre enfin sereinement.
Et elle est déterminée.
Ce n'est pas une forme de chantage, il en va de sa santé à elle aussi. S'écarter la préserverait. Et je pense qu'elle a raison.
Pour ma part, je ne sais pas comment je pourrais réussir ce que je suis en train de faire sans elle à mes côtés.
Bref, l'enjeu est énorme.
 
Franck
05 Juillet 2016, 18:14
Bonjour,

Je le sentais..... Il s'est réellement passé quelque chose durant cette semaine de mai que j'ai passé dans mon ile.
Au cours de ce "pèlerinage", j'ai compris d'où venait mon mal être qui me suivait depuis l'enfance. J'ai compris pourquoi j'étais malheureux, pourquoi je me jugeais mal. Et j'ai également compris que c'était fini. Que maintenant je pouvais garder la tête haute, je suis quelqu'un de bien.

La descente...
Avant ça se passait comme ça : 1 cp de moins. 1 mois plus tard un 2eme cp de moins...
J+2ou3 : Je commence à me ronger les ongles pendant mon sommeil.
J+4ou5 : Je suis envahi par ce sentiment d'être une m..., un minable, un raté.
J+7ou8 : L'alcool refait son apparition, c'est la cata.... Et au bout de quelques jours, je remonte le baclo.

Maintenant, ça se passe comme ça :
1 cp de moins, 4 jours plus tard, un autre cp de moins, 4 jours plus tard, encore un cp de moins, encore 4 jours un cp de moins et ainsi de suite...
Depuis début juin, je suis descendu de 370mg/j à 300mg/j.
Sans le moindre problème! Pas d'ongles rongés la nuit, pas de retour de ce sentiment d'être un minable, pas de craving !
Alors bien sûr, je ne suis plus autant protégé qu'avant. Je l'ai bien vu, durant la première quinzaine de juin, si je prenais un peu d'alcool, j'avais envie d'en reprendre plus.
C'est pour ça que depuis le 15 juin, j'ai décidé de ne plus en prendre. 0 alcool depuis 3 semaines maintenant.
Il faut que je puisse descendre, c'est un petit prix à payer, l'alcool ne me manque pas et je pense que seule l'abstinence peut me permettre de diminuer le baclo.

Petit à petit, ma tête se décomprime, je reprends mes esprits, ma mémoire se remet à fonctionner mieux. J'avais vraiment besoin de diminuer les doses de baclo.
Depuis le 20 juin, j'ai retrouvé un sommeil de qualité. Je dors bien, me réveille tôt et en pleine forme.
Et... Je suis en paix avec moi même, je me sens serein, incroyablement calme et sûr de moi.
Caaalme, vraiment caaalme. Je me sens zen.

J'ai même constaté que je fumais et vapotait moins. sans même chercher à diminuer (ce seraient trop de contraintes n'est-ce pas).
Dans le même temps, mon épouse et moi avons parlé... 30 ans que nous sommes ensemble, 30 années de bons moments, mais aussi de moments très difficiles. Nous étions hypertendus tous les deux.
Nous avons décidé de nous regarder différemment, de nous respecter, de ne plus voir l'autre comme un "ennemi". De faire chacun le maximum pour mieux nous entendre. J'ai également décidé de cesser de passer tant de temps sur mon ordi, de faire autre chose.
Cela fait 2 semaines environ que nous sommes partis sur cette voie. Notre vie a changé. La maison est calme. Notre fille stressait à chaque fois qu'elle revenait à la maison... Cela fait deux semaines qu'elle est avec nous, elle profite de ce calme, l'apprécie et ça se voit.

Le baclo, je le sens en moi, en permanence. Je le sens dans ma tête, dans mes muscles, en particulier les épaules et les bras. Et je le sens également dans mon sommeil, un sommeil très détendu avec bien sûr ces fameux rêves baclo. Depuis le temps que je le connais, je sais reconnaitre ses effets, il est toujours en moi et me protège du craving.

EDIT : Maintenant que je me relis, je me rappelle que vous avez été nombreux à me conseiller de diminuer sérieusement le baclo. Vous aviez raison. Mais voila, je ne sais pas si ça aurait fonctionné avant, là c'était le bon moment je pense.


.
 
Franck
04 Juillet 2016, 22:24
Salut vieil ami,

Personnellement, c'est en ne buvant pas du tout que les choses sont en train de s'améliorer chez moi. (j'en parlerai demain sur mon fil)

Mais voilà... Il faut trouver la raison de ne pas boire, une certaine motivation. Ou alors, se rendre compte qu'on en a plus besoin, qu'on vit mieux sans.

Sans alcool, le baclo prend sa place bien plus facilement. Je m'en rends bien compte.

Je ne sais pas comment dire... Il faut une sorte de déclic.

A bientôt.
 
Franck
22 Juin 2016, 19:48
Bonsoir Babibel,

Lorsque j'ai vu "Babibel", ça a fait tilt dans ma tête, je me rappelle très bien ton passage ici, en 2012 et plus.

Je vois que la situation n'a pas évolué d'un pouce.

C'est dommage, il te fait vivre un calvaire. Je ne sais que dire, di ce n'est tout ce que nous avons déjà dit précédemment.

Bises.
 
Franck
16 Mai 2016, 20:36
Bonjour,

Suis rentré à la maison hier soir, j'y ai retrouvé mon épouse et ma fille que j'avais quitté 10 jours auparavant.

Ce séjour dans mon ile m'a fait un bien fou. J'ai commencé à le ressentir dès le deuxième jour, j'en dis quelques mots plus haut, la prise de conscience de mon âge, de ce que je suis, de qui je suis.

Cela m'a apporté une sérénité incroyable. J'en ai parlé à mon fils (celui qui a passé quelques jours avec moi) il y a quelques jours. Je lui disais : "si cela pouvait durer et s'installer, ça me ferait un bien fou".

Et bien ça en a tout l'air.

J'ai pris du recul, de la distance, de la hauteur, je vois maintenant les choses sous un autre angle.

Depuis le mois de février environ, je suis en train de réfléchir à ma maladie, mon mal être, mon manque d'estime de moi même. Tous ces bobos que le baclo a soigné. Je cherche les origines, pourquoi j'étais comme ça. Je fouille dans mon passé, mon enfance... Petit à petit, je mets les choses bout à bout, parfois je pars sur des fausses pistes, m'en rends compte et corrige le tir, sans pour autant écarter ces idées qui pourront servir.
Je me découvre dans mes faiblesses d’antan, mes peurs les plus souterraines, mes angoisses profondes.
Chaque semaine, j'avance, presque chaque jour...

Et ce séjour dans mon ile à ce point de mes réflexions est un cadeau du ciel.
Parce que tout dans cette ile est favorable à la méditation, à la réflexion. Et parce que..... Parce que j'étais chez ma MÈRE, ma MAMAN.
Ma maman qui a forgé les boulets que je traine depuis des années. Ces boulets qui me pèsent.

Elle ne le l'a pas fait exprès, bien au contraire. De son coté elle a eu une enfance difficile, avec une mère qui la rejetait, en faveur de son demi-frère. Toute sa vie, elle en a bavé de ça, de ce rejet.
Elle ne voulait pas que nous subissions la même chose de sa part. Alors elle a agit dans l'excès, elle nous a beaucoup choyé.
Et je ne sais pas comment elle s'y est prise, mais en voulant nous rassurer à outrance, elle a provoqué chez nous la peur d'être rejeté.
Cette peur de ne pas être aimé qui a marqué notre vie à mes frères et à ma soeur. Depuis tout petits.

De plus, elle voulait que nous soyons parfaits. Probablement pour faire la nique à sa maman, lui montrer que elle, la mauvaise fille, avait réussi à faire de beaux enfants qui sont gentils, aimables, serviables et qui réussiront.
Et ce souci qu'elle avait de nous voir parfait n'a engendré en nous que l'impression de ne pas l'être. L'impression d'être minables...
A chaque fois je dis "nous", car je viens de découvrir que tous les 4 nous souffrons du même mal. Pour ma soeur je le savais, pour mes deux frères, c'est une découverte récente. En parlant de tout ça avec eux ou leurs conjointes, je découvre que nous avons les mêmes souffrances. Des souffrances profondes. Tout cela semble du bon sens expliqué ainsi, mais il m'a fallu des semaines, des mois pour comprendre tout ça.


Revenons à nos moutons, l'alcool, le baclo.
Depuis cette prise de conscience, je me sens mieux, plus fort. Pas le moindre débordement, je ne regarde plus un verre de la même manière. Et je tiens plus que tout à rester maitre de moi même, de mon destin, même proche. La perte de contrôle me fait horreur. (je n'ai jamais vraiment ressenti ça aussi fort auparavant)
Je l'ai écrit le 12 mai : "je ne suis plus un gamin".
Ce recul, cette distance, cette hauteur, me font voir les choses différemment, "mais bon sang ! Franck, c'est pour ça que tu t'es torturé toutes ces années?" Oui, je crois bien.
Depuis une semaine environ, je me sens capable de diminuer le baclo. Mais je ne l'ai pas encore fait, j'attends la reprise du boulot, m'assurer que tout cela est bien installé et durable.
D'ici quelques jours, j'enlèverai 10, puis encore 10 la semaine suivante, puis encore une fois la semaine d'après.
Puis ensuite, une pause, d'un mois. Puis je recommence.
Vraiment, je sens que cela est devenu possible.


EDIT : Il y a fort à parier que certains d'entre vous vont se retrouver dans les lignes ci-dessus. Chaque cas est différent, je pense que ce qui m'a fait du bien est l'ensemble du cheminement. Pas seulement le résultat (si on peut appeler ça ainsi). D'ailleurs, je ne sais même pas encore comment je pourrais faire bénéficier à mes frères et ma soeur de tout ceci, c'est encore frais dans ma tête, les dernières réflexions datent d'aujourd'hui.

EDIT 2 : J'ai édité ce post le 03/07/16 non pas pour le modifier, mais pour mettre en gras les morceaux les plus importants. (je le sais maintenant). Je n'en ai pas changé un seul mot.


.
 
Franck
15 Mai 2016, 17:28
Tu aurais été la bienvenue Lucie.
Cette île te plairait beaucoup, sans le moindre doute.
Nous autres autochtones avons certainement des points communs avec ta culture.
Dès que ce sera inventé, nous nous ferons ça.

Je viens d'embarquer dans l'l'avion du retour.
Tjs serein, en paix.
Impression agréable.
 
Franck
13 Mai 2016, 14:50
:fsb2_wink:
 
Franck
12 Mai 2016, 18:37
Merci pour vos posts.

Un autre bienfait : moi qui suis accro à mon PC, je n'y touche pas.
Ma maman un peu accro de la télé, mais elle a fini par la mettre sur off à force que je lui dise que c'est bruyant.
Du coup, juste le silence, les bruits de la nature.
Et le temps... Ici il s'écoule lentement, paisiblement.
Quel plaisir de ne plus courir après les minutes.
Regarder les heures s'ecouler, dans le calme.
Juste un petit coup d'oeil à l'horloge de temps en temps pour ne pas manquer l'heure de la marée pour la pêche.
 
Franck
12 Mai 2016, 0:24
Salut,

Claude, dans un premier temps, j'ai lu vite, je n'ai pas compris pourquoi tu demandais si je ramais.
Mais oui, en effet cette photo fait penser à ça.
Non, je ne ramais pas, je tenais mon téléphone pour prendre la photo.
Je fais comme les jeunes, des selfies. J'en ai fait plein, pour passer le temps, pour envoyer à ma chérie restée dans le sud.
Vous en avez deux exemplaires ci-dessus.
Mais j'en ai plein d'autres qui sont réussis.

Je disais "comme les jeunes"...
Alors justement, sans que je ne sache pourquoi, il se trouve que c'est au cours de ce "pèlerinage" dans mon ile que je réalise que le temps a passé, que je ne suis plus un jeune homme.
Depuis lundi, mon fils de 28 ans est venu me rejoindre, nous passons du temps ensemble, pêche, marche, vélo, etc...
Et puis je réalise... Il a bientôt 30 ans. C'est l'âge que j'ai l'impression d'avoir depuis 20 ans.

Ça me frappe. Mais pour autant, je ne ressens pas de malaise ni de tristesse.
C'est juste la réalité des choses. J'ai 50 ans bientôt.
Étrangement, j'en ressens même un certain apaisement. "je ne suis plus un gamin".

Je vous le livre tel quel, tel que ça m'est venu. Mais je ne cherche pas à analyser ça, pas pour l'instant.
Personnellement, je trouve cela positif. Je me sens plus serein sans que je ne sache pourquoi.
 
Franck
11 Mai 2016, 10:57
Un petit coucou de mon ile.

Il fait beau, ce repos me fait du bien.

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Franck
06 Mai 2016, 21:31
Salut Colibris,

Que sont 6 mois après le calvaire que nous avons vécu?

Si en plus tu te sens bien, pas déprimé et sans ES, what else?

Moi qui suis à 3 fois cette dose, je signerais tout de suite.

Et comme disait quelqu'un par ici : "il est important de prendre son temps" :fsb2_yeah:

Tu as énormément de chance d'avoir ce parcours, alors patientes un peu.
 
Franck
06 Mai 2016, 20:48
Bonsoir,

Ni mieux, ni moins bien.

Rien ne se passe, rien n'avance.

Toujours à haute dose (360), toujours les maux de tête et les problèmes de concentration et de mémoire.

Parfois des trébuches à faire peur.

Bref, c'est un peu détraqué tout ça.

Demain, je prends le bateau pour Ouessant, histoire de me ressourcer une semaine.

Pour couper avec le boulot, mon ile, il n'y a rien de tel.
 
Franck
17 Avril 2016, 15:15
Salut Frank,

C'est un réel plaisir d'avoir de tes nouvelles.
Tu le sais, tu représentes, avec quelques autres, une époque du forum qui m'a profondément marqué.

Pour avoir eu le plaisir de te rencontrer, je trouve que ta photo te ressemble. Rien a dire de plus. Elle n'est en rien la photo de quelqu'un "qui se la pète".
Quoique certain en dise... Mais enfin, comme nous le disions à l'époque à ce propos, le baclo ne soigne pas tout (lol)... Maintenant tu as pu voir que même après quelques années de traitement, il en va de même.

Je vois que tu as conservé tes talents d'écriture et d'analyse, j'espère que tu nous en feras bénéficier souvent.

Welcome back cher ami. Je te claque une grosse bise.
 
Franck
16 Avril 2016, 1:37
Salut Pascal,

Je fréquente assez peu le forum.

Je ne savais pas.

Je suis atterré.

Je suis triste avec toi, triste avec les autres membres.
 
Franck
13 Avril 2016, 23:55
Salut Nanie,

Merci pour ces bonnes nouvelles.

C'est vrai, ça fait plaisir.

Des bises.
 
Franck
13 Avril 2016, 23:47
Salut Reiz,

Content de voir qu’il y a toujours de la vie par ici.

Sinon :
Complexe pour les enfants, le monde, virtuel ou non, à ceci de responsabilisant pour un adulte doué de discernement, que l'on peut choisir qui l'on fréquente et ce que l'on veut y voir.


Je t'avoue l'avoir lu deux fois pour bien le comprendre,
Tu as toujours du talent.
Bises.
 
Franck
02 Avril 2016, 20:13
Salut Julie,

Ça me fait plaisir d'avoir de tes nouvelles. Même si elles sont un peu mitigées.
Lorsque je pense aux anciens, je pense notamment à toi.

Manue parle de mon expérience. Et Sylvie parle des expériences des membres en général.
Alors voici un rapide résumé de la mienne :

De septembre à fin 2013, j'avais réussi à passer de 15 clops environ à 6.
J'ai pensé que pour 6 cigarettes, je pouvais arrêter.
J'ai essayé.
Puis, petit à petit, au mois de décembre, j'ai commencé à re-boire.
J'ai mis ça sur le compte de la descente baclo et j'ai remonté…
Rien n'y faisait.
Il a fallu 1 mois pour que je fasse le lien avec la cigarette. En discutant de ça avec un pharmacien.
J'ai refumé, l'alcool a disparu de nouveau...
Diverses tentatives infructueuses ensuite. Tout le monde me criait de prendre la cigarette électronique, mais je n'écoutais pas.
En octobre 2014, j'ai fini par passer à la E-clop. Avec succès.
Et sans que ça ne me refasse boire.

Tes amis ont raison, vouloir arrêter le cigarette à tout prix peut te mettre en difficulté.
La cigarette électronique est un bon compromis, tous les professionnels de la santé me le disent.

Sois prudente, Bises.
 
Franck
21 Mars 2016, 0:18
Salut Jack,

Merci pour ta compréhension,
Non, pas miraculeux
J'aurais aimé qu'il reste à sa place et moi à la mienne. (je me sentais bien en tant que guéri de l'alcoolisme).
Nous nous serions rendu service, tous les deux, comme par le passé.
Au lieu de ça, je l'endure comme un poison. Ca ne me rend pas service, à lui non plus.

Joëlle, je fais comme tu le dis, comme je le sens... Mais je ne sens pas grand chose.

Je reviens vers vous bientôt.
 
Franck
20 Mars 2016, 23:03
Bonsoir tous.

Quoi dire...

J'étais tellement certain que ces boites ancienne avaient une réelle importance que je voulais réessayer. Pour lever le doute.
Mais je n'arrive pas à re-joindre mon ami qui a arrêté le baclo.
Je n'ai pas pu faire ce test du coup. Il me faudra attendre 5 mois environ, que ma réserve vieillisse.

J'ouvre une parenthèse (des personnes qui ont arrêté le baclo, on en trouve vraiment beaucoup je trouve... Trop. Mais cela ne chagrine personne)

il y a 15 jours, j'ai voulu tenter le lioresal....
Je m'étais dit : "supposons que ce ne soit juste qu'un truc de cuisine, on ne saït jamais....".
Alors oui, mais bof...
Pas de quoi faire le buzzz.

J'ai continué le liorésal 2 semaines, sans rien noter de significatif.
Il fallait que je fasse chemin inverse, pour voir....
J'ai repris le baclo mercredi. et les jours suivants.
Toujours rien de notable...

Puis vendredi matin, je me suis dit :
"Mais Francky (moi seul m'appelle comme ça, gardez-vous-en...), tu tapes dans LE TIROIR, dans des boites qui datent de mi décembre... Prends donc dans les dernières pour voir..."
C'est ce que j'ai fait...
Et depuis, je peux vous assurer que j'en prends plein la tête. C'est apparu le jour même (vendredi) et ça dure depuis.
Je me retrouve comme en novembre où je voulais arrêter le traitement car trop de souffrance.

Le mercredi précédent, j'avais ouvert six jours de lioresal et les ai mis de côté.
Aujourd'hui j'ai ouvert 2 jours de plus.
Demain je commence à prendre ces comprimés "éventés".
Mon idée est que si le médoc me va mieux (à moi) lorsqu'il est ancien, je peux peut-être le faire vieillir plus vite....
Je sais que ce n'est pas très "safe", mais après tout...
Personne (je parle des professionnels ou des personnes qui sont en relation avec eux) ne m'a rien proposé d'autre, alors je me débrouille comme je peux.

Tel que je suis aujourd'hui, je n'envisage pas de continuer le traitement dans ces conditions.
Alors que de mi décembre à fin janvier, j'étais sur un nuage tant je me sentais bien.
certains disent que le baclo c'est la facilité... Bon sang que non !
Ce n'est vraiment pas la solution de facilité.

Bises.
Franck.
 
Franck
13 Mars 2016, 13:28
Salut Dominique,

Je suis aussi de l'avis de tenter 3 prises et voir ce qu'il se passe.

Ainsi tu pourrais peut-être être soulagé sans avoir a attendre quelques mois de descente.

Manue, à 14h00, c'est écrit 4 posts au dessus du tien.


.
 
Franck
01 Mars 2016, 22:48
Coucou.

Cool, pas de malentendu entre nous alors.

Concernant Sissi, elle a sa place ici, comme vous autres. Nous nous connaissons depuis si longtemps.
Il s'agit vraiment d'une longue amitié.
Cela ne m’empêche pas d'avoir mon propre point de vue sur notre maladie. Ma propre vision des choses.

J'espère que vous ne vous fâcherez pas.
 




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