Résultats de la recherche (6052 résultats)

Florence...
08 Novembre 2019, 16:00
 
Florence...
29 Octobre 2019, 21:40
Pour ne pas t'éclairer par la brillance de mon absence...
 
Florence...
07 Octobre 2019, 0:19
Janine, eeL, HCat...
Serait-ce une réunion d'anciennes combattantes ? :fsb2_mad:

Merci Janine !
Je répondrai volontiers à ton invitation lorsque j'aurai fini mon boulot moi aussi.
Pour ma maman, c'est pas garanti.
Elle ne va pas fort en ce moment.

Une petite photo de ma chèvre, en attendant...
tronc-chèvre - Copie
 
Florence...
06 Octobre 2019, 16:50
Eurêka !
En fait, Yann écrit en arabe, donc de droite à gauche !
 
Florence...
06 Octobre 2019, 12:50
Merci Yann.

"Pour l'alcool, comme on est tous différent, en ce qui me concerne, c'est presque l'exact inverse de toi en tous points :fsb2_wink:"
A quoi tu fais référence là (dans ce que j'ai dit) ?

Ce n'était pas au stylo-plume que nous écrivions, mais à son ancêtre le porte-plume qu'il fallait tremper régulièrement dans l'encrier, sans trop charger la plume afin d'éviter les pâtés.
Mais autant j'étais contente de passer au stylo bille en CM1, autant je retrouve avec plaisir maintenant l'encre et les plumes qui offrent beaucoup plus de possibilités graphiques.

En écrivant de la main droite, même à la façon d'un gaucher, comment ça se fait que ta main faisait baver l'encre :fsb2_mad: ?
En tout cas, tu as une très jolie écriture :fsb2_wink: .

Je ne regrette pas la disparition des leçons de morale.
Je pense que ça ne servait strictement à rien.
La morale, oui, ça s'apprend, mais en la vivant, pas en recopiant des textes bêtement.
 
Florence...
05 Octobre 2019, 16:15
Bonjour Arizona.

Je comprends tes inquiétudes face à ces effets secondaires.
Beaucoup de ceux que tu cites sont très fréquents mais sache qu'ils ne sont pas forcément proportionnels au dosage de baclo.
Certains surviennent puis disparaissent sans même qu'on soit obligés de diminuer notre dosage de baclo.
La confusion mentale et les problèmes de mémoire sont malheureusement monnaie courante mais ne seront pas forcément pires si tu augmentes car ton corps va parallèlement s'habituer à la molécule.

Sinon, depuis je fréquente le forum (2014, et en tant que soutien maintenant puisque mon problème d'alcool est désormais réglé), je ne me rappelle pas avoir lu de témoignages concernant la perte des repères dans le temps.
En revanche, c'est quelque chose dont je suis personnellement victime mais je n'attribue pas cela au baclo.
Pour moi, ça a commencé à la suite d'une petite anesthésie générale (fin juin 2015) et même si c'est nettement mieux désormais, j'ai toujours des problèmes avec ça.
"Par exemple, des choses que j'ai faites le matin même, j'ai l'impression de les avoir faites la veille..."
C'est exactement ça !
De même que si je suis invitée quelque part, si quelques temps plus tard, on m'interroge sur la date de cette invitation, je peux dire que c'était l'avant-veille alors que que ça fait plus d'une semaine.
Du coup, je note tout ce que je fais sur l'agenda de mon portable.
A côté de ça, je me souviens parfaitement de ce que j'ai fait, ou des dates chiffrées auxquelles j'ai fait quelque chose.
Donc c'est vraiment la notion du temps qui passe qui me pose problème.
Je ne suis pas absolument certaine que ce soit en lien avec mon anesthésie mais c'est arrivé à ce moment-là.
J'ai eu aussi des soucis de repérage dans l'espace après cette intervention chirurgicale.
Par exemple, j'allais faire mes courses dans mon magasin habituel et j'avais l'impression d'y aller pour la première fois.
Ça, c'est désormais fini mais ça a duré quand même quelques mois.

Pour finir, sache que devoir stagner dans le dosage, voire le diminuer quelques temps, ne compromet pas la réussite du traitement.
Ça ne fait que l'ajourner.
C'est dommage mais c'est un moindre mal.
 
Florence...
04 Octobre 2019, 17:48
Chez moi aussi c'était le porte-plume et l'encre violette Lee (et aussi la craie dans l'encrier quand un copain en avait après nous).
Le stylo bille n'est arrivé qu'en CM1 pour moi.
Je n'ai pu retrouver qu'un seul cahier comme ça :
encre

Quant aux majuscules, avant de les maîtriser, c'était la maîtresse qui nous les écrivait sur le cahier.
J'ai d'ailleurs pratiqué ce truc en tant qu'enseignante beaucoup plus tard.

"Sans faute d'orthographe" (ou presque), Kor, c'était parce que concernant les leçons de morale, il s'agissait juste de recopier le texte écrit au tableau.

Sinon, pas mécontente de voir s'achever cette première semaine de boulot.
Pas évident de s'y recoller après 9 ans... d'abstinence ! :fsb2_wink: .
En voilà une (d'abstinence) qui ne m'a pas du tout coûté ! (mis à part des zeuros :fsb2_cry: )
 
Florence...
03 Octobre 2019, 16:55
Ah ben ça alors !
Corinne, tu as écrit juste pendant que j'étais en train de rédiger mon post !

Alors elle fait koaaa ?
Elle écrit un post !
 
Florence...
03 Octobre 2019, 16:53
Alors voilà, je rebosse depuis lundi pour environ 2 semaines en tout.
Toujours de la saisie informatique, mais dans une autre boîte.

Quelques remarques...
Du temps de l'alcool, je n'aurais pas pu trouver la force de me lancer dans ce genre d'expérience totalement nouvelle (jamais fait ce genre de job).
Et puis, ne pouvant pas me passer d'un seul apéro, je serais rentrée chez moi le midi, quitte à passer quasiment tout le temps de ma pause du midi sur la route et à manger au lance-pierre.
Du coup, je n'aurais pas pu finir ma journée de boulot à 16 heures comme aujourd'hui.

Ça me fait drôle quand je pense à tout ça.
Je n'ai cependant aucun regret.
Ni d'avoir bu, ni de ne plus boire.
Autrement dit, pas de nostalgie en pensant à l'alcool, mais curieusement, pas non plus le sentiment d'avoir perdu mon temps avec lui.
Quelque part, il a été acteur de ma construction (bien loin d'être achevée).

Et puis un fond de tiroir...
Je suis retombée dernièrement sur un de mes anciens cahiers de CM1 (il m'en reste très peu) et sur les textes de morale qu'on nous y faisait recopier chaque semaine.
Je vous avez déjà présenté celui-ci, mais un de mes mots très mal écrit restait un mystère.
Mystère enfin résolu :
Morale - Copie
L'ivrogne fait du mal à sa santé, à sa bourse, à sa famille.


Comme quoi, ça sert pas à grand chose de faire copier des textes de morale aux enfants...
 
Florence...
23 Septembre 2019, 18:40
Alors en attendant des jours meilleurs, je vous propose un petit interlude.
Il s'agit d'un texte extrait d'un manuel de premiers secours (j'imagine parce que je n'ai qu'une seule page et aucune référence de l'ouvrage dont il est tiré) que j'ai trouvé il n'y a pas très longtemps chez ma mère.
Il traite des actions à entreprendre en la présence d'un noyé.
Je l'ai recopié tel quel, avec sa ponctuation un peu zarbi et même ses quelques fautes d'orthographe.
Je ne sais pas non plus de quelle année datent ces recommandations mais en tout cas, je me dis qu'il vaut mieux se noyer à notre époque qu'à celle où ces recommandations sont parues.
A vous de juger...

Noyés. On a rappelé au mot Asphyxie l'instruction détaillée du médecin Portal sur le traitement des noyés, et à l'article Boîtes fumigatoires tout ce qui est relatif à la composition de cette boîte. Voici la manière d'employer les objets qu'elle contient et d'appliquer les remèdes prescrits :

1° Déshabiller le noyé ; le mettre sur un matelas, et, s'il est possible, la tête plus élevée que le corps, et placée sur le côté ; l'essuyer avec la flanelle, le couvrir du bonnet ;

2° Faire entrer l'air dans les poumons, en soufflant dans la bouche au moyen de la canule ;

3° Introduire dans les intestins de la fumée de tabac par le fondement, en se servant de la machine fumigatoire ;

4° Chatouiller le dedans du nez et de la gorge avec la barbe d'une petite plume ; souffler du tabac dans le nez ; présenter de l'esprit volatil de sel ammoniac, ou de le fumée de tabac qu'on tirera de la machine fumigatoire, si elle est allumée ;

5° Frotter toute la surface du corps avec une flanelle imbibée d'eau-de-vie camphrée ; et faire prendre successivement une ou deux cuillerées, si le malade peut les supporter ;

6° En cas d'insuffisance de ces secours, il faut faire usage de la machine fumigatoire ainsi qu'il suit :
Humecter du tabac, comme si on voulait le fumer ; en charger le corps de la machine, l'allumer avec un morceau d'amadou ou un charbon, adapter le soufflet à la machine ; quand on voit que la fumée sort abondamment par la cheminée ou par le bec du chapiteau ; y adapter le tuyau fumigatoire, au bout duquel on ajoute la canule qu'on porte dans le fondement du noyé ; en faisant mouvoir le soufflet, on introduit de la fumée de tabac dans les intestins du noyé. Si la canule se bouche, en rencontrant des matières dans le gros intestin, ce qu'on reconnaîtra par la filtration de la fumée au travers des jointures de la machine, et par la résistance du soufflet, alors on donne la canule à nettoyer et on substitue de suite celle de supplément. Après un quart d'heure de fumigation, on détache le tuyau de fumigation du bec de la machine ; on présente ce bec au nez et à la bouche du noyé, et, avec quelques coups de soufflet, on lui introduit de la fumée de tabac dans les narines et dans la gorge afin d'irriter ces parties.
On reprend ensuite la fumigation par le fondement, ainsi que l'introduction dans le nez de mèches de papier imbibés d'alcali fluor. On se sert aussi de plumes pour chatouiller le dedans du nez et de la gorge.

7° Indépendamment de tous ces secours, la saignée est quelquefois très nécessaire, ce qui rend indispensable l'appel d'un officier de santé ; mais la saignée ne peut être jugée telle que dans le cas où les vaisseaux du noyé sont gonflés, qu'il a le visage pourpre et violet, et qu'il a les yeux étincelans ; alors la saignée à la jugulaire est plus convenable que toute autre ; et elle ne doit pas être trop copieuse d'abord, sauf à y revenir ensuite après avoir simplement désempli les vaisseaux.

8° Tous ces secours doivent, autant que possible, être continués long-temps ensemble, et de manière que l'un ne préjudicie pas à l'autre. Il est très essentiel que ceux qui administrent connaissent parfaitement la marche à suivre, ce qui rend encore nécessaire la présence d'un officier de santé. (Circ, du minist. de l'intér., du 22 mai 1800 ; Dict. des form., n° 705.)


Voilà en tout cas de quoi clouer le bec aux vieux réacs qui clament à tout propos que "c'était quand même mieux avant !"
 
Florence...
12 Septembre 2019, 17:14
Je vous assure que je ne suis pas fière de rester silencieuse, surtout devant de tels éloges :fsb2_sorry: .
Merci pour vos mots !
Mais voilà, les temps sont durs et ça me coupe le sifflet.

Aucune rechute en vue cependant et toujours sagement à 80 mg et sans EI.
Une consommation d'environ 3 UA un seul jour dans la semaine ainsi que quelques consommations très raisonnables dans les moments conviviaux, à savoir très exceptionnellement puisque très solitaire.

Et tu vois Julie, parfois, c'est moi qui n'ose pas écrire sur mon propre fil...

Quant à toi Lee, tu m'as fait beaucoup réfléchir avec ça :
[...]il est clair que mon pire ennemi est une partie de moi[...]
 
Florence...
12 Septembre 2019, 16:55
Bonjour Alwe.

Je te lis depuis ton arrivée même si je n'interviens pas et je suis tout à fait d'aKor avec Ccord pour ça :
Pour moi ce n'est pas un échec c'est juste un contretemps

(crois moi). N'oublie pas que tu es dans une fase d'augmentation progressive. (5mg)

Ce n'est donc ni un échec, ni une rechute, c'est juste que tu n'as pas encore atteint ton but et que ton parcours est plus difficile que pour certains.
Et s'il est plus difficile, il se peut que ça vienne du fait de ta façon de t'alcooliser qui ressemble à mon avis à de la dipsomanie.
Décidément, après l'hypomanie, en voilà une autre...
Si c'est vraiment ça, ça veut dire que c'est un peu plus compliqué car dans ce cas, les cravings ne sont pas réguliers et il est plus difficile de trouver une répartition bien adaptée.
Mais ça ne veut pas dire que c'est impossible, loin de là.
J'ai vu quelques "dipsomaniaques" qui se sont fort bien sortis d'affaire ici.
Je n'ai pas tous les pseudos en tête mais je me souviens bien de Red line dont tu peux aller lire le fil ici si tu veux : Je suis venu te dire que je m'en vais...

Je ne sais pas si tu te reconnais dans cette forme d'alcoolisme mais si c'est le cas, vois avec Sylvie comment adapter ta répartition en fonction de cette particularité.
C'est juste une piste...
 
Florence...
04 Septembre 2019, 6:04
3ème P : Patience

Et très parlant cet histoire de tarte au citron.
C'est exactement ça pour moi.
 
Florence...
30 Aout 2019, 11:50
Pour info (et pas pour jeter de l'huile sur le feu) : Baclohelp

Sauf que si j'ai bien compris, la HAS ne demande pas de témoignages individuels de patients mais des témoignages d'associations (ce qui a été fait au mois de juin de la part de notre association).
Donc mise à part cette petite piqûre de rappel très intéressée :
"3 / Nous renouvelons notre appel à don pour faire face aux frais d’instance en justice et aux frais généraux (papier, études, impression, envois, etc.) et pouvoir continuer de défendre les droits des patients à bénéficier en toute sécurité d'un traitement à une dose efficace et adaptée.", je doute que cette mise à jour de la pétition serve à grand chose...
 
Florence...
29 Aout 2019, 20:50
Je n'ai personnellement pas de réponse à ta question alors juste un "up" avant qu'elle ne disparaisse de la page d'accueil.
 
Florence...
22 Aout 2019, 20:00
Il n'y a pas d'âge pour commencer à fumer :fsb2_godgrace:
 
Florence...
21 Aout 2019, 21:59
Tu trouveras peut-être des réponses ici :
Carabus
Carabus n'est pas venu sur le forum depuis janvier, mais tu peux toujours lui envoyer un MP ou un mail.

En tout cas, d'après le post que je t'ai mis en lien, il avait l'air très satisfait de son expérience.
 
Florence...
19 Aout 2019, 16:46
Comme je fonctionne en mode économie d'énergie en ce moment, je vais me contenter d'un copier/coller...
Je confirme les propos de Sylvie.
Essayer de ne pas boire juste un soir, sans pour autant se mettre la pression (si on n'y arrive pas, on fera ça un autre jour), peut réserver des (bonnes) surprises.
La difficulté réside parfois plus dans la prise de décision que dans l'action.

Et puis si vraiment on constate que ce n'est pas si difficile que ça, on n'hésite moins par la suite à réitérer, on n'appréhende moins, et c'est comme ça que s'enclenche le cercle vertueux.
Et si au contraire on trouve ça très pénible, rien de grave dans le fait de craquer, c'est qu'on n'est peut-être pas encore prêt, mais grâce au baclo, on sait qu'un jour on le sera.
 
Florence...
12 Aout 2019, 16:22
Oui Thierry, c'est loin d'être la majorité des cas, mais il n'est pas rare que le début du traitement s'accompagne d'une augmentation de la consommation.
Cela n'augure rien de mal pour la suite du traitement.
Ça n'a pas été mon cas mais c'est ce que j'ai constaté à la lecture quotidienne du forum depuis plus de 5 ans maintenant.
 
Florence...
01 Aout 2019, 11:03
Oui Yann, il y a malheureusement beaucoup à dire sur le sujet...

Pour en revenir avec mon souhait (contraint), de retravailler, je suis tombée il y a quelques jours sur le passage d'un bouquin dans lequel je me retrouve parfaitement (dans le passage, pas dans le bouquin).
"C'était la préoccupation principale d'Antoine : bien faire son travail. Quiconque d'un tant soit peu dépressif connaît cet état où l'esprit se focalise d'une manière démesurée sur une tâche concrète. On peut panser une plaie psychique par la répétition d'un geste mécanique, comme si le simple fait d'agir, y compris de façon dérisoire, permettait de réintégrer la sphère des humains utiles."
(Extrait de Vers la beauté de David Foenkinos)
C'est exactement comme ça que je conçois le travail que j'ai repris, en dehors de sa nécessité alimentaire.
Juste une petite différence : je n'ai pas forcément besoin de ce travail pour me sentir utile.

Dans un tout autre registre...
J'ai toujours entendu ma grand-mère dire que l'accouchement était un mal d'oubliette.
Je ne sais pas si cette expression désuète est seulement locale ou si elle est connue au-delà des frontières normandes.
Ma grand-mère entendait par là qu'on oubliait très vite les douleurs de l'accouchement, malgré leur intensité, et qu'elles n'étaient en rien un frein au désir d'avoir d'autres enfants.
Je l'ai moi-même vécu comme ça.
Lors de mon premier accouchement, j'ai cru que j'allais mourir et je l'ai d'ailleurs très sincèrement souhaité tellement la douleur était insoutenable.
Pendant les quelques jours qui ont suivi, à l'hôpital, dès que j'entendais le bruit du monitoring utilisé pour d'autres femmes sur le point d'accoucher, c'était la panique.
Ce bruit me rappelait trop les douleurs du travail.
D'ailleurs, pas étonnant qu'on parle de "travail" en matière d'accouchement puisqu'il s'apparente étymologiquement à la torture et à la souffrance.

Toujours est-il que malgré tout ça, à peine 4 mois plus tard, j'étais enceinte de mon deuxième enfant.
J'en ai eu 3 et si je m'étais bien entendue avec leur père, j'aurais aimé en avoir 5.
Ça, c'est pour le petite histoire.
Si je vous raconte ça, c'est parce que je connais désormais d'autres "maux d'oubliette".
Il s'agit des EI du baclo.
Je crois que je peux compter sur les doigts d'une main ceux que j'ai lus sur le forum et auxquels j'ai échappé.
Par ailleurs, ils ont pour la plupart été très intenses et mon parcours a été très long.
Je dois reconnaître que si je n'avais pas eu la chance de ne pas travailler, je ne suis pas certaine que j'aurais atteint mon objectif.
Sans parler de douleurs, les endormissements brutaux auxquels j'ai été sujette pendant une bonne partie de mon parcours n'auraient pas été compatibles avec l'exercice de mon métier.
Et bien malgré tout ça, quand je me remémore mon parcours, je ne le vois pas du tout comme quelque chose de pénible et si c'était à refaire, je n'hésiterais pas une seconde.
En revanche, il est un mal qui n'est pas d'oubliette pour moi, c'est celui de l'alcoolisme.
Pour rien au monde j'accepterais d'y replonger.
Et c'est d'ailleurs très bien ainsi parce qu'avec la polynévrite que l'alcoolisme m'a offerte en cadeau en partant, histoire que je ne l'oublie pas, si je devais repicoler, j'irais droit dans le mur tête baissée...
 
Florence...
29 Juillet 2019, 12:47
Quel plaisir de lire un post comme ça !!!
Surtout, ne change rien pour l'instant.
Tu as tout ton temps puisque tu n'as plus d'EI.
 
Florence...
29 Juillet 2019, 12:01
Bonjour Alex.

C'est super si tout semble s'arranger pour toi.

Tu sais, je pense que ce serait plus facile pour nous de t'aider si tu échangeais toujours sur le même fil.
Là, tu as créé 7 fils de discussion qui se recoupent plus ou moins entre eux et pour quelqu'un qui veut te donner des conseils, c'est très difficile de s'y retrouver et de comprendre quel est ton parcours.
Si tu veux, tu peux demander à Sylvie de regrouper tous ces fils en un seul.

Sinon oui, le baclo occasionne très souvent des vertiges.
La plupart du temps, ça finit pas se tasser.
 
Florence...
28 Juillet 2019, 12:02
Bon ben même si ce n'est pas encore parfait, c'est quand même plutôt pas mal tout ça.
Et cette idée de ferme pour vos petits enfants, je trouve ça vraiment super.
Je trouve que c'est un truc qui manque beaucoup dans le système d'éducation, cette confrontation de l'homme et de l'animal.
L'animal améliore l'humain à mon avis.
Le contact avec les animaux nous rend plus respectueux à tous les égards.
Les expériences d'introduction d'animaux dans les prisons par exemple, ont montré leurs bienfaits.
Je pense qu'il y a quelque chose à creuser de ce côté-là.

Sinon oui bien sûr, je suis partante pour les photos.

Par ailleurs, ce n'est pas parce que Gégé ne prend plus de baclo et a encore des démêlés avec l'alcool qu'il n'a plus voix au chapitre.
Il a eu aussi une expérience du baclo, qui s'est avérée une réussite pendant un bon bout de temps, et connaît bien le sujet.
Et puis indépendamment du baclo, il y a l'expérience de l'alcool qui nous réunit tous ici.
Donc quelle que soit la situation actuelle, ce vécu peut en aider d'autres.
Bref, toi comme Gégé, vous avez toujours votre place ici.
 
Florence...
28 Juillet 2019, 11:37
Le problème Talis, c'est que pour une fois, j'ai tendance à anticiper et à dépenser ce que je n'ai pas encore économisé en ne buvant plus ou ne fumant plus.

Non non t'inquiète Yann !
Je précisais seulement pour qu'il n'y ait pas d'erreur d'interprétation, non que je souhaite me faire plaindre, mais oui que j'essaie toujours de m'exprimer au plus près de mes ressentis en visant cette authenticité qui m'est si chère.
Et tu as raison, bien que ce ne soit pas une expérience positive à tous les égards, je suis contente de m'en être sortie.
Pour le reste, je suis bien d'accord avec toi et ce n'est pas le discours de notre président qui va changer les mentalités de ce point de vue-là malheureusement...

Sinon, j'ai pu constater qu'à la fin de ce premier de travail qui m'a beaucoup coûté, s'est manifestée une envie d'alcool/récompense que je n'ai toutefois pas eu de difficulté à endiguer en réalisant que si j'y avais cédé, je n'aurais pas pu profiter pleinement du plaisir qu'un apéro peut m'apporter parce que je demeurais très stressée pour le lendemain.
 
Florence...
27 Juillet 2019, 12:22
Je trouve ça honteux :
La cigarette électronique est "incontestablement nocive" selon l'OMS

Bien sûr que oui elle est nocive.
Qu'est-ce qui ne l'est pas d'ailleurs ?
Et quand je vois ça : "Elle souligne également qu’il n’y a pas assez de preuves que les e-cigarettes soient efficaces pour arrêter de fumer.", je me dis que, comme pour le baclofène, ils sont en plein déni.
Quelle mauvaise foi !
 
Florence...
27 Juillet 2019, 11:21
Ah ok Kor.
A vrai dire, je ne connais pas plus Johnny Hallyday que Nietzsche :fsb2_sorry: ...
 
Florence...
27 Juillet 2019, 11:10
Euh... "Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort", ce serait pas plutôt de Nietzsche :fsb2_wink: ?
Cela dit, je ne suis pas forcément d'accord avec cette pensée.
Souvent, ce qui ne nous tue pas nous mine de l'intérieur, insidieusement.
En fait, cette citation fonctionne peut-être pour les gros coups durs.
Mais c'est l'accumulation de douleurs qui peuvent sembler anodines qui nous ronge petit à petit et nous affaiblit.
Et arrivé à un certain point, la moindre attaque nous met KO.
Enfin chez moi, c'est plutôt comme ça que ça se passe.
 
Florence...
27 Juillet 2019, 0:27
Avec beaucoup de retard, merci Jan !
 
Florence...
27 Juillet 2019, 0:25
L'Amitié, c'est une certaine forme d'Amour, non ?
L'Amour est un terme générique qui englobe un tas de nuances de sentiments.
 
Florence...
27 Juillet 2019, 0:21
Oui bien sûr Marie-Pierre, on peut trouver des choses intéressantes dans le boulot, mais ce que je voulais surtout dire, c'est qu'on n'a pas forcément besoin d'avoir un boulot pour exister et qu'on peut s'enrichir (je ne parle pas ici d'argent) sans exercer une activité professionnelle.

"Super", Yann ?
Oui, en ce sens où j'ai réussi à surmonter ma peur.
Pour tout le reste, je m'en serais bien passée.
Et puis j'ai surmonté l'obstacle pour cette fois-ci mais ça ne veut pas dire que ce sera plus facile lors d'une prochaine mission (si l'on m'en propose d'autres).
Le hic aussi, c'est qu'en plus de la reprise, je vais chaque fois me retrouver confrontée à des tâches dans lesquelles je serai une débutante.
Or je crois que c'est plus facile d'être une débutante à 20 ans que d'en être une à 57.

Merci Manue d'être passée par là, toi qui te fais si rare sur le forum !
"Je trouve ça drôle que tu aies pu tester une..."
Drôle comment ?
Dans le sens de "rigolo" ou dans le sens de "bizarre" ?
Et tu sais, quand j'ai écrit que ça faisait 9 ans que je n'avais pas travaillé, j'ai pensé à toi et à tes 9 ans d'abstinence.
Moi, c'était 9 ans d'abstinence de travail.
Je crois que c'est la seule abstinence que je sois capable de vivre sans frustration.

Eh oui Talis ! L'alcool m'a empêchée de faire plein de choses et en même temps, y a plein de choses que je n'aurais jamais faite sans alcool, aussi paradoxal que ça puisse paraître...

J'espère que mon témoignage peut servir à d'autres Karolyn, ne serait-ce qu'à les encourager.
Pour le reste, l'expérience des uns n'apporte souvent pas grand chose aux autres.
Il faut se brûler soi-même les doigts pour comprendre vraiment le danger du feu.


Sinon, j'ai remarqué un truc...
Depuis que je ne picole plus à tour de bras, lorsque je fais mes courses, avant d'acheter quelque chose qui me tente mais qui ne m'est pas indispensable, j'évalue le prix de l'objet désiré en bouteilles de Ricard.
Par exemple, je me permets d'acheter quelque chose à 40 euros en me disant que ça ne fait qu'à peine plus que le prix de 2 bouteilles (dans les pires moments, je consommais une bouteille tous les 2 jours).
Je fais ça aussi avec le tabac alors que je fumais avant entre 20 et 30 clopes par jour.
Et bien quand je suis sortie du boulot l'autre jour et que j'ai fait mes courses, je me suis surprise à évaluer les prix en heures de travail.
Donc en fait, les euros, l'argent, je m'aperçois que ça ne représente rien pour moi.
C'est quelque chose de très abstrait que je suis toujours obligée de convertir en autre chose de palpable (comme les bouteilles de Ricard) ou de vécu (comme les heures de travail) pour en connaître la vraie valeur.
 
Florence...
25 Juillet 2019, 11:17
"Merci pour l' accueil, Flo. Et d' être repassée si rapidement."
Ce qui est malheureusement loin d'être toujours le cas :fsb2_sorry: ...
CQFD

Le trac, ou "la peur des autres" (qui n'est malheureusement pas seulement que le titre d'un bouquin de Christophe André mais bel et bien une réalité), ça a toujours été un problème pour moi.
Il a été en grande partie responsable de mon plongeon dans la bouteille.
Quelques exemples...
Je me suis présentée bourrée à mon oral d'allemand du bac.
Sans que je sois une lumière dans cette discipline (l'allemand pas les cuites :fsb2_wink: ), j'ai finalement eu 12.
J'ai bu une bière de bon matin avec mon moniteur d'auto-école juste avant de passer l'épreuve redoutée de la conduite.
J'ai eu mon permis.
Alors bien sûr, là, je n'étais pas bourrée, juste un peu plus détendue.
J'ai fait le premier pas vers celui qui allait devenir le père de mes trois enfants alors que j'en tenais une mémorable.
Bon ! C'était probablement un faux pas mais puisque j'aime plus que tout les enfants que j'ai eus avec lui, il m'est impossible de le regretter. De toute façon, ça ne servirait à rien.
Je picolais (avec une certaine modération quand même) avant de réunir mes parents d'élève.
Je picolais (un peu plus) avant de prendre le micro lors des fêtes de l'école.
Bref, sans l'alcool, j'étais incapable d'affronter les autres.

Si je vous raconte tout ça aujourd'hui, c'est que je me suis retrouvée face aux autres cette semaine, sans avoir recours à l'alcool et que ça n'a pas été simple.
Je m'explique...
J'ai la chance d'avoir pu prendre ma retraite (il y a 9 ans maintenant) grâce à mon ancien métier, à mes 3 enfants, et enfin à mon peu d'exigences de confort matériel.
Seulement voilà, j'ai beau ne pas mener un gros train de vie, mes revenus peinent à me maintenir à flot (ou à Flo :fsb2_wink: ) quand il s'agit de remplir ma citerne de gaz pour un minimum de chauffage chaque hiver (du coup, ça fait deux ans que je n'ai pas payé ma cotisation ici :fsb2_red: ).
Il me fallait donc prendre une décision.
Et puisque mes enfants ont toujours trouvé du travail en passant par des boîtes d'intérim, je me suis dit que j'allais en faire autant et retourner au boulot, occasionnellement.
Eh oui ! Chez moi c'est "tels enfants, telle mère", ça change un peu.
Bref, jeudi dernier, alors même que je ne m'étais pas encore inscrite dans une boîte d'intérim, j'ai eu vent par Ma Rie d'une éventuelle mission me convenant.
J'ai appelé, j'ai rédigé un CV vite fait, je suis allée m'inscrire dans la boîte qui proposait cette mission et en fin d'après-midi, j'avais décroché le job (2 ou 3 jours à faire de la saisie informatique).
Jusque là, tout s'était bien passé.
C'est allé tellement vite que je n'ai pas eu le temps de réaliser quoi que ce soit.
Je devais entrer en fonction mardi.
Donc de jeudi à mardi, cette fameuse peur des autres a eu tout le temps de se réinstaller confortablement pour atteindre son paroxysme lundi soir et mardi matin.
Peur de ne pas être capable, de ne pas être à la hauteur, peur de décevoir.
Pour cette dernière, j'avais quand même pris mes précautions lors de mon inscription lorsqu'il a fallu que j'énumère mes qualités.
J'ai cité "consciencieuse, volontaire et ponctuelle".
Ça, j'étais certaine de pouvoir m'y tenir en toute circonstance.
Donc voilà, pour la première fois depuis belle lurette, je me suis retrouvée face aux autres sans pouvoir faire appel à l'alcool.
Mal au ventre, gorge nouée, envie qu'il m'arrive un pépin (pas trop grave quand même) qui fasse que finalement je ne puisse pas me rendre au travail.
Ça n'a pas été simple, mais... j'ai réussi !
Au milieu de la matinée mardi, j'ai commencé à me détendre un peu et finalement, j'ai accompli ma mission sans trop faire de bourdes et mes employeurs temporaires m'ont dit hier soir que s'ils avaient à nouveau besoin, ils penseraient à moi.

Il est bien évident que jamais je n'aurais pu faire une telle chose si je n'étais pas passée par la case baclo.

Par ailleurs, ce petit retour à la vie professionnelle m'a fait réaliser pas mal de choses.
On juge souvent les personnes en fonction de leur situation professionnelle.
En gros, quelqu'un qui ne travaille pas n'est rien.
Pendant ces deux jours travaillés, outre me consacrer à la tâche qui m'était attribuée, j'ai observé et écouté ce qui se passait autour de moi dans le bureau dans lequel je bossais.
Et bien force m'est de constater que la richesse des échanges, je la trouve beaucoup plus ici, avec vous, que dans le cadre professionnel dans lequel j'ai fait ma brève immersion.
Alors bien sûr, ça dépend aussi des caractéristiques et de l'objectif de l'entreprise (ici, c'était une entreprise chargée de l'entretien, entre autres, de châteaux d'eau) mais qu'est-ce que ça me paraît futile de parler de factures et je ne sais quoi d'autres par rapport à ce qui se passe ici !
Mais je sais qu'il faut de ça aussi.
D'ailleurs, c'est ce genre de mission que j'ai demandé à la boîte d'intérim.
Je veux faire du travail que j'appelle "bête et méchant", même si c'est fatigant ou répétitif, pas des trucs qui prennent la tête.
Autant j'ai du mal à obéir à qui que ce soit dans ma vie privée, autant là, je veux qu'on me donne des ordres et que je n'aie qu'à les exécuter sans réfléchir, sans avoir à prendre d'initiatives.

Cela dit, je n'ai pas l'intention de reprendre une forte activité professionnelle.
Quelques jours par mois me suffiront.
De toute façon, vu mon âge, c'est pas dit qu'on me propose énormément de choses et je n'aurais pas le droit de cumuler pension et revenu au-delà d'un certain seuil.
Je ne cherche même pas de quoi mettre du beurre dans mes épinards, juste un peu plus d'épinards dans mon assiette pour éviter la famine et ne pas devoir quitter cette maison que je loue et qui me convient si bien.

Oups ! Il est très long mon post !
:fsb2_sorry:
 
Florence...
22 Juillet 2019, 12:39
Bonjour Jan.

Je viens de lire tes posts chez fred427 et je pense qu'ils auraient tout à fait leur place sur le fil S'il te plaît, raconte-moi l'indifférence.
Il pourraient y être très utiles et par ailleurs, ça permettrait de faire remonter ce fil très intéressant et motivant pour les nouveaux.
C'est juste une suggestion...
 
Florence...
21 Juillet 2019, 13:21
J'ai mis ce post sur le fil de Julie ce matin, je ne sais pas si ça peut t'aider :
Bonjour Julie.

Je mets ce lien chez toi parce que je ne sais pas trop où le caser autrement.
Rien de nouveau probablement dans cet article, pour ceux qui souffrent de TCA et qui ont dû déjà creuser le sujet, mais sait-on jamais...
Différencier satiété et rassasiement
 
Florence...
21 Juillet 2019, 3:25
 
Florence...
20 Juillet 2019, 15:48
Tiens-nous au courant.
Et puis tu sais, au fil des années, on a fait des progrès sur le forum, dans la connaissance et la gestion du baclo.
On sait désormais le rendre plus efficace en adoptant une meilleure répartition par exemple.
Je ne suis pas la spécialiste dans ce domaine et Sylvie saura mieux te conseiller que moi.
Elle va probablement passer par là dès qu'elle le pourra.
Ne te décourage pas.
 
Florence...
20 Juillet 2019, 15:38
OK, je viens de relire ton parcours.
Un nouveau sevrage pourrait effectivement t'aider mais à condition qu'il soit sous baclo.
Te sentirais-tu prêt à augmenter à nouveau ton dosage progressivement ?
Où en es-tu avec les EI ?
 
Florence...
20 Juillet 2019, 15:22
Désolée, je n'ai pas relu ton parcours.
Je vais le faire...
 
Florence...
20 Juillet 2019, 15:21
C'est assez peu.
La moyenne, c'est 18 et il m'a fallu monter jusqu'à 30.

Tu n'as jamais dépassé 10 ?
Et as-tu vécu des moments d'indifférence ou proches de l'indifférence ?
 
Florence...
20 Juillet 2019, 15:12
Bonjour Seb.

Et tu en étais où avec le baclo ?
 
Florence...
18 Juillet 2019, 23:52
Tu tiens le bon bout, comme on dit, Grégo ! :fsb2_yes:
 
Florence...
16 Juillet 2019, 18:04
Avec du retard...

Un petit passage et un coucou sur ce forum qui m’a fait tant de bien :)
J’espère que vous vous portez bien ;)
Je serai bientôt à 7 mois d’abstinence, les envies d’alcool ont complètement disparu, j’ai l’impression d’avoir retrouvé ma liberté et j’ai découvert la vie sans alcool, et une sérénité que je ne veux plus lâcher ! Jamais je n’aurai pensé y arriver si facilement, j’ai juste eu par moments quelques envies et consommation de tabac par compensation mais cela est rentré dans l’ordre !
Je vous souhaite à tous de trouver votre équilibre et de ne plus lutter au quotidien car c’est ce qu’il y a de pire ..cet équilibre que j’ai retrouvé m’est très précieux et je ferai tout pour qu’il perdure.
Bonne continuation et courage à tous ! Bises !


Ouh là là !!! Cela fait bien longtemps que je ne suis pas venu... déjà que je n’intervenais pas ou plus trop... Enfin, je continue à lire les interventions mais je me sens étrangement éloigné, plus vraiment concerné. C'est assez bizarre, quand je repense à ce temps passé sur le forum dans le but de trouver des réponses et surtout me sentir compris et soutenu. Un véritable passage salvateur dont je remercie sincèrement tous les membres du forum pour cette aide.

Alors pour les nouveaux qui se posent des questions concernant le baclo "une seule chose à savoir : cela fonctionne !". Ensuite, il faut se reconstruire pour accepter et mettre en oeuvre une nouvelle vie sans alcool, ou plutôt sans béquille.

Ce qui m'a aussi aidé, c'est la reprise du sport afin de compenser le soir plutôt que de m'assommer, cela associé au régime Cétogene qui m'a permis de perdre 36kg. Devoir réduire son apport en glycémie à 20g/jour c'est difficile au début, mais le résultat est sans conteste. Moins envie de sucre, moins envie d'alcool par conséquence, qui s'est traduit par une perte considérable de poids et un état de santé incroyable.

J'ai quitté ma femme alors que l'idée même me provoquait un craving, par peur de la confrontation, de la situation avec mes enfants et de me retrouver seul face à mes démons... Alors, oui... une fois dans mon petit studio, j'ai ré-ouvert les vannes. Le baclo avait fait son job, cela ne dépendait plus que de moi ! Il y a une phase d'acceptation, de deuil afin de définitivement tourner la page et d'éviter des rechutes.

Aujourd'hui, contrairement à ce que je pensais, craignais, pressentait rien de mauvais n'est arrivé... Nous sommes passés certes par une phase difficile avec ma femme, mes enfants, mais nécessaire. l’impérieuse nécessité d'avancer quoi qu'il advienne. Les choses finissent par se réguler à l'instar d'un traitement, de ce traitement.

Je ne prends pratiquement plus de baclo à part pour m'aider à m'endormir quand cela est nécessaire. J'ai eu une embardée qui m'a tellement mis mal, que je n'ai pas retouché un verre durant plus d'un mois ! Impossible de me mettre petit comme auparavant, aucune envie... Je n'aime plus perdre le contrôle ou de me retrouver dans un état pitoyable avec le lendemain des séquelles physiologiques tellement insupportables. Meme un simple mal de tète !

Moi qui adorait le vin, je n'ai du boire que deux bouteilles depuis le début l'année... Je ne supporte plus les alcools forts. Normal, car en infléchissant les comportements à risque et aidé par la cétose, mon corps à retrouver un état normal de fonctionnement et n'accepte plus les abus.

Une fois débarrassé de ce parasitage (craving) lié à la dépendance, le cerveau retrouve des fonctions cognitives que l'on pensait perdu. Des capacités retrouvées avec l'envie d'avancer sans stress, sans besoin de reconnaissance et surtout sans culpabilité ! Ce cercle pernicieux qui pousse à la consommation malgré l'efficacité du baclo.

A chacun de trouver sa formule afin de permettre à cette molécule de réaliser son job et notamment de pérenniser ce retour à l'anormal. On s'intéresse alors à un possible destin hors de ce forum, qui est avant tout une aide collaborative ou nous sommes unis dans une même quête : la guérison.

Un parcours qui peut sembler difficile, long ou contraignant... Alors que contrairement, ce qui l'est véritablement, c'est de ne rien faire. Continuer à ce complaire, par habitude, par nécessité absolu de répondre à ce désagréable besoin irrépressible de boire.

Alors courage, soutenez-vous et prenez soin de vous !


N'oubliez pas que vous pouvez retrouver ces posts dans leur contexte en cliquant sur le contenu des parenthèses dans le bandeau orange de chaque citation.
 
Florence...
15 Juillet 2019, 10:25
 
Florence...
13 Juillet 2019, 13:54
Tu ne pourris rien du tout, bien au contraire, Marie-Pierre.

Moi je dirais que l'absence d'envies, c'est la cause et la conséquence, ainsi qu'un symptôme de la dépression.
La présence de besoins, lorsque ceux-ci sont toxiques, est la cause et la conséquence ainsi qu'un symptôme de l'addiction.

Et comme la dépression est la cause et la conséquence, ainsi qu'un symptôme de l'addiction et vice versa, quand on s'attaque au problème, il n'est pas anormal de ne pas savoir par quel bout le prendre, ni par quoi commencer ou s'il vaut mieux traiter tout ça dans sa globalité.
Sans compter les EI du baclo quu viennent parfois rallonger la sauce...

Il n'y a malheureusement pas de solution miracle et ça dépend de chacun.
 
Florence...
13 Juillet 2019, 12:08
Bonjour Angie.

Ici, on ne recommande pas une augmentation de dosage plus rapide que 10 mg tous les 3 jours car plus l'augmentation est rapide, plus on risque de multiplier ou/et d'intensifier les éventuels effets indésirables du traitement.
Cela dit, ça n'est pas non plus impossible.
Bref, n'hésite pas à ralentir un peu le rythme si besoin, c'est préférable à devoir diminuer à cause des EI.
Faire du yoyo avec le baclo n'est pas souhaitable, alors qu'une augmentation constante et régulière, quel qu'en soit le rythme, favorise la réussite du traitement.
Perso, j'ai commencé par une augmentation de 10 mg tous les 3 jours et j'ai ralenti à 10 tous les 7 jours.
En effet, le pic d'intensité des EI était chez moi 3 jours après chaque augmentation.
 
Florence...
13 Juillet 2019, 11:41
J'ai été frappée ce matin à la lecture d'une petite phrase très simple mais qui définit on ne peut mieux l'addiction, si complexe à comprendre pour les non-addicts :
[...]Envie . . . comme je voudrais qu' une envie me vienne, et non plus seulement des besoins.[...]

Ou quand le plaisir devient corvée...
C'est exactement ça !
Dès lors, il est plus facile de comprendre le problème des TCA, puisque dans ce domaine, on ne peut dissocier complètement les envies des besoins.
Au-delà des envies, le corps a besoin de nourriture alors qu'il n'a aucunement besoin d'alcool.

Et si l'on extrapole un peu, on se rend compte que dans le domaine des sentiments, les mêmes schémas se reproduisent.
L'amour peut être un toxique dès lors qu'il répond à un besoin.
On parle alors de "dépendance affective".

Bref, merci Marie-Pierre !
 
Florence...
10 Juillet 2019, 23:38
Pour le retour de craving, aucune idée, mais ça me semble tout à fait possible.

Quant à ta deuxième question, je peux te répondre sans aucune hésitation que perso, j'ai toujours préféré me lâcher "raisonnablement" plutôt que d'être sans cesse dans la lutte et dans la frustration qui n'auraient fait qu'accentuer mon craving en faisant de l'alcool une véritable obsession 24h/24.
Mais ça, c'est mon propre fonctionnement et pour certaines personnes, c'est plus facile de ne pas commencer à consommer que de limiter sa consommation.
Je ne me suis jamais fixé de grands objectifs quant à ma consommation.
Ce que je visais, c'était boire de moins en moins, à mon rythme.
Ce qui comptait pour moi, c'était progresser (ou à défaut stagner), mais éviter à tout prix le retour de plus fortes consommations car c'est ça qui provoque (toujours pour moi) le découragement.
Mais ça, ça nécessite de la patience.
J'ai la chance d'être quelqu'un de très patient mais je peux comprendre qu'on ne le soit pas autant.
 
Florence...
10 Juillet 2019, 17:18
"Si vous vous interrogez sur le fait d'être folle ou non, c'est que vous ne l'êtes pas. Quelqu'un qui est fou n'en a pas conscience et ne se pose pas la question"
A quelques mots près également, ça, c'est une citation de mon psy.
 
Florence...
09 Juillet 2019, 23:57
Je viens de relire vite fait le fil d'Alwe et j'ai effectivement trouvé quelque chose qui aurait pu me mettre la puce à l'oreille, pour cette histoire d'hypomanie, mais seulement dans son premier post :
|...]Mes premiers symptômes étaient l'euphorie. Rapidement je me suis senti poussée des ailes. Je travailler la journée et le soir après le travail week-end inclus,je me croyais être un surhomme.[...]

En fait, je n'avais pas pensé à l'hypomanie car comme Alwe était nouveau, j'ai pensé qu'il venait juste de commencer le traitement et ce trouble survient surtout avec un fort dosage de baclo.
Mais d'une part, même s'il était nouveau sur le forum, il avait déjà commencé son traitement depuis un bon moment et avait déjà pris des doses assez importantes, et d'autre part, même si c'est beaucoup plus rare, un petit dosage peut parfois provoquer cet hypomanie.
On vient d'en avoir un cas y a pas longtemps.

Je ne pense pas qu'il faille que vous vous inquiétiez outre mesure puisque tu es là Poiuy, un peu comme un garde-fou, pour l'aider à discerner ce qui est raisonnable ou non.
Et puis à partir du moment où l'on connaît ce trouble, où l'on a conscience de l'avoir, c'est beaucoup plus facile à gérer et nettement moins dangereux.
 
Florence...
09 Juillet 2019, 23:32
Ah ok.
Merci Sylvie et Poiuy.
Il va falloir que je relise le fil d'Alwe en faisant plus attention alors parce que je n'avais pas repéré d'hypomanie chez lui.
Mais c'est possible que ce soit ça, juste que ça ne saute pas aux yeux comme chez certains.
 
Florence...
09 Juillet 2019, 11:55
Si ton copain traverse une période hypomaniaque, ce qu'il faut surveiller, c'est qu'il ne prenne pas de décision importante à ce moment-là.

Pour t'éclairer un peu sur cette hypomanie, voilà ce que je ressentais moi-même lors de mes virages hypomaniaques.
J'avais mille choses à faire, quitte à ne pas dormir ou à ne pas manger, et ce, sans être fatiguée et sans avoir faim.
J'ai ainsi fait des choses que je repoussais sans cesse depuis parfois plusieurs mois et j'étais très efficace et rapide dans mon travail.
Ça, c'est vraiment le côté positif du truc.
Aussi, j'avais envie d'aider tout le monde et je m'en sentais capable, ce qui n'était pas forcément le cas.
L'hypomanie nous donne effectivement un sentiment de toute puissance.
De plus, on se sent aussi très lucide par rapport à plein de choses qu'on ne comprenait pas auparavant, comme si tout d'un coup, on arrivait à assembler les pièces d'un puzzle très naturellement, avec beaucoup de facilité.
Ça, je pense que ce n'est pas qu'une illusion mais c'est sans doute exagéré et quand l'hypomanie s'en va, on risque de tomber de haut.

Dans ton cas, l'avantage c'est que vous êtes deux.
L'hypomanie est plus dangereuse lorsqu'on est tout seul car on n'a personne pour nous remettre un peu les pieds sur terre.
Bref, je te conseille d'insister auprès de ton copain sur le fait qu'il faut qu'il t'écoute, qu'il tienne compte de tes mises en garde.

Sinon, tu dis : "Mon copain est sur le forum"
Il a ouvert un fil de discussion ?
Si oui, est-ce que ce serait indiscret de te demander lequel ?
 
Florence...
08 Juillet 2019, 17:50
Bonjour Poiuy.

L'hyperactivité de ton conjoint peut être due au baclofène.
En effet, celui-ci provoque parfois des virages hypomaniaques.
Cet effet indésirable (bien que souvent agréable pour la personne à qui ça arrive) est à surveiller car il peut mener tout droit à l'hôpital psychiatrique si l'on n'y prend pas garde.
Il faut surtout veiller à dormir et manger suffisamment.
Si besoin, il est possible de diminuer temporairement le dosage de baclo afin de supprimer ce trouble qui est dans tous les cas réversible.

Si tu veux plus de renseignements sur cette hypomanie, n'hésite pas à nous demander.
J'ai fait moi-même plusieurs virages hypomaniaques et je suis loin d'être la seule dans ce cas ici.
 
Florence...
03 Juillet 2019, 11:59
Je ne me souviens plus exactement de la composition exacte de mes envois (d'autant plus qu'ils étaient un peu personnalisés), mais effectivement Pascal, je ne pense pas que cette plante vienne de chez moi.
Même à mes pires ennemis, je ne me vois pas envoyer des plantes invasives très toxiques.
Enfin, toxiques, oui puisque certaines plantes toxiques sont très belles, mais dans ces cas-là, je préviens.

Je me rappelle quand même avoir étiqueté certaines graines avec un "?" et d'autres avec un ";-)".
Le "?", c'était parce que je ne me souvenais plus de la plante sur laquelle j'avais récolté ces graines et le ";-)", c'était pas des graines mais des bonbons.
Je n'ai jamais su si certains avaient essayé de les semer...
 
Florence...
03 Juillet 2019, 11:46
T'as gagné au moins ça Lee : me faire sortir de mon propre mutisme.
Enfin "propre", c'est vite dit hein, parce que ça s'empoussière facilement aussi ces trucs-là, jusqu'à parfois nous engloutir.
Bref, je ne peux raisonnablement pas me taire lorsque tu reparais.
Et peut-être aussi que je ne peux raisonnablement pas parler lorsque tu te tais.
Va savoir...

"Là ce serait le moment de faire une pirouette, dédramatiser en utilisant mon humour à la con mais je ne sais plus ou je l'ai foutu"
Ah non alors !
Ton humour, il est bel et bien là !
Il est en filigrane dans chacun de tes posts, à commencer par cette phrase dans laquelle tu dis que tu l'as perdu.
 
Florence...
23 Juin 2019, 12:29
"Généralement, les gens qui savent peu parle beaucoup, et les gens savent beaucoup parlent peu" de ROUSSEAU
Dans le même ordre d'idée, il y a celle de Françoise Sagan :
"La culture, c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale." de Françoise Sagan.
Mais là, on s'éloigne des pensées positives...
 
Florence...
23 Juin 2019, 12:19
Si comme tu le dis, Pierremichel, il faut de l'amour pour s'en sortir, c'est souvent aussi l'amour qui nous a fait plonger.
 
Florence...
23 Juin 2019, 11:48
Tu sais Manue, je suis bien contente aussi de te voir prendre le large.
Et ça ne fait que renforcer le plaisir de te retrouver ici de temps en temps.

Les pousses dont tu parles sont-elles issues des graines que je t'avais envoyées ?
 
Florence...
23 Juin 2019, 11:36
Tiens-nous au courant Grégo et ne laisse pas traîner cette histoire surtout.
Aujourd'hui c'est dimanche et c'est donc compliqué mais fais tout ton possible pour en savoir plus demain.

Un MR Flo ?
Je sais pas, c'est quoi ?
Des Florent oui, il doit y en avoir plein, c'est un prénom courant.
 
Florence...
23 Juin 2019, 11:29
[...]Dans le même ordre d'idée, l'histoire des sciences a pu être décrite comme "une série d'erreurs rectifiées".[...]

Oui, les erreurs sont souvent plus riches d'enseignement que les réussites.
Et puis il y a les avancées dues au hasard aussi.
C'est la sérenpidité.
La découverte du baclo en tant que traitement de l'alcoolisme en est d'ailleurs un exemple.
Et je suis certaine que je serais moins sûre de moi quant à l'alcool si j'avais atteint mon objectif avec le baclo en quelques semaines et sans aucune difficulté.
C'est l'âpreté de mon parcours qui me donne confiance en ma réussite et en sa pérennité.
Après, on ne sait jamais ce qui peut arriver et nul n'est à l'abri d'une rechute.
Mais je ne vis pas du tout dans la crainte de celle-ci.


[...]c'est pour cela que j'ai peur d'avoir des échange avec vous comme avec FLO, mais en fait sa passe bien avec Flo, sa passe bien, je pense.[...]

Je tombe toujours des nues lorsqu'on me dit que je fais peur, moi qui ai peur de tout et qui n'ai vraiment rien d'impressionnant.
Ceux qui me connaissent "en vrai" ici pourraient en témoigner.
En tout cas, je n'ai jamais mordu personne.
 
Florence...
22 Juin 2019, 13:01
Je ne veux pas t'alarmer inutilement mais disons que si le labo t'a appelé pour te dire d'aller aux urgences, c'est vraiment qu'il y a quelque chose qui colle pas.
Sinon, le courrier aurait été suffisant.
Tu pourrais toujours rappeler le labo mais un samedi après-midi, il y a peu de chances pour que tu puisses avoir quelqu'un.
Ça vaut peut-être le coup d'essayer quand même.
 
Florence...
22 Juin 2019, 11:38
Je confirme les propos de Sylvie.
Essayer de ne pas boire juste un soir, sans pour autant se mettre la pression (si on n'y arrive pas, on fera ça un autre jour), peut réserver des (bonnes) surprises.
La difficulté réside parfois plus dans la prise de décision que dans l'action.

Et puis si vraiment on constate que ce n'est pas si difficile que ça, on n'hésite moins par la suite à réitérer, on n'appréhende moins, et c'est comme ça que s'enclenche le cercle vertueux.
Et si au contraire on trouve ça très pénible, rien de grave dans le fait de craquer, c'est qu'on n'est peut-être pas encore prêt, mais grâce au baclo, on sait qu'un jour on le sera.
 




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