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Artibol
08 Juin 2015, 11:05
Gros rayon de soleil dans mon ciel tout noir !
Je vois Beaurepaire himself dans 3 semaines !

J'en espérait pas tant, je suis soulagé de savoir que je vais enfin pouvoir parler à quelqu'un qui sait...
J'en ai les larmes aux yeux, et rien que ça ça me fait du bien, ça fait des mois que je n'arrive plus à pleurer.
 
Artibol
06 Juin 2015, 12:26
Bonjour Phil,

Je viens demander un peu d'aide à présent, vu qu'après avoir consulté mon médecin ce matin, je n'ai toujours pas de soutien, ni de pistes. (il estime que je somatise, et qu'il n'y a rien à faire...)
Je suis à 9 mois d'arrêt de baclo.
J'ai des douleurs et genes continuelles au niveau du crane, au niveau des sinus.
J'ai une perte globale de sensations, d'émotions, et une faiblesse musculaire générale.
Je ne parviens pas à retrouver ma "vie d'avant", et je ne sais désormais plus à qui m'adresser.

Qui me conseillerais tu de voir ? Quelles pourraient être les pistes ?
J'ai vraiment besoin de conseils et de pistes.
Je commence à m'affaiblir psychologiquement.

Merci d'avance.
 
Artibol
02 Juin 2015, 23:12
Donc ça serait bien le cerveau, c'est ça ?
Si ça se trouve je retrouverais probablement pas une vie normale ?

Je ne vois ceci dit plus aucune autre option que celle là, d'aller voir un neurologue.
Mais j'ai vraiment la trouille d'apprendre les mauvaises nouvelles.
En tout cas je prefere crever avant d'aller remettre les pieds dans le bureau d'un psychiatre, après tout ce que j'ai entendu.
 
Artibol
02 Juin 2015, 23:09
Ca a commencé franchement à la descente.
La montée était franchement gérable.
C'est au mois d'aout dernier quand j'ai commencé à redescendre tout doucement, que j'ai eu ces maux de tête attroces, à m'en tordre de douleur et d'horreur.
Comme des lances dans le crane.
Ce sont ces mêmes zones qui sont douloureuses en ce moment.

J'admet, oui j'admet qu'il y a une progression positive terriblement lente à tout ça.
J'en suis revenu à boire ponctuellement afin de ce que je peux ressentir, "réactiver" un peu ce qui semble avoir été détruit.
C'est pour le moment la seule chose qui m'apporte: soit un peu de répit dans les douleurs et les sensations de compression, soit au contraire qui semble les provoquer.

Dans les deux cas, je suis triplement puni, et je m'accroche...Du mieux que je peux.
 
Artibol
02 Juin 2015, 23:02
Je suis gelé depuis presque 1 an, MM.
Et ça ne serait rien si je pouvais envisager une sortie de tunnel prochainement, auquel cas je rongerais mon frein.
Sauf que ça fait des mois que je me dit "allez, courage, c'est bientot fini", et que ça ne vient pas.

Je vois juste que cela pourrait encore au mieux me prendre des mois, voire des années avant de retrouver une vie normale.
Et je ne sais sincerement pas combien de temps je vais pouvoir tenir le coup ainsi.
 
Artibol
02 Juin 2015, 22:55
Avec tous mes respects, MM, je ne suis pas pret à faire confiance à qui que ce soit en ce moment.
Je suis ravi que tu puisses trouver des réponses dans certaines médecines X ou Y, que je respecte totalement.

Mais moi je suis surtout dans une situation où je ne me trouve plus d'issue.
J'ai tellement de choses à regler dans ma vie, et au risque de me répeter, je me sent considérablement affecté.
Et je doute franchement qu'une séance de méditation ne va pas m'aider des masses.

D'autant que niveau nerf ça va, vu que justement je n'éprouve pratiquement plus aucune agitation, ni positive ni négative, rien que de la douleur et l'impression de vivre à coté de ma vie.

Donc si il y avait eu un petit risque que cela puisse arriver, j'aurais aimé le savoir.
Vraiment le savoir.
Et non pas m'avoir fait servir du "Oh ben non, le baclo est innofensif", car la preuve est bien là: ce n'est pas le cas.
 
Artibol
02 Juin 2015, 22:37
A vrai dire, je n'ai plus envie de rien du tout, ni même d'aller me confier à nouveau à un médecin qui me dira encore que c'est somatique ou je ne sais quoi.
Je ne sais plus quoi faire du tout.
Je suis enragé, interieurement, car je ne ressent même plus aucune rage d'aucune sorte.

On est dans du physique là, du dommage, du grave, de l'amputation en effet, et je ne trouve aucune réponse, ni aucune aide.
Je serais dans le principe dans de la haine, même, si encore je pouvais la rensentir.

Je ne sais plus quoi faire du tout..
Et j'ai aucune réponse, aucune piste, et aucun soutient...le dernier connard en date n'ayant trouvé mieux que de me proposer une sorte de sceance d'acceptation de la maladie.
5 bières par soir n'allaient pas me conduire au caveau.

Mais là, ce que je déguste, est infame et douloureux, alors que TOUS m'ont prétendu que cela ne comportait aucun risque !
Je suis d'une amertume sans borne là ce soir, et commence sincèrement à douter de la réversibilité de tout cela.

Si cela devait être vrai...je n'ai pas de mots pour relativiser l'enthousiasme de ce "traitement fabuleux". Plus jamais. PLus jamais une seule pillule.
 
Artibol
02 Juin 2015, 22:23
Bonsoir à tous,

8 mois depuis mon dernier cachet de baclofene.
Je n'ai toujours pas retrouvé ma joie de vivre, ni une énergie normale.
Je suis pratiquement constament accablé de douleurs intracraniennes, parfois supportables, parfois vraiment difficiles à vivre.

Toujours pas de plaisir à la consommation d'alcool, toujours pas de plaisir au tabac. Toujours pas de plaisir à la nourriture, ni à la délivrance sexuelle.
Je suis parcouru de douleurs au niveau du cuir chevelu, et je ne sais pas si je dois parler de nerf ou de cerveau.

Encore une fois, le pire n'est pas ça, le pire c'est que je rate tout un pannel de sensations et d'émotions par rapport à ma petite fille, car je me sens totalement anéthésié, tant au niveau émotionel qu'au niveau nerveux.

Je ne sais plus quoi faire, les derniers médecins que j'ai pu contacter sont sans réponses, voire doutent carrement de mon état.

Je note une amélioration lente, très lente, trop lente, à travers les mois et les semaines.
J'avoue souffrir de tout ça terriblement.

Je m'accroche à ses sourires, mais mon état est en train d'impacter toute ma vie: ma relation de couple, ma relation avec ma fille, avec mes proches, etc.
Je ne sais plus quoi faire, j'ai presque tout essayé.

J'ai horreur de l'écrire, mais j'ai vraiment besoin d'aide.

J'ai l'impression que ma tête est foutue en l'air pour de bon et à jamais.
J'arrive meme pas à en pleurer ...
 
Artibol
05 Mai 2015, 1:00
Bonsoir à tous,

Juste de passage pour donner quelques nouvelles, et pour exprimer ce que j'endure.
Cela va faire 7 mois que j'ai arreté le baclo, et depuis, je continue à souffrir de "séquelles" du traitement.

Commençons par le positif: c'est clair que l'alcool n'a plus d'appétence, car il n'a pratiquement et toujours pas d'effet sur moi.
J'ai été, par désarroi, jusqu'a tenter quelques excès, et cela ne me procure ni bien être , ni plaisir, ni de réelles sensations agréables d'aucun ordre.
Au mieux, une sorte de gueule de bois pas cool le lendemain.
Même la cigarette que j'ai repris compulsivement, ne me fait quasiment aucun effet...
Cela pourrait parraitre bizarre, mais je n'ai jamais désiré de devoir en arriver là...

Maintenant, les points noirs:
Tout est terne. Mes humeurs, mes actions, mes journées...je suis comme anesthésié, artificiellement calme, trop calme.
Mes sensations, mes émotions sont rares, comme s'y j'étais paralysé de quelque chose.

Et c'est au niveau du crane apparement que ça se passe: j'ai plusieurs fois par jour , des lancements au niveau de la boite craniene, des tiraillements, voire carrement des douleurs dans la région du nez, du front , du haut du crane, de la colonne vertébrale et ce de manière assez aléatoire en heures et intensité.
J'ai parfois comme des vertiges, je me sent totalement éteint.

Le seul élement "rassurant", est que je constate une lente, très lente amélioration le temps passant, au fur et à mesure de ces "attaques", qui ressemblent assez fort à celles que j'ai eu en aout, quand j'avais commencé à descendre. Il s'agit des memes zones au niveau du crane, des mêmes sensations, comme "à l'envers".

J'éprouve une certaine fatigue mentale à devoir vivre ainsi, c'est un combat de chaque jour pour trouver la concentration et l'énergie pour faire face à ces sensations extremement destabilisantes.

Mais le pire dans tout ça je crois, c'est de rater plein de belles émotions par rapport au fait de ma fille qui grandit...
Et rien que pour ça, je suis , j'allais dire furieux, mais c'est une émotion que je ne ressent plus, mais plutot désespéré de me sentir ainsi.

Honettement, je regrette sincèrement d'avoir testé ce traitement, à présent.
Je n'ai aucune idée de combien de temps il faudra encore pour me sortir de ce cauchemar, et de plus, aucun des médécins consultés n'a de solutions pour moi.
Je suis écoeuré, aigri, et vraiment amer.

Voila, je suis certainement le contre exemple de toutes ces fabuleuses guérisons.
Mais si c'était à refaire, jamais je ne le referait.

Alors je n'ai plus qu'a attendre et esperer qu'un jour tout redeviendra normal, sans quoi je n'ose imaginer une vie dans cet état.

Désolé d'apporter un constat si sombre, mais j'avais besoin de signaler à quel point tout cela est douloureux pour moi à présent.
 
Artibol
04 Février 2015, 10:09
Je ne suis ni fatigué, ni sans energie !
Je suis on ne peut plus actif, à tous les niveaux.

Et comme le dit Velvet, ce monsieur m'a vu 15 minutes. 15 minutes et hop ! diagnostic de dépression établi...

Je suis juste pas en mesure de m'émouvoir, ni même d'être en colère, ni de stresser pour quelque chose de légitime, ni même ressentir de la joie...
C'est comme si plus rien n'arrivait au cerveau...
Je vis dans une humeur constante, pâle et sans ressentis...et c'est ça qui fait plus que me perturber...
La seule agitation que je peux parfois ressentir est physique et ténue.

J'ai vécu un épisode court de dépression à la suite d'un harcelement moral au travail il y a 10 ans, donc je peux faire le distingo.
Et je peux affirmer haut et fort que mon état n'a rien à voir avec de la dépression...

C'est comme si je n'arrivais pas à évacuer mes ressentis par le canal émotif, et c'est pourtant, avant le traitement, quelque chose que je connaissais très bien, ayant jusqu'a présent toujours été un grand sensible.
Hormis cela, à part des ressentis physiques difficilement descriptibles (difficulté à me réchauffer, tiraillements voire migraine dans le crane, pincements aux niveaux des nerfs du dos), il n'y a rien qui cloche.

Maintenant voila, je ne sais vraiment plus quoi faire, ni qui consulter, à part le service de RDB, que je dois contacter demain.

(PS: j'ai lu attentivement des passages du post de BB, et je vis approximativement la même chose !)
 
Artibol
03 Février 2015, 17:28
C'est le second...
la première doutait que j'avais arretté de boire, et refusais catégoriquement que je descende, alors que ça faisait 2 mois que je n'avais plus bu une seule goutte.
Je suis pourtant encore clair et maitrisé (trop maitrisé) dans ce que je dis, j'ai tranmis tout mon historique, j'ai décrit avec précision chaque symptome.
La demoiselle que j'ai vu en aout a carrement fini par s'emporter et me dire "Mais qu'est ce qui me prouve que vous ne buvez plus ?!"

Et là aujourd'hui..."Vous êtes soit dépressif ((bah non je peux pas l'être: je pleure plus, je rigole plus, je stresse plus, j'angoisse plus, je travaille, à demi amorphe), soit vous faites partie des rares cas où le médicament a déclanché une réaction qui pourrait être éventuellement irréversible. Mais je vous propose qu'on se revoit pour travailler là dessus vous et moi"

Je suis sorti les jambes molles, incapable de m'arreter de marcher, ni de m'enerver, abbatu, inquiet...

Je me pose vraiment la question de ce que j'ai pu faire de mal...
Avant le baclo, j'avais fait des analyses de sang (qui n'étaient à vrai dire pas mauvaises), je ne prenais aucun médicament, je n'allais pas si mal, je buvais simplement trop...
 
Artibol
03 Février 2015, 16:19
C'est un des jeunes internes de Granger qui m'a balancé ça, Sylvie, d'où mon inquietude et mon désarroi....
Je contacte Karine dès maintenant.
 
Artibol
03 Février 2015, 15:36
Bonjour à tous.

Je reviens d'un entretien avec un médecin plus que troublant, très inquietant.
Je ne suis pas allé consulter n'importe qui, mais bien le service d'un des grands pontes du baclofène.

Après avoir décrit en détail mes symptomes après 4 mois de traitement, celui ci s'est laissé dire qu'il était envisageable qu'il n'y ai pas de reversibilité de mon état...
Il a annoncé, avec un calme incroyable, qu'il est possible que ce gel de sensations et d'émotions ne se resorbe pas, et qu'il serait peut être bon à terme , je cite, " de voir pour un suivi, un travail, qui conduise à l'acceptation."

Bouleversé, j'ai retorqué qu'on m'avait appuyé depuis le départ le fait que ce traitement ne comportait pas de risques de sequelles, ce qu'il a nié.

Me voici dans un état indescriptible, difficile à vivre, avec ce que je viens d'apprendre ce matin, et j'avoue que je ne sais pas comment gérer ça...
Vivre sans émotions ? Sans plaisir ? Sans bien être ? C'est de la folie !
Je me sent très mal cette après midi, tout le monde m'a soutenu depuis le départ qu'il s'agissait d'états transitoires, et maintenant, il s'avere que ce n'est pas le cas ?!
Que je vais peut être devoir vivre dans un corps et avec un cerveau exempt d'émotions et de plaisir ?

Là c'est de l'appel au secours que je fais, qui voir ? Qui croire ? Que faire ?
A l'aide.
 
Artibol
15 Janvier 2015, 0:47
Coucou Velvet,

Ecoute, étant donné que ni cigarette ni alcool n'ont encore de véritable effet sur moi (même si je continue à fumer compulsivement, de manière irréguliere), je ne vois pas l'interet de reprendre du baclofène. Mon objectif était de ne plus boire excessivement comme je le faisais, et ma foi, c'est mission accomplie.

Reprendre du baclofène pour aller mieux, ou pour une autre raison me parrait franchement hors propos.
Je prends mon mal en patience.

Je suis seulement franchement déçu (au risque de me repéter), de ne pas avoir d'interlocuteur médical disposé à me croire par rapport à mon état actuel...C'est désarmant.
Quelques extraits.

- "Mais vous avez cessé le traitement il y a 3 mois, il n'y a aucune raison pour que vous ayez encore ce genre de symptomes"
- "Ce qui est bizarre, c'est que depuis le départ, vous n'avez exprimé aucun déni par rapport à votre consommation d'alcool" (bah non, sinon pourquoi je me serais traité ?)
- "Votre anorgasmie, et vos sensations physiques, sont probablement due à une somatisation" (Somatisation de quoi ?)
- "Vous me dites que l'alcool ne vous provoque plus d'ivresse, ni véritablement d'effets, mais vous n'avez véritablement de lien de réference avec un effet "normal" de l'alcool" (Euh, quand on boit trop normalement on est saoul, non ?)
- "Vous semblez plutot être dans une situation de dépression" (Bah non le moral est plutot bon, et mes journées actives, pourquoi tout d'un coup je suis dépressif ?)

Je ne vois pas pourquoi j'affabulerait sur mes symptomes, d'autant que je ne suis pas en demande de traitement "correcteur" ni rien, simplement je souhaitait qu'on m'explique...
Je sent bien qu'il y a une amélioration progressive qui se fait, mais je trouve ça long, ....et génant.
Je ne peux clairement pas comparer avec mon état qu'il y a 3 mois, où j'étais complétement paralysé des émotions, mais l'état perdure et m'inquiete. De plus, me revoila à nouveau avec un leger voile noir sur l'oeil gauche (peu génant fort heureusement)

En ce qui concerne ta dernière phrase, j'espère sincerement que tu as tord, étant donné que je n'ai jamais demandé ni souhaité d'être changé fondamentalement, ni pour toujours.
Je buvais trop, un point c'est tout, et je cherchais une aide pour me décrocher de ça, pas pour vivre anesthésié, comme je peux me sentir maintenant.

Je trouve incroyable, enrageant, qu'on ne veuille par reconnaitre que le baclofène a provoqué chez moi un effet rebond plutot dur, qui est pour le moment handicapant, le faisant dans mon cas, sortir des médicament dit "annodins". Et presque 4 mois après son arret, que je n'ai aucune idée vers qui me tourner médicalement parlant.

A l'heure actuelle, je ne souhaite vraiment pas reprendre, ni baclofene, ni anxio, ni anti dépresseurs, etc. Mon état psychologique antérieur était du à l'alcool, (et accessoirement à l'anxiété provoquée par le fait d'être au chomage). Décroché de l'alcool, j'imaginais repartir à zéro plus rapidement...je suis simplement étonné que ce ne soit pas le cas...

Enfin bref, il y a pire que mon cas, je présume, simplement je continue à souhaiter un retour à la normale prochain.

Merci toutefois de continuer à intervenir, Manue.
J'espère que tout se passe bien de ton coté.
 
Artibol
14 Janvier 2015, 14:32
J'ai peut être une piste pour ceux qui comme moi sont également atteint d'une vrai gène-douleur cranienne, due à la prise de baclofène.
J'ai lu qu'on l'utilisait pour soigner les névralgies faciales (le baclo).

Il s'agit de neutraliser le nerf trijumeau à l'aide du médicament, qui est responsable de la transmission des sensations (!).
D'où cette sensation de "masque" sur le visage, de perte de sensibilité, et de gel des émotions.
L'article mentionne qu'on déclenche les symptomes de la névralgie en injectant de l'alcool (!) dans le nerf...

Tout cela mis bout à bout me fait penser que c'est ce nerf qui est mis en cause concernant pas mal d'ES par lesquels je suis personellement passé....et qui sont en rapport avec le pourquoi du fonctionnement du baclofène par rapport à l'alcoolisme.

Clairement, cela vise à confirmer la reversibilité d'un tel état. Mais en ce qui me concerne, je cherche à comprendre mes symptomes, étant donné que les médecins consultés ne comprennent pas mon état ("vous somatisez monsieur"). L'alcool alors deviendrait le médicament ?
Pour ma part, pour le moment, je laisse le temps faire son oeuvre de guérison, tout en étant frustré de devoir subir de tel symptomes...je n'avais aucun soucis de santé avant le traitement, hormis une consommmation d'alcool trop importante....et là, je dois admettre me sentir franchement, même si légèrement et sans trop grande gravité, handicapé: difficulté de concentrations, douleurs brèves et légères dans les muscles, dents, articulations, fourmillement de la peau, manque de dynamisme, peu de sensations/émotions, sensations étranges au niveau de la nuque, du front et du crane.

Je sais qu'on va me taxer de me plaindre de petits bobos sans gravité, mais mon domaine professionel implique que je sois en mesure d'être capable de ressentir un certain nombre d'émotions, et cette faculté pour moi a été sérieusement entamée, d'où mon mécontentement.

J'attends encore un mois ou deux, puis j'aviserais.
 
Artibol
08 Janvier 2015, 14:06
Salut tout le monde.

Bonne année en effet.
Je viens de voir mon médecin, et comme prévu, ce fut hautement décevant.
Pour lui, je somatiserait (sur quoi d'ailleurs ?). Les sensations physiques de tiraillement au niveau du crane, du cerveau et des nerfs sont surement somatiques aussi...(no comment.)
Du coup, sorti du cabinet les mains et les poches vides, mais je m'y attendait.

Pour te répondre Mathieu, j'ai fait passer autour de moi le message que je refuserait désormais la prise de tout médicament psychotrope.
Les antidepresseurs en font bientot partie. Je refuserait catégoriquement d'avaler quoi que ce soit de cet ordre désormais.

Pour le reste, dans l'ordre du ressenti, il y a de légères amélioration de mon état progressive.
Concernant ce que j'ai l'impression de vivre, on dirait que le baclo a paralysé mes capteurs dopaminiens et/ou mes nerfs, et que ces derniers se reveillent doucement, les jours passant.
Je recommence très progressivement à sentir de la chaleur aux joues quand je m'agace (comme ce matin), ou quand je bois un verre ou deux.

Mais une chose est certaine, après tout cet épisode qui fetera ses 1 ans dans 2 mois: plus de baclo, plus d'antidépresseurs, anxios, etc, etc. Terminé. Fini de jouer avec la chimie de mon corps et de ma tête.
C'est dur à dire, et peut être à lire, mais je suis à deux doigts de regretter d'avoir testé ce médicament.

Et la raison majeure est que très clairement, personne ne semble vraiment savoir quel est le mode de fonctionnement de cette molécule. En tout cas, sur les 5 praticiens que j'ai vu en 1 an, personne n'a été en mesure de vraiment m'aider. Par contre, la faute a été systématiquement rejetée sur moi, mes "antécédents", ou le simple fait que j'ai reconnu avoir été victime d'un syndrome alcoolique, causé clairement par une surconsommation d'alcool repétée.
En tout cas, il est clair qu'a l'avenir, je serais clairement vigilant sur ma consommation d'alcool. On ne m'y reprendra plus.

Voila, donc je vais faire comme suggéré par mon médecin traitant, une fois qu'il eu épuisé tous les recours de sa connaissance du sujet, je vais prendre mon mal en patience, rester patient, attendre que les choses se résorbent. Je n'en suis désormais plus à quelques mois de mal être.
Ceci dit, tout ceci ne m'a pas aidé à reprendre confiance au milieu médical, une confiance qui avait déjà été autrefois sérieusement émoussée.

Je précise tout de même que nombreux sont ceux qui ne sont pas passé par ce cauchemard que je traverse en prenant ce traitement, et je n'incite personne à ne pas le tenter. Je ne peux toutefois que recommander une grande vigilance, et ne peux qu'insister dans la nécessité, à mon sens, de se faire très bien entourer par des gens compétents avant de le commencer.
 
Artibol
02 Janvier 2015, 17:33
Salut à tous, et bonne année 2015 à chacun.
Cela fait un bon mois que je n'ai plus donné de nouvelles ici, mais j'estime qu'il est temps de le faire.

J'en suis à 3 mois à zéro baclo désormais.
Ma consommation d'alcool est d'environ 2 verres par semaine. (contre, je le rappelle, 5 bières fortes par soir avant traitement)
On peut donc légitimement annoncer clairement une efficacité du baclofène par rapport à ça.

Ce serait merveilleux si il n'y avait pas ceci à ajouter.
Je ne me sent pas vraiment bien.
Tout d'abord, ces deux verres hebdomadaires, que je me laisse boire sans culpabilité ni "craving", ne me font pratiquement aucun effet. Ni bien être, ni ivresse, tout au mieux une légère chaleur sur les joues.
Idem pour la cigarette, j'oscille entre 5 à 14 cigarettes par jour, et ces dernières ne provoquent pas de vrai bien être. C'est une simple manie absurde, ou bien une sorte de recherche de bien être mal placé...
J'ai tendance à manger en quantité plus importante que d'habitude, sans vrai excès, mais je ne me frappe pas outre mesure pour le moment.

Je suis facilement fatigué, et le boulot d'appoint que j'ai repris histoire de m'occuper avant de retrouver "un vrai travail" demande une certaine force musculaire que j'ai perdu, tout comme mon dynamisme et ma bonne humeur.
Je continue à avoir quelques accouphènes, et surtout des tiraillements au niveau du crane, des vertebres, des migraines légères, qui sont, certes supportables, mais génantes. J'ai facilement froid, je suis comme anesthésié et faible, manquant de combativité.
Et toujours cette fichue anorgasmie qui persiste, ce qui est vraiment difficile à vivre au sein de mon couple.

J'ai eu pas mal d'idées noires, et mon équilibre psy est variable selon la journée, essentiellement en rapport avec la quantité de repos que je suis en mesure de prendre.
Je me sent quelque part vivre au ralenti, sous-motivé, souvent géné et perturbé par ces sensations physiques désagréables.

Le bémol positif est que je sent que la situation évolue très (trop) doucement positivement, les symptomes et sensations négatives s'estompant le temps passant.
Je prévois de consulter mon médecin dès la semaine prochaine, afin de voir ce qu'il me préconise.

J'imagine que de me "forcer" à boire un peu plus pourrait contribuer à accelerer la rémission, mais je me méfie à plus d'un titre quant à cette option, n'ayant aucune envie de reprendre de mauvaises habitudes.
De plus, ayant aligné plus de 2 verres au réveillon, "juste pour voir", ne m'a conduit à aucune véritablement amélioration quantifiable le lendemain, mis à part la bouche seche au matin et une nuit passablement agitée.


Je ne suis que modérement inquiet de cet état, étant donné que j'imagine avoir probablement du prendre trop de baclofène à un moment. Il était toutefois très difficile de savoir quand il était judicieux de stabiliser, descendre, monter, étant donné que je n'ai plus rien bu dès le mois de juin, et de ce fait, aucunement en mesure de vérifier mon rapport avec l'alcool les mois qui ont suivi.
Je verrais avec mon médecin si il existe selon lui une sorte "d'antidote" qui pourrait m'aider à me remettre sur pied un peu plus rapidement...
Certains diront que 3 mois pour se remettre n'est pas grand chose, et qu'il serait plus judicieux de m'armer de patience, et ils auront surement raison. Cependant, j'ai plusieurs défi de vie, et de combats à mener pour redresser la barre d'une vie habitée par les addictions, que de les mener dans cet état, est un poids relativement lourd à trainer...

Voila, un bilan en demi teinte, avec l'espoir de retrouver un bien être sous peu, car j'avoue avoir le moral mis à l'épreuve face à cet état persistant.
Si comme moi, dans les "guéris", vous êtes passés par une phase analogue, merci de témoigner, je serais rassuré de savoir que je ne suis pas le seul ayant vécu ça.

Pour le reste, encore une fois bonne année à ceux qui se battent.
 
Artibol
26 Novembre 2014, 17:17
J'ai bu deux verres hier.
Pas de vrai plaisir à le faire, ni l'envie de continuer.

Je me sent effectivement étrangement mieux aujourd'hui.
Il y a fatalement une logique dans tout ça: si une substance vous conduit à vous débarasser d'une autre substance, reprendre la substance initiale rééquilibre le tout....
Le but du jeu étant finalement de ne faire piéger ni par l'une, ni par l'autre....

Dangereux tout ça, finalement....
Enfin encore une fois, a partir du moment qu'on sait ce qu'on est venu fuir initialement...

Je vous donne des nouvelles qu'en j'en aurais plus.
 
Artibol
25 Novembre 2014, 16:29
Coucou Mathieu, content de te lire, vraiment.

Je cherche pas véritablement des coupables, simplement, et, oui c'est de ma faute, je me suis emballé pour ce médicament, n'imaginant pas ce que j'allais traverser.
Pas de bol pour moi, prescripteurs et suivis ne m'ont vraiment pas aidé (et ne m'aident toujours pas), puisque pour les premiers (prescripteurs), ils ne connaissent manifestement pas son mode d'action.
Pour le suivi, je suis aussi je crois mal tombé.

Je n'avais helas pas les moyens financiers de m'offrir un suivi idéal (psy, etc), et au jour d'aujourd'hui, je n'ai vraiment plus envie d'aller voir qui ce que ce soit.
Je met à part les problématiques de vie qui n'ont rien à voir avec l'alcool ou le baclo, mais qui sont fatalement pas aidantes (recherche d'emploi péreine, anxiété quant à l'avenir, situation de couple compliquée, etc)

Je voulais simplement dire que dans mon cas, l'épisode baclo n'est pas terminé, pourtant avec 2 mois de sevrage baclo, et que oui, je doute qu'on puisse ainsi dire qu'il soit véritablement totalement anodin, sans dangers, sans risques, sans séquelles, et sans conséquences. Parce que là, ce que je ressent de mon état mental et physique, je ne suis pas face à quelque chose de si facile à vivre/gérer.

Je met ça sur le compte qu'en effet, j'ai baissé vite, peut etre pas assez vite, j'ai peut être pris trop trop longtemps...je n'en sais fichtrement rien à vrai dire !
Car au 9 juin, j'était abstinent, sans violence (comme je l'ai écrit), ça a été super radical ! Je pense avec le recul en avoir trop pris, je pense en effet que j'aurais du assurer un suivi d'enfer avant même de commencer, j'aurais du, j'aurais du, oui j'aurais du, sauf que...il n'y a pas eu.
Peut etre ne buvant pas du tout pendant le traitement , cela a joué.

Pas de bol ? Inconscience de ma part ? Surement des deux.
Mais j'avais tellement lu et relu partout que ne prennait aucun risque à entamer ce traitement.
De fait, je ne me suis pas inquiété outre mesure -j'en avais vu d'autres-.

Alors oui , tu as peut être raison ,reboire un peu, sans me casser la tête, sans trop me soucier des conséquences à reboire.
En relativisant le regard des proches, qui continuent à se méfier de chaque verre que je bois...


Mais là j'avoue, j'en ai marre. J'ai "payé", je me vois pas remprendre ma conso d'avant, on en est plus là...
J'aimerais simplement me sentir bien, fort, disposé, capable, et se sentir si misérable et fragile, à supporter des sensations comme celles d'aujourd'hui, à serrer les dents tous les jours, à vivre sans plaisir physique, j'admet fatiguer psychologiquement.

Donc oui, non, pas anodin. Pas sans risques. Comme aucun traitement, d'ailleurs, ce n'est pas une dythirambe anti baclo que je fais là, mais un peu de mesure à prendre peut être quand il s'agit de présenter le baclo comme étant totalement inoffensif.
Car pour moi là, depuis quelques mois, ce n'est vraiment pas la joie.
 
Artibol
25 Novembre 2014, 14:02
Des nouvelles.

Pour baclofun: Pour ma part, je me suis rendu compte l'avoir loupé quand j'ai commencé à sentir que l'alcool faisait moins d'effet, et que je ne me sentait plus obligé de finir mon verre.
Je le finissait quand même, recherchant l'ivresse.
Je suis monté bien au dessus de ce seuil, et franchement je le regrette maintenant.


Pour la suite, d'autres nouvelles.
Je ne me sent pas vraiment en forme.
Je continue à ressentir des tensions musculaires aléatoires, qui apparaissent puis disparaissent.
Ce n'est pas le plus ennuyeux: sensation de pression occulaire, mouvements dans "le cerveau", sorte de migraine apparaissant très rapidement, puis disparaissant tout aussi rapidement.
Je continue à ressentir également une sorte de gel léger des émotions.
En bref, je ne me sent pas très bien dans ma peau.

Je continue à fumer par "reflexe", malgré le fait que le plaisir que j'en retire est quasiment nul au niveau de l'effet.
Je suis d'ailleurs toujours étrangement capable de m'en priver si le besoin se fait sentir.
D'ailleurs niveau plaisir, c'est un peu la cata: toujours pas ou peu de plaisir ressenti à grand chose. Toujours victime d'anorgasmie, et une libido dans les chaussettes.
Je me sent vraiment terriblement frustré, et c'est assez dur à vivre.

J'ai eu de droles d'idées noires, que je n'avais jamais eu auparavant: obsession par rapport à la mort et la maladie, estime de soi en berne, faiblesse générale (physique et mentale)

Cela fait 2 mois que je ne prends plus de baclo...je suis un peu attéré d'être encore dans cet état là, qui ne m'aide pas vraiment à garder un bon moral...
Je ne sais pas trop quoi faire, à part prendre mon mal en patience...
Niveau consommation d'alcool, certes, on est proche du zéro.


Je ne sais pas si il y a quelque chose à faire dans ce genre de situation, à part j'imagine être patient...
Je note bien une évolution positive quant à ces symptomes, mais c'est vraiment long, dérangeant, et difficile à vivre.
Je trouve tout cela bien violent à gérer, j'aurais franchement aimé être informé de tout ça avant commencer le traitement, car là j'ai vraiment la sensation d'être doublement puni, sans avoir aucune idée de combien de temps il faudra pour que tout cela s'attenue/cesse.

Alors oui, désolé de ne pas démontrer un enthousiasme débordant par rapport à cette guérison alcoolique, mais j'ai bien la sensation de la payer très cher aujourd'hui.
Et j'aimerais surtout savoir combien de temps encore je vais devoir tenir dans cet état, étant donné que cela me met dans une position bien incomfortable pour trouver le bien être dans une vie qui a besoin d'être reprise et reconstruite.
 
Artibol
11 Novembre 2014, 16:57
Bizarre, il me semblait avoir répondu à ce dernier message...

Bon, je suis à environ 6 semaines sans baclo.
Je commence à me sentir très doucement mieux, même si je n'ai pas récupéré un vrai confort.
Je me sent toujours un peu fébrile, certains mouvements dans le cerveau,au niveau des globes occulaires, et de la colonne vertebrale. Et une humeur en dent de scie.

Concernant l'alcool, j'ai bu autant d'alcool en 6 semaines qu'en un seul soir il y a quelques mois...
En même temps, je n'ai pratiquement toujours aucun effet à boire un verre, ou bien à fumer...

C'est un peu rude, c'est parfois très génant, et dérangeant...
Je sent que tout s'atenue doucement, mais c'est assez long et pertubant.
Je m'accroche, mais j'ai hate d'en finir avec tout ça.

J'ai du je pense en prendre trop, probablement, ou trop longtemps, je ne sais pas trop quoi en penser, ou bien même faire.
Je pense aller consulter prochainement pour savoir si il existe une solution dans mon cas, et pour vérifier que tout va bien.

Voila en gros les nouvelles.
Rien de bien neuf, pas de réel regret, mais une période qui reste difficile tout de même.
 
Artibol
21 Octobre 2014, 21:10
Petites nouvelles.
Un peu plus de 3 semaines sans baclo.
Physiquement, du mieux.

Pour le reste, du mal à trouver du plaisir à quoi que ce soit....c'est dur.
J'attends.
Et j'essaye de ne me précipiter en rien....pas simple.
Deux bières consommées hier soir. Aucun effet. Frustré...
Pas d'envie d'une troisième, pas envie aujourd'hui.

Allez, on va aller lire un bouquin...
 
Artibol
16 Octobre 2014, 9:37
Merci Madeleine pour ces mots....je me suis senti bien seul pendant le traitement, et j'avoue continuer encore à grincer un peu des dents, me questionnant pas mal sur le futur...
Ne me sentant pas encore "au top" , vivant encore quelques ES mineurs, je me demande de quoi demain est fait, et dans quel délai.
Vais je retourner à la case départ vis à vis de l'alcool, en terme de sensations/plaisir, ou bien vais je rester comme maintenant "stérilisé" vis à vis de ses effets ? (boire, je le rappelle, ne me procure plus aucune sensation de plaisir, et pour la cigarette, idem.)

Car la raison majeure qui m'a poussé au zéro, a été que je me suis senti vers le fin également anesthésié au niveau des petits plaisirs, des petites satisfactions...s'affaler après une grosse journée de travail, boire un grand verre d'eau quand on a soif, et plus génant, une anorgasmie qui persiste....
N'étant pas arrivé à l'andropause, euh...normal que ça me turlupine (sans mauvais jeu de maux..)

J'aimerais pouvoir retrouver une sensibilité fine, sans qu'elle soit excessive, puisque l'alcool a un role d'amplificateur émotionnel (jusqu'a ce que cela devienne nocif)
Cette sensibilité fine, cette émotivité qui était moi, je l'avais transformée en atout, avant l'alcool.
Il est pour moi très perturbant d'avoir perdu cette capacité à m'émouvoir de peu...
En toute logique, je présume qu'il faudra pas mal de temps, plusieurs mois pour retrouver cela: le conscient finit toujours par réorienter les terminaisons nerveuses et cérébrales.

J'aime à croire que tout se répare avec le temps. A l'inverse de beaucoup, qui s'émerveillent à se sentir plus solides grace au baclofène, pour ma part, je n'ai jamais souhaité être modifié en profondeur...
Je me suis piégé avec l'alcool, je le nie bien évidement pas. Maintenant, je ne m'attendait pas à être à ce point changé...
J'ai cette "chance" de pouvoir comparer avec cette période d'abstinence prolongée que j'ai fait dans ma vie, et le bien être général dans lequel j'étais alors. Et ce que je ressent là maintenant est loin de s'y comparer. Je porte pour le moment le regret de ne pas pouvoir bénéficier de cette "grace", la récompense qu'on obtient à "vaincre", par un rééquilibrage progressif de la tête.

Bon là je blatère pas mal, encore une fois, je pense être un peu trop pressé.
La clef est probablement une reprise d'activité mentale et sportive, et je le répète , du temps.

En guise de conclusion, par mes ressentis et mon parcours, oui, le baclo fonctionne.
Moi j'ai ressenti une dissociation du cerveau et du corps.
Comme si on les avait temporairement détaché.
L'alcool a cete particularité de créer une dépendance physique, qui est celle qui est la plus terrible à combattre si on cherche à se sevrer sans baclo.
Et je pense que c'est là où le baclo intervient, en occupant le cerveau le temps que le sevrage physique se fasse.
Le "craving" serait alors cette dépendance physique, cette sensation de besoin, au même titre que l'eau ou la nourriture, le cerveau identifiant l'alcool comme une substance nécessaire à la vie.
Une fois le deuil du corps fait, il reste cette dépendance affective qu'on peut avoir pour l'alcool, et sur celle ci, le baclo ne peut rien faire...

Mais bloquant les récepteurs du plaisir, bien évidement vous retrouvez en principe votre liberté. Seul soucis, c'est cette période où on a tendance à compenser avec autre chose pour réactiver ce canal de plaisir...et certains continueront à utiliser l'alcool pour ça...

Voila, et c'est ma dernière "peur", qui serait que le baclofène ai endommagé ce circuit de plaisir de manière durable et permanente...et j'espère bien évidement me tromper.


(PS: Mustang, niveau cig electronique, je peux te donner des détails et recommandations par MP à l'occasion. L'idée reste de viser sur du matériel assez haut de gamme, les premiers prix ne permettant généralement pas d'offrir un confort de vape nécessaire pour pouvoir réaliser une transition "gérable")
 
Artibol
15 Octobre 2014, 20:46
La cigarette electronique.
J'avais arreté de fumer grace à ça avant de m'attaquer à l'alcool.
Il "suffit" de tenir quelques semaines avec, et on est très vite habitué.
Ensuite, il suffit de baisser progressivement la teneur en nicotine des "jus", pour ensuite arriver à zéro.
Le but du jeu c'est également d'accepter l'idée du zéro clopes pendant qu'on vapote, sans quoi on ne décroche pas vraiment.
J'avais clairement senti qu'il y a "autre chose" dans la cigarette pour nous rendre accro que de la nicotine, qui nous attache clairement à cette saleté.

La nicotine est bien moins génératrice d'addiction qu'on veut bien le croire, par contre, il y a clairement un additif dans la cigarette qui bétonne une forte addiction.

Malgré tout ce qu'on en dit, en quelques mois on peut être sevré et libre également.
Le propylène est un désinfectant de l'air, utilisé en chambre stérile. Le glycol est un savon.
Je ne dit pas que c'est absolument sans conséquence pour la santé, mais sans aucun doute bien moins que la cigarette.
Et puis pour des cobayes de myorelaxants à haute dose, hein...on en est plus là, si ?

Avec le baclo en rab', c'est dans le principe encore plus facile.
Suffit simplement (dit-il), vouloir s'y mettre en fin de traitement :fsb2_wink:
 
Artibol
14 Octobre 2014, 21:13
Salut l'artiste.
Bon et bien on dirait que le club des nouvellement à zéro tient encore la route sans replonger.

Pour ma part ceci dit, je reste quand même assez méfiant, ça devrait passer.
J'avoue un peu me "tester" avec mes ressentis vis à vis du tabac, qui me sert de "sonde".
A vrai dire, le baclo m'aidant aussi pour ça, je me dis quelque part que le jour où je ressentirais le "besoin" de fumer, je serais revenu à la case départ niveau alcool, ce qui n'est pas mon cas.

Et oui ! La derniere bierre que j'ai bu ne m'a fait aucun effet ! Et presque itou pour les cigarettes..

N'ayant trouvé aucune raison de me "biturer", je ne peux pas savoir si je prennais une cuitasse ce que je ressentirais le lendemain du coup...
EEEEnfin.

Une fois encore je me retrouve dans ta démarche: pas prendre une béquille à vie non plus. On peut rester, je pense, j'espere, raisonable sans se baclofener la tête à vie.
En tout cas je crois que c'est ce que tu cherches à prouver, et à vrai dire, pareil de mon coté.

Pour l'évolution en ce qui me concerne, faudra voir mon fil, mais comme tu vois, je continue à venir voir le tien...je te fais étrangement confiance, et je pense qu'en d'autres temps/circonstances, j'aurais tenté la méthode "hard" de boire modérement régulierement pour "voir".
Et c'est très interessant à lire, moi qui pour le moment conserve une méfiance, ma foi, peu agréable à maintenir.

Donc, tiens nous au courant, et prends soin de toi l'ami !
 
Artibol
14 Octobre 2014, 21:02
Courage Mustang, comme j'écrivais à Madeleine, la descente a été aussi dure que la montée (voire plus dur).
Je ne retrouve le sourire que depuis quelques jours, et encore, c'est encore un peu trouble pour moi, donc...un peu de patience, tu y es bientot !

Accroche toi, comme je te disais, plus on est proche de la fin, moins les ES sont puissant en intensité.

Je t'embrasse.
 
Artibol
14 Octobre 2014, 20:59
Bonjour Madeleine, mince, ça n'a pas l'air d'aller fort.
Tu as repris une grosse conso d'alcool ?

Si non, pourquoi remonter le baclo ?
Ma psychiatre m'avait dit une seule chose de sensé à mes yeux: "Vous prennez du baclo pour guérir de votre problème d'alcool, pas pour soigner autre chose".
C'est approximativement la seule chose avec laquelle j'étais d'accord avec elle :fsb2_yes:

La descente a été plus dure encore que la montée pour moi, donc serre les dents.
Particulierement les derniers paliers !
 
Artibol
14 Octobre 2014, 20:52
Bonjour tout le monde, quelques nouvelles après cette semaine mouvementée.
Environ 15 jours sans baclo, et ma foi, je me sent un peu plus dans mes bottes chaque jour qui passe.

Tout doucement, les derniers ES s'estompent: douleurs inexpliquées sur le crane, faiblesse musculaire générale, confusion mentale (à nouveau...), et humeur en dent de scie qui commence à se stabiliser !
La consommation de cigarette est extremement variable, de 5 à 15 cigarettes par jour, selon je dirais la difficulté de la journée.
Pas de grand plaisir pris à chaque bouffée, plutot un sorte de geste/pause.
Pas de "manque" perceptible, étrange, juste une sale habitude. Je lorgne sur mon e-cig, je ne cesse de me promettre de la reprendre.

Niveau alcool, j'ai bu une bonne bière avec un ami vendredi dernier, et une fois terminée, par de craving du tout pour une autre, j'ai même laissé un fond pour les marins morts en mer ...pas de grand plaisir non plus, pas d'ivresse, même légère.
En bref, content de retrouver de l'énergie et du calme, progressivement, le baclo ayant eu tendance pendant tout le traitement à me surrexciter mentallement.

Pour te répondre à toi Baclofun, à 80, j'avais remarqué que l'alcool ne me faisait plus que très peu d'effet, ce qui m'a conduit, furieux (!), à baisser le baclo d'un coup sec, avec comme conséquences de provoquer un sacré syndrome de sevrage (car, en même temps, je faisais de mon mieux pour éviter de boire, tout en montant le baclo).
Ce n'est qu'a 140 par la suite que j'ai pu vraiment me priver d'alcool sans souffrance, et que j'ai ressenti ce "J'en ai pas envie", l'indifférence.
J'ai trouvé le confort à 140 à l'époque, mais avec le recul, j'aurais du probablement prendre un peu de temps à 80, et tenter mon sevrage à cette dose là.
En effet, je suis même monté à 180, 200, en identifiant mal mon état, croyant que je n'avais pas assez de baclo dans la tête, alors que je suis persuadé que j'en avais plutot trop...
Me suis retrouvé completement paumé, entre ce que je pensait qui me rendait malade (l'alcool), et ce qui me perturbait considérablement véritablement (le baclo).

Si c'était à refaire (je ne me le souhaite pour rien au monde), je pense que j'irais beaucoup plus doucement en montée (dans mon propre cas).

Voila en gros la situation, j'apprends désormais à oublier toutes ces années d'apéro obligatoire, mais aussi ces 7 mois de traitement qui furent pour moi vraiment difficiles.
J'ai conscience que la route n'est pas finie, car je m'estimerais vraiment guéri si dans X mois/années je n'ai pas repris une consommation excessive.
Et surtout, que je puisse retrouver un peu de plaisir "cerebral" à boire quelques verres (pourquoi pas un peu d'ivresse ?), tout en étant capable de ne pas me sentir en deuil si cela doit arriver 1 fois par semaine ou moins.

Donc, j'estime pour le moment être en convalescence, encore !
Je reviendrais donner des nouvelles de temps à autre, bien sur, et n'hesitez pas pour les questions bien sur !

Courage à tous !
 
Artibol
03 Octobre 2014, 20:10
Encore des nouvelles !
Tu vas bien ?
 
Artibol
03 Octobre 2014, 19:39
Bon à savoir !
Allez, repos, relativisation, c'est bientot fini...!
 
Artibol
03 Octobre 2014, 17:16
En fait pour répondre à ta première phrase, j'avoue réagir en rebond par rapport à "un autre endroit" où j'ai pu aller témoigner.
Des réactions parfois agaçantes, voire vexantes...

Du coup, euh...oui, j'ai fait de la transversalité sans le vouloir.
Ceci dit, je sais que plusieurs personnes ici, à tort ou à raison, estiment que le zéro baclo n'est pas une chose à faire.
Il est clair qu'on manque de recul, ceci dit, vu dans quel état j'ai pu être pendant le traitement, je ne me voyais pas d'autre option, qui était celle de me sevrer de baclo.

C'est difficile également de juger à si peu de temps à zéro, de savoir si j'ai fait le bon choix ou pas...
Pour le moment, je continue à modestement ramer avec des ES légers, et j'imagine que d'ici la fin du mois, j'aurais plus de matière pour témoigner.

Mais à force d'échaffaudement de théories , à vous lire tous, et tout ce qui peut se recouper comme témoignages et publications, je n'ai rien lu qui me dise "Baclo à vie impératif".
Quand bien même il fallait que je retrouve le baclo dans ma vie, j'imagine que, tout comme l'alcool aurait recommencé à me rendre alcoolique, le baclofène viendrait à nouveau me soigner (même si je procéderais alors autrement).

En attendant, il fait beau, et j'ai des cotelettes d'agneau à aller acheter. Miam.

Allez, bisous.
 
Artibol
03 Octobre 2014, 16:41
Je vois ce que tu veux evoquer, Manue.
Et je vois du coup ce que toi et d'autres veulent dire quand ils parlent d'une personne alcoolique.
Qui serait en quelque sorte "personne qui ne peut pas s'empecher de boire quand il s'agit de gérer une situation de stress"
Sujette au craving dès qu'il s'agit de consommer un stimulant ?

Nous serions des gens "incapable" à maitriser, incapable de raison ?

Là je suis à zéro depuis 5 jours.
Je continue à avoir des ES franchement désagréables, des choses qui "bougent" dans les sinus et dans la tête, des douleurs au niveau de la boite cranienne, des insomnies et une faiblesse musculaire bien claire.
Je sais que c'est une question de temps pour que cela s'estompe, donc je n'en fait pas une histoire.

Je ne me vois pas une seule seconde ne pas être méfiant dans les mois et années à venir quant à une amorce de craving...
Je ne me vois pas dire "Oh eh, c'est bon hein, c'est pas si grave, je peux"
Je ne me vois pas reconsommer de l'alcool tous les soirs , même un seul verre.

Ca fait de moi quel type de personne ?
Un inconscient, qui est incapable de se rendre à l'évidence, qu'il est malade à vie, et que seul le choix abstinence totale/zéro baclo, ou bien 20mg/conso limitée sont des options valables ?
Un type qui finalement n'a jamais été alcoolique, simplement qui buvait excessivement ?

Je veux dire, cela fait depuis mars, avec l'aide de pratiquement personne (malgré moi) hormis le forum, que je gobe ces cachetons, et tout cela pour qu'on me dise vers la fin "tu es désormais baclo-dépendant, c'est la seule issue pour toi, qui est celle d'anesthesier tes neuro-recepteurs sans quoi c'est retour à la case départ à court terme ?"

C'est ultra violent quelque part de s'entendre dire ça, surtout à posteriori.
Car cela fait que vous continuez à être placé dans la case des irrécupérables, des cas désespérés, des "pétés du casque" qui sont pas comme les autres...

Quand on a passé toutes ces années à boire car on ne se faisait plus confiance, et qu'on ne faisait plus confiance aux autres, et que c'est en grande partie ce qui a conduit à s'enfermer dans une bulle artificielle, faite d'alcool et de recherche continuelle au bien être, je trouve que c'est de loin la chose la plus terrible que j'ai pu vivre pendant ce traitement: se voir refuser l'espoir qu'on soit guéri.

C'est une sensation franchement triste, de sentir que même parmis les indifférents, il subsiste une majorité qui continue à penser que sans baclofène, nous reprendrions invariablement , tous autant que nous sommes, nous reprendrions à terme une vie d'alcoolique.
Je n'ai pas envie de croire à ça, car cela m'attriste beaucoup. Et ne me donne aucune envie de boire pour noyer cette tristesse...
 
Artibol
02 Octobre 2014, 13:19
Pour ma part, j'anticipait tellement le jour J de la descente que j'aurais tendance à dire que tout chez moi attendait la baisse !
Donc je dirais oui , il y a de ça, c'est le jour de la descente.

A ta place je baisserais, à vrai dire...
Ne pas sous estimer le pouvoir de l'inconcient !

A terme me suis de toute manière dit. "Je vais descendre de X tous les X, et serrer les dents sur les ES"....attendre contribuerait certainement à les attenuer...attendre très longtemps à les faire disparaitre, mais alors quand descendre ? :)
 
Artibol
30 Septembre 2014, 20:49
Citation

Voici ce que Reiz m'a une fois ecrit.
C'est clair comme de l'eau de roche
C'est gravé au fer rouge dans ma tete :)


Citation
Salut Mathieu,

Ta consommation d'X grammes d'alcool est du à une maladie. Elle est d'ordre neuro-biologique.
Je te l'accorde, cela a un caractère effrayant de constater après tant d'années, que l'origine du mal soit si... simple.
Une déficience en GabaB, un neurotransmetteur qui permet de réguler les émotions et qui est commune à tous les alcoolo-dépendant.
Une maladie qui finie par nous faire nous soigner avec de l'alcool alors que s'en est le mauvais médicament. Le Baclofène étant le bon.
Une maladie qui bien souvent nous fait agir en dépit du bon sens.

Je comprends bien ta phrase: Quelle honte d'en être malade!
Nous ne devrions pas en avoir honte. Et pourtant...
Tous les codes de la société veulent que nous en éprouvions une honte.
Car, en somme, personne n'a un "petit cancer", une 'petite hypoglycémie", mais tout le monde boit un peu.
Et ce fameux "tout le monde" ne sombre pas dans l'alcoolisme.
Donc forcement: Faiblesse, manque de volonté, etc.

A travers le Baclofène c'est bien la volonté qui va recouvrer son sens.
De volonté je n'en avais plus. Je buvais du soir au matin. J'avais tout essayé: Cures, AA, AD, Aotal, Révia, psy, etc.
Rien n'y aura jamais fait.
Puis j'ai commencé à prendre ce myorelaxant et mon corps, relativement rapidement (2 mois et demi), n'a plus eu besoin d'avoir recours à l'alcool pour me soigner.

L'angoisse et le stress de ne pas pouvoir être moi pleinement comme sous alcool se sont fait la malle.
Avec le Baclofène, je suis calme, serein et soigné comme avec l'alcool mais sans les ES déplorables de l'alcool que tu connais bien.



Je ne me reconnais pas là dedans.
Plus émotif, plus sensible, plus "humain" peut être aussi, ça oui...
Porté autrefois par de grands idéaux, déçu, blessé, désabusé et profondement malheureux, enragé, ça oui.
Dans le déni, dans la non acceptation, enfermé dans la défensive, muré dans le chagrin et l'alcool, sans aucun doute.

L'alcool comme mauvais médicament, médicament empoisonné. Sans aucun doute.
Un déficience en Gaba B ? Et si elle avait causée par la consommation d'alcool, que seul le temps (et l'aide du baclo en ce qui nous concerne) permettait de rééquilibrer ?
Si ce n'était pas finalement la peine initiale, qui nous a fait compenser en "boostant" notre Gaba A, qui a eu pour conséquence de "vider" le Gaba B....est ce que ce ne serait pas finalement pas, une fois encore, l'alcool le fautif ?

Je vais confier quelque chose sur quoi je ne me suis pas étalé, concernant ma première décroche qui a duré quasi 2 ans.
Sans aller dans le détail sur les raisons pour laquelle j'ai replonger doucement, mais progressivement vers l'abus d'alcool.

J'ai réalisé mon premier sevrage à l'aide du cannabis.
Pendant un peu plus de 2 mois, j'ai fumé à la place de boire, jusqu'a ce que j'obtienne de manière quasiment équivalente le même genre d'euphorie.
J'avais une quantité définie, et je savais qu'une fois qu'il n'y en aurait plus, il n'y aurait plus d'alcool, et plus de cannabis non plus. (j'étais dans un coin paumé à la campagne, je n'avais ni les moyens ni les contacts pour me refournir)
J'ai procédé de manière équivalente avec laquelle j'ai procédé pour le baclofène.
J'ai augmenter la quantité jusqu'a ce que le cumul avec l'alcool devienne intenable.
Puis j'ai réduit les doses, progressivement.
Le sevrage de cannabis est une plaisanterie comparativement au sevrage alcoolique, même si ce n'est clairement pas une partie de plaisir. (insomnies, agitation, angoisse, grande nervosité, anxiété)

A l'aide du tabac et du sport, j'ai passé ce sevrage, puis ai atteint une vrai libération.
Plus d'alcool, plus de cannabis, moins de sport, je me suis calmé tout doucement.
L'année d'après , j'arretais de fumer du tabac.
Grand calme, grande libération, bien être total.

Ce n'est que 3 ans plus tard que je me suis fait piéger à nouveau.
Et j'en suis certain, ce n'est pas une déficience qui m'a conduit à reboire exagérement, mais bien une blessure, des non-dit, une fragilité d'un jeune homme qui se sentait abandonné, timide et inadapté, incompris et mal aimé qui l'a conduit à resombrer dans la boisson.
J'avais retrouvé mon médicament. Et j'ai longtemps refusé de voir qu'il m'avait fait énormement grossir, qu'il minait tout mon courage de la journée, qu'il me faisait me lever très tard, rater tout ce que j'entreprenais.
Des journées merdiques, improductives, à attendre la liberation du soir, où je pouvais alors alimenter la haine que j'avais de moi même, et de ceux qui m'avaient conduit à être ce que j'étais devenu.
Et plus je buvais, et plus mon état du lendemain me donnait des raisons de boire le soir.

Alors oui, je suis évidement tenté de voir le baclofène comme une sorte de cannabis (on repassera pour le coté récreatif concernant le baclo hein...).
Une drogue, qui a tapé sur un autre recepteur, et qui a joué le même role: celui du leurre.
A plusieurs reprises , pendant le traitement, je me suis clairement senti "shooté".
J'ai bien senti toute mon attention détournée, mes envies s'envoler, mon cerveau se débattre pour trouver une compensation à l'alcool.
C'est au bout d'un moment où je me suis rendu compte que j'avais atteint une sorte de capitulation, que j'ai compris que je pouvais enfin baisser.
C'était fini, j'avais passé mon sevrage, j'avais rendu les armes.

J'ai revécu la même situation vécu initialement, avec cette fois ci un médicament bien plus efficace qu'un autre stimulateur gabaA, et qui m'avait "distrait" assez longtemps pour décrocher. Plus, il avait apparement accéléré le processus, en neutralisant les neurotransmetteurs en question. Une guérison éclair, en quelque sorte, alors qu'un abstinent simple aura besoin de plus de temps et d'efforts pour réaliser le travail du baclo.

Alors voila, ce n'est que mon histoire.
Peut être ai-je tort, peut être je commet une grossière erreur.
Mais une chose est certaine, c'est qu'après avoir vécu tout ça, après avoir passé des heures à comprendre ce qui m'avait conduit à boire, après m'être admis que c'est aussi beaucoup l'alcool qui m'avait mis dans cet état de souffrance...cette chose certaine, c'est que je ne suis pas prêt de me faire prendre à nouveau.

Est ce que je vais devenir abstinent ? Non. Méfiant ? Oui.
Mon analyse est faite, maintenant j'ai bientot 40 ans, je vais pouvoir vivre pleinement ma crise de la quarantaine (on va dire que je viens de la faire) , et désormais me préparer pour la seconde moitié de mon existence.
Et trouver d'autres manières de me rendre joyeux ou de me guérir !

Je reste donc pour le moment campé sur l'idée que c'est l'abus d'alcool qui rends alcoolique.
Comme l'abus de chaque chose sur cette terre est succeptible de rendre malheureux, et de dérégler le cerveau.
 
Artibol
30 Septembre 2014, 20:19
Je te réponds sur mon fil, Mathieu.
 
Artibol
30 Septembre 2014, 20:07
Il y a certainement de ça Manue :fsb2_yes:

Après oui, je reconnais qu'on peut perdre cette faculté de lacher prise, et de relativiser sous baclo...
D'où mes pleurnichages sur ce besoin de calme, de silence.
Et aussi paradoxalement l'envie de pouvoir stresser "normalement" vis à vis d'une échéance importante, etc...un peu se retrouver en quelque sorte.
Plus j'ai baissé, mieux je me suis senti, et fraichement à zéro, je n'ai pas encore atteint ce relachement, les épaules qui tombent, et la sérénité.

Je pense que c'est un peu ça que madeleine expérimente, cette incapacité relative de trouver une sorte de repos.
 
Artibol
30 Septembre 2014, 19:02
Mais alors quid du fait que l'alcool lui même aurait induit ce fameux déséquilibre neurochimique ?
Ca fait longtemps que je bois, mais je n'ai pas toujours été alcoolique...

Tu ne penses pas que c'est finalement pour beaucoup l'alcool qui appelle l'alcool ?
Cet orgueuil qu'on a de dire "je gère" , tout en se voilant la face, l'alcool aidant à se la voiler ?

Suis assez surpris de voir finalement très peu de témoignages qui désignent l'alcool comme le coupable, mais bien plus souvent uniquement le buveur...
 
Artibol
30 Septembre 2014, 15:56
Hop là les gens.

Bon, deuxième jour à zéro baclo.
Et oui, je suis un sale gosse, j'ai sauté de 20 à zéro d'un coup, au lieu de rester à 10 une semaine encore, étant donné que je prenais 2x10 dans la journée...
Me suis dit que je serais simplement dans un sale état toute la journée pendant quelques jours, et je ne me suis pas trompé !
(Oui je suis maso.)

Le moral est bon, l'humeur est pas trop mauvaise, et zéro cravings. D'ailleurs, je pense pas que ça soit le moment de boire quoi que ce soit, vu le bronx que c'est dans la boite cranienne en ce moment.
Evidement, comme prévu, dans le crane c'est pas génial. C'est même assez désagréable, tout en étant supportable.
Je serre les dents, en attendant que ça se passe, et que ça aille un peu mieux d'ici jeudi, reprenant le travail d'ici là.
Vu que de toute manière je ne me sentais bien ni à 40, ni à 30, ni à 20, il n'y avait pas de raison que ça se passe bien à 10...

J'en ai très certainement comme tu disais Mathieu, un bon 10 jours pour retrouver un certain confort.
Je travaille pour le moment à réduire la consommation de cigarettes un maximum, car chacune empire la situation.
J'ai pour le moment réduit de 12 à 7-8, sans trop d'efforts ni de sentiment de privation.

Je sent bien que que physiquement je récupere de l'énergie et des forces, même si au niveau de la concentration, c'est pas encore ça. (vu comment ça se tord dans la tête, faut dire que ça aide pas)
J'espère pouvoir trinquer un verre ou deux à la mi octobre, étant en demi vacances et ayant prévu une petite sortie avec un ami, sans que angoisser et/ou culpabiliser de le faire.
Si j'ai un doute là dessus, on boira de l'eau !

On dirait que très doucement le "j'ai envie de rien du tout" s'estompe. Ce qui est plutot positif , vu que pour le moment c'est au profit de: "j'ai envie de travailler". (Oh saine envie.)

J'imagine être en mesure de donner des nouvelles fraiches très bientot vu le "saut de la mort" que je viens de faire.
Il y a des chances que l'avion atterisse assez durement, mais on pourra pas dire que je n'étais pas prévenu.

Allez, ce n'est pas grand chose à vivre, comparativement de mon état d'il y a encore quelques semaines.
 
Artibol
30 Septembre 2014, 15:36
Dans l'ordre, pour ma part Madeleine, chaque baisse m'offrait la chose suivante:

Sensation d'aller mieux jour 1-2
Méchante "migraine" jour 2-3-4
Insomnie et humeur pourrie jour -4-5
Gel d'émotions jour 5-6
Début d'un mieux à partir du jour 7...et retour des états variables, alternance entre bien être et mal être, furieuse envie de descendre encore...

Le point positif, c'est que tout ça perds en intensité à chaque descente , donc tiens bon !
 
Artibol
30 Septembre 2014, 15:24
Bah rien du tout depuis 3 mois...
Mis à part thé vert au jasmin, des litres d'eau pétillante, du jus de tomate, des mélanges de jus de fruits...
Ah si jeudi dernier une bière légère. Juste curieux de savoir ce que ça allait me faire. Ni plaisant, ni déplaisant, sans interet.
 
Artibol
30 Septembre 2014, 14:29
C'est exactement là où je veux souvent en venir sans vraiment l'exprimer.
Si le moindre verre à l'après baclo nous renvoyait dans le cauchemar de l'alcool, alors pourquoi prendre du baclofène, sincerement ?
On a arreté de boire, on a attendu plus ou moins longtemps pour redescendre, des années pour certain, et quoi ? Il faudrait éviter tous les plaisirs, vivre l'ascétisme à vie, et l'angoisse de replonger au premier verre ?
Pourquoi alors dire que le baclo SOIGNE l'alcoolisme ? J'ai pourtant entendu Beaurepaire le dire, il SOIGNE.

Tous autant que nous sommes, nous prenons du baclofène pour s'entendre dire qu'il faudra continuer à vivre dans la crainte une fois le traitement terminé ?
Ca n'a pas de sens, bon sang...

Mathieu, toi qui est à zéro et qui s'est permis de boire pendant le traitement, ainsi qu'une fois à zéro...tu es toujours incapable de te controller ?
Tu as repris la consommation d'avant ? Je serais étonné que tu me dises "oui".
Alors oui, laissons nous boire comme des trous une fois à zéro, je pense bien qu'on peut tout recommencer.

Mais comme dit Manue, franchement, pourquoi dire qu'il s'agit de l'insuline de l'alcoolique ? Pourquoi serions nous tous plus malades vis à vis de l'alcool qu'un autre, si ce n'est pas l'alcool lui même qui nous a rendu alcoolo ?
 
Artibol
29 Septembre 2014, 13:38
Je connais la même situation que toi à ma première journée à zéro, Manue....plus d'envies, quelque soit la nature de l'envie.
Modifié à vie ?
J'ai un doute véritable là dessus, étant donné que j'estime que tout médicament, drogue ou autre, une fois arretée, te rends à une sorte de "normalité".
Le baclo n'echappe pas à la règle: dans X semaines/mois, si je reprennais la même consommation d'alcool que l'année dernière, il n'y a aucun doute sur le fait que je redevienne alcoolique !

Pareil d'ailleurs pour le baclo: si je suis assez idiot pour retomber dans le piège de l'alcoolisme, il n'y a pas de doute à mon sens que le baclofène refonctionnerait à nouveau.
Idem pour la cigarette , que j'ai repris depuis le baclo à hauteur d'une dizaine par jour....
Si je ne fais pas l'effort de diminuer progressivement dans les jours à venir, je vais redevenir à nouveau fumeur..

Que le baclo ai joué son role de leurre neurologique, pas de doute là dessus.
C'est par contre à moi, dans les mois à venir, de changer drastiquement ma manière de vivre, et de ne pas recommencer comme au jour 1.

Je ne me sent pas de "coeur" bien différent de ce que je pouvais être à l'avant traitement.
Simplement, c'est à moi de controller mes émotions et mes sentiments désormais, laissant ma chimie personelle se réorganiser progressivement.

C'est un sevrage comme un autre, vraiment.
Et comme tout sevrage, il va y avoir en effet, très probablement dans les jours/semaines qui viennent, des moments difficiles et/ou bizarres à gérer: coup de sang mal placé, euphorie exagérée, abattement inexplicable.

Mais je pense que si je garde une ligne de conduite saine pendant quelques temps, le baclo me rendra dans l'état dans lequel j'étais quand j'ai fait cette première désintoxication en solo: calme , posé, serein, et bien dans ma peau.
Et l'alcool ? Et bien, il suffira de boire comme une personne "normale", c'est à dire 1 ou deux verres de temps en temps, de manière ni régulière ni automatique.
De s'autoriser très ponctuellement un excès à quelques occasions dans l'année, et surtout savoir dire non quand on estime qu'il n'est pas indispensable de boire un verre. (genre la degustation de vendredi dernier)

Sorti de ça , franchement, je vois pas par quel miracle le baclofène stricto sensu m'aurait modifié à vie.
Ah mais par contre ne plus être un soiffard invétéré et apprendre la patience, ça oui.
Là, je pense bien retrouver une sérénité que je ne me connaissait pas, ou plutot que j'avais oublié !

Je pense vraiment qu'il ne faut pas oublier qu'il y a d'une part ce qu'a fait/fait le baclo, mais aussi l'arret de l'alcool...
Il y a à mon sens beaucoup de choses positives qu'on met sur le compte du baclo, alors qu'il y en a beaucoup à mettre sur le compte de l'arret de l'alcool.
Ne plus boire à la folie est également un grand grand plus pour soi, ses nerfs , et la santé du corps...

Il ne faut pas oublier non plus que le baclo n'est originellement pas donné pour soigné les alcooliques, mais aussi pour calmer nerveusement les handicapés moteur, et les grands blessés du sport...
Nous l'avons détourné pour "aspirer" le surplus de dopamine provoqué par l'alcool, et entretenu par celui ci, mais autrement, le baclo n'a rien de "magique": il nous sert à apprendre à vivre calmement, dans la mesure, étant donné que nous n'avons connu pour la plupart que la démesure.

Le boulot de rééquilibrage personnel est à faire certes pendant le traitement, mais aussi après !
D'où ma précédente citation d'Albert Einstein: "La folie c'est de faire toujours la même chose, et de s'attendre à un résultat différent"
 
Artibol
29 Septembre 2014, 12:21
Merci pour ces deux adorables messages !
Suis quand même franchement tenté de me priver du dernier 10, ça me semble à ce niveau pratiquement inutile...

Je sens très perceptiblement mon cerveau toujours enkysté de baclo, mais en même temps, les 2 ou 3 semaines nécessaires pour équilibrer qui sont devant moi, promettent d'être relativement calmes.
Je m'attends bien entendu à un retour de dopamine (chic), et comme toi Mathieu, un bien être relatif.

Je pense qu'il suffira juste canaliser tout ça, en se calmant, en en faisant pas trop, et comme tu disais autrefois en laissant passer l'orage !
Paradoxalement, hormis dans ma phase alcoolique, je suis un type calme et posé, limite contemplatif, donc je me dis que ça devrait se passer sans trop de heurts.

A suivre !

[edit: Merci Manue, et oui tu as raison, je ne crache pas sur le baclo, simplement j'ai hate de retrouver une vie sans ES, après tout ce que j'ai traversé !)
 
Artibol
28 Septembre 2014, 13:58
Avec l'avis de mon médecin généraliste, nous avons commuté la baisse de 5mg /semaine en 10mg par semaine.
Je lui expliqué que j'étais devenu froid comme un frigo vide, et aussi avenant qu'un avis d'imposition...

Je ne suis plus du coup qu'a 10mg depuis hier, et franchement je me demande à quoi bon conserver ce 10...
Il me semble faire plus de mal qu'autre chose, rajouter une vague d'instabilité supplémentaire...
De toute manière, depuis mi aout, je n'ai fait que déguster niveau ES en descente, donc un peu plus ou un peu moins...

Pour le reste, je sens bien l'aterissage, quelque peu violent, certes, mais il est bien là.
Ca s'agite pas mal "là haut", surtout dans les derniers pics, comme si le cerveau se secouait pour se débarasser de cette molécule.
C'est une sensation de montagne russe perpétuelle désormais, très palpable, et franchement désagréable.

Niveau alcool, j'ai tenté jeudi une bière légère, pas par envie, mais plus dans l'optique d'un "Oh eh hein, merde à la fin, pourquoi pas ?": pas de plaisir, pas de déplaisir, rien d'agréable, en fait, pas d'effets.
Depuis, pas de craving.
Pas d'envie, pas d'inquiétudes.
Hier un caviste de mon quartier "Dégustation d'un petit Montbaluzac, ça te tente ?". Moi: "Non merci, pas envie, mais c'est gentil quand même"
La conviction qu'il va falloir des semaines avant un retour à la normale.
Sans baclo, sans alcool, sans ou avec peu de cigarettes.

Marre des substances. Marre des drogues. Marre des chimies en général.
Marre des médecins, des psy, des psychiatre, des questions, des réponses absentes.

J'ai envie de calme, j'ai envie de repos, j'ai envie de silence.
J'ai envie de la mer, de la campagne, et qu'on me fiche la paix !
Soupé des médocs et des elixirs...
Je sais que c'est bientot là, simplement là j'ai le mal de mer à sans cesse d'avoir le cerveau qui chavire, crépite, siffle, secoue à chaque heure differement...
Nausée...

Sinon, les bonnes nouvelles refont surface, et j'aimerais pouvoir un peu en profiter. L'argent revient, les opportunité d'emploi se profilent, les sourires aussi, mais j'ai plus que hate d'en finir avec ce labo ambulant que je suis devenu ces derniers mois.

Bientot la quille de cet admirable cauchemar...vite...

(Edit: je ré-édite pour ajouter quelque chose d'important: même si j'ai morflé jusqu'ici avec le baclo, je ne regrette rien. Je sais que je suis très critique depuis le départ, et que je "pleurniche" beaucoup,que j'ai été souvent à contre courant de ce qu'on me prescrivait de faire, mais le bilan est globablement positif. Simplement, je regrette l'attitude déplorable de professionels de soin que j'ai rencontré (3 généralistes, 2 psychiatres, 1 centre de soin), qui n'ont à aucun moment la franchise d'avouer soit leur incompétence vis à vis de ce traitement, soit de m'en expliquer le principe plus tot.
Ca se termine bien pour moi, mais je suis nettement plus mitigé en ce concerne l'idée de le recommander à deux cas que je connais autour de moi...en tout cas dans le contexte où moi je l'ai suivi.à
 
Artibol
19 Septembre 2014, 15:05
Voici mon ressenti de cette phase nettement plus apaisée, et de cette veille permanente que je fais sur moi.
J'ai eu la sensation de deux choses majeures:
Le baclofène semble être un médicament (une drogue donc), qui fonctionnerait comme un syphon à dopamine, au niveau du cerveau.
Mais pas seulement. Il aurait également un léger fonctionnement stimulant , difficile à percevoir ou non.
Mais ce stimulant n'a semblé ne pas avoir d'action physique, uniquement cérebral.

Privé de dopamine, le cerveau compenserait avec les autres substances: sérotonine, endorphine, et surement d'autres que je ne connais pas bien (je ne suis pas neurologue)
En gros , le baclo neutraliserait le circuit du plaisir, dans nos cerveaux.
En se faisant, tout ce qui est nourriture, alcool, cigarette, excitation sexuelle, serait amoindrie, voire coupée, rendant ces modes de consommation inopérants.
Dès lors, notre cerveau viendrait à nous transmettre le message que ces substances ne sont plus valables pour déclancher du plaisir.
Mais attention, cela ne marche en effet que si la dose est suffisament haute, sans quoi vous avez toujours la possibilité de sur-consommer pour "dépasser" l'effet du baclofène.
Ce serait pour cela qu'on voit des comportements paradoxaux chez ceux qui commencent le baclofène, et qui augmentent soit leur consommation d'alcool, soit leur consommation de cigarette (ou de sexe, ou de nourriture)

Je m'imagine une sorte d'élastique, qui retiendrait la dopamine, et qui se tendrait tout en la contenant. Si vous "poussez" l'elastique à son point de rupture, vous récuperez en retour un ou des ES, qui seront different d'une personne à une autre. Pour ma part, j'ai cru comprendre que si je faisais une journée trop intense, ou trop chargée en tabac, j'avais du mal à dormir, par exemple, ou je ressentais comme des zones de chaleur et de tensions désagreable dans la tête.
Ou bien comme une sorte de cocotte minute.
Dans la durée, du coup, vous vous enseignez quelque part à vous même, à ne vivre qu'avec une dose restreinte de dopamine, qui va elle du coup non plus activer vos zones de plaisir, mais bien à vous faire vous lever, mener une journée "normale", vous permettre de faire fonctionner vos muscles, etc.

Vous allez à terme du coup parvenir à vivre, et votre cerveau à comprendre, que l'on peut vivre sans être dans une démarche systématique de recherche de plaisir, en gros.
Une forme d'ascétisme temporaire, qui va vous enseigner la modération, à vous et à votre cerveau.

A partir du moment où vous et votre cerveau "capitule", et accepte cet état de fait, alors la descente devient possible.
Et à chaque descente douce, vous allez progressivement retrouver un peu plus de dopamine.
D'où en effet l'importance d'aller doucement, pour que vous puissiez descendre en rappel , et apprendre à gérer ce petit plus.
Un sevrage brutal de baclofène aurait très probablement comme effet (sans compter les ES), de "peter un cable", et de faire une crise maniaque carrabinée.

Et c'est ainsi qu'en baissant doucement, on obtient un double bénéfice: d'un coté on récuperer un peu dopamine, certes, mais entre temps, le cerveau à appris à la générer naturellement, sans l'aide de l'alcool ou d'autre chose.
Le simple fait de vivre devient alors un message agréable, d'où certaines témoignages de certains à zéro baclo, qui se sentent admirablement bien dans leur peau, et de sentir un véritable calme.
Par contre, à 0 ou presque, si vous recommencez la même vie qui vous à conduit à boire sans rien changer, et si vous recommencez à boire sans aucune modération, en effet, vous retournez à la case départ.
Vous redeviendrez, à court moyen ou long terme, alcoolique.
Le but du "jeu" serait pendant le traitement, d'apprendre à accepter cet ascétisme, et de se rendre compte que l'alcool ou les autres stimulants, pour qu'ils soient efficaces, plaisants et sans dangers, doivent être consommé ponctuellement, et non pas être une béquille quotidienne.
Oubliez cela, recommencez une vie d'excès, et vous êtes a priori bon pour revenir nous voir sur ce forum d'ici peu de temps.

Si vous jouez le jeu, et que vous êtes mentalement prêt à intégrer ça pour votre futur, alors oui, le zéro baclo serait possible, et vous serez probablement gratifié d'un grand calme interrieur, et d'une joie de vivre amplifiée.
La dopamine à nouveau "libre", et l'effet stimulant au niveau du cerveau du baclo absent, vous aurez la chance de vous rencontrer calme, à jeun, et épanoui.
Une sensation que j'ai connu il y a de ça 10 ans, quand je me suis retiré face à l'océan, à proximité d'un cote bretonne quasi vierge.
A jeun d'alcool, de cigarette, et faisant un peu de sport, je ne me suis jamais senti aussi bien de ma vie.

Je ne pense pas qu'être abstinent à vie à la suite d'un épisode de baclofène soit obligatoire.
Certains choisirons de garder une petite prise, pour que le cerveau ne retrahisse plus.
D'autres comme moi arreterons, et se surveilleront toute leur vie.
C'est une question de choix, je pense.

Voila ce que je crois que rends possible le baclofène...
C'est cette possibilité de "programmer" son retour à la vie, en ayant cette volonté de vivre apaisé, et de travailler son soi pour y parvenir.
C'est une parenthèse qui je pense permet de se rencontrer enfin.

Encore une fois, peut être que je me trompe lourdement.
Mais tout cela est le resultat de 7 mois de recherches, et d'une vie d'excès, à vivre parmis d'autres excessifs.
Mais à 30mg de baclofène, je sent cet apaissement se profiler, et le sourire revenir.
Un sourire calme et bienveillant.
 
Artibol
18 Septembre 2014, 14:07
Allez, pour faire un peu relativiser ceux qui n'ont que quelques ES, et que pour les "vieux" se rendent compte pourquoi j'étais pressé de baisser, voici la liste des ES que je me suis tapé en montée et en descente. Vais tenter de les répertorier chronologiquement.

Bonne lecture, et amusez vous bien. En gras les plus "violents"

- "Ivresse" légère et nouvelle
- Vertiges
- Diarhée
- Euphorie
- Angoisses
- Anxiété
- "Déphasages": Absences répétées, genre autiste
- Rage: Agressivité, crises de nerfs
- Somnolences
- Baisse drastique d'énergie
- Douleurs musculaires
- Accouphènes
- Extremités froides
- Reprise du tabac
- Augmentation de la consommation
- Passage de 80 à 30...d'un seul coup, pour retrouver le plaisir de boire.
- Bien être (de courte durée, hélas)
- Syndrome de sevrage brutal.
- Insomnies(puissantes, et très compliquées à gérer)
- Confusion mentale: changement d'avis et de point de vue toutes les 30 secondes.
- Hyper activité.

*Indifférence*

- Soif d'eau terrible. (3 à 4 litres par jour)
- Assechement des muqueuses et des yeux
- Zones d'ombres au niveau de la vision
- Déprime
- Retour des angoisses
- Confusions mentales sévères (impression d'être "deux")
- Emotivité à fleur de peau (crises de larmes, etc)
- Volubilité (blah blah blah blah)
- Gel des émotions (glaciation, même)
- Impression de casque sur la tête
- Impression de masque sur le visage.
- Sensation d'avoir les muscles "morts" et le cerveau hyper reveillé
- Cerveau fonctionnant à 200 à l'heure...
- Mémoire à court terme de poisson rouge (perdu 2 trousseaux de clefs...et j'en passe)
- Dyslexie (!) (qui n'a duré heureusement que quelques secondes)
- Cauchemars
- Retour de l'agressivité
- Tout le corps s'est mis à se pencher à gauche, puis à droite (plié sur le coté !)
- Hyper sudation, sensation de froid en plein été.
- Indifférence à tout: émotions, nourriture, sexe...
- Anorgasmie
- Libido zéro.
- "Pression" intense dans les sinus, difficulté à respirer par le nez
- "Migraines" en essuie glace (bougeant d'un coté à l'autre du cerveau), à en faire pleurer de douleur
- Constipation
- Incapacité d'uriner
- Flatulences
- Excès alimentaires
- Neutralisation des effets de la cigarette: elles n'ont aucun effet. (mais consommation compulsive)
- Des nuits entières "sur la béquille" (les messieurs comprendront...mais anorgasmie quand même, c'est moche.)
- Prouesses sportives: pas de sensations de fatigue physique, possibilité de faire Paris Marseille à cloche pied.
- Perte totale d'apetit.. (et oui les deux...)
- Constructions de phrases à l'envers (et oui, comme dans les films d'horreur !)
- Jambe molle et pas l'autre, puis passage à l'autre, avec la précédente qui se redurcit...(comme c'est drole)
- Reveil le matin comme dans les films: les yeux s'ouvrent d'un coup grand ouvert, comme Dracula.
- Impossibilité de faire une grasse matinée.

...et ceux qui restent à venir !

Donc bon...après tout ça, on s'en amuse un peu, il faut le dire !
 
Artibol
18 Septembre 2014, 13:18
Perso les cravings avaient aussi changé d'heures, d'où le fait que j'avais décidé à l'indifference d'en prendre toute la journées toutes les 4h.
Même en montée j'ai eu ça, comme toi.

C'est à mon sens un leurre du cerveau, qui tente d'avoir sa dose en tentant plusieurs approches possibles: compensation (bouffe, sexe, sport, etc), ou bien changement d'heure des "envies".
Maintenant si ton habitude était de boire le soir, comme moi, l'habitude est généralement un facteur fort.

Je m'explique: je me permet d'avoir un doute sur le fait que tes cravings se déplacent de manière autre que temporaire à ces heures là.

Je pense comme le dit Karine, essaye de monter plus doucement je pense.
Avec le recul, dans mon cas personnel, j'aurais du aller plus doucement.
 
Artibol
18 Septembre 2014, 11:18
Ben...le sport évidement...
Et le jus de tomate.

Le sport m'avait et m'est utile de trois manières:
- D'abord ça fait du bien, mine de rien, surtout quand on est un peu ramolo de la journée/fatigué
- Ca fait quand même du bien à la tête.
- Ca permet de faire quelque chose à "l'heure maudite", au lieu de rester à s'observer, à se demander si on va boire ou pas...

Maintenant, on peut changer sport par danse/musique/peinture, etc etc, en tout cas tout ce qui peut éviter de se retrouver entre le frigo et le canapé...
 
Artibol
18 Septembre 2014, 0:08
Niveau mémoire, je ne me ferais pas de bile, car j'ai eu moi même pendant le traitement des pertes monumentales de mémoire à court terme, chose que je n'avais jamais eu.
J'ai perdu un paquet de trucs, alors que ça n'a m'était presque jamais arrivé.

Ca s'est attenué pour disparaitre en descente, donc tu peux respirer tranquille, je pense !
 
Artibol
18 Septembre 2014, 0:01
Je suis vraiment content de lire ton après zéro.
Pour ceux qui comme moi visent le zéro baclo, c'est rassurant de voir que tout va bien pour toi !

Inutile de répéter encore (même si je suis en train de le faire !), que je te dois une fière chandelle pour m'avoir tenu la main à un moment dur pour moi.
J'avoue quand même frissonner quand je te lis enquiller des whiskies sans apprehension !
T'as quand même une sacrée paire de...de...euh..enfin tu vois de quoi je parle !

Moi qui, bien sage, observe une abstinence monastique, accro à "l'eau qui pique" comme dirait ma fille, même le soir où j'ai appris qu'une opportunité d'embauche se concretisait sérieusement !
"Allez chérie, trinque avec papa à l'eau gazeuse !" Bah ça me fait sourire, alors...

Bon allez, porte toi bien, et j'espère qu'on aura d'autres nouvelles encore et encore !
 
Artibol
17 Septembre 2014, 23:46
Salut Jack.

J'ai eu la même chose, en augmentant pour je ne me souviens plus trop quelle raison au dessus de ma dose d'indifférence.
Je me souviens même qu'on m'avait "diagnostiqué" une crise maniaque.
C'était plutot l'euphorie et la joie d'être libéré, mais aussi clairement un surdosage.

C'est même devenu très clair le jour où je me suis gourré en prenant 60mg au lieu de 30 sur une prise: je me suis mis à danser comme un gamin tout seul à la maison, sur, certes, un morceau que j'aime beaucoup.
Ca, et oui, je pense quand même la joie pour ta part, j'imagine, de ne plus être dépendant, et de récuperer ton energie pour autre chose ! (en tout cas que je le souhaite)

Sinon bravo pour ton indifférence :fsb2_wink:
 
Artibol
17 Septembre 2014, 23:38
Salut Mustang,

Au risque de me repeter, c'est un ES très désagréable que j'ai eu uniquement en descente.
Et en effet, tout ce qui est paracetamol ou autre, n'y fait rien du tout.
Descendre de 5mg au lieu de 10 a l'air d'avoir aidé.

Et je te rassures d'une chose, j'ai la même chose à chaque baisse, sauf que c'est de plus en plus légèr au fur et à mesure que je descends !
Donc peut être descendre par des "crantages" de 5 mg ?

A toi de voir.
 
Artibol
15 Septembre 2014, 14:55
Oui je pense que tu dois avoir raison, Mathieu, pour la cigarette...
Comme l'impression que les deux tapent sur le même recepteur, ou presque, quelque part...

J'essaye de me priver doucement des cigarettes non "indispensables", d'ailleurs, vu leur maigre effet.
Bon enfin sinon, pour le moment, je vais pas me plaindre, je retrouve vraiment le sourire.
 
Artibol
15 Septembre 2014, 14:10
A 35 depuis samedi:

- 15 à 8h
- 10 à 12h,
- 10 à 16h.

Vraiment aucun craving d'alcool, depuis des semaines.
Mais pas de conso du tout non plus ceci dit.
Les nuits sont nettement plus paisibles et lourdes, avec le matin une "pleine forme" amusante.

Comme apaisé par cette simple petite baisse.
Matinée active, de bonne humeur, puis un truc étrange.
Je ne fume plus que 7 ou 8 cigarettes par jour, mais celle d'avant midi m'a donné un gros coup d'energie ,avec une petite angoisse très courte, alors que depuis ces mêmes semaines, elle ne faisaient pratiquement plus d'effet, hormis un léger vrombissement dans le crane, et un retour de fatigue.
La cigarette suivante a fait comme toutes les autres: quasiment aucun effet.

En dehors de cette annecdote, tout rentre dans l'ordre, et le soir, vraiment aucun craving.
Je ne sais pas comment interpréter le "signe" de ce midi...
 
Artibol
14 Septembre 2014, 12:17
Merci Velvet.

L'idée de tester n'est pas dans mes priorités.
Et j'avoue avoir perdu cette envie ces derniers jours.

Mon humeur va en effet beaucoup mieux, malgré des vaguelettes encore de temps en temps.
Quelques comportements excessifs, en bien comme en mal, mais rien de très grave en soi.

Je suis passé à 35 hier matin, et pour le moment, RAS.
Je suis en effet actif, mais j'admet manquer d'energie. Du mal à me lever le matin, mais là encore, rien d'anormal.
Un peu de manque de motivation, de la fatigue, un peu mou.
Les nuits sont longues et relativement agitées de rêves durs.

Paradoxalement, j'ai l'impression que j'ai moins cette envie de fumer en baissant.
Je suis quelque part plus calme, et un peu ronchon.

Quelques bonnes nouvelles se profilent, mais je ne saute pas au plafond, j'attends qu'elles se concretisent.

Toujours pas de cravings, mis à part pour de l'eau gazeuse et du chocolat !
Voila pour les nouvelles
 
Artibol
12 Septembre 2014, 13:04
Salut Mathieu,

je suis ravi de lire tout ça, et ai hate de t'emboiter le pas ! (Je suis juste derriere !)
Je me suis reconnu dans ta démarche depuis le début, et j'ai confiance pour la suite te concernant.

J'espère quelque part qu'on ne te verra plus beaucoup, étant donné que ça ne pourra que être bon signe !
Je te remercie encore pour tous les moments d'aide que tu m'a apporté sur mon fil, surtout après que j'ai pu avoir agacé tout le monde avec mes attitudes bizarres !

Et comme tu m'a pu le dire, on ne peut ressortir d'une telle expérience uniquement plus fort et grandi !
Je te souhaite le meilleur du monde.

A bientot !
 
Artibol
12 Septembre 2014, 10:12
Bonjour tout le monde !

Bon, je suis à la veille de baisser de 5 mg.
La semaine s'est passée ma foi pas trop mal, mis à part cette manie de fumer qui persiste. La quantité varie d'ailleurs en fonction de ce que je fais dans la journée...plus je fais de choses plaisantes, moins je fume :fsb2_yes:

Autrement, les journées ne se ressemble pas vraiment en terme d'humeur, mais dans l'ensemble, je vais pas me plaindre.
Je me sent un peu dans une situation où tout ce qui me faisait plaisir ne m'en procure plus vraiment, et ça, c'est un peu dommage, et difficile à vivre.

J'en profite pour m'interesser à de nouvelles choses, et de tenter à m'occuper autrement.
Les journées ceci dit sont actives.

Je suis de plus en plus intrigué à l'idée de consommer un verre d'alcool, un seul, et de voir ma réaction à ce dernier, mais d'un autre coté, je n'en ressent pas le besoin.
Du coup je me retrouve face à un dilemne, qui est de savoir à quel niveau de rapport je suis désormais avec cette substance...

La tête est éveillée, peut être trop encore, et j'avoue souhaiter de plus en plus de pouvoir le soir ressentir une bonne fatigue, comme ma femme,chose qui pour le moment ne se produit pas, malgré des journées bien chargées en terme d'activité.
Certains soirs, je me laisse encore prendre un peu de théralène pour dormir. Ce sont d'ailleurs généralement des soirs où j'ai pu fumer exagérement la journée, il me semble.

Je n'apprehende pas trop la baisse de 5mg, je pense que je vais encore passer par 3 à 6 jours de turbulences légères, pour enfin me stabiliser..
Je verrais ce qui se passe alors.

Mais sincerement, dans l'ensemble, je suis apaisé, actif, et pas mal dans ma peau.
Plus de nouvelles bientot !
 
Artibol
10 Septembre 2014, 12:28
Mima, j'ai l'impression que tu es en train de décrire mot à mot mon comportement de ces derniers temps...je suis depuis quelque temps franchement imbuvable..(paradoxal pour un alcoolique...)
Ca passe, puis ça revient...
 
Artibol
08 Septembre 2014, 13:11
Merci Velvet.
Pour le moment j'admet me laisser aller sur 5/6 cigarettes par jour.
En fumer plus me met dans un état d'excitation nerveux qui franchement ne sert à rien. Je ne peux même plus identifier ces dernières à du plaisir, vu qu'elles ne servent juste qu'a me "reveiller" en journée.

Par contre, si j'arrive à être sage là dessus dans la journée, j'ai suis gratifié d'un calme plutot agréable, même si un peu mou et peu motivé.

Pour le reste, suis toujours scrupuleusement à 40mg, sans rien changer sur rien, et toujours indifférent/abstinent.
Je m'occupe vraiment de ma rentrée, au calme, et pour la suite, on verra plus tard.

Je compte baisser de 5mg la semaine prochaine, car, ma foi, je n'ai plus aucun craving, et je ne bois rien du tout...et franchement, l'idée même de boire un verre ne m'interesse pas.
Niveau ES, je n'ai quasi plus rien. Parfois les jambes molles, parfois un léger coup de nerf et des accouphènes légers un peu génants.
.
La fatigue est présente en journée, ceci dit, mais j'essaye de me bouger un peu quand je pique un peu du nez, plutot que de reprendre une autre cigarette.
Paradoxalement, le soir, j'ai parfois un peu de mal à trouver le sommeil. 3 comprimés de théralène donnent ma foi un bon coup de pouce, quand ça devient necessaire.

Le moral est plutot bon, malgré la rentrée.
Quant à me lacher, et bien j'imagine que je le ferais plus volontier une fois que j'aurais trouvé un poste à mon gout (ou un poste tout court de nos jours !)
Plus d'euphorie, mais pas de déprime non plus, donc bon...la joie de vivre reviendra avec le temps, je présume.

J'ai hate d'en finir avec le baclo pour cette histoire de fatigue, et d'accouphènes, mais ayant retrouvé tous mes esprits, il n'y a plus d'urgence.
Plus d'infos à venir.

Bon courage et bonne journée à tous !
 
Artibol
06 Septembre 2014, 11:18
Annecdote "amusante": Une nuit semi légère, emplie de rêve érotiques dans un premier temps, avec les conséquences physiologiques inhérentes...ouf, ça marche encore !
Puis seconde partie de nuit remplie de rêve compliqués, traitant d'épisodes douloureux de ma vie...
On dirait que l'inconscient continue à faire le point...

En journée, je commence à me concentrer à limiter la consommation de cigarettes (j'en suis toujours à 7-8 par jour), pour vraiment tenter de faire sans.
Pour le moment, elles me permettent juste de jouer le role d'anti-fatigue, ou au contraire le soir de la provoquer.
Je devrais en théorie pouvoir faire sans, ça serait dommage de redevenir fumeur, alors que j'avais totalement arreté avant baclo...

Toujours des petites migraines, souvent le matin en montée, et le soir en descente finale, désagréables mais supportables.
Je ne bouge pas des 40 pour le moment, le temps que ça aussi ça se tasse.

L'humeur est variable, entre le RAF de tout, et l'envie de m'amuser un peu.
Je suis conscient de chercher à me modérer sur toutes les plans, car je pense bien que le corps, qui reprends doucement ses droits (retour de la faim, de la fatigue, et baisse de tonus), reprendrait alors ses droits à l'orée du zéro baclo.

Là j'ai toujours ce sentiment que c'est "la tête qui prends", dès qu'il s'agit d'un stress lambda.
Il y a cette recherche de calme constante qui se fait, et le contexte quotidien, (vacances, famille à la maison), ne m'autorise pas beaucoup de repos effectif en journée.

Je me sent un peu mou, pas vraiment déprimé, je dirais plutot que je m'ennuie.
Bref , la semaine à venir sera mise à contribution d'une limitation du tabac, et de voir ainsi quelles conséquences sur ma journée.

Niveau craving, je n'en ai pas eu du tout ces derniers temps.
Je dois avouer cependant que l'idée de boire ne serait ce qu'un peu d'alcool pour tester ne me plait pas trop.
Je n'en ai pas envie, autant que je n'ai pas "envie" de fumer.
J'essaye plutot de trouver de nouvelles manières de me détendre, de m'amuser, et de me changer les idées.
J'ai autrefois connu cette situation où l'alcool était totalement sorti de ma vie, et j'aimerais franchement retourner à cet état des choses.

A suivre !
 




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