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Jehannie
28 Avril 2018, 9:18
Bien sûr Julie. Mais tout le monde est parrain et marraine ici, puisque tout le monde t'apporte une réponse spécifique née de son expérience personnelle. En plus, je viens très très rarement ici désormais.

Pour renforcer ta conviction dans la guérison, tu peux également lire les ouvrages mentionnés dans l'accueil du forum, notamment ceux d'Agnès Renaud et de Claude Goffart, ainsi que celui du Dr Renaud de Beaurepaire, et bien sûr "Le dernier Verre" d'Ameisen. C'est frappant comme on retrouve des similitudes entre ce que je ressentait le Dr Ameisen et nous, TCA. Et aussi les nombreux témoignages sur YouTube.

Bises.
 
Jehannie
27 Avril 2018, 15:24
- Coucou tout le monde.
- Ah tiens ! Coucou toi ! Ca va ?
- Ca va…Ca va. Vous aussi dites-donc, ça cause ici.
- Normal, c’est un forum. Bon, les news ?
- …. Attends, j’prends une clope…. Ca fait bizarre de revenir ici, dans un endroit qui fut si familier. C’est comme retrouver un coin de son enfance, sauf que l’enfance, ça fait seulement 10 jours que je l’ai quittée.
- Comment ça ? Je ne comprends pas.
- Tu vois, c’est bizarre… Attends, j’prends un cappuccino…
(…)
- Bon alors ???!!!

Alors ? Bip-bip Zorro est arrivéééeeu…. Sans s’presser-é-eu… Le grand Zorro, le beau… Pardon. Rien ne presse désormais. Puisque tout va bien. Alors je prends le temps. Le temps de vivre. Enfin.

Pour faire rapide : zéro baclo depuis le 1er novembre 2017. Suis-je guérie ? Grande question. Je pense que oui mais comme chat échaudé craint l’eau froide, je reste vigilante, sans obsession. Hier je discutais avec un ancien drogué. Il se disait guéri, mais toujours toxico, tu saisis la nuance ? Quand tu t’es vu hyper fragile à un moment de ta vie, t’as beau en être sorti plus fort que jamais, tes antennes restent toujours prêtes à se dresser au-dessus de ton cerveau d’ex toxico, ex TCA, ex dépressif, ex machin-chose. Et c’est tant mieux. Parce que tu as gagné en conscience. Ton regard s’est aiguisé. Et parce que tu as connu la maladie, tu apprécies la santé. Ca semble tout bête, dit comme ça…

Pour faire long :

Vers septembre 2016, alors que je baissais le baclo, j’ai eu des bouffées d’angoisses. Mais graves les bouffées. Au revoir la zénitude façon Bob Marley. Si bien que je me suis tournée vers l’hypnose Eriksonnienne durant les mois suivants. Et rebonjour la zénitude, cool man. Aujourd’hui, je médite matin et soir, plus une séance d’autohypnose en cas de besoin. Tous les soirs, au moment du coucher, je dis Merci. A plein de trucs, et maintenant je dors 6h d’affilées sans anxiolytiques. Les anxio, j’en prends encore parfois, faut pas croire que tu te transformes en Super Woman comme ça d’un claquement de doigts, on n’est pas au pays de Oui-oui hein…

Je mange quand j’ai faim. Le dimanche, c’est la « journée gâteaux » : viennoiserie le matin au retour du marché, pâtisserie l’après-midi. Mais des fois je prends pas de viennoiserie, ça me hausse le cœur. Je n’ai plus acheté de paquets de biscuits depuis des lustres. La dernière fois que j’en ai mangé, c’était en septembre 2016 parce que mon mec m’en avait acheté des bons, artisanaux, pensant me faire plaisir. Et comme on s’aime, je les ai mangés avec plaisir, sauf que ça m’a pris plus d’une semaine à les finir. Aujourd’hui, quand je regarde des pubs à la télé, que ça réveille des souvenirs, je me fais l’effet d’une rescapée ; et comme il me reste un peu d’empathie, je pense à tous ceux et toutes celles qui vivent encore cet enfer. Oh my god…. La société crée vraiment sa propre intoxication, avec toute cette bouffaille. Et encore, y’a pas l’alcool, pas les médocs (du moins les durs), les clopes. Alors je pense aux Ricains, qui eux ont tout ça sous les yeux. On n’est pas sortis de l’auberge. Et puis comme c’est le printemps, v’là t’y pas que les produits amincissants réapparaissent sur l’écran. Le gros foutage de gueule, tu sais ça.

Je suis restée gourmande – je n’oublierai jamais la petite mise au point à ce sujet par Sylvie. Comme elle a eu raison ! J’apprécie de manger un hamburger (tous les 15 jours environ) ou un kébab l’hiver. Un mini sandwich au pâté à midi. Ou un mini sandwich au camembert-qui-pue le soir parce qu’ayant gardé mes horaires de nuit, je dine très tôt, à 18h au plus tard, donc petite faim vers 23h, c’est normal et pas du tout culpabilisant.

Mais surtout, j’ai compris qu’une pomme à 80 kcal était bien plus nutritive qu’une barre de céréales allégée à 120 kcal. Ou une banane, ou une orange… Muaaah les radis, les branches de céleris, la salade verte… Si mon chien aime, c’est que ça doit être bon.

Et toujours deux mugs de Cappuccino par jour, puisque je n’ai pas pu reprendre le café, seulement 4 demi tasses par jour (alors qu’avant le traitement, c’était 1,5 l). Aaah le cappuccino, LA grande découverte du temps de la grimpette vers le Mont Baclo. Ca réchauffe, c’est bon, tout juste sucré mais pas trop, délicieux… « Le cappuccino c’est la vie, mesdames et messieurs ! ». Je m’égare…

J’ai fait de la musculation en salle. Ca m’a rappelé la dernière fois où j’y avais mis les pieds, quand j’étais obèse et complexée. Le gros changement de perspective ! Pourtant, j’avais rencontré des gens sympas mais bon, quand tu te trouves très moche et très con… Là, le plaisir total, l’amour pour son corps qui te donne des résultats, qui bouge, qui est vivant après tout ce que tu lui as fait subir pendant 30 ans, t’imagines ? Tu es tellement bien, tellement heureuse que les gens viennent à toi, tout naturellement, pour plaisanter ou te demander : « Excusez-moi, elles servent à quoi ces machines là ?… ». Ainsi, j’ai perdu les 8 kilos suite à ma guérison. Oui, parce qu’on peut grossir en n’étant plus boulimique. C’est paradoxal. Mais logique : tu as toute une éducation alimentaire à revoir. Tu croyais tout savoir mais en fait non, puisque tout était faussé. Quand j’avais faim, j’avais peur de réveiller mon craving. Le travail physique (avec la musculation) et émotionnel (avec l’hypnose) ont calmé cette peur puisque j’ai de nouveau appris à aimer mon corps et mon âme. Et tout est rentré dans l’ordre.

Suite à l’hypnose, ma timidité s’est envolée vers des cieux où je n’irai jamais la chercher. C’est comme un ES que je n’attendais pas. Inespéré. Complètement libératoire. Le résultat est que je discute avec de parfaits inconnus, en toutes circonstances, et avec le sourire, voire des éclats de rire. Déjà que je riais beaucoup suite à ma guérison de la dépression alors maintenant, prépares tes boules Quiès !

L’hypnose m’a fait bosser autour de « l’enfant blessé », qui va très bien maintenant. Sur l’hyperémotivité, à différencier de l’hypersensibilité – à laquelle je n’ai pas touché lorsque j’ai compris qu’elle était un outil de travail artistique.
Je n’ai pas encore arrêté de fumer mais je remercie la personne qui a posté au sujet de la Cystisine. Ca m’a fait rire car l’en tête du post était « SURTOUT NE PAS DIFFUSER » etc. Or, le forum étant méga bien référencé, lorsque tu tapes CYSTISINE sur Google, tu tombes sur le post ahah ! Grâce à cette personne, très bientôt j’arrêterai.

En fait, voilà, le Baclofène m’a libérée dans le sens où j’ai enfin du temps pour penser à la vie. C’est dingo le temps qu’occupe une addiction. Sans addiction, tu peux enfin envisager de faire du deltaplane, du yoga, écrire, peindre, dessiner, prendre des cours d’éducation canine, des cours de percussions, inviter des gens à jouer d’instruments de musique pendant que d’autres potes artistes et toi-même on se lance un défi du genre : « Tiens, voilà une lampe de bureau. Qu’est-ce que ça nous évoque ? » (j’ai vu ça un jour en regardant la chaîne Museum, c’était marrant. Y’en a un qui a dessiné un oiseau, un autre un robot, un autre un bâtiment architectural).

Tu entres dans une galerie d’art, tu te fais rembarrer par un jeune mais c’est pas grave, tu rentres dans une autre galerie où d’autres gens te conseillent d’envoyer un book par mail. De telles expériences, ça développe ton imaginaire : depuis j’ai envie d’écrire des histoires surréalistes avec un penchant pour le Dadaïsme. En clair, raconter l’improbable avec humour puisqu’au fond, tout ça n’est pas bien grave.

Et puis tu vas voir des expos alors qu’autrefois tu ne te sentais même pas digne de donner ton avis, même gentil, même obséquieux… Tu oses même dire à ton conseiller Emploi : « je ne veux plus faire ce métier, parce que je suis sourde et que j’en ai marre de faire toujours des efforts » (plus gentiment, bien sûr).

Et puis un jour, une jeune femme écrit : « j’ai lu tel livre, ça m’a donné envie d’aller sur le forum ». Et là, tu planes….
 
Jehannie
27 Avril 2018, 12:53
Merci Julie. Ca me touche, d'autant plus que le but de ce livre était qu'il amène UNE personne, UNE SEULE (je ne suis pas exigeante) à franchir le pas.

En Août 2015, j'étais tombée "par hasard" sur une publication du livre d'Agnès Renaud, un partage sur Facebook. Sans ce partage (un miracle d'être tombée dessus !), jamais je n'aurais entendu parler du Baclofène. Quand j'ai été guérie, je me suis dit : à mon tour d'aider UNE personne. J'insiste sur UNE, mais bien sûr, si ça pouvait aider DIX personnes, voire CENT - ou UN MILLION - ce serait génial...

Merci aussi à Manue qui m'a expliqué plein de trucs vraiment très bizarres sur les techniques informatiques. Le 1.0, ça ne me cause pas. Ce qui me parle, c'est le un point zéro.

Merci à Lyrika qui m'a poussé à publier (sans le savoir, mais maintenant elle est au courant) en s'accrochant elle-même à son projet de chanson. Mince alors ! Elle en a du courage la nénette. Et toi, qu'est-ce tu fous bon sang ! Ca va pas la tête de tout laisser en plan ?...que je me suis dit alors.

Merci à Sylvie pour la pub. Le Faire-Savoir est aussi important que le Savoir-Faire, j'en ai pris conscience très tard.

Et merci à Sissi, qui en parlé en catimini sur FB, comme si elle commettait une grosse bêtise.

Je reviens plus tard vous donner des news. J'ai le coeur qui s'emballe là...
 
Jehannie
02 Novembre 2017, 17:48
La baisse, c'est comme la hausse : c'est personnel, selon tes ressentis, mais en général, elle est de 10 mg par mois.

Quant aux envies, c'est vrai que ça fait flipper au début mais en t'observant tu pourras voir s'il s'agit de compulsions ou non. Si tu peux attendre sans stress ; c'est le temps qui te le dira et, j'espère, te rassurera.
Car en début de règles, le corps a besoin de se recharger en nutriments, donc il réclame. Pareil quand il fait froid.

Rester vigilant oui, mais que ça ne t'empêche pas de vivre ta nouvelle liberté ;) .
 
Jehannie
19 Octobre 2017, 22:00
Si tu n'as pas d'EI, oui, pourquoi pas tenter ? Tu verras bien.
Ou faire 2 prises : une à 20h et la 2ème à 22h pour le sommeil.
 
Jehannie
19 Octobre 2017, 14:29
Bisous Baba, je pense bien à toi. Tu es bien courageuse.
 
Jehannie
09 Octobre 2017, 9:48
Ah oui, c'est vrai Manue, j'avais laissé le côté sponsoring, encore plus ardu...
J'espère que "ça" se fera, le début est tellement positif, drôle, ça fait du bien avec ce qui se passe en ce moment.

Bises à tous.
 
Jehannie
08 Octobre 2017, 12:23
M'enfin, y'a personne pour la conseiller en informatique ? Facebook... Bon j'y connais rien moi, mais je trouve son idée super ! En plus, ça ne doit pas être si compliqué.
 
Jehannie
06 Octobre 2017, 16:31
Bravo !!
 
Jehannie
06 Octobre 2017, 16:27
AHAH ! J'ai bien ri !!! Oh merci, ça fait du bien et bravo ! Braaaavoooo !!!

Bisous tous pleins.
 
Jehannie
17 Aout 2017, 16:35
Coucou Cuillère ! Contente d'avoir de tes nouvelles.

Je pars dimanche dans le sud de la France pour 15 jours. Mes 1ères vacances depuis 2011, ouf...
 
Jehannie
17 Aout 2017, 15:40
Ouf, c'est une bonne nouvelle en soi. Un mois de moins à souffrir.

En attendant, courage. Tu es forte, vraiment.
Bisous.
 
Jehannie
15 Aout 2017, 21:29
La colère peut provenir de n'importe quoi, l'important est de ne pas s'y attarder et de changer de cap assez rapidement. C'est ma vision... maintenant, tu peux toujours tenter de la comprendre si ça peut t'aider. A un instant T, elle voudra signifier ceci et à un autre instant, cela.

Ce qui est intéressant ici, c'est qu'elle soit apparue alors que tu n'avais pas fait de craving. Du coup, au vue de la peur de guérir que tu exprimais plus haut, tu t'es retrouvée comme qui dirait "à poil", sans défense, sans tes habitudes, décontenancée, surprise.
Un peu comme moi sans mes tentatives de suicides qui me maintenaient dans une certaine illusion de toute puissance.
Ce n'est qu'une interprétation.

Voilà pourquoi c'est rassurant : avec le temps, on s'adapte et on se découvre d'autres forces. Plus besoin de la colère.

Cool non ?
 
Jehannie
14 Aout 2017, 16:58
Bonjour Baba. Aaah ça doit être ça : morphine plus haute dose de baclo, pas étonnant que tu aies envie de dormir...
Repose-toi, tu n'as plus que ça a faire.

Et puis, non, à ta place, je ne prendrai pas les comprimés du soir, le corps a assez soupé comme ça.

Bisous.
 
Jehannie
14 Aout 2017, 10:09
Perso, je fais du sport de 20h à 21h et je dors comme un bébé après. J'avais commencé le sport justement pour évacuer le stress, ça marche bien.
La colère ? J'ai connu ça 6 mois après être sortie de la dépression. Elle n'a pas duré.
 
Jehannie
10 Aout 2017, 10:25
Au début, ça fait peur oui, car les addictions sont des béquilles, mais des béquilles mal foutues qui nous conservent vicieusement dans un état de handicap.
Ensuite, les béquilles retirées, les jambes sont libres d'aller où elles veulent.
Au début, c'est perturbant : que faire de cette liberté ?

Or justement, non seulement les jambes sont libres, mais l'esprit le devient aussi. L'esprit, n'étant plus obnubilé par l'addiction, retrouve en lui des tas d'espaces libres pour penser en toute liberté. C'est un peu comme lorsque vous nettoyez votre ordinateur, que vous videz la corbeille.
Du coup, des tas de solutions s'offrent à vous auxquelles vous ne pouviez pas penser auparavant.

Il "suffit" alors de se faire confiance, d'oser, d'essayer de sortir des sentiers battus.

De toute manière, une fois que vous aurez vaincu votre boulimie, vous ressentirez une force incroyable : vous aurez vaincu cette saloperie qui vous rongeait depuis si longtemps ! Vous serez fièr(e)s de vous et cela vous donnera des ailes.

La vie ne deviendra pas rose pour autant, du moins pas du jour au lendemain, mais vous pourrez enfin faire un pas en avant, puis un autre, et ainsi de suite...
 
Jehannie
10 Aout 2017, 10:12
Merci Aurel.
 
Jehannie
09 Aout 2017, 9:51
Courage Aurel, les séparations ne sont jamais faciles. Tout va trouver un nouvel ordre et toi l'apaisement dont tu as besoin.
 
Jehannie
09 Aout 2017, 9:45
Merci Sabine. J'espère que toi aussi tu connaîtras ça. Après 30 ans de sommeil, il est temps de vivre.
 
Jehannie
08 Aout 2017, 17:47
Salut Tchoupi ! Non, il ne s'agissait pas de peur, c'était juste un trop plein d'émotions, de bonnes émotions que je souhaitais vivre pleinement. Donc, ne rien faire à côté.

J'ai d'ailleurs contacté la personne ce matin. Comme on est en août, j'attends patiemment.

Je commence enfin à intégrer "émotionnellement" ce que je vaux - et non plus simplement "intellectuellement". C'est très fort, c'est puissant et bon sang que ça fait du bien ! J'ai commencé à lire Le Secret de Rhonda Byrne, tu connais ? Le bouquin résume mes dernières séances d'hypnose, c'est dingue ; il coïncide avec les derniers exercices que ma thérapeute m'a donnée à faire avant qu'on se revoit dans un mois.

Maintenant, quand je pense à mon passé, je sens comme de la poussière et du moisi. J'y pense de moins en moins pour faire place au présent et à l'avenir. C'est grâce à cette prise de distance que j'ai réussi à lire "Comment je vais tuer Papa" car même si ça se lit facilement, ça rappelle tellement de choses...

J'ai encore quelques surprises par rapport aux changements dus au baclo : la semaine dernière, je peignais et vers 17h j'ai ressenti une dalle monstrueuse. Et là, un souvenir ressurgit : autrefois, c'était l'heure du craving à peu près et une tremblote (plutôt un tremblement) me saisissait au corps. J'étais alors incapable de tenir un pinceau ; même un stylo, écrire était impossible. Un peu, je suppose, comme un alcoolique en manque d'alcool, ou un camé. Ca aussi c'était puissant ! mais dans le sens négatif du terme... Or, la semaine dernière, j'attendais quelqu'un, pas le temps de manger et puis j'avais ma toile à faire : c'était ça la priorité, pas d'aller bouffer.

Quant à Noël, oui, tu as certainement raison Tchoupi: tout dépend comment on l'envisage. Moi aussi j'adore cette période, je crois que c'est ma fête préférée. Toutes ces lumières, ces décorations, les musiques dans les rues. Avec mon loulou, on se prépare dès la fin novembre et on la fête tous les deux, en amoureux, tranquilou.

Cet été, je souhaitais faire des recherche de galeries à Paris, mais vu le bazar avec les transports (à cause des travaux), on a décidé de reporter à l'automne. Je serai mieux armée mentalement, avec une confiance accrue, ça se goupille bien finalement. Car en juillet, on est entrés dans l'une d'elle et je n'ai pas osé demander comment y exposer, c'est mon ami qui l'a fait ! J'ai parlé de cette attitude avec mon hypno et... elle m'a fait une très longue séance d'hypnose. Incroyable ce qu'elle est consciencieuse cette femme. Ca ira de mieux en mieux, je le sais désormais.

J'attends septembre aussi pour faire imprimer la version dessinée du Mont Baclo. J'ai lu des tas de romans graphiques, trouvé des pépites, c'est génial comme moyen d'expression car il permet bcp de libertés. Je me suis bcp amusée à réalisé ce bouquin, j'en referai certainement un autre (les "grosses" ? avec un texte ?).

Pour l'instant, j'avoue : je suis lé-ssi-vé ! lol. Tant de choses de réalisées depuis juillet dernier, c'est incroyable.. Aucun fruit de récolté encore, mais je ne doute plus que ça viendra. Le travail paie toujours.
 
Jehannie
08 Aout 2017, 9:05
Juste pour rire un peu : au début, ce forum, c'est un peu le "bureau des plaintes". Puis vient la stupéfaction et cela devient le "bureau de la joie".

Alors il faut bien commencer par le début...
 
Jehannie
07 Aout 2017, 10:10
En fait, ce qui a dû se passer est que tu ne sois pas rester à ta dose seuil assez longtemps (une fois guérie). Il aurait fallu que tu restes au moins 3 mois à 140 mg puis redescendre peu à peu. Certaines personnes y restent plus longtemps lorsqu'elles n'ont pas trop d'effets secondaires.

Paniques pas : si ça a marché la 1ère fois, ça remarchera cette fois. Mais ne soit pas trop pressée pour redescendre ensuite, c'est tout.

Courage.
 
Jehannie
07 Aout 2017, 10:06
Cet après-midi je revois RdB pour la dernière fois. C'est une si grande émotion que j'avais envie de l'écrire ici.
Je lui remettrai sa surprise pour le remercier de m'avoir sortie de la mouise.

Ce matin, j'avais prévu de réaliser un pastel pour l'anniversaire de mon loulou (vendredi) mais je suis bloquée, incapable de concrétiser quoique ce soit, même d'envoyer un sms à un acheteur potentiel de tableaux dont on m'a donnée le numéro en fin de semaine dernière.

Allez haut les coeurs ! C'est une belle histoire qui s'achève ! Enfin... Vue les témoignages lus au cours de ma thérapie, faudra être vigilante à Noël...
 
Jehannie
30 Juillet 2017, 22:57
Eh bien tu vois Florence, on est loin d'être seul(e)s...
Ton aveux, ton histoire, est dramatique et pourtant, j'ai ri car finalement, tu as réfléchi et pris la bonne décision dans toute cette absurdité. Car la vie est souvent absurde n'est-ce pas ?

Moi aussi, encore aujourd'hui je l'avoue, j'attends un coup de fil qui me dirait... et puis je hausse les épaules : tout ça n'a plus d'importance.
Moi aussi, j'ai voulu prendre des cours au stand de tirs quand j'ai fui mon ex et qu'il a pris mon fils. Et puis j'ai fini par les laisser derrière moi.

J'ai lu, voici quelques jours, que la peinture et la sculpture étaient deux formes d'agressivité. Tant mieux alors ! De l'agressivité constructive, ça change !

Enfin, je suis revenue pour citer deux choses qui m'ont marquée dernièrement :

1) Une simple phrase prononcée par mon hypnothérapeute pendant une séance : "Tout est là".
2) Dans un film (je ne sais plus lequel), un vieux sage marche sans but, pendant longtemps. Un jeune le suit, qui aimerait bien devenir son disciple. Mais le vieux l'ignore, il n'en veut pas (ou il ne s'est même pas aperçu de sa présence). Le jeune s'obstine et le suit pendant des années. Au bout de 7 ans, le jeune parvient à attirer son attention en s'accrochant à son bras. Le vieux lui crie : "Vas-t-en !". Le jeune : "Mais je n'ai rien !". Ce à quoi l'autre lui répond : "Alors débarrasse-toi en".
Pendant des jours, je me suis interrogée : se débarrasser de rien ?
J'ai fini par trouver deux réponses : 1.Tu n'as rien ? Alors prends tout !
2. Se débarrasser de l'idée qu'on n'a rien, alors qu'en vérité on a tout (en soi). Se débarrasser de l'idée qu'on n'est rien aussi...

Attention, je ne dis pas que c'est facile tout le temps. La semaine dernière encore, je rêvais d'aller me pendre la nuit en forêt de Maison-Laffite. Mais c'est vite passé, j'étais juste épuisée. Simplement accepter la tristesse, la solitude, se dire qu'il est normal d'aller mal parfois. Mais malgré tout, surtout, surtout, ne pas donner trop d'importance à ces moments "sans". Patienter et attendre qu'ils passent comme les nuages porteurs de pluie. Si la pluie n'existait pas, le vert n'existerait pas.
 
Jehannie
30 Juillet 2017, 19:46
Merci Aurel et merci Cuillère.

Lundi, je serai à 30mg par jour et tout va bien. Pas du tout blasée, il m'arrive encore d'être étonnée par ce changement radical de point de vue vis-à-vis de la nourriture mais pas seulement.

Je continue à réaliser les idées qui m'étaient venues à l'esprit lorsque j'étais à ma dose seuil, mais tellement handicapée par les ES qu'il m'était impossible d'agir. J'ai terminé la version dessiné de "l'ascension du Mont Baclo" ; j'ai envoyé quelques versions numériques à des éditeurs de BD et j'attends septembre pour le faire imprimer et en envoyer d'autres par courrier.
La surprise pour RdB vient d'être achevée également. Un truc que je fais pour marquer ma reconnaissance aux gens qui m'ont sorti du pétrin.

Bientôt, un roman illustré sur le thème des "grosses" dans le style de "la Danse" de Matisse, un machin gai, coloré. Cela ressemblera davantage à une série de dessins qu'à un roman en fait. Cette idée m'était venue l'été dernier je crois.

En peinture, j'explose, je ne me suis jamais sentie aussi libre. En écriture, je réfléchis à une nouvelle approche de style, libre et léger.

Je recommande le livre de Carina Bergfeldt : "Comment je vais tuer papa", qui évoque la maltraitance et la misogynie sans tomber dans la pleurnicherie et le pathos. Pas une seule fois l'auteure n'évoque la perversion narcissique et pourtant c'est bien le sujet principal de ce roman. Ca m'a fait un bien fou, je me suis sentie moins seule en lisant cette histoire ; c'est tellement détaillé que ça m'a sidérée : je pensais être la seule à avoir connu ces sentiments. C'est pas possible : elle a dû vivre la même chose, ça ne peut pas être des faits "rapportés"... Et pourtant ça se lit très facilement.

Comme bcp de gens ici ont un passé douloureux, je me suis dit qu'il fallait évoquer cette oeuvre, cela touchera peut-être quelqu'un.

Maintenant que l'hypnose agit en douce, jour après jour, je me suis rendue compte que j'oubliais des tas de pans de mon passé : je n'ai plus besoin de m'encombrer de mes souvenirs. Ma thérapie se poursuit, j'y retourne dans une semaine. Mais là aussi, j'approche le bout du tunnel. Quelle drôle d'impression...

Bisous.
 
Jehannie
12 Juin 2017, 14:41
Merci Sabine.

J'ai oublié de préciser que je n'ai augmenté le café que d'une tasse. Le tabac, ça reste du roulé, aucune envie de refumer des cigarettes toutes faites.

Puis l'opération s'est bien passée, j'ai simplement décalé ma prise de baclo d'une demie heure, pour le prendre à 14h30 au lieu de 15h, 30 mg, opérée à 16h.

Et enfin, c'est bien 50mg de baclo et non 50,5 mg...
 
Jehannie
10 Juin 2017, 17:47
Un petit coucou. Ca commence à faire un bail...

Ben voilà, je me suis occupée de moi. Tant de choses à dire, je vais tenter de résumer (ça commence mal...).

La descente continue, j'en suis à 50,5 mg. Tout va bien.
Je mange le matin mais à midi, comme Aurel, pas très faim ou la flemme de manger. Si bien qu'à partir de 15h, je mange par petits bouts.
J'ai décalé mon dîner pour manger vers 18h30, si bien que j'ai moins faim tard le soir. Comme il fait beau, c'est désormais salade composée ou salade verte et fromage. Le reste du temps c'est fruits, crudités, noix de cajou, graines de Goji, et toujours mon cappuccino. Ainsi qu'un carré de chocolat après le dîner. Ca fait longtemps que je ne mange plus de plats-réchauffés-en-2-mn-chrono lol. Ca ne nourrit pas et comme c'est hyper salé, ça incite à manger.
J'ai lu le livre conseillé par Tchoupi, très formateur (Maigrir sans régime, en cachant ces mots affreux avec du scotch).

J'avais pris 7 kgs suite à ma guérison, j'en ai perdu la moitié mais le poids n'est plus une question prioritaire.

Depuis plus de deux mois, je fais 6h de sport par semaine en salle, à raison de 4 fois par semaine, un vrai plaisir.

Les angoisses sont revenues, donc j'ai repris l'hypnose. Nous travaillons sur des tas de choses et c'est dingue comme là aussi, ça fait du bien. Ma timidité s'est envolée, j'apprends à utiliser mon hypersensibilité sur un mode positif. C'est fou car quand j'allais dans la salle de sport, c'était pour travailler mes biscotos, basta ; je me coiffe en queue de cheval, mon appareil auditif bien en vue genre :"vous voyez ? J'entends rien ! alors foutez-moi...", mais non, des gens m'ont abordée pour me poser des questions sur les machines, faire une photo (!) ou bien encore -le plus drôle- un balèze d'une cinquantaine d'années me demande de lui venir en aide parce que "la demoiselle, là, elle m'embête !" et la demoiselle s'avère être une jeune femme toute petite et fluette ; et encore d'autres événements amusants.

J'en ai parlé à mon hypnothérapeute. Je pensais qu'il s'agissait d'une question d'ondes positives que l'on dégage sans s'en rendre compte. En fait, les gens sentent la petite fille en moi capable de rire de tout. Sa remarque m'a surpris car en effet, quand j'étais gosse, j'étais le clown de la classe.

On a travaillé sur "l'enfant blessé" (je vous en avais parlé) mais aussi sur "la femme blessée". Entre ces deux séances, j'ai coupé les liens avec mon père.
Ce qui étonnant, c'est que la transformation se déroule comme pour le baclo : on reste soi, mais en mieux. L'évolution se passe le plus naturellement du monde. Parfois, j'ai l'impression de retrouver mon ami Bob Marley...comme du temps où j'étais shootée au baclo ; un ES trèèèès positif.

Presque chaque jour, je comprends un peu mieux un truc. Par exemple, ce matin : pourquoi toutes ces angoisses ? Tout simplement parce qu'avant, l'esprit était occupé par les idées suicidaires : ça occupe vachement de se demander pourquoi continuer à vivre ! Et aussi par la bouffe, le poids, les régimes et tout le tintouin. Si bien que je survivais au lieu de vivre. Désormais, la vie est là, dans toute sa réalité, avec toutes les responsabilités qui vont avec.

Pour ce qui est de l'écriture, aucune réponse positive. Ca me navre un peu pour le baclo, mais c'est pas grave : j'ai répondu à la proposition que l'on m'avait faite en commençant par dessiner cette histoire de traitement réussi. Réaliser un roman graphique. C'est là que je me "remonte les manches" ! Ce livre a débuté il y a un mois, j'ai réalisé plus d'une centaine de dessins et il y en aura sûrement d'autres à faire. Depuis lundi, je passe à l'écriture avec la mise en page et tout le tralala. C'est pas de la tarte mais c'est marrant quand-même (d'un point de vu hypnotique).
J'ai comparé RdB à Columbo. Il est au courant et ça l'a bien fait marrer. Il m'a même donnée des idées de répliques, ce monsieur ayant beaucoup d'humour.

Quant au reste des idées littéraires, je change de cap : finies les histoires de psychopathes, d'angoisse. Mon prochain livre sera plus léger avec un brin d'absurdité. En fait, tout ce que j'ai écrit jusqu'ici m'a servi à apprendre à ... écrire. Ca aussi je vous en avais parlé puisque je sentais que ce serait un parallèle avec le temps où j'ai appris (seule) à peindre. C'est long mais c'est chouette, j'y prends du plaisir et j'apprends la patience. Bref, je mumuse.

La vie n'est pas devenue rose pour autant ! Oh que non, n'est-ce pas l'Ursaff ? Mais j'apprends à gérer au jour le jour et surtout à ne plus culpabiliser quand je procrastine.

Je vais tenter le zéro baclo. Simplement pour expérimenter. Et puis si l'obsession de la bouffe revient eh bien, je rappellerai Mr Baclo !


Bisous.
 
Jehannie
22 Mars 2017, 20:08
Béné, ça va ? Avec ce qui se passe à Londres, je suis inquiète...

Donne des news stp, merci. Bisous
 
Jehannie
14 Février 2017, 14:33
Bonjour les z'amis.

Désolée pour mon silence mais j'ai vécu des jours difficiles au point que mes angoisses ont fait leur réapparition.

D'abord, du côté professionnel, je me suis plantée ; je pensais m'être inscrite en tant qu'auto entrepreneur et finalement c'était en tant que travailleur indépendant. J'ai dû me radier et aujourd'hui j'ai pris un rdv à l'Ursaff après avoir (enfin) réussi à m'inscrire correctement. J'ai toujours peur qu'on me prenne pour une fraudeuse...

Ensuite, sur un fil du forum alcool, j'ai eu un clash avec deux personnes. On parlait de bipolarité. Elles ont cru que je jugeais cette pathologie alors que je ne faisais que partager des souvenirs avec des personnes avec lesquelles je m'étais liée d'amitié. Elles m'ont taxée de "jugements" et de "généralités". J'ai eu beau tenter de me justifier, elles choisissaient certains passage de mon post et pas d'autre. Donc, bon, j'ai laissé tomber.
Mais par contre, comme je suis encore très sensible, ça m'a fait très mal. Que des personnes qui ne vous connaissent pas se permettent ainsi de vous juger des pires maux, ça fout un coup.

Ca faisait un moment que je me sentais mal avec le forum. Ca a commencé avec le fil de Claude où des gens continuaient de poster pour lui rendre hommage. Elles ont été critiquées. Or, si pour certains, il suffit d'écrire RIP pour tourner la page, pour d'autres, le processus de deuil est plus long : ils ont besoin d'évoquer des souvenirs, d'écrire, 6 mois après : "je pense toujours à toi, tu me manques...", ce genre de chose. Pourquoi en faire tout un plat ? Et qui sont ces gens pour les critiquer ?

Puis il y a eu le we d'avant le clash, je ne sais plus pourquoi d'ailleurs. Ca m'avait mise mal à l'aise.
Puis ce fameux dimanche où j'ai été écrasée comme de la merde. J'exagère sans doute, mais c'est ainsi que je l'ai vécu. Si nous avions pu en discuter face à face, ça aurait été bien. Mais par écrit, ça prend des plombes et de toute façon, si les gens veulent vous voir comme une merde, ils ne vous verront pas autrement.

N'empêche que les angoisses sont revenues. Et avec elles, les nuits blanches, les anxiolytiques et une augmentation notable de consommation tabagique.
Cela dit, je reprends vite le dessus en journée mais si ça continue, je reprendrai un rdv avec l'hypnothérapeute.

Pour ce qui est des engourdissements des pieds le soir, ainsi que la faim anormale que je ressentais, ça va mieux. Je mange un peu plus l'après-midi, j'ai repris mes exercices physiques et je m'impose une sieste si ça ne va pas du tout.

Je me soumets à une pression énorme aussi par rapport à mes écrits. Je souhaite tellement être éditée. Avec ça, l'envie pressante de partir dans le sud d'ici au printemps 2018. S'il le faut, je retournerai travailler dans le social mais ça me ferait ... chier (pardon). Quand on quitte le social, ce n'est pas pour y
retourner. Mais enfin, bon, si c'est pour travailler avec les sourds, à Marseille, Albi ou Montpellier, pourquoi pas.

Gégé, j'écris pour être lue, si tu veux lire mes bouquins, donne moi ton email. Merci.
Nono, je n'avais pas lu ton mp, tout simplement parce que je n'étais pas là, mais je te remercie de l'avoir écrit, ça me touche.

Il va falloir que je me fasse opérer à l'abdomen, en avril je pense (j'attends le printemps pour le moral). J'ai une grosseur qui se remet à pousser. Je m'étais fait opérée au même endroit il y a quelques années et on m'avait dit que ce n'était pas grave. Je demanderai à RdB par rapport au baclo car j'aurai droit à une anesthésie générale.

Mais voilà, le forum, c'est fini pour moi. C'est très bien pour l'aide à la guérison. Mais ensuite, c'est comme dans la société en général, la liberté d'expression en prend un coup. C'est comme cet ex magistrat qui twittait que dans son enfance, il y a 60 ans, dire "bamboula" à un copain avait une connotation affectueuse. Il notait juste l'évolution de la langue française, et pourtant il s'est fait copieusement insulté et traité de raciste.

J'ai besoin de calme, de sérénité, de me concentrer sur mes objectifs. J'espère que "L'ascension du Mont Baclo" trouvera un éditeur car ce serait apporter ma pierre à l'édifice pour ce traitement. J'aurais voulu en faire plus ici, mais je n'en n'ai pas les épaules.

Merci à Paoline pour m'avoir contactée et renseignée sur vos inquiétudes.

Je vous embrasse, mes chers amis.
 
Jehannie
29 Janvier 2017, 21:01
C'est vrai que je n'ai pas répondu, c'est très mal poli. C'est dommage, car Lolo est parti. Il m'a rappelée que j'avais inscrit le nom de ma ville dans mon profil, ce que j'avais complètement oublié !

Ca fait 3 jours que je n'ai pas écrit et je ne me sens pas très bien. D'ailleurs je vais prendre un demi anxio... voilà c'est fait. Pourtant, mon chien vient de me faire rigoler, mais je suis mal depuis cet après midi alors hein, crotte. Demain, ça ira mieux, je reprends le boulot.

Cuillère, ça me fait un bien fou ce que tu as écrit. Tu me dis que je ne suis pas entièrement inutile ni égoïste, enfin c'est ce que je comprends.

Elljo, bien sûr qu'on peut en parler. Je vais sur ton fil, c'est plus direct.

Nono et Gégé, comme je post chez vous, du coup je n'ai plus grand chose à dire ici. Mais il est vrai que des lectrices ne vont pas dans le forum des "alcoolos". Alors je vais lancer un appel, comme avait fait une Tca autrefois : Allez chez les alcoolos ! Vous rencontrerez un tas de gens sympathiques, des battants, des boosteurs de bonne humeur, des gagnants, des courageux et pleins de bons conseils ; pleins d'occasions de réfléchir chez eux pour s'améliorer encore et encore !

On dirait que l'angoisse repointe le bout de son nez, mais je sais pourquoi, alors je patiente. J'ai repris mes exercices d'auto hypnose, mais si ça ne va pas, je reprendrai rdv avec mon hypnothérapeute.

Il faut dire que je suis fatiguée aussi, l'année 2016 aura été éprouvante, tant sur le plan physique qu'émotionnel. Mais je n'ai jamais été aussi heureuse, ça contrebalance pas mal non ?

Je mène deux boulots conjointement : l'écriture et ma micro-entreprise. Si l'écriture pouvait marcher, je laisserai tomber l'autre job. Et je manque cruellement de confiance en moi. C'est à ce sujet que s'est terminée ma dernière séance d'hypno et je travaille là-dessus aussi.

Je me rappelle que j'ai appris la peinture toute seule, avec l'aide des livres et des conseils de mon marchand de peinture. A peine deux ans plus tard, on me commandait un portrait de petite fille.
En écriture, ça semble être pareil, je m'améliore au fil des livres. Je construis des phrases originales tout le temps, surtout quand je promène mon chien. Nono : la marche a du bon n'est-ce pas ? hihi.

Mon loulou va bien. Il me montre l'exemple de par son attitude. Il profite de la vie avec le peu qu'il lui reste. Il est polyhandicapé, et pourtant je n'ai jamais fréquenté quelqu'un d'aussi vivant. C'est un rescapé. Quand vous avez connu le pire, vous ne craignez plus grand chose... Malheureusement, je n'ai pas le droit de vous raconter son histoire. Une personne, autrefois, lui a suggéré d'écrire une livre sur sa vie, mais il ne veut pas. Ce que je peux comprendre d'ailleurs.

J'aimerais bien prendre des vacances, partir au soleil. En février, j'irai voir dans une agence de voyage pour louer un mobilhome pour Août. Ca me fera patienter car le gris du ciel parisien commence à me saper le moral. Mais bon, on est dimanche soir. Comme je l'ai écrit, ça ira mieux demain.

Bisous.
 
Jehannie
26 Janvier 2017, 9:45
Chère Baba, je comprends tout à fait ta déception, voire frustration concernant le forum des Tca, je les ressens aussi de plus en plus souvent.
D'autant plus que les Tca sont moins nombreux que les alcoolos, le traitement étant plus récent, moins connu, pour ces pathologies de la bouffe.
C'est profondément décourageant.

Evidemment, écrire régulièrement dans le forum demande de l'engagement. Les gens ont besoin de repères pour suivre les soucis de santé des uns et des autres et apporter des réponses.
Seulement voilà, quand on n'a pas de réponse, on n'a plus envie de s'investir, d'écrire pour rien, c'est tout à fait compréhensible.

J'espère que tu trouveras tes réponses ailleurs, avec ton blacodoc et les autres médecins pour tes problèmes intestinaux.

Mais ce qu'il faut retenir c'est ta ténacité. Je pensais que tu allais abandonner mais non, tu continues ! Fortiche la Baba !

En tout cas, revient quand même de temps en temps donner des nouvelles - moi, ça me fera plaisir, en tout cas. Je passerai moins souvent, c'est certain, car j'ai compris aussi que je devais chercher mes réponses ailleurs (pour l'engourdissement que je ressens le soir, notamment).

Gros, gros bisous.
 
Jehannie
22 Janvier 2017, 19:54
En plus, rien ne prouve qu'augmenter lentement évite les EI. Si toi tu n'as "que" des somnolences, augmente; tu verras bien.
Si vraiment tes crises s'accroissent alors que tu augmentes le baclo, eh bien tu rebaisses.

C'est vraiment du cas par cas.

Courage.
 
Jehannie
22 Janvier 2017, 10:24
Ah ! J'oubliais...

Au fur et à mesure que je lisais les fils, j'éprouvais de la peine pour certaines personnes qui ne sont vraiment pas bénies des Dieux, impuissante. Puis il y eu ce dernier fil.

Et là j'ai eu envie de bouffer. De "bouffer". Je me suis demandée si je replongeais. Mal à l'aise, m'ennuyant.
J'ai mangé, par petites touches. Sans que ce soit pantagruélique. J'avais clairement un vide à combler, ou bien je vivais dans une attente pénible, celle de redémarrer mon boulot, me sentant à côté de la plaque, inutile.

Pourtant, à un moment de la soirée, j'ai repensé à mes écrits et pour la première fois, je les ai regardé sous un angle différent : tout en confiance, bienveillance. Je me suis dit : ok, j'écris différemment que..(et là j'ai revu tout un tas d'écrivains) mais après tout, c'est mon style ! Cette expérience vint contrebalancer ce malaise que j'éprouvais.

En fait, ce qui s'est passé à la fin de la séance d'hypnose est qu'on a discuté sur mes projets. J'émettais des doutes, je trouvais des parades au cas où mes plans ne marcheraient pas. Et la femme m'a suggérée de les considérer sous un angle positif. Avec la question de l'énergie avec laquelle on accompagne nos projets. Et elle m'a donnée des exemples vis-à-vis de ses propres expériences.
Du coup, samedi matin, ça m'a rappelée une de mes expériences que j'ai vécu entre 11 et 14 ans ; la même : il y avait un truc que je désirais tellement que j'ai fini par l'obtenir, sans que je ne fasse rien de concret en ce sens.

Je ne sais pas si je suis claire...

En tout cas, c'est sûr qu'aujourd'hui, je ne "boufferai" pas ! lol.
 
Jehannie
22 Janvier 2017, 9:59
Vendredi matin a eu lieu ma dernière séance d'hypnose où nous avons travaillé la créativité. J'ai fait de la résistance, ne trouvant qu'à la fin ma pièce où elle se déroulait, dans une maison imaginaire.
Néanmoins, ce fut la meilleure séance car j'ai "plané", ce qui fait que j'ai pu tout recevoir et tout vivre de façon intense. J'étais comme dans une bulle qui me permettait de tout ressentir de manière claire.

Ca m'avait fait à peu près la même chose en méditation deux jours auparavant mais là, j'avais plus l'impression de léviter.

On s'est dit au revoir mais elle m'a donnée son adresse mail en m'invitant à lui poser des questions ou faire des remarques sur mon cheminement.
Il se peut qu'on se revoit dans quelques mois pour travailler encore sur "l'enfant blessé", car cette question n'est pas encore tout à fait réglée mais j'ai des exercices à faire.

Hier, début du we où je me force à me reposer...et donc à m'ennuyer, ce qui est indispensable.

Je suis allée sur différents fils du forum alcool et l'un d'eux m'a profondément perturbée, me rappelant de sombres moments où j'avais l'impression de sombrer dans la folie ; il a fait resurgir aussi la notion de mort.
Je crois que je suis trop fragile encore pour lire des choses pareilles.

Si je m'en suis sortie, c'est parce que - entre autre - mon loulou était passé par là. Il a su dire les mots qu'il fallait et adopter une attitude juste, au quotidien. Dans des cas comme ça, le virtuel ne peut pas faire grand chose (enfin, c'est ce que je crois).

Il se peut aussi que j'aie besoin de vivre pleinement le calme que je commence tout juste à expérimenter. C'est tout nouveau comme sensation. Avant, j'ai souvent parue calme (un jour, on m'a comparée à un cygne blanc !), mais ce n'était qu'une apparence car à l'intérieur, ça bouillonnait grave, ça carburait et pas toujours dans le bon sens du terme.

Suite à la lecture des différents fils hier, je me suis demandée si j'avais le droit de décrire ma renaissance dans le mien. Tellement il y a une grande distance. A un moment, je me suis trouvée indécente.

Mais après tout, pourquoi pas ? Des gens galèrent mais ils se battent. Sauf pour le fil qui m'a perturbée, là, la personne ne veut clairement pas s'en sortir.

Pourquoi ne me donnerai-je pas le droit d'écrire que, parfois, les histoires finissent bien ?

Car je me demandais, si jamais j'avais à parler du Baclofène à d'autres personnes qui ne le connaissent pas, quelle légitimité j'avais ? Au regard de toutes ces personnes qui galèrent un max.

Eh bien après tout, "il faut de tout pour faire un monde". La banalité de cette expression fait qu'on en oublie sa profonde vérité.
 
Jehannie
21 Janvier 2017, 9:44
Bonjour Yomi,

Donc si tu veux arriver à zéro crise, tu n'as pas le choix : augmenter. 120 mg, c'est pas énorme, si tu n'es pas gênée par les EI.
 
Jehannie
20 Janvier 2017, 14:05
Bonjour Cuillère.

Globalement je suis d'accord avec toi mais plus précisément, lorsque je suis venue habiter dans la ville où je me trouve il y a 18 ans, l'ambiance qui y régnait était conviviale, les gens se connaissaient, ils souriaient. Ca faisait village de province.

Aujourd'hui, on se croirait à Courcouronnes. J'exagère un peu, oui, mais ça commence à y ressembler. C'est bien dommage.
Cela dit, en même temps, ça procure une bonne motivation pour se remuer les fesses et bouger de là.

En ce moment, ce sont les primaires de la Gauche qui a échoué. Alors les gens de Droite jouent sur cet échec en balançant des tas de trucs sur la sécurité, l'Etat de droit et tout le tralala. Un truc classique. Sarko a été élu là-dessus. Mais il a échoué aussi. Je prie (c'est une expression hein) pour que le FN ne passe pas au second tour.
 
Jehannie
20 Janvier 2017, 9:32
Aaaah ok, bon ben faut pas t'en faire. Et puis si un jour ça te tente, essaie. Avec la guérison, les goûts varient, on a envie d'explorer.
C'est pas pour ça que tu prends un risque puisque tu seras devenue raisonnable.

21 jours ? Ouh là, bah ça dépend des gens alors hihi. Moi, ça aura pris des mois lol.

Oui, ce dont parle Pao, c'est tentant. Si j'avais gardé un bon niveau en English, j'aurais essayé.
Après, tout dépend si l'on supporte de bosser dans un bureau.

Courage !

Bisous
 
Jehannie
20 Janvier 2017, 9:24
Béné, merci pour tes encouragements. La patience, toujours la patience... C'est le maître mot.

Pour ce qui est de l'alimentation, ça commence à se réguler enfin, je l'ai senti cette semaine avec le retour d'un sommeil de qualité la nuit.
Du coup, le matin j'ai moins faim.
Et oui, l'après-midi je mange un truc en plus. Ca fait que le soir,je ne me fais plus une tranche de pâté en attend le diner.

Je suis autant sucré que salé.

J'avais l'impression que manger m'ôterait cet engourdissement que j'ai le soir vers 18h en me fournissant de l'énergie mais non, alors je patiente, je me repose.
Et si j'ai faim le soir, parfois j'attends pour prendre mon cappuccino, parfois je me fais une tranche de camembert.
Finalement, j'ai perdu 1kg.

C'est lié à l'angoisse, à l'impatience, au découragement tout ça. Ca fait ricochet sur le sommeil comme un cercle vicieux.
Mais comme toutes ces mauvaises sensations disparaissent peu à peu, ça s'arrange. C'est pas tous les jours glorieux mais bon...

Nono, oui en effet, toutes ces violences arrivent dans notre petite ville du fait de la disparition de la police municipale. Je suis "anti-flics" car quand ils étaient là, ils ont commis des abus (j'en ai été victime moi-même). Mais on passe du tout au rien, c'est pas mieux.

Justement, ce que je chercherai dans le sud est une petite maison reculée au bord d'un village. Tranquillou.

J'adore la banane, j'en mange une tous les matins hihi. Dans la journée, ce sont les pommes.

Merci pour votre passage. Bisous
 
Jehannie
19 Janvier 2017, 15:00
C'est fou quand même. Mon projet est de descendre dans le sud pour trouver -entre autres choses- de la tranquillité. Mais d'après les informations vues ce matin, la violence est la même en région parisienne qu'en PACA.

Où aller alors ? Il faut qu'il fasse chaud et beau...donc ce ne sera ni en Alaska ni en Island (où les gens ont l'air sympa pourtant).

Trêve de plaisanterie. La rééducation alimentaire se poursuit. Même si j'ai très faim le soir, je me retiens pour me jeter dans la cuisine. D'ailleurs, je me suis rajoutée une collation, soit une pomme soit un cappuccino.

Hier soir, quand j'ai fini de manger, j'avais encore faim, mais j'ai attendu avant d'avaler une pomme. Puis à 21h30, un cappuccino.

Je me suis rendue compte que je ne cherchais plus le plaisir lors de mes repas quotidiens, reportant la notion de plaisir sur d'autres sujets : être avec mon loulou, observer les chiens jouant avec la chatte, la chatte jouant au foot avec du papier roulé en boule. Le plaisir de voir le jour disparaître de plus en plus tard. Le plaisir de constater que je suis toujours chez moi après 22h alors que l'année dernière j'étais séparée de ma petite famille.

Des plaisirs tout simples, en attendant le grand chambardement du déménagement l'année prochaine.

La simplicité et le calme aide à se concentrer pour trouver des solutions. Par exemple, en ce moment j'ai de gros soucis administratifs concernant l'auto entreprenariat. Je viens d'avoir l'idée ce matin de me renseigner auprès de Pôle Emploi. C'est ballot, mais l'angoisse m'empêchait de raisonner normalement.

Voilà, la rééducation se poursuit, petit à petit. Ca prend du temps mais ça en vaut le coup.

Bises.
 
Jehannie
19 Janvier 2017, 10:52
Bonjour Loline et bravo pour ta ténacité !

Pose la question à RdB (qui est aussi mon médecin) mais je ne pense pas qu'il aura une réponse car il n'y a pas d'études sur cette question.
Ce qui se passe est qu'on prend enfin confiance en soit, on se voit différemment.
C'est comme une psychanalyse en hyper accéléré, enfin c'est comme ça que je l'ai vécu.

Tout devient plus simple en effet, limpide. Soit même, on pose des limites, on ose dire "non" et surtout on se projette pour un avenir où l'on se respectera et où l'on se fera respecter. Tout en douceur, on ne va pas faire de révolutions non plus...

C'est assez étrange comme phénomène mais que ça fait du bien !

Si tu as des réponses, nous te remercierons de les faire partager. Mais dans le cas contraire, contente-toi de vivre ces nouvelles sensations, car ta vie va suffisamment changer comme ça pour t'occuper un bon moment.

Oui, c'est comme un effet secondaire bénéfique et inattendu.
 
Jehannie
17 Janvier 2017, 17:44
Idem. C'est propre à chacun. Mais pareil que ma propre expérience et des témoignages lus, si tu as connu l'indifférence, tu la revivras.
Dans combien de temps ? Le plus proche possible.

Mais vu comment tu réagis face à la molécule, ça veut dire que ton cerveau y est sensible. Donc "ça" agit.
 
Jehannie
16 Janvier 2017, 19:51
Ah ça ce sont des idées ! Merci Pao !

Pour ce qui est des aliments dont tu parles Béné, je me souviens que j'ai travaillé un mois après ma guérison et je me laissais tenter par eux malgré tout, surtout par habitude et ennuis. Puis j'ai quitté mon boulot, mes habitudes. Ca m'a aidée.
Peut-être qu'il te faudrait te trouver un truc à faire pour casser tes routines ?

Ensuite, eh bien ça va venir petit à petit. Je veux dire que tu vas t'apercevoir que tu ne t'achèteras plus les aliments addictifs.
Pour l'instant, ta guérison est récente, tu es encore dans tes habitudes. Mais elles finiront par partir car ton rapport à la nourriture va changer. Par rapport aux autres, idem, tu vas prendre confiance et tu pourras imposer tes choix et refuser de prendre un dessert (par exemple) alors que tout le monde en prend. Ou alors ne pas prendre un sandwich bien gras alors que les autres s'en gave.

Tout simplement parce que tu seras si contente, tu prendras un réel plaisir à manger autre chose que les autres n'y trouveront rien à redire.

Au début, c'est sur que c'est difficile. Mais ensuite, tu vas être surprise. Moi-même je le suis encore, plusieurs mois après, c'est dire.

J'espère aussi avoir été claire. Pas sûre...
 
Jehannie
16 Janvier 2017, 19:38
Mdr Béné ! Il faudrait que je mange davantage vers 15h ou 16h, c'est sûr mais un snack, ce serait trop.
Ce qu'il y a c'est qu'on dîne très tôt, vers 17h30, un souvenir du temps où je bossais la nuit. Mais quand on doit manger dehors ou qu'on a un invité, on décale et alors je mange davantage en milieu de journée.

Je me sens toute engourdie le soir, même après avoir mangé. Ca vient certainement du fait que je ne bouge pas assez. Et puis, sans la boulimie, ça fait des calories en moins, mon cooooorps n'est pas habitué.

Bon, Gallimard a refusé le "Mont Baclo". Ca, c'était un peu de la provoc, car c'est eux qui avait publié le torchon d'Alix de Saint Machin sur le Baclo et ses effets secondaires. Ils n'ont pas voulu relever le défi. Pas grave, il reste 8 éditeurs.
Mon Diiiiieuuuu, si Vous me trouvez un éditeur, je vous promets de ... rien du tout.
 
Jehannie
16 Janvier 2017, 10:20
Flo, c'est dommage que tu n'en n'aies pas fait part avant, j'aurais réfléchi à la question.
Car justement, ça trompe RdB quand je vais le voir ; il me demande si je bois encore. La dernière fois on en a ri mais bon, c'est chiant.
J'aurais pu trouvé une autre formulation, comme "sensation d'ivresse" que d'autres utilisent.

Pour moi, dire "soûleries" était une façon de me détacher de cet ES qui me gênait (et me gêne encore parfois) par la manière humoristique. Mais du coup, si ça froisse, ça n'a plus rien de drôle...
 
Jehannie
15 Janvier 2017, 23:01
Ah là là, en te lisant, je me revois tout pareil l'hiver dernier ! Exactement idem ! Tout ce que je peux te conseiller est de te mettre en arrêt de travail pour que tu puisses te reposer un peu.

Si le palier ne tient pas : n'augmente que de 5mg en 5mg puisque tu es tout proche. Et puis ça aura moins d'incidences sur tes ES.

Pour te consoler : tout ça, ça passe, même en restant au même palier. Des ES resteront mais d'autres passeront. Ok, ça dépend des gens mais comme je lis un copié/collé, je me permets de t'écrire ces mots.

Le secret : la patience...

Et j'insiste sur l'arrêt de travail car par rapport à ta profession, c'est dangereux en effet. Surtout que maintenant, tes collègues s'en aperçoivent. Ils vont s'inquiéter ++ pour toi mais aussi pour votre travail d'équipe.
Tu peux déjà les rassurer en leur disant que tu suis un traitement qui donne ces ES, non que tu bois...

Courage. Tu as bien fait de passer. C'est peut-être dur à lire mais, TOUT EST NORMAL ! :fsb2_mad:
 
Jehannie
15 Janvier 2017, 19:06
Nono, la sensation d'ivresse, je l'appelle "mes soûleries" souvent ; c'est le seul ES qui me reste.

Justement, concernant les cravings, comme j'ai très faim le soir à partir de 17h, j'ai pris le temps de faire durer cette faim pour voir si ça n'en n'était pas un car avant mon 1er craving survenait à partir de 16h30. Mais non, puisque je peux patienter pendant que mon loulou va prendre une douche (avant j'en profitais pour bouffer en cachette) ou aller faire une course sans m'arrêter à un magasin d'alimentation (comme cette semaine où je suis allée chercher ma voiture au garage vers 17h30. A l'allée, je passe à côté d'un supermarché mais je ne suis pas entrée).

Quant à remonter, si ça provoque des ES ? D'après les témoignages, il semblerait que non. En tout cas pas dans avec les 1ers cachets.
Ca fait 104 jours que tu ne bois plus, tu peux baisser de 5mg tous les 15 jours. C'est mon rythme, mais tu sais que c'est selon les ressentis de chacun.
En tous cas, je pense que tu ne prends pas bcp de risques puisque tu ne bois plus du tout. C'est plus compliqué pour ceux qui préfèrent continuer à boire un peu.

Bises.
 
Jehannie
15 Janvier 2017, 11:16
Ah Béné, tu as de la suite dans les idées lol. On en avait déjà parlé. Sauf qu'en allumant la lumière pour écrire, je risque de réveiller mon compagnon.
Je préfère donc me lever. Si ça se reproduit plus souvent, là je poserai mon cahier sur ma table de nuit, c'est clair.

Mystinette ! Ca fait si longtemps ! J'espère que tu vas bien. Oui, maintenant j'écris pour les autres, afin que les gens voient à quoi s'attendre après l'indifférence. C'est tout une aventure et ça n'aura pas été simple dans mon cas, surtout niveau ES.

Je ressens encore de l'ivresse le soir, même si je ne suis plus qu'à 95 mg. Mais si c'était à refaire eh bien... la question ne se pose pas !

Bises les filles.
 
Jehannie
14 Janvier 2017, 20:51
Suite des aventures post-hypnotiques.
Vendredi de la semaine dernière, 4ème séance.
Depuis, j'ai vécu deux courts moments de ... plénitude ? Bonheur ? Joie ? J'ignore comment définir ces quelques minutes car je ne me souviens pas en avoir vécu auparavant.

Ce n'était pas la zénitude que j'ai expérimentée vers Avril suite à une prise de baclo et qui avait duré 3 h environ et qui ressemblait à un shoot.

Là, c'était comme une joie simple de me retrouver en début de soirée avec mon loulou et mes animaux. La journée de travail venait de se terminer. J'étais devant mon ordi, sur le canapé, mon ami à mes côtés. J'ai visualisé ma soirée, attendant un bon film. J'étais heureuse, au présent et dans la perspective des prochaines heures. Sans autre attente que de profiter de ces instants si simples.

Je l'ai revécu 2 jours plus tard, durant quelques minutes encore, mais plus court.

Maintenant je dors une nuit complète une fois sur 2. Quand je me réveille, je peux me rendormir sans avoir de pensées négatives, idem dans la journée pour de petites siestes.

Cette nuit, j'ai repensé à mon bouquin, il y avait des erreurs flagrantes dans le récit, je me suis levée pour les noter car sinon je savais que j'oublierai tout. Puis je suis allée dans mon canapé finir un bouquin. J'ai repiotté une petite 1/2h ensuite alors qu'avant c'était impossible car ça me refilait des angoisses terribles.

Il arrive encore bien des fois où je doute sur mes capacités à écrire car si je me compare aux autres (comme Fred Vargas par ex que j'ai relu), je suis vraiment au ras des pâquerettes. Puis je me dis qu'il ne sert à rien d'essayer de faire pareil (c'est d'ailleurs ce que conseille S. King dans son livre Ecrire : rester soi-même, ne pas chercher à imiter), que j'affinerai mon style au fil du temps.

J'ai hâte de commencer à travailler sur la créativité en hypno (vendredi prochain) car, comme je l'ai dit à la thérapeute, je sens que je l'ai au bout des doigts. Je me l'autorise de temps en temps, une phrase par ci, par là. Mais j'aimerais que ça dure tout un bouquin ! lol.

En écriture, je m'auto critique, mais dans le bon sens. Je me corrige, en ne me traitant plus de folle qui se fait des idées. Je vois mes erreurs tout en me disant que je suis capable de progresser.

Je je je... C'est tellement compliqué et je suis un peu naze ce soir, c'est juste une description sans essayer de faire de la littérature.
Mon souhait était d'attendre avant d'écrire ce post mais j'ai senti que j'allais tout oublier si j'attendais encore.

Voilà, c'était pour ceux qui s'intéressent à l'hypnose...
 
Jehannie
14 Janvier 2017, 19:54
En tout cas, tu progresses, c'est clair !
Je t'aurais bien conseillée de prendre rdv avec Pôle Emploi mais il faut être en France. Il n'existe pas la même chose en Angleterre ? Histoire de prendre des premiers contacts avec des gens qui pourraient te conseiller, ou te diriger vers des associations.

Il n'y a pas d'associations de Français à Londres ? Pareil : prendre des 1ers contacts, pour déblayer le terrain.

Des cours du soir à la fac ?

Je suis sûre qu'il existe des solutions mais quand on se retrouve dans le flou par rapport à son avenir et ses envies, la 1ere chose à faire est de rencontrer un max de gens sur place, même si tu ne sais pas si ça te sera utile.
C'est comme ça que je m'en suis sortie il y a fooooort longtemps.

Courage. Bises.
 
Jehannie
14 Janvier 2017, 10:04
Béné, oui peut-être, pour les deux points. Quoique déprimé non, davantage fatigué à cause de ses nombreux problèmes de santé.

Bises
 
Jehannie
13 Janvier 2017, 10:25
Rebonjour les amis.

Lyrika, en effet, maintenant que je suis "réveillée", sortie de ma dépression, je suis souvent irritée par la nonchalance de mon ami et en même temps, j'aimerais tellement atteindre son niveau de non-inquiétude. Il est présent dans la vie quotidienne de sa ville, de sa région et du pays tout en étant détaché.

Mais du coup, pour qu'on avance, nous à notre petit niveau, je ne me sens pas soutenue ni aidée. J'ai l'impression de porter notre projet toute seule.

Ah ah ! Nono, non je ne suis pas Chouchou mais son "petit bébé d'amour". Ca fait cucul la praline mais ce sont ses petits mots. J'ai tendance à appeler ceux que j'aime "Loulou" comme d'autres diraient "mon chou".

Le disque dur n'est pas plein, il ne le sera jamais. Il s'agit de s'adapter à l'évolution de la vie, ce que je ne savais pas faire avant le traitement au Baclo. Si en plus l'hypnose m'aide, je ne vais pas m'arrêter là. En plus, comme le démontre Lyrika, j'ai encore des progrès à faire dans bien des domaines.

Lyrika, tu avais trouvé ton hypno dans l'annuaire des hypnothérapeutes Eriksonniens ? Je vais te le demander en mp pour être sûre que tu reçoives ma question.
 
Jehannie
11 Janvier 2017, 15:14
Merci les filles.

D'abord, ça fait 4 fois que je vais chez l'hypnothérapeute et, ma foi, ça semble marcher. J'ai eu une petite rechute la dernière semaine de décembre, puis une cette nuit, mais comme dit Sainte Hypno : une fois qu'on a dragué la surface de la mare, les résidus qui stagnaient au fond remontent. Le nettoyage se poursuit.

Je ne prends même plus de Lysanxia avant de me coucher, mais parfois j'en prends 1/2 dans la journée, surtout avec ce temps gris et pluvieux.
Mais ça ne fait rien : je ne désire pas changer du jour au lendemain. Déjà que le baclo m'a bousculée les neurones en agissant comme une psychanalyse accélérée, si l'hypno s'y met aussi, je finirais par oublier jusqu'à mon nom...

N'empêche que je me sens plus détendue, je ris davantage, prenant des distances avec les aléas de la vie.

Je suis moins encline à juger les gens non plus, comme mon loulou par exemple que j'ai traité de loque et de lâche. Il s'est tout simplement mis en mode prudence car il reçoit des nouvelles de la région sur son téléphone portable et elles ne sont pas jolies jolies.

Il y a quelques semaines (peu de temps avant cette histoire de parking), des jeunes s'en sont pris à des flics en plein centre ville, en blessant un grièvement.
Et pas plus tard qu'hier, une tentative de meurtre dans notre rue ! Il y avait une photo de la maison, c'était des gens avec qui on avait taillé une bavette un soir en promenant notre chien, alors qu'ils venaient de promener le leur ! C'est dingue...
Avant cela, 3 jeunes qui posaient problèmes depuis cet été en se soûlant la tronche sur notre parking ont été expulsés. L'été dernier, nous rentrions de notre promenade du soir et nous les avions vus menottés, entourés de CRS, devant leur voiture complètement défoncée (la voiture, mais eux aussi peut-être).

Bonjour l'ambiance.

Je ne pense pas qu'il ait peur, puisqu'il continue à sortir, mais il a réactivé ses antennes alarmes. Je ferais bien de prendre exemple, moi qui aie tendance à foncer tête baissée. Et comme l'a dit très justement Béné, il se peut qu'il soit K.O après tous ses efforts pour me maintenir hors de l'eau. Je n'ai pas encore discuté en profondeur avec lui car cela fait trop peu de temps que je me sens mieux. Je préfère attendre, pour ne pas lui transmettre mes inquiétudes quant à notre avenir notamment.

Pour ce qui est de l'alimentation, pas de changement. Je mange très peu à midi car je n'ai pas très faim et surtout j'ai la flemme.
Mais à partir de 17h, une dalle monstre me tombe dessus d'un seul coup.
Ca fait 3 fois que je manque de tomber dans les pommes, même après avoir dîné. Et pourtant, j'ai pris 6kg, toujours pas perdus.

C'est ça que je ne comprends pas : je ne grignote plus, ça fait des lustres que je n'achète plus de paquets de gâteaux. Par contre, je m'offre des viennoiseries le we. Peut-être est-ce trop concentré ? (samedi + dimanche).
En plus, je bouge très peu, étant très casanière durant l'hiver. Je marche 25 mn le matin (marche rapide), un peu moins le soir et c'est tout.

Le comble est que pour le moment, je me moque de cette prise de poids, m'assurant simplement qu'elle n'augmente pas trop vite. Quand le temps sera plus beau, peut-être que...

Vendredi de la semaine prochaine, 5ème séance d'hypnose, pour travailler la créativité. Car j'ai l'impression de n'être pas libérée, d'écrire de façon académique. Je me sens un peu paumée en ce moment, même si j'adore ça.
 
Jehannie
11 Janvier 2017, 14:44
Bah, tu es à faible dosage et pour quelqu'un qui prend déjà pas mal de médicaments, je soupçonne ton corps d'être quelque peu insensibilisé (ou résistant) aux traitements chimiques, voilà pourquoi.

Le résultat est autre pour les personnes ne prenant jamais de médocs. N'empêche, ça devrait marcher quand même, le tout est d'y aller piano (je voulais écrire "mollo", mais "piano" c'est mieux pour toi hihi).
 
Jehannie
10 Janvier 2017, 17:35
Ah super ! En lisant ta première répartition, j'avais eu l'idée que tu retires 5mg à 12h30 pour les prendre le soir, et tu l'as fait.
En plus, cette prise devrait t'aider à t'endormir, à moins qu'elle ne soit pas assez forte, mais bon, à voir.

J'espère que ça va marcher. Et merci de partager ton expérience pour les autres.
Pour que l'imprégnation aille plus vite, tu peux prendre ton cachet en sublingual, mais ça, tu dois déjà être au courant.

Bises
 
Jehannie
08 Janvier 2017, 17:51
Tout à fait d'accord avec Flo.
Et vraiment contente, hyper contente pour ton craving qui a foutu le camp, ciao sale bambino !
 
Jehannie
06 Janvier 2017, 7:57
De bien bonnes nouvelles, tu prends ta nouvelle vie en charge, tu trouves tes marques (tu te pèses tous les jours, et alors ? Si ça te convient...).

J'ai tendance à penser que les hommes, c'est un peu comme les enfants, il faut leur rappeler certaines choses de temps en temps, mais on va encore me dire que je suis sarcastique, réductrice, bon...c'est mon expérience personnelle après tout. Ils ne sont pas tous pareils.
Le tien a fait des efforts et il t'a écoutée, c'est déjà pas mal comme tu dis.

Bonne route !

Bises.
 
Jehannie
02 Janvier 2017, 21:31
Finalement ça se décante Pao : les soucis alimentaires qui semblent se résorber (on croise les doigts) et ton couple qui s'attendrit (là, on va croiser les doigts de pieds, c'est bien pratique d'en avoir autant !).

L'année 2017 se profile bien on dirait. De toute manière, 2016 a été pourrie pour plein de monde. Peu vont la regretter...

Bises.
 
Jehannie
02 Janvier 2017, 21:20
Pfff, ton médecin franchement...il attend que tu éclates ou quoi ???
Tu as été hospitalisée finalement ?
 
Jehannie
01 Janvier 2017, 21:51
Très triste pour toi... C'est vraiment moche cette maladie.

Bises.
 
Jehannie
01 Janvier 2017, 21:48
En effet, si tu n'as pas de crise, n'augmente pas, tu verras bien par la suite.
Certaines personnes ont été guéries à très faibles doses.
Mais si les crises reprennent, ça veut dire que tu auras vécu une lune de miel, un répit transitoire. Ne t'en fais pas, ça veut dire que la molécule fait effet sur toi et que tu guériras plus tard, voilà tout.

Bonne Année !
 




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