Lien vers ce message 24 Mars 2013, 12:46
Bonjour mes copines


Allez je viens aux nouvelles.
Bonne, je pense :)


360 mg
pas de flash comme sissi au dosage seuil atteint: "ayé je suis guérie" révelé en 24h
mais long, crises, mini crises, trop mangé, ect encore 3-4jrs après avoir augmenté à ce dosage
après ces qq jours d'imprégnations à 360 mg ma "lune de miel" TCA commence... retour des sensations alimentaires (faim, pas faim, satiété, ect...) Et gros retour des ES, les pires insomnies, dépression ect...
Tout est lent chez moi :)

Bref gros doute, baisse de morale, et retour des repas à rallonge (jeudi soir et vendredi soir) ... goinffrage en coin de table après avoir fini de manger... rien de bien violent, mais le doute est permis.

J'apprends à rester avec mes émotions, à les découvrir... 7 ans que je fuie dans les crises pour ne rien ressentir quand même.
ça laisse un vide sidéral. Il faut apprivoiser, ne pas avoir peur. Ne pas laisser là dessus la dépression et les angoisses prendre le pas.

Il faut positiver. réapprendre à me parler utliser les bons voir les faits. Pas les idées noires que mes pensées nevrotiques font naître.
Gros travail sur moi.
Apprivoiser l'instant présent. Là, là tout va bien. J'ai des missions je travaille, je me soigne. je paie mes crédits. Je suis chez moi. Je suis bien chez moi ect...
Et pas ce qui tournait enboucle dans ma tête avant : la banque va saisir la maison, on va être à la rue, mon fils sera placé, je vais m'écrouler définitivement, mon mari va sombrer aussi, je suis une merde, tout est de ma faute, tout va mal, le monde va mal, la crise, la France, je vais mal, personne ne peut m'aider, ect...

Vous voyez la différence ?
et bah voilà sur quoi je travaille.

Le baclo a définitivement levé le voile sur 7 ans de fuite.
7 ans à me concentrer sur autre chose que ma vie là maintenant, sur le pire qui pouvait arriver.
7 ans à manger pour ne pas tomber dans la dépression, ne plus ressentir
7 ans à m’apitoyer et à me goinfrer pour mieux oublier.

en 9 mois, une gestation :)
Le baclo m'a ouvert les yeux, m'a rendue lucide.
Il a court-circuité le schéma, "oula - ça va pas - vite va bouffer - anésthésie tout très vite - ferme les yeux - tu es bien, pleine - somnolente - dors - Génial, t'es qu'une merde sans volonté - mais là - ça va mieux - tu ne ressens plus rien"



C'est dur. Je ne vous le cache pas.
je dois reconstruire 7 années de chemin de pensées tordues. Toutes celles m'ont mené dans le mur. Dans la négativité.

Je dois me donner, m'offrir, me faire travailler sur un nouveau schéma de pensée. + positif, + serein
Là, tout ce qui m'a été donné toutes ces années et qui n'ont jamais pu m'aider à sortir de la boulimie (ça seul le baclo m'y a aidé) :
- la pensée positive
- vivre l'instant présent
- la respiration en pleine conscience
- la dégustation
- ect...

Tout ces exercices que je connaissais mais qui ne fonctionnaient pas avant le baclo,
me sont aujourd'hui très précieux.
Sans eux, j'ignore comment je pourrais me reconstruire là en moment.




C'est long, périlleux.
Alors pour résumé voilà ce qui a déclenché ce post.


Hier 4 ans de mon fils.
je me lance dans un truc de malade 14 invités à table une déco magnifique, les petites plats dans les grands, un gateau digne des plus desserts d'une émission de top chef ect...
Tout démesuré...
de la bouffe partout pendant 24h

Je ne ressens plus depuis qq jours les sensations alimentaire (faim, satiété, ect...)
je me méfie donc. mon fils m'aide à finir mon assiette, je prends un e part de dessert, ect...
mes invités sont soufflés et me remercie ect... moi rassurée je commence à me détendre.
Un paquet de fraises tagada qu'un invité à ramené est ouvert et présenté par mon mari dans un saladier.
la tentation est là. Même si j'ai mangé et que je ne sens pas la satiété.
Je sais que je n'ai pas besoin de tagada.
j'en prends une, le gout me degoute.
mais elles restent là. l'après midi.
Alors voilà, je décide de ne pas entrer dans la lutte.
j'en prends une, et je la deguste, comme on le ferait pour un bon vin, je la regarde la touche, le hume, la goutte, je la sens descndre dans mon oesophage ect... un evrai dégustation, digne d'un grand vin.
Une fois terminé, je me demande : "tu en veux encore et encore?".
et bah non, "non merci" j'ai eu moment "tagada" sans lutte. tout va bien.

Le saladier est là.
Je ne me suis pas resservie depuis hier.


désolée c est un peu long.
Si vous arrivez jusque là
bravo :)


vous avez compris

bises les filles


"Avec nos pensées nous créons le monde" Bouddha
Une pensée m'a accompagnée chaque jour, à chaque prise => "avec le baclo : je guéris"
Seuil atteint en 9 mois l 360 mg l Répartition : 7h30 / 80mg l 11h / 100mg l 15h / 90mg l 20h / 70mg l minuit / 20mg
Aujourd'hui et après une descente très très lente de presque 2 ans et d'un travail sur moi et la nourriture très approfondi... Je suis à Zéro baclo :)