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Mon baclo chemin vers ma liberté retrouvée face à l'alcool.

Plaidoyer en faveur du baclofène.
Avatar de edouard
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  Lien vers ce message 16 Mars 2018, 20:42

Reprise du dernier message

Bonsoir Sylvie. Je ne sais pas qui est le tu auquel tu t'adresses, mais à 9h le jour dit je ne serai pas dispo.
Par contre je suis sur Paris, je serais très heureux de te revoir même si je ne suis pas tu.
 
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Avatar de Sylvie
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  Lien vers ce message 16 Mars 2018, 22:09
Je m'adressais à Stéphane puisqu'il habite Paris et souhaitais aller sur la tombe d'Olivier Ameisen

Tu es sur Paris ? Quand ?
J'y serai le lundi 26 et le mardi 27 jusqu'à 16h et je te reverrais avec grand plaisir


Merci mille fois à celui qui a eu la générosité de partager sa découverte avec nous ...

Il faut que nous soyons nombreux : Adhérez

A lire pour comprendre ce qu'est le baclofène.
Notre livre Baclofène la fin de notre addiction, les alcooliques ne sont plus anonymes ....
 
Avatar de edouard
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  Lien vers ce message 16 Mars 2018, 22:18
Lundi ou mardi, comme bon te semble, un plus pour mardi car lundi je me lève tôt !!!
Et mercredi c'est gagné.
Il y a plein d'option ou de combinaison encore.
Avis aux amateurs.
J'ai même envoyé une invitation mp à Shirley après son dernier post, mais aucune lecture et donc réponse depuis...
Ce serait sympa qu'on soit plein 😊
 
Administrateur
Avatar de Sylvie
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  Lien vers ce message 16 Mars 2018, 22:24
Lundi je n'ai rien à faire, mardi c'est plus tendu mais possible l'après midi
Oui ce serait chouette qu'on se retrouve à plusieurs


Merci mille fois à celui qui a eu la générosité de partager sa découverte avec nous ...

Il faut que nous soyons nombreux : Adhérez

A lire pour comprendre ce qu'est le baclofène.
Notre livre Baclofène la fin de notre addiction, les alcooliques ne sont plus anonymes ....
 
Avatar de edouard
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  Lien vers ce message 16 Mars 2018, 22:36
Yes!
Merci de déposer ici vos demandes pour une interview live de Sylvie.
Moi c'est déjà fait !
 
Avatar de Theorbe (Théo)
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  Lien vers ce message 17 Mars 2018, 0:24
L'absinthe... elle n'a jamais rendu les gens fous.... c'était le colorant utilisé...
Oui, elle est bel et bien légale, mon passage vers Pontarlier me l'a faite découvrir.
Très bon.
Très sympa avec la fontaine.

A consommer avec modération évidemment :p ptdr
(cynisme et ironie des pubs contre l'alcool qui viennent d'être encore d'être autorisées) ; même Jupiter l'a dit, il boit deux à trois verres par jour de vin... et Buzyn la pauvre qui dit que le vin est un alcool comme les autres...
Ah, le salon de l’agriculture...


Adhésion et don faits.
40(lever)-40(13h)-40(18h)-80(coucher) 200 mg/jour en diminution rapide. Plus de toxiques depuis mi-10/2017, plus d'alcool (+25UA) depuis mi-11/2017 sauf 1 rechute.
En rechute actuellement.
bromazépam 18 mg et halopéridol 1-2 mg (hors AMM) si attaque de panique.S'ils pouvaient souffrir, ils sauraient - La liberté, c'est le droit de se tromper.
« Vous ne ferez rien de durable pour le bonheur des hommes parce que vous n’avez aucune idée de leur malheur ».
 
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  Lien vers ce message 18 Mars 2018, 23:42
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"La meilleur façon de s'assurer que l'on abordera la mort sans remords c'est, dans l’instant présent, de se conduire de manière responsable et avec compassion pour autrui" Dalaï-lama
https://www.youtube.com/watch?v=YXnjy5YlDwk
Depuis fin novembre 2017, à 220mg, l'eau pétillante redevient ma source de vie, d'inspirations et d'envies principales.
 
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  Lien vers ce message 19 Mars 2018, 13:38
Excellent mon week-end :-))))



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"La meilleur façon de s'assurer que l'on abordera la mort sans remords c'est, dans l’instant présent, de se conduire de manière responsable et avec compassion pour autrui" Dalaï-lama
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  Lien vers ce message 19 Mars 2018, 21:22
À Madame de Fontaine-Martel
Voltaire

[Régalez vous pour certain(e)........]

Ô très singulière Martel,
J’ai pour vous estime profonde ;
C’est dans votre petit hôtel,
C’est sur vos soupers que je fonde
Mon plaisir, le seul bien réel
Qu’un honnête homme ait en ce monde.
Il est vrai qu’un peu je vous gronde ;
Mais, malgré cette liberté,
Mon cœur vous trouve, en vérité,
Femme à peu de femmes seconde ;
Car sous vos cornettes de nuit,
Sans préjugés et sans faiblesse,
Vous logez esprit qui séduit,
Et qui tient fort à la sagesse.
Or votre sagesse n’est pas
Cette pointilleuse harpie
Qui raisonne sur tous les cas,
Et qui, triste sœur de l’Envie,
Ouvrant un gosier édenté,
Contre la tendre volupté
Toujours prêche, argumente et crie
Mais celle qui si doucement,
Sans efforts et sans industrie,
Se bornant toute au sentiment,
Sait jusqu’au dernier moment
Répandre un charme sur la vie.
Voyez-vous pas de tous côtés
De très décrépites beautés,
Pleurant de n’être plus aimables,
Dans leur besoin de passion
Ne pouvant rester raisonnables,
S’affolier de dévotion,
Et rechercher l’ambition
D’être bégueules respectables ?
Bien loin de cette triste erreur,
Vous avez, au lieu de vigiles,
Des soupers longs, gais et tranquilles ;
Des vers aimables et faciles,
Au lieu des fatras inutiles
De Quesnel et de le Tourneur ;
Voltaire, au lieu d’un directeur ;
Et, pour mieux chasser toute angoisse,
Au curé préférant Campra,
Vous avez loge à l’opéra
Au lieu de banc dans la paroisse :
Et ce qui rend mon sort plus doux,
C’est que ma maîtresse, chez vous,
La liberté, se voit logée ;
Cette liberté mitigée,
À l’œil ouvert, au front serein,
À la démarche dégagée,
N’étant ni prude, ni catin,
Décente, et jamais arrangée ;
Souriant d’un souris badin
À ces paroles chatouilleuses
Qui font baisser un œil malin
À mesdames les précieuses.
C’est là qu’on trouve la gaîté,
Cette sœur de la liberté,
Jamais aigre dans la satire,
Toujours vive dans les bons mots,
Se moquant quelquefois des sots,
Et très souvent, mais à propos,
Permettant au sage de rire.
Que le ciel bénisse le cours
D’un sort aussi doux que le vôtre !
Martel, l’automne de vos jours
Vaut mieux que le printemps d’une autre.

Voltaire, Épîtres, stances et odes


"La meilleur façon de s'assurer que l'on abordera la mort sans remords c'est, dans l’instant présent, de se conduire de manière responsable et avec compassion pour autrui" Dalaï-lama
https://www.youtube.com/watch?v=YXnjy5YlDwk
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  Lien vers ce message 20 Mars 2018, 0:17
Je voulais sélectionner un passage, et puis... tout est si beau.

Merci ;) je ne connaissais pas.


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  Lien vers ce message 20 Mars 2018, 21:10
Merci à toi Théo.

Quand on possède le sens du partage et de l'échange, on reçoit humblement avec beaucoup de joie ton remerciement.

Namaste,

Stéphane

Ps : si tu aimes la poésie fait toi plaisir ici :

http://www.mon-poeme.fr

.........


"La meilleur façon de s'assurer que l'on abordera la mort sans remords c'est, dans l’instant présent, de se conduire de manière responsable et avec compassion pour autrui" Dalaï-lama
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  Lien vers ce message 20 Mars 2018, 21:19
Tu sais, j'abuse déjà du net pour les textes ;) ;)


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  Lien vers ce message 22 Mars 2018, 20:33
le net c'est fait également pour y piocher des textes intérressants ;-))))
Ou encore mieux y déposer les siens :fsb2_mad: :fsb2_clever: :fsb2_yes:


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https://www.youtube.com/watch?v=YXnjy5YlDwk
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  Lien vers ce message 07 Avril 2018, 18:10
"C'est ma religion, elle est simple.
In'y'a pas besoin de temples, pas besoin de philosophie compliquée.
Notre propre cerveau, notre coeur est notre temple, la philosophie est la bonté"

Tenzin Gyatso
Message édité 1 fois, dernière édition par C'est Gagné :-), 07 Avril 2018, 18:11  

"La meilleur façon de s'assurer que l'on abordera la mort sans remords c'est, dans l’instant présent, de se conduire de manière responsable et avec compassion pour autrui" Dalaï-lama
https://www.youtube.com/watch?v=YXnjy5YlDwk
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  Lien vers ce message 07 Avril 2018, 18:22
Ma contradiction la plus flagrante ;-)))))))
Mon enfance est adolescence sont passées avant mon humble choix d'aller vers un développent spirituel, humain, essentiel, ......

https://www.youtube.com/watch?v=3aU6wCRjSLA

Ps : objectivement et de façon plutôt optimiste, réaliste et positive :

Nous naissons, nous décédons, seuls.......
Cela ne m’effraie plus depuis longtemps.

Bien au contraire.
Ma vieille carne est humblement bien plus libre, indépendante et ouverte qu'une majorité.

Ps 2 : excellent WE à tous :-))))))

https://www.youtube.com/watch?v=Fg5BodB3imA


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https://www.youtube.com/watch?v=YXnjy5YlDwk
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  Lien vers ce message 14 Avril 2018, 23:54
Hola les baclopains,

Bien content d'avoir entamé mes démarches de demande afin d’obtenir la nationalité espagnol. Pas fier de ma nationalité, de l'état banquier qui nous gouverne. Ces représentants et consorts forment une minorité.

Qui pour asseoir ses richesses et son pouvoir s'attaque socialement brutalement à une majorité.
Qui elle même ne se manifeste que de façon trop disparate et désunie pour faire plier cette politique du riche........

Source : Médiapart

Derrière l’expulsion de la ZAD, une revanche idéologique
14 AVRIL 2018 PAR CHRISTOPHE GUEUGNEAU ET JADE LINDGAARD
La visite surprise d’Édouard Philippe et de Gérard Collomb à Notre-Dame-des-Landes, vendredi après-midi, a clos la semaine d’expulsion partielle de la ZAD. Par les conditions et la méthode d’expulsion qu’elle a choisie, la puissance publique s’est montrée plus que coercitive : vengeresse. Une manif contre les expulsions se tient samedi après-midi à Nantes et dimanche, une convergence aura lieu sur la zone.
Une visite officielle surprise du chef du gouvernement et du ministre de l'intérieur, vendredi en fin d'après-midi, pour signifier la reprise de contrôle de la ZAD par l'Etat : jusqu'au bout, l'exécutif aura manié les symboles pour lustrer son image d'autorité. Edouard Philippe et Gérard Collomb ont visité l’école du Gaz, le poste de commandement de la gendarmerie basé à Saint-Etienne-de-Montluc, au sud de Notre-Dame-des-Landes. Ils ont bien sûr serré les mains des gendarmes, au garde à vous, devant les caméras. Mais refusé de répondre aux questions des journalistes.
Une cinquantaine des membres des forces de l'ordre (sur 2500 militaires en tout sur place) ont été blessés lors des cinq jours d'opération. « Les gendarmes ont été exposés à une violence préparée. Nous saluons la grande maîtrise et la grande vigilance dont ils ont fait preuve », a déclaré le premier ministre. De leur côté, les équipes médicales de la ZAD disent avoir pris en charge 148 personnes depuis le début de l'opération (sur quelques centaines de manifestant·e·s) et décomptent plusieurs hospitalisations.
Edouard Philippe et la préfète de Loire-Atlantique, Nicole Klein, devant les photos des cabanes et maisons détruites de la ZAD, 13 avril 2018 (©Matignon)
Après quatre jours d’intervention brutale, l’État a mis fin vendredi à l’expulsion de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Mais pour ne surtout pas donner le sentiment de céder à la mobilisation de plus en plus massive sur la zone, il a accompagné cet arrêt d’un nouveau coup de pression. Au petit matin, une opération de police judiciaire a pris les habitant·e·s par surprise. Sous l’autorité des procureurs de la République de Nantes et Saint-Nazaire, elle visait les auteur·ice·s présumé·e·s d’actes de violence à l’encontre de gendarmes.
Vers 6h30 du matin, les camions de la gendarmerie défilent donc de nouveau sur les routes de la ZAD, alors que la veille, Emmanuel Macron a déclaré qu’il n’y aurait plus d’évacuation. Quelques minutes plus tard, dans l’aube commençante, les premiers tirs de grenades lacrymogènes et assourdissantes retentissent. Au carrefour de la Saulce, vers le centre de la zone, des barricades érigées la veille sont l’une des cibles du déploiement. Selon un communiqué du procureur général près de la cour d’appel de Rennes, l’opération vise également à mener une perquisition au lieu appelé La Grée, en lien avec l’enquête portant sur un jet de fusée vers l’hélicoptère de la gendarmerie, mardi.
Toujours selon le procureur, deux personnes ont été arrêtées pour des violences sur des gendarmes, mais sans lien avec cette enquête. Autour du carrefour, une bataille rangée se met en place. Les zadistes tiennent une barricade, d’autres se déploient dans la forêt. Le roulement de grenades lacrymogènes et assourdissantes est incessant. Des dizaines d’explosions par minute. Certains zadistes répliquent par des jets de pierres et autres projectiles, et, de temps à autre, des cocktails Molotov.
Sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, le 13 avril 2018. (CG)
À la Rolandière, l’une des maisons en dur de la zone, le stand “medics” est brièvement asphyxié, de même que l’habitation. À 11h30, l’opération est terminée. Elle laisse tout de même un goût amer aux habitants. La veille au soir, la préfecture de Loire-Atlantique a négocié avec Copain, le collectif de paysans soutiens de la ZAD, pour qu’ils retirent leurs tracteurs en échange de l’annonce de la fin des opérations de gendarmerie. La voie était donc libre pour que les forces de l’ordre déboulent le lendemain matin.


Exactement en même temps, à Nantes, la préfète Nicole Klein annonce en conférence de presse que « la phase d’expulsion et de déconstruction [des cabanes] est maintenant terminée », et qu’« une nouvelle phase doit s’ouvrir ». Elle sourit, mais la scène a un air surréaliste alors que des grenades assourdissantes explosent de nouveau dans la forêt de Rohanne et que des personnes sont juchées sur le toit de la Wardine, un des lieux de vie et de fête de la ZAD. Elle propose une réunion « le plus rapidement possible » avec la délégation issue du mouvement anti-aéroport et espère pouvoir « retrouver le collectif » de zadistes qui en fait partie.
Mais l’une de ces trois personnes a failli perdre sa maison lors de l’opération d’expulsion. Construite aux Vraies Rouges, tout près de la plus ancienne cabane de la ZAD, elle a échappé de peu au blindé qui menaçait d’écraser ce lieu de vie collectif. La représentante de l’État a assuré « arrondir les angles » et présenté aux journalistes un formulaire simplifié pour déposer un projet agricole auprès de la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM). La Chambre d’agriculture a aussitôt protesté contre cette entorse aux procédures habituelles. Elle demande aux zadistes qui souhaitent rester de faire connaître leur nom, leur projet et le numéro de parcelles envisagées d’ici le 23 avril, afin d’entamer un « processus de régularisation ». Ces démarches individuelles, ils les ont jusqu’ici refusées au nom du cadre collectif qu’ils tiennent à conserver, afin de mutualiser leurs moyens, leurs envies et d’éviter le morcellement des terres.
Cette opportunité est « offerte une dernière fois », insiste la préfecture, qui estime que l’État a déjà fait preuve d’une « grande ouverture ». Comble de l’ironie : les personnes venant de se faire expulser de leur lieu de vie – à l’image de la ferme collective des Cent noms – peuvent remplir un dossier d’installation en vue de leur retour sur la zone. Comment ne pas ressentir la sensation d’un immense gâchis après la destruction de leur bergerie, de leur maison collective, et le déplacement de leur troupeau de brebis. L’une d’elle est morte dans le déplacement précipité du troupeau. Mardi, Sarah, leur éleveuse, a donné une conférence de presse, l’animal mort dans ses bras, les larmes aux yeux. Il faudra du temps et de véritables gestes d’apaisement pour que la confiance envers la puissance publique puisse renaître.
C’est pourtant dans un étau policier que l’État entend maintenir la ZAD. Les gendarmes restent présents sur la zone, alors qu’ils s’en étaient retirés début 2013. Ils doivent assurer la libre circulation sur les deux routes départementales de la zone et empêcher« les réoccupations illégales ». Les personnes participant à des barricades sur les routes, des violences contre les forces de l’ordre et des « réoccupations sauvages » seront exclues des régularisations, prévient la préfecture.
Pourtant, ce dimanche, une manifestation de « reconstruction » doit se tenir sur la ZAD. Quelques milliers de personnes pourraient s’y retrouver. « Ce qui est sûr pour l’instant, c’est que nous estimons intolérables la démonstration brutale de ce matin, ainsi que la volonté affichée de se venger par des arrestations de celles et ceux qui ont défendu les lieux de vie de la ZAD, expliquent des habitant·e·s dans un communiqué. Ce dont nous sommes certains, c’est qu’il ne sera pas possible de penser sereinement à la suite tant que la ZAD sera ciblée par ce type d’actions policières. » Entre « bâchés » et squatteur·e·s, une drôle de cohabitation commence.
Restes de la bergerie des Cent Noms, sur la ZAD, après sa destruction par les gendarmes, le 9 avril 2018. (JL)
L’État et la ZAD vont-ils réussir à s’extraire du face-à-face frontal qui les oppose depuis dix ans ? Cette nouvelle phase, décisive et périlleuse, démarre sur un air de revanche. Par les conditions et la méthode d’expulsion qu’elle a choisie, la puissance publique s’est montrée plus que coercitive : vengeresse. C’est tout le sens symbolique de la visite surprise d’Édouard Philippe et Gérard Collomb à Notre-Dame-des-Landes, vendredi après-midi, pour y féliciter les gendarmes dans un bocage détruit par les gaz lacrymogènes, le piétinement des gendarmes mobiles et les passages des tractopelles.
• Un État revanchard
Les expulsions et destructions d’une trentaine de lieux de la ZAD sont intervenues au beau milieu de négociations plutôt constructives entre l’administration et le mouvement d’occupation. Une réunion avait eu lieu le 28 mars entre la DDTM et des habitant·e·s de la ZAD afin de parler des 80 hectares de terre – sur 1 650 en tout – jugés conflictuels par l’État. Ils ont énuméré oralement les projets agricoles et artisanaux envisagés pour les 300 hectares dont ils revendiquent l’usage : cultures céréalières, de pommes de terre, production laitière et transformation, et présenté un projet de fédération coopérative pour les regrouper en un même ensemble… Et listé les personnes morales qui en seraient en charge, selon un participant.
Les zadistes ont demandé un autre rendez-vous et s’étaient engagés à y présenter une liste écrite de projets. « Nous n’avons jamais refusé de nous nommer », insiste-t-il. Aux Cent Noms, cette ferme collective détruite lundi par les gendarmes, les brebis étaient déclarées auprès de la Chambre d’agriculture, bouclées et pucées. Le vétérinaire était passé récemment pour l’examen de prophylaxie. Les représentant·e·s de l’État n’ont pas présenté de modèles de COP individuelles à remplir aux zadistes.
Mardi, un paysan de la ZAD, en voie d’installation et adhérent à la MSA, Wilhem, disait son désarroi : « On a cru au dialogue mais ils nous ont eus. On a été pendant dix ans sous la menace des expulsions. Quand on veut s’installer en agriculture, le parcours d’installation pilotée par la Chambre d’agriculture dure environ un an. Il faut s’engager sur 5 ans pour recevoir la dotation des Jeunes Agriculteurs. L’État ne nous laisse pas le temps de lancer les démarches de régularisation. C’est scandaleux. C’est une honte. »Alors qu’il est l’un de celles et ceux les plus prêt·e·s à entrer dans le cadre, il n’a pas reçu de courrier de la préfecture lui proposant de signer une convention individuelle. Un autre paysan dénonce le deux poids, deux mesures que leur impose l’État : en dessous de 45 hectares de surface agricole utile (SAU), l’autorisation de la DDTM n’est pas nécessaire, seule l’inscription à la MSA suffit pour obtenir le statut d’agriculteur.
La délégation des occupant·e·s avait également écrit une lettre à la MSA et prévu un rendez-vous avec des juristes pour étudier les formes juridiques de leurs futures activités : SCA, SCIC, fonds de dotation. Lundi 9 avril, jour du début de l’expulsion de la ZAD, ils déposaient plusieurs statuts d’association destinées à héberger leurs activités.
Ce qu'il reste de la maison collective des Cent Noms sur la ZAD, après sa destruction par les gendarmes, le 9 avril 2018. (JL)
Les dates d’intervention ont ainsi court-circuité un processus de discussions en cours. Selon les premiers éléments portés à notre connaissance, la préfète a perdu la main sur le dossier quelques jours avant l’intervention. À Paris, l’Élysée, Matignon et le ministère de l’intérieur ont estimé qu’elle sortait les mains vides de ce premier round de négociations. Aucun projet individuel de régularisation n’avait été déposé par les habitant·e·s – malgré ce qu’a prétendu la préfecture dans un premier temps. Pour l’exécutif, c’était une ligne rouge. La route D281 est dégagée de ses chicanes mais des squats se trouvent toujours à proximité, trop proches pour permettre la circulation en toute sécurité, selon les autorités. C’est alors la ligne dure qui l’a emporté, incarnée par le général Richard Lizurey, directeur général de ma gendarmerie nationale, prêt avec ses troupes à faire la guerre aux zadistes. L’échec de l’opération « César » en 2012, cette tentative avortée d’évacuation de la zone après plusieurs semaines de bataille dans le bocage, semble toujours brûler l’amour-propre des dirigeant·e·s des forces de l’ordre.
D’où les interventions martiales d’Édouard Philippe et Gérard Collomb, mercredi, à l’Assemblée nationale. D’où la formulation alambiquée d’Emmanuel Macron pour annoncer l’arrêt de l’expulsion, alors qu’une première version était plus claire, selon une personne qui suit le dossier. D’où aussi le mécontentement suscité au sommet de l’État par les communiqués des députés LREM Matthieu Orphelin et François-Michel Lamberts, appelant dès mercredi à arrêter l’expulsion de la ZAD. L’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes continue de susciter l’exaspération chez certain·e·s à droite. Pour donner des gages à cette partie de la majorité, Matignon voulait se montrer inflexible. Le numéro 3 du gouvernement et ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, n’a pas pu ou pas su avoir son mot à dire dans le commandement de l’opération. Vendredi 6 avril, quand des zadistes envoient un projet de convention collective d’occupation à la préfecture, il est déjà trop tard. La préfète a perdu l’arbitrage sur la conduite des opérations.
• Un État en dehors du droit
C’est l’autre aspect inquiétant de cet épisode : la facilité avec laquelle l’État s’est autorisé à ne pas respecter le droit, tout en condamnant l’illégalité des squatteur·e·s de la ZAD. Les fondements juridiques de l’expulsion ont été dénoncés par plusieurs avocats. « Une grande part des expulsions ont été ordonnées “sur requête”, c’est-à-dire au moyen d’une procédure non contradictoire et non publique, a dénoncé le Syndicat de la magistrature. Les occupants n’ont pas été préalablement convoqués, ni même informés de cette audience. » Par conséquent, alors que le code de procédure civile ouvre un recours à toute personne à qui une ordonnance sur requête fait grief , « les occupants de la ZAD qui se voient refuser la communication des ordonnances d’expulsion, sont privés de fait de ce recours, comme de la possibilité de saisir le juge de l’exécution de demandes de délais pour quitter les lieux », s’inquiètent les magistrats.
Jeudi 12 avril, un habitant des Cent Noms a assigné la préfète de Loire-Atlantique devant le tribunal de grande instance de Nantes, considérant illégale l’expulsion de son domicile. Alors qu’il s’est fait connaître des propriétaires de la parcelle qu’il occupait (le conseil général puis AGO Vinci), en février 2013 ainsi qu’en janvier et septembre 2016, il n’a jamais eu connaissance de procédures à son encontre et n’a donc pas pu bénéficier d’une procédure contradictoire. Pour son avocat, Stéphane Vallée, « une expulsion dans ces conditions, hors de tout cadre légal, porte atteinte à ses libertés fondamentales, et notamment le droit à un procès équitable, le droit de propriété [de ses biens – ndlr], le droit au respect du domicile ». Il a été débouté le lendemain. Lors de son expulsion, l’huissier n’a présenté aucun document écrit autorisant l’expulsion.
Sur un autre registre, la CGT des services départementaux d’incendie et de secours dénonce la participation de sapeurs-pompiers à l’expulsion de la ZAD. Un appel à candidature a concerné deux « binômes d’extraction », soit deux agents, requis pour 5 à 6 jours pour intervenir avec les gendarmes. Pour le syndicat, les pompiers n’ont pas à participer « sur leur temps de repos, sous statut sapeur-pompier volontaire, équipés de casques balistiques, à une opération de maintien de l’ordre », car ils ne font plus partie de la Garde nationale.

• Une guerre de communication
Préfecture et ministres n’ont cessé de mentir et d’entretenir la confusion sur les situations, diverses, des habitant·e·s de la ZAD. Les autorités et la Chambre d’agriculture ont prétendu qu’il ne pouvait y avoir de projets agricoles qu’individuels, alors que le monde rural regorge de formes collectives : GAEC, SCOP, SCIC. Concernant les zadistes, les versions de la préfecture n’ont cessé de varier. Au premier jour de l’expulsion, la préfecture a affirmé que dix projets individuels avaient été déposés, reprochant ainsi à la ferme des Cent Noms de ne pas l’avoir fait. Mais elle concède aujourd’hui qu’en réalité, il n’y en avait aucun. Le lendemain, elle annonce 75 personnes expulsées de la ZAD, puis explique à Mediapart qu’en fait, une « dizaine de personnes expulsées ont été reconduites à la limite des parcelles dont elles ont été expulsées ».
Par ailleurs, l’État affirme que « les ordonnances sur requête ont été délivrées aux personnes présentes sur les parcelles des squats concernés ». Concernant les Cent Noms, cette affirmation est mensongère. Mediapart était présent lors du passage de l’huissier et a observé qu’il avait refusé de délivrer ces documents.
Alors que la puissance publique justifie la destruction de vingt-neuf lieux de vie, soit une bonne partie de la ZAD, par le respect de l’ordre républicain et le retour de la zone dans l’État de droit, elle a fait preuve en réalité d’une démarche idéologiquement biaisée et partisane. Cette dimension autoritaire se double d’une forte obsession pour le modèle individuel, seul cadre accepté par l’État pour l’avenir de la ZAD. « C’est révélateur d’un schéma de société néolibéral où l’aventure collective des paysans du Larzac semble devenue très difficile à accepter, réfléchit Camille, un habitant de la ZAD. Je suis fier qu’on ait ramené ce débat du collectif contre l’individuel au cœur de discussions politiques. » La défense des cadres collectifs, solidaires, du désir de partager habitat et activités semble animer bien des signataires des très nombreuses tribunes de défense de la ZAD qui ont fleuri ces derniers jours. Cette revendication de la mutualisation et de l’agir ensemble dessine un front d’opposition vivace au modèle néolibéral, si central dans la vision du pouvoir macronien.


"La meilleur façon de s'assurer que l'on abordera la mort sans remords c'est, dans l’instant présent, de se conduire de manière responsable et avec compassion pour autrui" Dalaï-lama
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Depuis fin novembre 2017, à 220mg, l'eau pétillante redevient ma source de vie, d'inspirations et d'envies principales.
 
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  Lien vers ce message 18 Avril 2018, 23:03
Hola que tal ?

Je suppose que tu as fait copiercoller

Mouarffff

Bises


Ni tout a fait la même
Ni tout a fait une autre
 
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https://www.youtube.com/watch?v=RLxmudlRyz4


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  Lien vers ce message Hier, 18:30
https://www.youtube.com/watch?v=RCOXA_aj4lc

Mon état d'esprit actuel. Les 2 liens youtube.
Pour répondre musicalement à ton ketal chère Louloulooteeeee

A 28 cachets/jour, une indifférence qui se solidifie, je suis humblement un Homme heureux, joyeux, d'humeur chantante et dansante.

Bizoox,

STef


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