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sauvons le baclofen, sauvons-nous

fil dédié aux témoignages en vue de la réunion de l'ANSM
Avatar de jm84
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  Lien vers ce message 27 Avril 2018, 11:10
Chers amis Baclonautes, chers amis guéris, chers amis sur le chemin de la guérison, ce fil est à VOUS

Les 3 et juillet prochain, l'ANSM se réunira pour statuer sur l'utilisation du Baclofen contre l’alcoolo-dépendance (si j'ai bien compris Sylvie).

Nous serons représentés et nous aurons notre mot à dire.

Aidons Sylvie et Yves à ne pas venir uniquement fort des chiffres que nous représentons.

Donnons- leurs de quoi alimenter la dimension humaine que les "experts" et scientifiques présents à cette réunion n'auront, comme souvent, pas à l'esprit dans ce débat.

Fournissons sur ce fil nos témoignages, avec nos mots, on s'en fou de la tournure de phrase ou la sémantique...

Apportons aussi, ce qui a changé dans notre vie quand nous avons atteint cette fameuse indifférence.

Il faut que Sylvie, Yves et ceux qui luttent POUR NOUS à leurs côtés déposent sur la table un carton rempli de nos histoires.

Pour ceux qui pensent que cela ne servira à rien, il faut juste vous souvenir que c'est ne rien faire qui ne sert à rien :fsb2_yes:


Indifférent depuis janvier 2014. 200 mg/j. En descente depuis mai 2018: 10 mg par mois . Adhérez, ce n'est vraiment pas cher, c'est facile à faire...et c'est important

https://www.baclofene.com/inde...=599244#p599244
 
Avatar de jm84
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  Lien vers ce message 27 Avril 2018, 11:27
Voici mon témoignage.

J'utilise le Baclofen depuis 2013.

Après avoir fait 3 cures de désintoxication classiques, dont une de 4 mois, toutes se sont soldées par un échec.

Quand j'ai commencé le traitement, je buvais 6 litres de vin par jour...

Avec l'aide de mon médecin prescripteur et le soutien précieux du forum, je suis arrivé à l'indifférence. Je bois entre 1 et 3 verres de vin par jour, juste pour le plaisir. Si je n'ai pas de vin à la maison, j'attends le lendemain.

J'ai connu des effets indésirables modérés car je suis monté très lentement.

Le Baclofen a sauvé ma vie. Il a fait de moi un homme nouveau. Y compris physiquement.

Supprimer le Baclofen me conduira inévitablement à une rechute, et ça, je ne le veux pas.

Jean-Marie, 63 ans


Indifférent depuis janvier 2014. 200 mg/j. En descente depuis mai 2018: 10 mg par mois . Adhérez, ce n'est vraiment pas cher, c'est facile à faire...et c'est important

https://www.baclofene.com/inde...=599244#p599244
 
Avatar de Marie-Christine
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  Lien vers ce message 27 Avril 2018, 23:56
J’ai bu pendant 30 ans. Au début, c’était un petit whisky le soir, puis c’est vite devenu plusieurs. Le besoin se faisait sentir de plus en plus tôt. Je commençais dès le matin avec de la vodka dans mon jus de fruits, un verre qui est vite devenu trois ou quatre. Quelquefois j’occupais l’après-midi avec une bouteille de vin, pour repasser au Whisky le soir. Ma vie tournait autour de l’alcool : m’approvisionner, cacher les bouteilles, faire en sorte que mes parents ne voient rien … Combien de temps sont-ils restés sans voir …

Cela devait faire quinze ans que je buvais quand j’ai fait ma première crise d’épilepsie, due au manque. Elle n’était pas très forte, ni les suivantes. Je pouvais les sentir venir et les arrêter en buvant un verre de vin. Puis elles sont devenues plus fortes, suivies de comas très profonds de plusieurs jours, arrêt cardio-respiratoire, pronostic vital engagé, traumatismes crâniens, multiples fractures.

J’avais commencé à boire à 20 ans. Au début de ma prise d’alcool, j’étais étudiante et boire m’aidait à me mettre au travail, me donnait des idées. En société, j’étais plus à l’aise. Moi qui suis naturellement timide et en retrait, je me mettais plus en avant, parlais plus facilement.

Suite à mes comas, quand j’étais remise, l’hôpital ne trouvait rien de mieux que de m’envoyer à l’hôpital psychiatrique, qui ne faisait rien pour mon problème d’alcool, allant même jusqu’à le nier, puisque j’avais fait des études supérieures et ne venait pas d’un milieu défavorisé, au contraire.

Le corps médical me disait condamnée à très brève échéance. Mon dossier médical est éloquent sur le sujet. Et puis un jour, il y a environ trois ans, grâce à la ténacité de ma famille, et avec l’aide des associations, j’ai pu commencer un traitement de baclofène. Je prends actuellement 300mg par jour et je n'ai aucun effet secondaire. Je n’éprouve plus le besoin de boire. Je peux consommer un verre de manière tout à fait occasionnelle, sans le moindre dommage. J’ai perdu 30 ans de ma vie, mais le baclofène m’a aujourd’hui sauvée d’une mort certaine. Je n'ai depuis plus jamais été hospitalisée. J’ai maintenant pu reprendre une vie normale, mais j'ai encore besoin de ce traitement.
 
Avatar de Kitou
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  Lien vers ce message 28 Avril 2018, 0:22
Bonsoir,

J'ai 37 ans, et cela fait plus de trente ans que je mène un combat contre l'addiction a l'alcool.
Enfant j'ai souffert de l'alcoolisme de ma maman, beaucoup trop...
L'alcool a rongé ses neurones et elle en a perdu la vie a 44 ans.
Elle avait fait des cures, plusieurs qui avaient fonctionné un temps, très peu de temps pour finir comme avant systématiquement.

J'ai toujours vécu avec cette souffrance supplémentaire de ne pas avoir pu aider la femme qui m'avais donné la vie.
Ma maman souffrait énormément de ce mal qui la rongeait, je le savais et elle est partie en paix lorsque je lui ai dit que je ne lui en tenais pas rigueur. Je savais qu'elle était impuissante face a la force de son addiction.

Ce jour là je me suis promis a moi même de ne plus laisser une personne proche souffrir comme elle.

Le destin m'a mis a l'épreuve de nouveau avec mon conjoint.

Durant plus d'une dixaine d'année j'ai affronté ses excès excessifs de consommation.
En souffrance j'ai réussit a tenir mais il y a un 1 an j'étais a bout prête a jeter l'éponge et partir avec nos enfants.
Je ne pouvais plus supporter que mes enfants vivent se que j'avais moi supporté a leurs âges.

Puis est intervenu dans ma vie, le forum!

Après une simple recherche "comment aider un proche alcoolique", le forum est apparu !
Je me suis inscrite et j'ai été guidé, soutenu et orienté.

Mon conjoint a suivi ma démarche, il souffrait de son problème de consommation excessive et souhaitais y mettre fin.
Pour lui c'était important de guérir sans avoir la souffrance supplémentaire de l'abstinence.
C'est vrai, l'abstinence demande beaucoup de force psychique.

Grâce a l'aide de Sylvie et des autres membres du forum qui nous ont soutenu, nous avons trouvé le bon chemin.

Il aura fallut 4 mois de traitement a mon conjoint, pour trouver l'indifférence.

Aujourd'hui, il se sent bien, libre, sein, heureux.
Il m'a dit il y a peu
"les effets indésirables sont tellement minimes quand on arrive a l'indifférence. Ça en fallait la peine" !

Sa dose quotidienne est supérieur a 80 mg sans être excessive non plus mais se serait catastrophique de tout devoir arrêter.
Il ne pourrait alors plus guérir.
Et la souffrance reprendrait place dans nos vies et celles de nos enfants.



Aujourd'hui,
Le baclo nous a rendu une vie seine et agréable.

Il a sauvé notre couple, notre famille et surtout la vie de l'homme que j'aime.

Après plusieurs années de lutte contre cette maladie, après avoir tout essayé, au moment où j'étais vraiment prête a abandonner.

Vous tous membre du forum, vous m'avez aidé, soutenu et le baclo m'a sauvé.

Le baclo m'a redonné l'espoir et m'a rendu ma liberté de vivre sans cette horrible maladie qui m'obsedais.


Je ne sais pas quoi faire exactement mais je ferais le maximum pour faire reconnaitre ce traitement contre l'addiction.

Le remède contre l'alcoolo-dépendance a été trouvé, il faut qu'il soit reconnu et exploité.

Oui le chemin est parfois, voir souvent, difficile,
oui certain effets sont indésirables, et oui, c'est un traitement dont la posologie est propre a chacun


Mais


Le baclo sauve des vies, NOS VIES, sauvons le baclo!



Christine


PS : désolée, j'aurais voulu faire plus court !!! Merci


MERCI
Merci pour tous ses conseils et ses réconforts que vous apportez
N'hésitez plus Adhérez !!!
Sauvons notre sauveur
https://www.baclofene.com/inde...=599244#p599244
 
Hors ligne jmv Masculin
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  Lien vers ce message 28 Avril 2018, 0:43
Voici plus de 15 ans que je consomme de l'alcool régulièrement, tous le jours.
Ca a commencé avec 2 leffe en début de soirée, ma consommation avant le traitement au baclofène était devenue:
2 bières le matin,
2 bières a midi,
5 bières fin d'aprem,
3 verres de vin avant le diner,
3 verres de vin après le diner.

J'ai amené l'alcool au boulot, j'étais au bord de perdre mon emploi,
La vie privée était devenue un enfer à la maison.

J'ai fait une cure une première fois, qui n'a donné aucun résultat.

J'ai effectué quelques recherches sur internet concernant les soins de l'alcoolisme et ai trouvé plusieurs publications et infos sur le baclofène.
J'ai donc commencé le traitement et, 4 mois plus tard ai atteint l'indifférence à 240 mg.
C'est une véritable libération, une guérison totale.
Je suis guéri de cette maladie mortelle.

Aucun traitement ne permet à une personne qui a un problème avec l'alcool de mettre l’imparfait ou le passé et dire "J'ETAIS" alcoolique. Ce traitement permet de mettre cet état au passé. Sans le baclofène, une personne alcoolique reste alcoolique toute sa vie
Avec le baclofène, il ne l'est plus.


50 8h
50 11h
50 13h
50 15h
Indifférence depuis le 3 aout 2017 à 237,5mg - aucun EI si ce n'est que quelques problèmes de mémoire court terme. EI étant survenu au début de la descente
 
Avatar de Veronique
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  Lien vers ce message 28 Avril 2018, 1:06
Je m'occupe de ma sœur Marie-Christine, qui a souffert pendant 30 ans d’une très lourde dépendance à l'alcool. Sa consommation quotidienne était d’une bouteille d’alcool fort (whisky ou vodka). Depuis 1999, elle avait développé une épilepsie alcoolique devenue gravissime à partir de 2009. A partir de cette époque, elle était régulièrement hospitalisée en réanimation. Ses crises d’épilepsie, qui survenaient lors de sevrage involontaires, et qui allèrent jusqu’à l’arrêt cardio-respiratoire, étaient systématiquement suivies de comas très profonds de plusieurs jours, avec pronostic vital engagé. A côté de cela, elle a connu aussi de nombreux traumatismes crâniens et de multiples fractures, ce qui est le lot habituel des malades alcooliques.

Entre les séjours en réanimation et en médecine interne, où l’on tentait de faire rentrer ses paramètres vitaux dans les normes, et faute de pouvoir lui proposer un traitement pour soigner son addiction, on en était arrivé à la garder hospitalisée en psychiatrie durant de longues, très longues périodes (jusqu’à un an consécutif), pour la mettre à l’abri de l’alcool qui la mettait en danger de mort. Entre 2009 et 2014, elle a bien dû passer les trois quarts du temps hospitalisée, sans aucune amélioration de son état, ce qui représentait un coût exorbitant pour la sécurité sociale, et une existence épouvantable pour elle. En dehors des périodes d’hospitalisation, elle ne se levait plus que pour se procurer de l'alcool, ne mangeait plus et avait perdu toute dignité. Le personnel soignant, qui ne connaissait pas le baclofène ou qui ne voulait pas le prescrire, avait estimé que son cas était désespéré et qu'elle allait mourir très prochainement, sans connaître la moindre rémission, et que plus vite sa vie s'arrêterait, mieux ce serait pour tout le monde, y compris elle-même, qui était dans une immense souffrance.

Sa dépendance à l’alcool avait mis fin à une vie qui fut normale jusqu’à l’âge de 20 ans. Si elle parvint quand même à terminer ses études, il lui fut impossible par la suite d’exercer une activité professionnelle, et elle vécut chez ses parents et à leur charge jusqu’à leur mort. Son état l’avait complètement isolée. Elle ne voyait plus personne depuis des années, en dehors de la très proche famille.

Quand on a commencé à lui prescrire du baclofène en 2014, je peux affirmer sans aucune exagération qu’elle était en train de mourir de son addiction. Elle prend actuellement 300mg de baclofène par jour et n'a aucun effet secondaire et n’a jamais eu d’effets secondaires notoires, au cours de l’augmentation très progressive de la posologie. Ce traitement a supprimé son envie irrépressible de boire et lui a permis de reprendre une existence normale, après avoir perdu trente années de vie. Elle a pu entamer une psychothérapie, chose qui était impossible avant la prise de baclofène, puisqu’elle était constamment sous l’emprise de l’alcool. Elle peut maintenant prendre soin d’elle, sortir de chez elle, voir du monde, s’occuper de ses chats et avoir toutes sortes d’activités intéressantes. Il lui arrive maintenant, de façon très occasionnelle (trois à quatre fois par an), de boire un verre de vin, sans le moindre dommage, et sans avoir envie d’en boire plus. Dans un cas comme le sien, chaque jour qui passe est un jour de vie supplémentaire gagné. Le rapport bénéfice / risque du baclofène est donc excellent. Le coût de la prise en charge de sa maladie est maintenant devenu très faible pour la sécurité sociale, comparé au coût des hospitalisations. Tout le monde est donc gagnant.

Le baclofène à dose efficace, c'est-à-dire largement plus de 80mg pour de nombreux malades, est donc vraiment le traitement de la dernière chance pour ceux chez qui rien d'autre n'avait marché et qui étaient en fin de vie. Je pense que les personnes qui ont pris la décision administrative arbitraire de réduire la posologie maximale autorisée ne connaissent tout simplement pas la réalité et la gravité de la maladie alcoolique, et n'ont souvent jamais elles-mêmes approché un malade en grande souffrance. Ma sœur étant suivie par un médecin sérieux, et bien conscient de l'intérêt de ce traitement pour soigner une maladie hautement mortelle, il continue de lui prescrire la dose de 300mg dont elle a actuellement encore besoin, sachant que le respect des directives de l'ANSM de juillet 2017 la conduirait à retomber dans le cercle infernal de la consommation à haute dose, des lourdes et coûteuses hospitalisations à répétition, et provoquerait sa mort à très court terme.

Il est actuellement prématuré pour ma sœur de réduire la dose quotidienne de baclofène qu'elle prend. Elle diminuera sans doute un jour cette dose, mais avec beaucoup de prudence, et nul ne peut prédire aujourd'hui quelle sera alors la dose d'entretien dont elle aura besoin sur le long terme. Quand on revient d'aussi loin qu'elle, il serait dangereux et suicidaire d'appliquer les directives de baisses drastiques et bien trop rapides suggérées par l'ANSM.
 
Avatar de Veronique
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  Lien vers ce message 28 Avril 2018, 1:50
Je relaie aussi le message de Marie-José, pharmacien retraité et marraine de Marie-Christine :

Je suis très liée avec Marie-Christine. Elle est la fille d'amis très proches avec qui j'ai fait mes études (lycée et fac) et elle est ma filleule. Je la côtoie depuis toujours. Elle a cédé à la tentation de l'alcool pendant ses études à la fac qui furent brillantes, mais qui ne l'ont menée à rien de constructif... Sa vie s'est écoulée entre alcool, chats et torpeur...

Lorsque je la rencontrais, elle était sans réaction; ses lettres étaient illisibles et incompréhensibles. Sa chambre ressemblait plus à un squat de SDF qu'à une habitation de femme normale !!! Suite à son ébriété, elle tombait souvent, d'où blessures ... hôpital ... et malheureusement plusieurs hospitalisations dans un établissement parfaitement inapproprié à Moisselles ... côtoyant des malheureux incultes et profondément atteints psychiquement !!! Là, aucun traitement concernant sa dépendance à l'alcool n'a été institué, malgré nos lettres et notre insistance lors des réunions avec les responsables (j'étais sa "personne de confiance"). Elle était classée malade psy et donc non soignée. La dépendance a été niée et l'hospitalisation inutile et traumatisante, et Marie-Christine n'a eu aucune aide.

Suite à son déménagement dans le midi, sa sœur a repris les choses en main. Marie-Christine a pu enfin rencontrer un psychiatre clairvoyant et connaître ainsi le baclofène (décembre 2014). Le traitement a été institué avec l'accord de Marie-Christine et à partir de là, le changement a été total !!! Plus d'envie de consommation, plus de chute, moins d'apathie, renaissance d'un intérêt pour des activités qu'elle acceptait enfin !!!

Lorsque je lui téléphone, ou que je la rencontre, les conversations sont de nouveau équilibrées, la perspective d'emploi du temps loin de chez elle est possible ! Elle sort seule sans aller dépenser son pécule pour acheter alcool ou vin. Elle a un comportement normal et son studio est habitable !

J'estime que ce traitement lui convient parfaitement et l'a sortie de sa dépendance, et de sa torpeur alcoolisée. Elle ne ressent plus cette envie irrépressible ... et il est possible de parler avec elle de ce sujet tout à fait calmement !!!

Etant pharmacien, je comprends qu'il y a sans doute des effets secondaires, mais pour elle, aux doses absorbées actuellement (300mg), il n'y a pas de dommage collatéral, et je me demande ce qu'il adviendrait si cette utilisation devenait impossible.
 
Avatar de Theorbe (Théo)
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  Lien vers ce message 28 Avril 2018, 13:28
Refait un résumé car problème de validation sur le site.
Message édité 9 fois, dernière édition par Theorbe (Théo), 12 Juin 2018, 20:25  

Adhésion et don faits.
70-80 mg/24 heures.

IMPRÉGNATION : 20-(10 ou 20)-10-30; lever-13h-18h-coucher. Si besoin, baclofène à la demande. Indifférent à nouveau.
S'ils pouvaient souffrir, ils sauraient - La liberté, c'est le droit de se tromper.
« Vous ne ferez rien de durable pour le bonheur des hommes parce que vous n’avez aucune idée de leur malheur ».
 
Avatar de Manue Velvet
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  Lien vers ce message 28 Avril 2018, 16:29
J'ai 48 ans et déjà toute petite je buvais les dernières gouttes de la bouteille de vin de mon père
Dès que j'ai pu, j'ai commencé à boire pour faire la fête, ensuite j'ai bu seule car ce n'était pas assez
Je buvais alors tous les jours environ 2 litres de bière

J'ai pu rester abstinente durant 9 ans, puis la rechute est fatalement arrivée, et au même moment j'ai fait connaissance avec le Baclofène et le forum baclofene.com

Mon médecin psychiatre avait déjà eu de bons résultats avec ses patients et a initié le traitement avec moi

Cela fait 5 ans que je prends du baclofène, ma dose moyenne est de 260 mg par jour, je suis montée à 330 mg
Côté effets indésirables, quelques insomnies, vertiges et somnolences, rares et qui ont totalement disparu avec le temps
Mes analyses sanguines sont très bonnes après 5 ans de baclofène

Lorsque j'ai rechuté, je m'en suis trouvée au même point qu'avant l'abstinence, à boire deux bouteilles de vin par jour, de 18h à 6h du matin, autant dire que j'étais devenue incapable de travailler ou d'avoir une vie sociale

Grâce au traitement au baclofène, cette maladie de l'alcoolisme a été soignée, je peux passer des jours sans boire une goutte ni même y penser, et je peux également boire un verre lors d'une occasion en compagnie d'autres personnes

J'ai retrouvé du travail et ma santé

J'ai expérimenté la baisse trop rapide du baclofène qui m'a amenée à la rechute immédiate

Aujourd'hui, à 260 mg, j'ai la chance d'avoir un médecin et une pharmacie qui me font confiance et me permettent de continuer la guérison en gardant cette dose et en restant très stricte sur la prise et les horaires

Dans quelques mois je pourrai baisser la dose de baclofène, l'expérience des patients au travers de notre forum permet de savoir qu'il faut diminuer très lentement, pas plus d'un comprimé par mois, et remonter si on sent que l'on rechute

Il est absolument nécessaire, pour pouvoir soigner l'alcoolisme et ne pas rechuter, d'avoir une entière liberté dans la dose à prendre, la gestion de l'augmentation et de la diminution

Le forum permet également de nous suivre les uns et les autres, avec un soutien moral


Indifférente à 260 mg, prendre le temps que les réflexes et les habitudes se modifient, diminution à 240 mg après 40 jours, puis 230 mg après 28 j, 0.14 UA de moyenne
 
Avatar de Alain522
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  Lien vers ce message 28 Avril 2018, 18:22
Bonjours a vous tous

Des années que je ne suis pas revenu sur ce forum , mais quand on m'invite à défendre le baclofène ,je répond présent.
seule cette molécule m'à sortie de mon alcoolisme , presque 6 ans actuellement
Je suis a zéro baclo depuis presque 5 ans
J'ai suivi des cures traditionnelles , sans aucun effet .
En trois semaines le baclofène m'a sortie de cet enfer , et depuis ça dure
Le seul médicament capable de vous sortir de cette addiction.
Je tiens à remercier Manue Velvet pour m ' avoir communiqué cette information
Bon courage à ceux qui démarre ce traitement , il est sur à 100%

Amicalement Alain


La vie c'est gratuit je vais me resservir et ce sera toujours pareil.
Moi je me couche avec le sourire."Grand coeur malade"Patients
 
Avatar de steff
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  Lien vers ce message 28 Avril 2018, 23:54
Bonjour,

je souhaite vous apporter mon témoignage sur mon expérience avec le baclofène:

J'étais étudiant lorsque que pour une raison je me suis retrouvé isolé et j'ai commencé à trouver refuge dans l'alcool pour oublier… J'ai pu finir mon cursus malgré mon alcoolisme grandissant. Puis je suis tombé en enfer, je buvais de plus en plus et dès le matin. J’en étais arrivé à un seuil d'une bouteille de whisky par jour au minimum.
Mon généraliste m'a trouvé une place en urgence en CMP pour les cas très graves. J'étais à plus de 1200 Gamma Gt et avec une hépatite alcoolique.
Je suis resté 3 semaines en cure là bas ( un endroit très dur) où l'on m'a sevré avec des benzodiazépines : de l'oxazépam et traité contre l’appétence avec de l'acamprosate à forte dose. Avec un suivi par des groupes de parole et un psychologue.
Après cette cure je suis resté sobre à peu près 4 mois. Ensuite j'ai recommencé à boire mais en ayant compris que l'oxazépam pouvait m'aider à tenir.

Cependant, voyant que ma situation ne s’arrangeait pas et que je faisais vivre un enfer à ma famille, j'ai suivi une nouvelle cure dans une clinique Privée et cela de mon plein grès pendant 1 mois. On m'a donné de la naltrexone puis du disulfiramate et ils se sont avéré inefficaces que l'acamprosate. Après quelques mois d’abstinence j’ai une nouvelle fois rechuté
J'étais au fond du gouffre quand un soir ma famille à du faire intervenir les pompiers pour me transporter aux Urgences. Au matin, un jeune psychiatre, est venu me voir en me disant qu'il n' y avait que 2 alternatives pour moi : une nouvelle cure ou un suivi psychiatrique. J'ai opté pour le deuxième choix car je savais qu'une nouvelle cure ne m'apporterait rien.

C'est de cette manière que j'ai rencontré ma psychiatre, qui me suit encore actuellement. Au bout de plusieurs mois, après avoir discuté avec mon père du baclofène j'ai dit à ma psychiatre que je voulais essayer ce traitement. Nous étions en 2012 à l'époque. Elle a trouvé un protocole de soin et nous avons attaqué le traitement. j'ai été sevré à 400mg/jours et ce fût une renaissance au bout de 7 mois début 2013

Depuis 5 ans je revis, en plus de travailler j'ai repris un cursus d'ingénieur informatique. J'ai retrouvé une vie sociale Je refais même du sport à bon niveau.

Je continue de diminuer très progressivement le baclofène. Deplus le baclofène m'a permis de me débarasser presque totalement de l’oxazépam ( j'étais monté à plus de 8 comprimés par jour au plus fort de mes crises).

Et depuis l’ été 2017, avec la décision de l'ANSM de limiter les doses à 80mg, tout a basculé : je suis tombé dans l'angoisse permanente de ne plus pouvoir obtenir mon traitement.

Ma psychiatre me soutient car elle a bien vu que ce traitement m'a sauvé la vie. Ma posologie actuelle est 240mg/j. Ma pharmacie aussi me soutient.

Maintenant que je vais bien et que j'ai retrouvé une vie normale, je ne compte pas retourner en arrière et je suis prêt à me battre pour continuer de vivre libéré de l'alcool.

Lors de l’augmentation des mes posologies de baclofène à hautes doses, j’ai eu des effets secondaires que ma psychiatre a très bien gérés et qui n’étaient sans commune mesure en terme de risques pour ma santé que les risques que j’encourais avec ma consommation excessive d’alcoolique sévère.

Mes parents, mes amis peuvent témoigner de mon renouveau et je ne les fais plus souffrir.

Comme nous tous, je sais quel chance nous avons d’avoir une nouvelle vie débarrassée de la maladie, ne nous l’otez pas.

Stéphane
Message édité 1 fois, dernière édition par steff, 28 Avril 2018, 23:57  
 
Avatar de jacquot66
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  Lien vers ce message 29 Avril 2018, 9:01
bonjour l'alcool a toujours ete present dans ma vie ( ma mere en est morte dans des conditions miserable apres moulte cure sans aucun effet )
moi meme j'ai rapidement eu un rapport a l'alcool inquietant ,malgre la souffrance vecu pendant mon enfance ,etant un garcon timide je me suis rendu compte que l'alcool me désinhibait et au fil des annees ma consommation n'a fait qu'augmenter jusqu'au jour en 1977 j'ai subi ma première cure .je dit bien subit car aucun soins particulier sevrage et tranquillisants . abstinent 3 ans et ne sachant pas ce qu'etait l'alcoolisme j'ai recommencer a consommer en 1980 (je ma croyait guéri !!!)en 1986 j'ai eu la chance de rencontre un medecin qui a su me faire comprendre les choses mais abstinence complete avec tout ce que cela implique de bien et de mal .repas d'affaire a la badoit .mariage des enfants au perier ect ect une rechute
en 1995 de courte duree mais avec un stage d'un mois dans un centre de post cure je ressort sevré mais pas guéri.
je tiens le cout grace a un travail palpitant est une famille unie .mais 2007 la retraite l'ennuie apres une vie super active ALORS le loup est ressorti du bois .
je decouvre le livre D'OLIVIER AMEISEN et decide en 2012 avec l'aide de mon medecin traitant et de l'addictologue de L'ANPAA de perpignan d'aisseyer le baclo je passe sur les effets secondaire mais en juin 2013 après apres etre monter a 5 mois de traitement L’INDIFFÉRENCE LA VRAIE RENTRE DANS UN BAR ET COMMANDER UN CAFE LE PIED .aujourd’hui apres etre monter a 220 gr de baclo je me garde une barrierre de securite a 70 mg je ne me bats plus pour moi .j'ai 70 ans mais pour tous ceux qui sont dans la souffrance ;
NE PAS RECONNAITRE EFFICACITÉ DU BACLO EST CRIMINEL !!!!
 
Administrateur
Avatar de Sylvie
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  Lien vers ce message 29 Avril 2018, 13:25
A la demande de Hcat qui ne sait pas citer

Voilà c'est mon tour; je me lance.
Petit résumé de mon histoire, de mon historique! Une vingtaine d'année d'alcoolisme dont j'avais quelque part conscience, mais je me suis enfoncée dans les degrés et dans la honte.
Tout a basculé en octobre 2013 : HDT, trop d'alcool et idées noires...internée 15 jours, sevrage médical forcé...je préfère ne pas y penser...
J'en suis sortie avec 30mg de Baclofène (MMS) et pas la moindre idée de ce que c'était...
Passe NOEL , le jour de l'AN et incroyable plus envie d'alcool je n'y pense mm plus...je me dis que c'est génial, je me sens bien, j'arrete les médicaments à la mi-Janvier(le jour de mes 50ans)et depuis tout va bien..C'est trop beau§j'espère que cela durera...
Mais je me pose beaucoup de questions, mon indifference est survenue si vite d'après ce j'ai lu sur le baclofène depuis.
J 'avais besoin de "parler";pour me rassurer dans l'espoir de continuer sur cette si belle lancée.
Merci de m'avoir lue jusque là.
Bonjour à vous tous.


Merci mille fois à celui qui a eu la générosité de partager sa découverte avec nous ...

Il faut que nous soyons nombreux : Adhérez

A lire pour comprendre ce qu'est le baclofène.
Notre livre Baclofène la fin de notre addiction, les alcooliques ne sont plus anonymes ....
 
Avatar de HCat
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  Lien vers ce message 29 Avril 2018, 17:44
Lol

4ans de forum et ne sais pas citer...

Bref

Ce post est toujours valable.

Sans le Baclo

Je ne serai plus là, c'est certain.

Alors comme à mon habitude :

A plus. Cat.


Atomic Sky.(Indochine)
http://www.youtube.com/watch?v=ZBv9l1DRYkg

seuil en étant abstinente: 30mg 2mois,
diminution et zéro Baclo depuis Janvier 2014

la vie est belle. indochine
 
Avatar de martha
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  Lien vers ce message 30 Avril 2018, 14:27
mon expérience baclofène,

je sentais que j'étais en train de plonger
alcool présent depuis très longtemps

mon activité professionnelle intense m'empêchait de consommer trop
et puis je faisais mon impossible pour contrôler ma consommation
mais c'était dur et frustrant à vivre

en m'inscrivant sur ce site j'ai trouvé soutien et amitiés
même si je m'en suis sortie à faible dose, maxi 100 mg jusqu'à zéro baclo aujourd'hui
sans le soutien et les témoignes de ce site, je ne sais pas où je serais maintenant

dans mon environnement familial il y a eu des désastres et décès

et constater qu'une majorité de personnes s'en sortent avec ce traitement
et l'entraide /soutien qu'on peut trouver sur ce site m'a motivé de jouer un rôle de
soutien, j'avais et j'ai la disponibilité pour

maintenant constater les difficultés qu'ont certains à poursuivre leur traitement
suite aux restrictions et à la frilosité des médecins c'est tout simplement scandaleux

vivement que cela change

ps: je bois 1 à 1 1/2 verre à table, parfois plus en cas de stress
mais sans dérapages
Message édité 1 fois, dernière édition par martha, 30 Avril 2018, 14:49  

un écrivain qui me tient à coeur, il aurait piqué la citation à Coluche, soit:

ce n'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort, qu'ils ont raison
 
Avatar de Lee Vair
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  Lien vers ce message 30 Avril 2018, 17:51
22 ans de dépendance alcoolique et de dépression chronique pendant lesquels j’ai demandé et reçu des soins.

Ceux qui existaient.

J’ai connu la batterie classique, psychothérapie, hopital psy, appel à la volonté, calmants, anti dépresseurs, Aotal, revia…
Abstinence sous Esperal qui rend malade à la moindre goutte d’alcool, deux fois 1 an et toujours la rechute au bout.

Décembre 2012, j’entends parler du baclofène.
Mon médecin ne connait pas ce médicament dans le cadre de l’alcool.
Je lui parle de l’association Baclofène, de son forum et des conseils de posologie et de répartition de ce médicament, des résultats impressionnants…

Il veut bien tenter mais refuse de dépasser la dose maximum fixée à 90 mg/jour.
Or je sens bien que quelque chose commence à bouger en moi.

Je trouve un psychiatre qui sans connaitre le Baclofène est conscient de l’impasse des « traitements » existants contre l’alcoolisme et accepte de me suivre.

Je ne dirai pas que l’aventure fut de tout repos mais en mai 2013, à 280mg/jour, je découvre que plus rien ne m’attache à l’alcool, plus aucune pulsion !

Dans les pires moments je buvais une bouteille de rhum ou de pastis par jour et voilà que ce besoin viscéral est mort.
La dose de baclofène parait énorme et elle l’est à supporter mais la délivrance qui s'en est suivie vaut 1000 fois ces 6 mois de bataille.

Cela fait 5 ans maintenant, je conserve une dose de Baclofène de 80 mg qui ne me pose aucun problème pas plus que ne m’en pose l’alcool.

N’autoriser que 80mg de Baclofène est criminel pour tous ceux dont le seuil est plus haut.
C’est aussi la meilleure façon de discréditer ce médicament qui effectivement a peu de chance d’être efficace à cette dose.

En attendant, je suis en vie et je peux m’exprimer, ce qui ne serait probablement plus le cas sans ce traitement.


Avoir la conscience de sa cage, c'est avoir la lime pour les barreaux. Reiz17
 
Avatar de Theorbe (Théo)
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  Lien vers ce message 30 Avril 2018, 17:58
Aparté : Lee, tu es l'étalon-platine du témoignage (écrit et M6).

(provoc ou pas ?).

Personnellement, tu m'as marqué à jamais......
Message édité 1 fois, dernière édition par Theorbe (Théo), 30 Avril 2018, 17:59  

Adhésion et don faits.
70-80 mg/24 heures.

IMPRÉGNATION : 20-(10 ou 20)-10-30; lever-13h-18h-coucher. Si besoin, baclofène à la demande. Indifférent à nouveau.
S'ils pouvaient souffrir, ils sauraient - La liberté, c'est le droit de se tromper.
« Vous ne ferez rien de durable pour le bonheur des hommes parce que vous n’avez aucune idée de leur malheur ».
 
Avatar de colibris
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  Lien vers ce message 01 Mai 2018, 21:50
Je me suis fait soigné pour la première fois, première cure, j'avais 37 ans.
À 40 j'étais divorcé, après je ne sais plus combien de cure.
À 42 ans je rencontre mon Épouse actuelle, il s'en suit 4 ans d'abstinence.
Nouvelle rechute mais très rapidement le retour à l'abstinence.
Toute cette période a été un combat de tous les jours, quand l'envie était très forte, j'étais invivable.
Je garde un très mauvais souvenir de ces années d'abstinence.
À 52 ans, grosse rechute avec plusieurs tentatives de suicide.
J'étais hospitalisé, à peine sorti je rechutai.
Mon psy ne savait plus que faire, il tentait de me soigner depuis plus de sept mois.
C'est alors qu'il me propose le Bacloféne.
J'en avais entendu parler mais sans plus.
J'avais lu qu'il enlevait l'envie de boire mais toutes les autres envie aussi.
Alors nous nous lançons, je dis nous car mon psy n'en connaissait pas plus que moi.
La posologie, matin, midi et soir.
Il décide dès le début, ça sera 200 mg.
Je ressors de l'hôpital et ce qui devait arriver, avec une telle prescription arriva, je rechute.
Bon cette fois, nous allons monter à 230 mg et cibler le craving.
Il m'a dit d'être renseignè auprès de RdB.
Je ressors de l'hôpital, ça fait maintenant un an que ce toubib s'occupe de moi, dont huit mois d'hospitalisation.
Ça marche très bien mais je connais mal le Bacloféne.
Si je me rappelle bien c'était 8h, 12h, 16h.
Je reprends même le travail.
Je suis tellement heureux d'être abstinent sans avoir à me battre c'est génial.
Je veux le dire à tout le monde.
Je surf sur le net, là je consulte le forum les témoignages me touche beaucoup.
Je décide de témoigner à mon tour.
Certains insiste pour que je me teste.
Casse la tienne, je sers ma boisson favorite un whisky coca.
Première gorgé, horrible, la deuxième encore pire.
Le verre est resté deux heures sur la table du salon, pour finir dans l'évier.
Il faut dire que le whisky était un reste de ma période alcoolique, c'est à dire le moins cher et le coca, une marque de distributeur.
Tout allait très bien, sauf que pris dans l'euphorie j'en oubliais mon traitement, une prise de temps en temps puis de plus en plus.
Je replonge.
Je recommence 10 mg de plus tous les trois jours, je cible le craving, je m'inspire du forum pour y arriver, cette fois ci je ne suis pas hospitalisé.
Et le 29 mars 2015, en allant me coucher je me rends compte que je n'ai pas bu de la journée, pire je n'ai pas eu de pensée à l'alcool.
Le lendemain je devais augmenter de 10 mg, pour enfoncer le clou j'ai fait cette augmentation à 180 mg.
Depuis j'ai fait trois abus qui malheureusement se sont mal passés.
Pourquoi ?
Parce que j'ai l'alcool mauvais, il me rend fou.
Donc maintenant c'est l'abstinence complète.
Ça ne me coûte rien.
La vie est bien plus belle ainsi.
J'en suis où dans tout ça ?
80 mg à midi, j'ai essayé le matin, en deux prise, c'est cette posologie qui me va le mieux.
Bonne continuation
Bon Bacloféne !!!

.
Message édité 4 fois, dernière édition par colibris, 05 Juin 2018, 10:57  

Date de l'indifférence le 29/03/2015
Seuil : 180 mg
Prise actuel : 80 mg en une seule prise à midi
 
Avatar de Loup blanc
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  Lien vers ce message 02 Mai 2018, 0:39
J'ai connu le baclofène grâce à ce forum et sans cette aide,
je sais pas où j'en serais aujourd'hui.
Probablement morte?

C'était en décembre 2013.
C'est grâce à ce forum que j'ai pu trouver un médecin ici,
dans une des provinces du Canada.

Depuis, j'ai connu l'indifférence mais comme j'ai baissé en mg trop rapidement,
j'ai rechuté.

J'ai dû remonter, puis augmenter encore en mg.
Je me suis rendue jusqu'à 190 mg la deuxième fois.
Sans ces mg, je serais retournée à la case départ et même plus creux encore.

Ensuite, après avoir vécu une dépression, mise à jour après ma première indifférence,
j'ai rechuté. Rebelote, j'ai ré-augmenté.
Après avoir suivi une thérapie parce qu'on a découvert que je souffrais d'un trouble de personnalité limite,
j'ai pu enfin recommencer à vivre.

Encore plus haut en mg que la 2ième fois, je me suis rendue jusqu'à 300 mg.

Heureusement que mon médecin, qui me suit ici, a confiance au traitement,
jamais il n'aurait autorisé une baisse à 80 mg par jour.
C'est complètement insensé.

À ce jour, en baisse de baclo, je suis rendue à 270 mg
Je peux dire aujourd'hui qu'en raison du nouvel équilibre dans ma vie,
ce que la précarité d'emploi affectait beaucoup,
je reprends chaque jour un peu plus d'aplomb.

Mais plus question de baisser trop rapidement.
J'y vais selon mon rythme.
Sinon, c'est la mort.
Sans baclo, la mort m'attendait.
Sans le baclo, la mort m'attend.
Laissez-moi vivre une vie avec le baclo.


Le 30 mai 2018: 270 mg (en baisse)
parce que je crois avoir dépassé mon seuil
 
Avatar de kobouser
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  Lien vers ce message 02 Mai 2018, 22:58
Salut,

J'ai 38 ans.
Je suis marié avec une femme dont seul l'amour permet qu'elle persiste avec moi. Elle ne boit pas. Sans elle, j'arrête d'être sociable et je me livre sans restriction à la démonte, à l'alcool.
J'ai 4 enfants que j'adore et avec qui j'ai des échanges et activités.
J'ai un métier passionnant dans une entreprise qui fait tout pour améliorer notre condition.

J'entame, demain je l'espère, un traitement par Baclofene.
J'y crois. J'ai trop lu pour en douter.
C'est ma dernière balle.

J'entends/lis que cette substance est illusoire ou inefficace.
J'échange ma place et surtout mes pulsions d'alcoolisation avec le premier sceptique volontaire et lui cède sans contrepartie "le dernier verre" et "Le Dernier pour la route" par simple empathie, qu'il ait une idée même vague de ce qui lui arrivera quoiqu'il fasse pour lutter pour peu que son génome soit similaire au mien et à ceux des 50000 qui meurent tous les ans comme des merdes.

Je ne veux pas mourir d'une cirrhose, d'un arrêt ou le visage dans mon propre vomi. J'ai assez de blessures physiques dont je ne souhaite pas parler.
Ce serait très désobligeant pour ma descendance.
Je ne m'en sors pas avec ma volonté.
J'ai pourtant arrêté mes deux blagues à tabac hebdomadaires depuis 2 ans bien que cette plante soit selon tou-te-s très addictive.

Tout un chacun a quand même connaissance d'un ivrogne familial non? Que nous l'ayions ou pas, notre identité nous oblige à tenter de lui venir en aide. Je voyais ça tellement loin.
Ça n'était pas mon sujet. Je buvais pour faciliter l'échange, pour participer de l'élan collectif...

L'empathie et les réductions budgétaires nous dictent pourtant d'empêcher les pochtrons de continuer sans soin.
On ne peut pas laisser mourir les gens de ce qu'ils consomment vendu légalement.

J'adhère par ce message au travail des différentes associations et notamment resab, association Baclofene.
Je remercie Monsieur Olivier Ameisen pour ce qu'il a généré d'avancées médicales.

B.
 
Avatar de Suratan
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  Lien vers ce message 02 Mai 2018, 23:29
J'y vais aussi pour le témoignage. A retoucher si besoin ! N'hésitez pas si vous avez des remarques à faire en mp :




Je n'ai pas touché le fond. Je ne suis pas allé jusqu'au fond du trou. Mais y arrive-t-on un jour ? Il paraît qu'on arrive toujours à tomber encore et toujours plus bas ...
Je n'en ai probablement pas eu le temps, j'ai 28 ans !
Sûrement, car j'ai pris le problème assez tôt. En tout cas, suffisamment tôt pour que mon addiction ne m'occasionne pas de problème de santé !
D'autant que j'ai toujours essayé de limiter la casse, d'être précautionneux dans mes consommations, et ce, malgré mes consommations et mes cravings.

Sans vouloir me la raconter, je pense avoir toujours été très lucide sur ma "situation", manière polie de dire "alcoolisme", je ne pense pas avoir déjà été dans le déni.

J'ai commencé à boire vers 18 ans, dès que j'ai quitté le nid familial en fait. Je me suis rapidement mis en couple avec une personne qui partage toujours ma vie pour l'instant.
Au début, je ne buvais pas tous les jours, mais régulièrement et beaucoup trop et au fil du temps de plus en plus souvent.
Puis tous les jours, tous les soirs, tous les jours non travaillés. De plus en plus !

Il y a environ un an, lorsque j'ai commencé à me renseigner sur le baclo, ma consommation à la semaine était d'environ : 6 à 7 bières tous les soirs et 10 à 15 bières les samedis, dimanches et jours chômés.
Soit environ 60 UA + par semaine !
On peut dire en quelque sorte que le travail me préservait - un peu - durant la semaine.

Contrairement à d'autres qui ont pas mal galéré dans leur vie et dans leur addiction, qui ont fait plusieurs cures, plusieurs traitements médicamenteux et plusieurs rechutes avant d'en arriver au baclo. Je n'ai pas un lourd et si long passé que ça avec l'alcool. Je me considère comme chanceux. Chanceux d'avoir choisi le baclo, d'avoir commencé par le médicament qui guérit en opposition aux autres médicaments, traitements, cures, thérapies qui ne font que minimiser le craving (avec toutes les précautions nécessaires, hein, vu que je ne les connais pas), qui dégoûtent de l'alcool et qui nous conditionne pour résister au craving ... Mais le craving est par définition une envie irrépressible.
Comme je l'ai dit : les cures, les autres médocs (ceux avec une AMM) je ne connais pas, je n'ai jamais tenté. Mais je sais déjà que ça n'aurait pas marché pour moi. Jamais je n'aurais pu accepter un truc avec comme pré-requis ou avec comme finalité : ne plus jamais boire d'alcool. Résister pour le reste de ma vie à l'appel de l'alcool, au craving toujours présent.

Même aujourd'hui, même indifférent, j'aime bien boire un coup de temps en temps ! Comme les gens normaux en fait ! J'ai juste plus de craving et ça, ça change tout !

Je ne sais plus trop comment j'ai découvert le baclo, sûrement sur le net. Il y a un an !
Maintenant, je suis indifférent. Grâce au baclofène

Malgré les bâtons dans les roues, les médecins que freinent, j'ai réussi à augmenter, souvent contre l'avis des médecins.
Un m'a particulièrement déplu, et même mis en danger. Je lui avais dit être arrivé à 210 mg grâce à son remplacant. Il a pris peur et m'a dit de redescendre à 100 mg du jour au lendemain ! C'est à cause de ce genre de médecins, qui font n'importe quoi, qu'il arrive des problèmes aux patients sous baclo.
Je suis perdu dans le bout de la France, je n'ai pas le luxe de consulter les "bons" prescripteurs de baclo. Ceux qui accepteraient le Hors AMM. Je suis bien obligé de faire avec les moyens du bord pour m'en sortir, du fond de ma Bretagne ! Je me suis toujours démerdé, avec l'immense aide du forum, pour gérer ma posologie, mes répartitions, mes augmentations, toujours sans suivi réel de la part de mes prescripteurs.
J'ai dû changer de médecin à la suite du "problème" décrit au-dessus. J'ai passé plusieurs semaines à essuyer des refus de rendez-vous lors de l'évocation de la raison pour laquelle je cherchais un médecin et surtout du dosage. Je ne voulais pas enchaîner les visites pour rien, je prenais donc soin de les informer avant et de connaître leur position. Certains m'ont même répondus avec une condescendance crasse, indigne d'un médecin. Il faut croire que même chez ces mêmes médecins, l'idée que l'alcoolisme est une maladie reconnue a du mal à faire son chemin. J'ai finalement eu la chance de tomber sur un jeune médecin qui accepte de me faire mes prescriptions !

J'ai rencontré l'indifférence ou plutôt, non, elle m'a cueillie.
À 270 mg.
Il y a quelques mois, après "seulement" 4 mois et 1/2 d'augmentation (qui aurait pu être raccourcis à 3 mois si mes prescriptions avaient suivi mes besoins en augmentation !) et maintenant, après 5 mois et 1/2 à 270 mg, je commence à baisser. Tranquillement. Pour ne pas replonger. J'en suis pour l'instant à 250 mg, en baissant de 10 mg toutes les 2 semaines.

Si vous pouviez voir à quel point je suis fière, fière d'avoir réussi, d'être indifférent. D'être redevenue comme tout le monde ! Pour moi, pour mon fils.
Si vous pouviez voir, dans ses yeux comme il est heureux depuis que je ne suis plus bourré du matin au soir le samedi et le dimanche ! Heureusement qu'il n'en a pas trop souffert jusque-là du fait de son jeune âge. Mais maintenant je sais que je peux profiter de chaque moment avec lui, à jeun !

Franchement, pour avoir ressenti moi-même cette indifférence, je peux vous assurer que c'est quelque chose de merveilleux.
J'imagine ô combien ça peut être abstrait pour quelqu'un qui ne l'a pas vécus ni vécus de craving. Mais c'est la seule chose qui importe pour un alcoolodépendant.

Comme les résultats de votre consultation le montre bien : le baclofène réduit considérablement le craving ! Mmais après avoir dit ça, comment pouvez-vous dire qu'il ne réduit pas la consommation d'alcool pour autant !
Si aujourd'hui, je n'ai plus cette envie irrépressible de boire ! Et bien, je ne bois plus. C'est la base même de la solution !

Alors, s'il vous plaît, je ne me fais pas trop d'espoir, mais si vous pouviez, un instant, oublier ces conflits d'intérêts (oui, c'est un générique, oui le lobby de l'alcool, oui ci, oui ça). Mais merde ! C'est ce qui nous sauve, nous ! Et d'après ce que je sais, c'est le seul médoc qui rend indifférent. Indifférent quoi ! Le mot est important ! Je suis indifférent à l'alcool !
Message édité 9 fois, dernière édition par Suratan, 03 Mai 2018, 0:14  

Début du traitement le 11.06.17
Indifférent depuis le 23.10.17 à 270 mg (60 mg 09:00 / 60 mg 11:00 / 70 mg 15:00 / 80 mg 17:00)
En descente depuis le 05.04.18
Actuellement 210mg (30 mg 09:00 / 30 mg 11:00 / 30 mg 13:00 / 30 mg 14:30 / 30 mg 16:00 / 30 mg 17:30 / 30 mg 19:00)
 
Avatar de Loup blanc
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  Lien vers ce message 10 Mai 2018, 22:59
Suratan, très beau témoignage.

Quand tu dis:

Citation
J'ai rencontré l'indifférence ou plutôt, non, elle m'a cueillie.


Toi, en tout cas, tu étais prêt à l'accueillir!


Le 30 mai 2018: 270 mg (en baisse)
parce que je crois avoir dépassé mon seuil
 
Avatar de Sissi (guérie pulsion alimentaire)
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  Lien vers ce message 14 Mai 2018, 0:40
Bonsoir à tous! merci à jm84 de m'avoir communiqué ce fil. Moi aussi ma vie a eté sauvée par le baclofene.

La version de mon addiction etait legerement differente puisque moi, c'etait au sucre, au sucr+gras surtout, la malbouffe en général, que j'etais mortellement accro.

Obesité morbide, prédiabete, cholesterol. Je sais que le combat pour obtenir une reconnaissance de l'ansm est deja compliqué pour l'alcool, alors, je sais qu'il sera encore plus difficile de vaincre pour le baclo/TCA. Mais je témoigne tout de même.... on ne sait jamais....

J'ai commencé le baclo apres avoir vu une amie guerir de l'alcool en janvier 2012. Elle avait gueri en 7 mois, à 310mg. A cette epoque j'etais sur ce forum pour l'aider, elle, sans meme savoir que moi aussi je pourrais le faire. Et puis j'ai voulu prouver à tout le monde, que ça marcherai aussi pour la boulimie. J'ai augmenté un peu fort, j'ai eu donc pas mal d'EI, mais aucun n'etait plus fort que les EI de ma maladie.

J'etais tellement motivée, dans l'urgence de guerir, qu'en 2mois 1/2 (ce que je ne recommande à personne) j'ai gueri à 120mg.

C'etait le 5 juin 2012. Depuis 6 ans, je vis une renaissance. Je baisse tranquillement le baclo, je suis aujourd hui à 40mg et envisage de continuer à baisser peut etre jusqu'au 0 baclo. Mais rien ne presse.

En parallele, j'ai changé mon alimentation (apres des etudes de naturopathe) et je tente maintenant, de reparer les causes qui avaient provoqué mon souci de neurotransmetteurs (mon addiction).

La vie est belle, J'ai perdu mon surpoids, j'ai retrouvé un etat de santé mieux qu'à mes 20 ans et je dis: MERCI baclo, merci Pr Ameisen!
Message édité 2 fois, dernière édition par Sissi (guérie pulsion alimentaire), 14 Mai 2018, 0:42  

Je vous propose de venir voir ce groupe Facebook que j'ai créé sur notre maladie et qui intègre en plus du médicament, la notion de naturopathie."Boulimie, Hyperphagie, Naturopathie ET Allopathie"
 
Avatar de Franck
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  Lien vers ce message 19 Mai 2018, 3:28
Bonjour,

J'ai tenté de me sortir de l'alcoolisme pendant des années, j'avais reconnu ma maladie peu après 25 ans, ce qui est tôt pour un breton. Chaque échec me menait encore plus bas qu'auparavant....

En 2010, mon médecin de famille m'a refusé le traitement baclofène que je lui demandais. "Pas assez de recul" m'a-t-il dit.

En 2012 voyant les dégâts que mon alcoolisme causait à mon épouse et mes enfants, il a accepté de me le prescrire suite aux supplications de mon épouse qui était au bout du rouleau. Il n'y croyait pas vraiment, son geste était de compassion.
Un mois et demi seulement après le début du traitement, je suis allé le rencontrer à son cabinet, à la pause de midi, pour lui annoncer que pour la première fois depuis 20 ans, je n'avais plus envie de boire. Plus du tout envie. Lorsque je prenais de l'alcool, cela ne déclenchais plus rien du tout, fini le processus d'autodestruction qui se produisait avant.
Il m'a fallu 180 mg de baclofène par jour pour arriver à ce résultat, sans le moindre effet indésirable.

On dit qu'il est possible de naitre plusieurs fois dans une vie, ce moment là a été ma deuxième naissance. J'étais libéré de l'emprise de l'alcool. Méconnaissable j'étais tel que j'avais toujours voulu être. Mon enfants ont découvert leur vrai père, mon épouse le mari qu'elle avait voulu.

Cela fait 6 ans maintenant, libéré de l'emprise de l'alcool, j'ai pu cheminer, aller à la découverte de moi même et devenir un homme nouveau, un homme que j'estime et qui n'a rien à voir avec celui d'avant.
Par moment les doses que j'ai prise étaient de 300 mg par jour, c'était aux alentours de 2014. Mais depuis 2016, je suis en diminution très progressive et permanente, sans jamais remonter, pour n'être plus qu'à une dose de 30 mg par jour aujourd'hui.

je sors plusieurs fois par semaine dans des endroits ou l'alcool est présent, je ne ressens jamais de tentations. Le baclofène m'a permis de me rendre compte que l'alcool n'était pas nécessaire dans ma vie. Et surtout il m'a sauvé la vie, j'ai 5 amis alcooliques, copains d'école, qui sont morts de l'alcool, alors qu'ils me semblaient pourtant moins atteint que moi.

Jean Marie, amitiés, je t'embrasse.


Indifférent à l'alcool, depuis le 01/10/2012 à 330mg/j.
A la vapote depuis le 25/10/14
 
Hors ligne BB Féminin
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  Lien vers ce message 24 Mai 2018, 2:41

Compte 26, JM.

Je témoignerai aussi.
Plus tard.
C'est pour te dire...

Message édité 1 fois, dernière édition par BB, 24 Mai 2018, 2:42  

- TOUT EST POSSIBLE -
Guérie à 340mg le 12/09/2013---19/07/14: 0 baclo...13/10/14 arrêt du tabac par hypnose.
Surpoids après guérison. Rechute début octobre / guérison à 120mg le 28 octobre 2017. Arrêt du tabac de nouveau le 12/02/ 2018.
 
Avatar de talis
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  Lien vers ce message 24 Mai 2018, 11:43
je vais prendre le temps également d'écrire qch sur mon (dernier?) espoir : ce baclo

malgré la décision du Conseil d'Etat, si ça peut encore servir
Message édité 2 fois, dernière édition par talis, 24 Mai 2018, 12:53  

début 26/04/17 - 180 mg- en augmentation

répartition actuelle : 05h30 - 90 / 07h00 - 90

adhésion faite
 
Avatar de Princesse_Leia
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  Lien vers ce message 24 Mai 2018, 21:20
Bonsoir,

Je me nomme Alexandre et j’ai 45 ans.

J’étais alcoolo-dépendant depuis près de 15 ans. Ces 10 dernières années mon alcoolisme était devenu de plus en plus affirmé, même si ma consommation ne s’effectuait qu’en soirée après le travail. J’étais parfaitement inséré socialement et professionnellement. Je pouvais continuer à travailler correctement et mon entourage professionnel n’était pas au courant, mais mon alcoolisme pénalisait toute ma vie personnelle : soirées entre amis trop arrosées, consommations excessives seul tous les soirs, … Je vous passe tous les détails de ces années qui m’amenaient doucement mais surement vers une situation de plus en plus catastrophique.

En 2016, ma conjointe et moi-même avons convenu ensemble que cela ne pouvait plus durer. Cela concernait la survie de notre foyer, de notre couple, la garde de ma petite fille, et de ma propre santé mentale et physique. A cette période, je consommais entre 10 et 12 unités de vin par soir.

Quelques jours auparavant, j’ai eu la chance d’écouter une émission sur France Inter sur le thème du traitement de l’alcoolisme grâce au Baclofene. J’ai pris la décision de téléphoner à l’association Bizia, centre spécialisé en addictologie qui dépend du CH de Bayonne. Ce centre regroupe un ensemble de spécialistes pluridisciplinaires parfaitement qualifiés. J’ai eu la chance d’être suivi par une médecin compétente et véritablement progressiste qui a accepté de me prescrire du Baclofene en première intention, et j’ai pu commencer à prendre mon premier cachet le 11 novembre 2016, date de l’armistice.

Jusqu’à fin décembre, je me suis renseigné sur toutes les informations disponibles sur Internet concernant le Baclofene et j’ai fait une merveilleuse découverte en consultant le forum baclofene.com créé par l’association baclofene.org. Leur site fournissait une documentation très complète sur le protocole, la méthodologie, les effets secondaires et sur le retour des utilisateurs. Je me suis inscrit le 28 décembre 2016 sous le pseudo Princesse Leia, car l’actrice Carrie Fisher qui jouait ce rôle au Cinéma venait de mourir la veille de ses addictions. Dès le lendemain, les membres du forum m’ont aidé à corriger certaines habitudes de ma posologie, et ils m’ont encouragé dans mon parcours.

Le soir du réveillon, le 31 décembre 2016, j’ai commencé à ressentir les effets sur ma consommation avec une posologie de 180mg. Les jours suivants, je consommais environ 4 à 6 unités maximum de vin par soir. Mon médecin addictologue a souhaité me laisser sur ce niveau de posologie durant quelques mois.

Parallèlement, j’ai suivi une thérapie comportementale et cognitive (TCC) avec une thérapeute extraordinaire qui travaillait aussi chez Bizia. Nous avons travaillé ensemble sur mes motivations, mon contexte familial et social, et mes habitudes de consommations. Tous les spécialistes qui m’entouraient et qui m’aidaient ont conclu que les raisons de mon alcoolisme étaient principalement liées à une grande anxiété dont je souffrais depuis mon enfance. Sous les conseils de mon médecin addictologue, j’ai suivi un traitement antidépresseur sous la forme d’une cure de sérotonine adaptée pour les troubles anxieux. Ce traitement AD assez léger, couplé à une thérapie TCC, mon travail personnel et le traitement du Baclofene m’ont aidé à viser des objectifs de réduction réelle de mes consommations. Les spécialistes qui m’entouraient chez Bizia et tous les membres du forum qui m’aidaient quotidiennement m’ont aussi motivé dans mon parcours.

A ma demande, et en accord avec mon médecin, j’ai encore augmenté ma posologie à 240mg tout en réduisant mes consommations pour finalement ne plus du tout consommer d’alcool les jours de semaine. Quelques semaines plus tard, le 24 novembre 2017, un peu plus d’un an après le début de mon traitement, j’ai connu l’indifférence dont je rêvais depuis des mois, avec une posologie à 270mg. J’ai enfin vu la lumière.

On parle souvent d'effets secondaires. Pour ma part, j'ai eu de la chance. A part de grandes insomnies en montée de posologie de 160 à 200mg, tout s'est calmé en cours de stabilisation.
Oui, j'ai encore quelques troubles avec quelques réveils nocturnes, mais c'est si peu en comparaison avec les mauvais effets de l'alcool pendant des années.
Je dors globalement bien, je vis bien, j'ai retrouvé une très belle santé et mes analyses médicales sont maintenant bonnes.
La plupart des patients que j'ai croisé sur le forum ont réglé leurs problème d'effets indésirables avec le temps et la stabilisation du traitement.

Je ne vais pas m’étendre sur la position de l’ANSM lors de mon témoignage. J’ai participé au colloque de Biarritz, j’ai vu Mr Dominique MARTIN de mes propres yeux, j’ai entendu sa position. Je lis tous les jours sur l’actualité du Baclofene. Et je ne peux pas imaginer que notre pays renie cet extraordinaire traitement qui peut éviter la mort de près de 50 000 personnes chaque année.

Le Baclofene, mes amis sur le forum baclofene.com, l'association baclofene.org, et les spécialistes qui m’entourent m’ont sauvé la vie, celle de ma famille et de ma petite fille de 4 ans. Je leur dois tout.

Le Baclofene est le seul traitement qui marche contre cette terrible maladie qu'est l'alcoolisme.
Quelle que soit la décision rendue par l’ANSM cette année, nous ne baisserons jamais les bras pour nous faire entendre.

Alexandre aka Princesse Leia.
Le jeudi 24 mai 2018.
Message édité 2 fois, dernière édition par Princesse_Leia, 24 Mai 2018, 23:22  

Début du traitement : 11/11/2016 (Armistice). Décès de Carrie Fischer (Princesse Leia), le 27/12/2016 - Sur le forum le 28/12/2016.
Montée très progressive et stagnation plusieurs mois à 180mg. Consommation réduite de 50% depuis 180mg. Indifférent le 24/11/2017 à 270mg
Aujourd'hui à 280mg en consolidation - Posologie modifiée et lissée depuis l'indifférence 11h : 100 - 15h : 90 - 17h : 90.
Encore merci à Sylvie, Samuel, Yves, Jack et tous les membres du Forum Baclofène. Vous êtes tous des Héros.
L'UNION FAIT LA FORCE ! http://www.baclofene.org/adhesion-a-lassociation/adhesion
 
Avatar de cribel0
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  Lien vers ce message 25 Mai 2018, 14:51
Bonjour,

Je me prénomme Christophe j'ai 46 ans et vis en Normandie et je fais partie des anciens de ce superbe forum avec une guérison depuis bientôt 7 ans

Le Baclofène à changé ma vie, ma vie qui n'était plus une vie, 15 années d'alcoolisme (jusqu'à 1 litre de pastis par jour + vin et bière), 10 années de dépendance au benzodiazépine (jusqu'à 30 Lexomil jour ou 10 valium 10mg), dépendance très forte à un sirop pour les bronches très dangereux mais lui en vente libre, le TERPINE GONNON 34° en titre alcoolique plus terpine (essence de térébentine + codéïne) jusqu'à 4 flacon jour, biens sûr les jours chargés en termine moins d'alcool moins de benzo et vice versa.

CE N'ETAIT PLUS UNE VIE MAIS UN ENFER, un enfer à consommer mais autant à tout dissimuler.

2 cures avant le Baclofène, la première en ambulatoire et échec, la deuxième à STE ANNE à Paris et echec, c'est à STE Anne que j'ai découvert par hasard le Baclofène pas par prescription des médecins mais en tombant sur un article publié dans Paris Match sur Olivier Ameisen (paix à l'âme de ce GRAND HOMME qui mériterait sa place au Panthéon) et le Baclofène. J'ai comris que seul ce médicament me guérirait.

J'ai demandé à Mes Médecins et Professeur du service mais le refus est tombé.

J'ai donc fait appel à un Médecin de ma Région, un très bon Médecin et j'ai commencé le traitement en Avril 2011.

Un traitement à taton au début mais avec l'aide de personne de ce forum j'y suis arrivé et ma guérison date de juillet 2011 soit seulement 4 mois après avoir commencé et mon seuil de guérison fut à 210 mg de baclofène jour en pris régulière toute les 2 heures

ET LA MA VIE A CHANGE.

JE ME SUIS PLUS IMPLIQUE DANS MON TRAVAIL (je suis musicien intermittent du spectacle) J'ai beaucoup évolué en musique sans mes addictions.
Mon couple qui devenait cahotique va depuis pour le mieux
Mes enfants sont heureux
Mon budget et mon pouvoir d'achat n'ont plus rien à voir
J'ai aussi arreté de fumer (ça c'est pas le baclofène) quoique avec le bien être on peut arrêter de fumer avec le mal être NON.
Je voyage désormais beaucoup ce que je ne faisais pas avant.

J'ai aujourd'hui 46 ans bientôt 47, sans le baclofène je serais certainement mort depuis quelques années, soit par maladie , soit par suicide...

Je suis redevenu normal, heureux, je bois de temps en temps de l'alcool avec modération comme monsieur ou madame tout le monde. C'est important de ne pas se sentir différent au regard des autres, c'est important dans le traitement de savoir que l'abstinence totale n'est pas obligatoire, car l'interdiction de boire de l'alcool à vie peut déranger certain dans la démarche de pseudo guérison qu'est l'abstinence

l'abstinence n'est pas une guérison de l'addiction. Le baclofène lui a guéri mes addictions

En résumé un verre de temps en temps n'est pas interdit en ce qui me concerne, je me suis interdit les benzos et le terpine gonnon, de toute façon je n'en ai plus envie. Ne plus avoir envie de tous ces produits (alcool médocs ...) là est la clé du Baclofène à mon avis.

CONCERNANT LES EFFETS INDESIRABLES QUI ONT SOUVENT "BON DOS" effectivement on en ressent un peu pendant le traitement, en ce qui me concerne très très peu, MAIS QUE SONT CES EFFETS MINIME par rapport à ceux de l'alcool ???? l'alcool qui tue, qui vous réduit à néant socialement....

A ce jour je ne prends plus aucun traitement quels qu'il soient, ni baclofène ni autre. J'ai réduis au fur et à mesure le baclofène et celà beaucoup plus lentement que je n'ai monter les doses pour guérir, car il faut bien un an voir 2 ans pour réduire.

J'en conclue que je suis bel et bien GUERI.

MERCI A CEUX QUI S'IMPLIQUE POUR DEFENDRE LE BACLOFENE. LE RETIRER OU DIMINUER LES POSOLOGIES POUR LE RENDRE INEFICACE SERAIT UN CRIME CONTRE L'HUMANITE


SEUL OUi JE DIS BIEN SEUL LE BACLOFENE a été capable de me guerir

Christophe (cribel0 sur ce forum) et encore Merci Sylvie et les autres..
Message édité 2 fois, dernière édition par cribel0, 25 Mai 2018, 14:54  

HONTE AUX MEDECINS QUI REFUSENT DE PRESCRIRE LE BACLOFENE

Guéri depuis le 29 juillet 2011
 
Hors ligne NRV
Avatar de NRV
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  Lien vers ce message 25 Mai 2018, 15:37
Salut!!

Ça fait bien longtemps que je ne suis pas venu sur çe forum... En bref, ça va faire bientôt 8 ans.. Depuis que, au début de l'année 2010, j'ai décidé de "casser la gueule de cette pute aux nerfs d'acier" qu'on nomme alcool. J'ai commencé, avec l'aide d'une toubib avec qui j'ai signé un pacte, par reconnaître le fait que j'étais malade... Après 25 ans de galère, la "perte" de mes enfants, d'une partie de ma famille, de mon job, de cures diverses et variées... Bref, que des choses habituelles pour nous, alcoolos dégénérés que nous sommes!!!...(Dixit bons nombres de personnes de mon ex-entourage)... Suit alors le "début des emmerdes"!!! Putain, si j'avais su, j'aurai signé plus tôt!!!

Après diverses analyses et examens, j'ai pu commencer mon traitement comme suit: 30mg, 3 jours, 60mg, 3 jours, 90mg, 3 jours, ce jusqu'à 150mg, puis une semaine de "battement" et on repart!!! toujours suivi par ma toubib et sans arreter de boire, très important, j'ai continué de progresser jusqu'à 240mg et de nouveau 1 semaine... J'ai alors commencé à boire moins, je laissais puis "oubliais" mon verre sur la table... Il y a, bien entendu, des moments ou "ça pique" plus que d'autre, le matin notamment! Mais dans l'ensemble, y'avait du mieux, je vous le garantis. Il faudrait que je vous resitue les "choses" dans le contexte! fin 2009, après un accident du travail arrivé fin 2008 je ne suis retrouvé en inaptitude de travail, déclaré handicapé, sans logement et sans voiture... Bref SDF, mais avec un toit sous la tete, merci mes potes et mes parents!!! A cette époque, je buvais 2 litres ( 3 bouteilles ) d'alcool fort ( Whisky, Vodka...) par jour + la bière!!!

Je suis monté jusqu'à 330mg de baclo avant de stopper totalement ma conso d'alcool, sans souffrir, avec un support médicamenteux, (sérestas +anti-dépresseurs) et au mois de juin 2010, j'ai commencé ma "descente progressive" pour arriver, fin 2010 à un plafond de 120mg/ jour. Sans rechute, avec de temps en temps, une petite "entorse" au règlement et toujours sans conséquences!

Depuis, j'ai arrêté les excès, je bois de l'eau, du café, de temps en temps de la bière, un peu de vin... Etant très amateur de Whisky, je me fais plaisir 2 fois l'an, mon anniv et les fêtes de fin d'année, je re-profite de la vie avec une nouvelle compagne, mes chiens et mes gosses!!! Tout qui va bien, quoi!!

Quand j'ai appris que le baclo, suite à des "décisions gouvernementales" était en danger, alors que ce médoc m'as sauvé la vie, je me suis dit qu'il fallait que je réagisse, d'ou ma présence ici et maintenant!!!

J'ai toujours fait en sorte que les personnes qui étaient dans la même merde que moi puissent avoir des infos et des aides médicales pour pouvoir s'en sortir et ça a marché pour 3-4 de mes potes!!! Je sait qu'eux aussi vont et continue à faire passer le message, il faut que ce médoc continue à aider et sauve des vies, des familles, des gens!!

Voilà! Petite contribution pour venir en aide à mon ami le Baclofene et en mémoire du Pr Ameisen!! :fsb2_devil:

NRV... Calme depuis!
 
Avatar de La Bidouille
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  Lien vers ce message 25 Mai 2018, 17:11
Bonjour, je suis sous Baclofène depuis Octobre 2011. J'ai dû monter à 160mg de Baclofène par jour pour devenir indifférente à l'alcool et à 320mg/jour pour le cannabis.
Le Baclofène à cette date n'était pas reconnu et donc peu accompagné. J'ai fais ce parcours plutôt seule ou pas tout à fait puisque j'avais l'aide du forum.
Ce traitement a changé ma vie, j'ai pu reprendre une vie "normal" après l’arrêt de l'alcool. J'avais fait plusieurs tentatives pour arrêter de boire auparavant mais sans succès.
Ces périodes ont été pour moi une vraie torture suivi de culpabilité face à l’échec. Je suis aujourd'hui descendue à 30mg par jour.
J'ai décider de ne plus boire du tout et ça se passe très bien avec ce dosage.
Je connais plusieurs personnes alcooliques qui prennent d'autres traitements et qui ne s'en sortent par et qui ont de plus des effets secondaires (perte de mémoire, ralentissement et gros malaises lorsqu'ils boivent).
Ce traitement m'a permis de retrouver une vie social, professionnelle et surtout de m'occuper de ma fille que j'élève seule.
Je souhaite à tous les malades de pouvoir accéder à ce traitement !
Et qu'on ne vienne pas me parler des effets secondaires encore mal connus ou du danger du traitement car les effets secondaires et les danger de l'alcoolisme on les connait !!
Cordialement
PS : je suis prête à donner mon identité si ça peut être important
La bidouille :)
 
Avatar de valoche64
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  • Inscrit : 13 Juin 2014
  Lien vers ce message 25 Mai 2018, 18:39
Bonjour
je tiens à apporter mon témoignage sur mon traitement au baclofène
Ce médicament m'a sauvé la vie, il m'a fait renaître, renaître vous comprenez
ce que cela veut dire ?
Cela veut dire que notre seule pensée n'est plus l'alcool
que je peux profiter de mon mari de mes enfants
L'alcool a ruiné une bonne partie de ma vie et de celles de ma famille
Avec le baclofène j'ai redécouvert ce qu'était VIVRE
Je suis sous baclofène depuis 2014, j'ai du aller jusque 130 mg sans effets secondaires
je suis maintenant à 60 mg et je vais bien
Ne nous privez pas de cette nouvelle vie, s'il vous plait
 
Avatar de Lily29
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  • Inscrit : 25 Juin 2013
  Lien vers ce message 25 Mai 2018, 18:59
Bonjour a tous...
Malheureusement mon témoignage ne sera pas très objectif...
Mon conjoint était sous traitement pendant plusieurs mois.. . Il avait fais 2 cures auparavant...malgres les médicaments il continuait à boire... wisky au début et tout alcool qu il trouvait malheureusement après...
Il a eu bcp d effet indésirables
Il y a eu un mieux et j ai cru qu'on allait s'en sortir je dis on car je l ai tjs soutenu pas comme sa famille .
J étais prête à tout pour lui... un samedi en rentrant du travail il ma quittée... et sa famille a continuer à l enfoncer plutôt que nous laisser continuer à cohabiter et espérer guérir il lui ont pris une maison, ont voulut le mettre sous tutelle ou curatelle.
On arrangeait tjs très bien et je ne l aurai jamais laissé... un matin j attendais son sms comme tous les matins.
Au bout de quelques heures sa belle soeur ma appel pour me dire qu'il s'était pendu.
Alors battez vous! Gagner contre cette maladie de merde
Il avait 33 ans j en avais 28 et son fils 12! 3 vies de foutue
 
Avatar de philippelebrun
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  • Inscrit : 05 Janvier 2013
  Lien vers ce message 25 Mai 2018, 18:59
Bonjour,

Avec l'aide de ma femme, je me suis guéri de mon alcoolisme devenu chronique suite à un accident de la circulation qui m'a contraint à rester à la maison pendant de très nombreux mois. C'était en 2010, j'avais 57 ans. Je buvais 1/2L de whisky + vin à table + digestif, tous les jours.
Après avoir été reçu dans le service du professeur Granger de l'hôpital Cochin à Paris, j'ai commencé mon traitement le 7 septembre 2012 pour le terminer le 8 août 2014, complètement guéri.
Il faut que la ministre de la santé prenne rapidement conscience de l'inanité de la décision de l'ANSM de limiter le dosage du Baclofène. Il est impossible qu'une étude sérieuse ait pu aboutir à une conclusion aussi inepte.
Je ne sais pas si cela peut servir (auprès du conseil d'état), mais j'ai construit un fichier Microsoft Excel de suivi au quotidien de mon traitement. On y trouve entre autre les 2 effets secondaires sérieux que j'ai subis. J'espère que comme moi, ceux qui subissent des effets secondaires sérieux, n'abandonnent pas le protocole Baclofène pour autant.
Le lien de mon fichier qui peut être diffusé à qui cela pourrait être utile : https://drive.google.com/open?...dugXi0bitnaIfCp

Aujourd'hui je bois l'apéritif lorsqu'il y a des amis à la maison, ou lorsque nous sortons pour déjeuner ou diner. Je bois du vin dans les mêmes conditions. Je ne suis plus du tout 'addict' à l'alcool et ce, uniquement grâce au protocole Baclofène que j'ai suivi à la lettre.

Le Baclofène est un produit miracle pour se désintoxiquer de l'alcool. Il est totalement incompréhensible que l'ANSM puisse prendre des décisions qui vont à l'encontre du protocole d'utilisation de ce produit miraculeux. Ce n'est pas sérieux du tout. Et qu'attend madame Buzyn pour sauver le Baclofène ? Cela aussi est inadmissible, son silence coupable sur un sujet aussi important.

Philippe


Baclofène, mon nouvel ami !
 
Avatar de davy2
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  Lien vers ce message 25 Mai 2018, 19:39
Bonjour

J'ai bu pendant 20 ans, évidemment comme tout le monde, au fil des années, c'est l'alcool qui a dirigé ma vie, en découvrant le baclofène, il y a 4 ans, j'ai fini par trouver un équilibre qui aujourd'hui m'a sauvé la vie !
je rebois de temps en temps un verre ou deux, une à deux fois par mois, pas plus, juste du plaisir...
Je suis actuellement à 70mg par jour, si on m'enlève le baclofène, je serais en danger, cela m'a amené l'équilibre face à l'alcool et surtout, le dégout de la "possible cuite" et le plaisir de pourvoir reboire un verre de vin ou un apéro sans avoir envie d'atteindre l'ivresse.
je suis libre avec l'alcool aujourd'hui et sans le baclo, je n'aurais pas réussi...

Bien à vous

Davy
 
Avatar de phil
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  Lien vers ce message 25 Mai 2018, 19:47
Bonsoir,
j'ai été alcoolique pendant de nombreuses années mais les deux dernières ont été les pires. Après une hospitalisation en psychiatrie, j'ai été sevré pendant trois mois mais la rechute est arrivée. J'ai alors commencé le baclofène, suis monté jusqu'à 120 mg avec peu d'effets secondaires, juste un peu de somnolence lors de la phase de montée. Au bout de 10 semaines, j'ai décidé d'arrêter de boire, ce qui s'est fait avec une grande facilité alors que jusqu'alors c’était parfaitement impossible. Cela fait maintenant 5 ans et demi, je ne bois que lors d'occasions festives, jamais seul, jamais trop. Il y a de l'alcool à la maison mais il ne me vient pas l'idée d'en boire. Je suis maintenant à 40 mg que je compte pour le moment continuer sans limite de temps.
L'alcool a été présente trop longtemps et a bien failli avoir raison de ma vie familiale et professionnelle. Grâce au baclofène et au soutien de mon entourage, j'ai pu tout reconstruire. Ce médicament m'a littéralement sauvé la vie et je ne peux comprendre l'attitude de l'ANSM.
 
Avatar de Lupus64
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  Lien vers ce message 25 Mai 2018, 21:40
Bonjour, j'ai 57 ans et j'ai commencé à trop boire dès l'age de 23ans. Celà n'a fait qu'empirer au fil des années et je me suis retrouvée SDF avec 2 enfants de 2 et 7 ans à la DDASS. J'ai réussi à trouver un foyer, du travail et à récupérer mes enfants après en avoir été séparée pendant 3 ans mais je buvais toujours et je n'arrivais pas à m'arrêter. J'ai suivi différents traitements, été en hopital psychiatrique pour désintoxication, j'ai fréquenté les alcooliques anonymes pendant 9 ans mais ma consommation augmentait toujours. J'ai eu quelques périodes d'abstinence qui étaient suivies de rechutes où je me mettais à boire toujours d'avantage, je ne savais plus comment me sortir de cet enfer, ma vie était très difficile, j'avais du mal à m'occuper de mes enfants et à travailler, je risquais à nouveau de tout perdre..Puis en novembre 2013, j'ai commencé un traitement au baclofène. Je suis allée jusqu'à en prendre 180mg par jour pendant un certain temps mais ma vie commençait à devenir vraiment MA vie avec mes choix de vie,indépendants de l'alcool. Aujourd'hui je prends 30mg par jour. Je suis complètement indifférente à l'alcool. J'avais opté pour une consommation occasionnelle et je me surprenais parfois à choisir un apéritif sans alccol sans que ce soit par raison mais bien par envie..et ça c'est un bonheur extraordinaire de se sentir libre, de ne plus être dépendante et ma vie a bien changé depuis. J'ai maintenant choisi de ne plus boire du tout par choix, parce que finalement ça ne me tente plus et que ayant une bonne alimentation, j'ai envie un peu de redevenir bien saine comme lorsque j'étais enfant!
Le baclofène m'a sauvé la vie car plus d'une fois j'ai eu envie d'en finir et il m'a permis de devenir un être libre et je souhaite à tous les alcooliques du monde qui sont encore dans l'enfer de l'alcool de pouvoir en profiter et retrouver une dignité, de recréer une vraie vie digne de ce nom.
 
Avatar de billard
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  Lien vers ce message 25 Mai 2018, 21:56
Merci au Bacloféne

C'est grâce à ce médicament que je revis . L'interdire ou restreindre sa prise serait criminel.

Cela va faire 4 ans. A ce jour 150mg en 4 prises.

OUF !!
 
Avatar de Alexis
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  Lien vers ce message 25 Mai 2018, 22:43
Après deux viols, j'ai commencé à boire, pour oublier. Un verre de vin par jour, puis deux, trois. Et rapidement ça a été deux bouteilles par jour, les bons jours. Bien plus, à l'alcool fort, les mauvais. Une TS, une hospitalisation, mais l'addiction à l'alcool est restée. On m'a fait comprendre que ça ne pouvait plus durer : toujours en retard au boulot (quand je n'étais pas carrément absent toute la journée, à cuver), j'oubliais tout, bref je devenais un déchet.

J'ai décidé de me faire soigner. J'avais entendu parler du Baclofène. Je me suis fait prescrire par un médecin de ville la dose possible à l'époque (80mg je crois), mais devant l'absence d'effet je suis allé à Fernand-Widal pour qu'on puisse augmenter le dosage. Le calvaire a commencé. Je suis tombé sur une adepte du Selincro (j'ai n'appris que plus tard l'existence du site Transparence Santé, recensant les accointances des médecins avec les labos). Elle a TOUT fait pour m'empêcher de passer le cap des 150mg/j et me convaincre de passer au Selincro. Même si, scientifique de métier, j'avais beau essayer de lui démontrer que les études montraient son inefficacité.

Un jour, désespéré, je suis tombé sur ce forum. J'ai contacté Sylvie, qui m'a donné les coordonnées du Professeur Granger. Une semaine après j'avais rendez-vous avec lui. On a augmenté les doses, progressivement bien sûr. Le déclic s'est passé à 300mg. Là, pour la première fois depuis le début de mon addiction, je suis devenu indifférent total à l'alcool ! J'ai retrouvé du jour au lendemain une vie normale, saine, des pensées claires, des gestes précis, bref j'étais enfin redevenu moi-même. Je ne saurais jamais assez remercier Sylvie et le Pr. Granger, qui m'ont *littéralement* sauvé la vie.

Je suis resté presque deux ans à 300mg. Bien entendu j'avais quelques effets secondaires (libido et crises de narcolepsie). Mais j'avais prévenu le Pr. Granger que je m'en foutais. Les crises de narcolepsies se sont réglées à coup de correcteur (Modiodal), et pour la libido aucun soucis : c'est un bien petit prix à payer pour retrouver une vie normale.

Puis on a commencé à baisser. Ça s'est fait seul. Lorsque j'oubliais une dose de Baclofène, je ne voyais pas de différence. Je suis maintenant à 100mg/j, au bout de 3 ans de traitement par Baclofène. On continue à baisser, tranquillement. Je continue à boire du vin (j'adore les bons vins), c'était le deal. Mais maintenant, c'est quand JE le veux, à la dose que JE veux et loin en dessous des normes. C'est moi qui ai repris le dessus sur l'alcool. JE le maîtrise, plus l'inverse. Et quand je fais mes courses, je passe devant le rayon alcool sans la moindre crainte. C'est devenu encore plus insignifiant le rayon lessive. C'est dire…

Par chance, je suis suivi par le Pr. Granger qui prend sur lui de prescrire des doses au dessus de la RTU. Il m'a sauvé la vie, grâce au Baclofène, comme je l'ai dit plus haut. Ce n'est pas une métaphore, c'est littéral : l'alcool est un très bon anxiolytique, mais la descente est catastrophique. Je serais resté à Fernand-Widal, je ne serais probablement plus en mesure en train d'écrire ce témoignage.

Je tiens aussi à remercier Sylvie et ce forum, sans qui je n'aurais jamais rencontré le Pr. Granger. Eux aussi m'ont sauvé la vie.

À ceux qui jugeront de l'efficacité du Baclofène : au vu de tous ces témoignages, au vu de toutes les études qui existent (oui, je les ai lues et analysées : c'est mon métier et le Pr. Granger me les a transmises), que préférez-vous ? Supprimer le Baclofène à cause d'études biaisées (et je peux en parler, scientifiquement, ne serait-ce que d'un point de vue purement statistique) pour un risque virtuel, ou laisser des gens mourir de façon sûre (je pèse mes mots) en ne leur permettant pas l'accès à un médicament enfin efficace ? Que feriez-vous s'il s'agissait de l'un de vos enfants ?

Alexis
Message édité 4 fois, dernière édition par Alexis, 25 Mai 2018, 23:17  
 
Avatar de Jean-Marie
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  Lien vers ce message 26 Mai 2018, 7:54
Bonjour à tous,

Je suis alcoolo-dépendant depuis plus de 30 ans et ma consommation a été crescendo jusqu'à 1 bouteille de whisky par jour pendant plusieurs années, du lever au coucher quand je ne m'effondrais pas sur place. J'ai eu de nombreux accidents domestiques dont 3 fractures de la jambe, un traumatisme crânien avec paralysie faciale, 2 divorces et perte de mon emploi mais rien n'y faisait. Je sacrifiais toutes mes maigres finances pour m'acheter mon poison quotidien.

J'ai commencé le baclofène il y a 5 ans en y croyant dur comme fer et très heureux d'avoir trouvé un médecin qui me le propose. Avec le temps, j'ai augmenté les doses jusqu'à 320 mg mais sans résultat autre que de grosses difficultés à marcher. J'arrêtais, je reprenais, j'allais de cure en cure mais rien à faire.

Je n'avais plus aucun espoir de m'en sortir et j'ai vu le suicide de très près, j'ai même acheté une arme !
J'ai alors consulté mon psy en urgence pour l'hospitalisation de la dernière chance en juin 2017.

Sans trop y croire, j'ai tout de même repris le baclo et je suis monté à 160 mg en 3 jours sans IE autre que de la somnolence. Le 4e jour, je me suis surpris à avoir "oublié d'y penser" et à ne pas avoir acheté ma bouteille quotidienne. "Pur hasard, ça va revenir." Mais le soir pas besoin non plus de ma dose. Idem pour les jours qui ont suivi.

Il m'a fallu plusieurs jours pour me rendre compte que j'étais effectivement devenu indifférent à l'alcool sans trop y croire mais, avec le temps, cet état s'est confirmé.

Quelques mois plus tard, j'ai fait une rechute suite à un nouveau licenciement mais elle n'a pas duré bien longtemps.

J'ai entre temps essayé de supprimer le traitement mais très vite, les envies reviennent

Aujourd'hui, je prends les 80 mg autorisés par la Sécu et tout se passe bien alors je peux le dire :
"Oui, le baclo est un miracle !" et c'est une nouvelle vie qui commence avec la joie d'être libre.
Message édité 2 fois, dernière édition par Jean-Marie, 26 Mai 2018, 7:57  
 
Avatar de rosalie 100
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  Lien vers ce message 26 Mai 2018, 10:42
Je suis entrée dans l'enfer de l'alcool après la naissance de mon dernier fils...probablement une dépression post-partum non diagnostiquée...Je suis restée huit ans dans cet enfer et après deux cures en centre d'addicto j'ai réussi à rester sobre durant 14 ans....Durant ces 14 années j'ai tenu le coup à coup de benzodiazépines dans des quantités complètement ahurissantes...j'ai passé ces années à LUTTER contre l'alcool et toutes les situations qui pouvaient me mettre en difficultés.Il y a deux ans mon mari m'a quitté et en deux mois je suis retombée dans des consommations d'alcool surréalistes ....J'ai eu la chance de consulter une addictologue qui a accepté de me prescrire du baclofène ....en 3 mois je suis devenue indifférente à l'alcool avec un dosage de 130mg..J'ai également totalement arrêté la consommation de benzo.J'ai été soutenue par le forum que j'ai fait connaitre à mon addicto...elle reconnaissait volontiers ne pas avoir beaucoup d'informations sur la manière d'adapter la posologie....Elle m'a fait confiance...le Baclofène,le forum et mon médecin m'ont sauvé la vie ...aujourd'hui je n'ai plus de goût pour l'alcool,je n'en bois plus et surtout ce n'est plus une lutte de tous les jours....
Je suis actuellement à une consommation de 60 mg par jour ,et je diminue très très lentement....
Le positionnement de l'AMS est criminel ....Je ne suis pas très adepte de la théorie du complot mais cette molécule tombée dans le domaine publique n'intéresse aucun laboratoire ....pas assez lucratif...
Le baclofène m'a sauvé la vie et m'a rendue une grande liberté...je n'ai plus peur de l'alcool et de ceux qui en consomment,j'ai retrouvé une vie sociale normal...
Merci à mr Ameisen pour sa découverte,merci à tous les addictos qui n'ont pas peur de prescrire le bacolphène et à tous les pharmaciens qui n'ont pas peur de le délivrer...merci au Forum et particulièrement à toi Sylvie...Nous devons continuer à témoigner ....
 
Avatar de ktian
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  Lien vers ce message 26 Mai 2018, 11:10
Bonjour à toutes et à tous,
Mon expérience du Baclofene est stupéfiante et très positive.
J'ai 70 ans
J'ai lu le bouquin du DR Olivier Ameisen il y a à peu près deux ans.. à l'époque je buvais deux bouteilles de vin par jour..et ma compagne commençait à en avoir marre de mon caractère irascible ...quand je pense que cet homme a risqué sa vie pour défricher ce nouveau chemin de lutte contre l'alcoolo dépendance...
Je me suis lancé en Janvier 2017 avec le DR Jaury..et ses assistants..
je suis monté par paliers jusqu'à 280 mg par jour ..au bout de 6 mois ...avec des effets secondaires somnolence .. incontinence nocturne..perte de l'équilibre en marchant ...et c'est là que mon toubib jouait un rôle primordial en me conseillant de réduire un peu les doses .. de changer les horaires de prises... d'insister .. tous les effets secondaires ont disparus et je ne buvais que deux trois verres par jour j'ai commencé à réduire les doses ...et j'en suis actuellement à 60 mg par jour...parfois je ne bois rien sans aucune frustration...parfois je savoure un ou deux verres seul ou avec des amis .. pour les soirées apéro j'augmente les doses ...parfois il m'arrive de boire une bouteille mais je sens que je maîtrise et l'addiction ne réapparaît pas ...
Dans la bataille j'ai perdu 15 kgs.. meilleure forme ..
... la limitation à 80mg par jour est contre productive ..elle découragera la plupart des gens qui retomberont dans l'alcoolo dépendance...je trouve que c'est même criminel ...

Je ne cherche pas du tout l'abstinence totale...le vin est convivial et je ne compte pas me priver de ce plaisir ...en plus mon cardio m'a conseiller de boire deux verres de vin rouge bien tannique par jour ...

Christian..
 
Avatar de Christobal
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  Lien vers ce message 26 Mai 2018, 11:17
J'ai 47 ans et ai commencé à boire à l'âge de 10 ans pour agrémenter mes jeux d'enfant. La déchéance fut progressive jusqu'à 14 ans où j'ai commencé à boire régulièrement et à 18 ans je buvais tous les jours jusqu'à plusieurs litres de bière à 8 degrés ou une bouteille d'alcool fort. L'alcool a ruiné ma vie affective et professionnel. J'ai essayé d'arrêter mais rien ni a fait, jusqu'à ce que je connaisse et prenne du « baclofène ».

J'ai commencé mon traitement en novembre 2016, il a fallu que je monte jusqu'à une dose de 220 mg par jour pour connaître l'indifférence à l'alcool et enfin pouvoir décrocher. Je ne peux pas me permettre une descente trop rapide, car je replonge brutalement, je suis actuellement à la dose de 150 mg et je fais des paliers de six mois avant de descendre de 10 mg, ce qui est prudent.

Le baclofène m'a sauvé la vie ! Être à une dose de Baclofène moindre me serait condamnable et la rechute fatale.


30mg à 9h30, 30mg à 11h30, 40mg à 13h30, 50mg à 17h30 = 150mg/j

Début du traitement le 18/11/2016
Indifférent le 07/02/2017 à 220mg
 
Avatar de Jeff0912
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  Lien vers ce message 26 Mai 2018, 14:57
Voici mon témoignage.
J’ai pris conscience de mon alcoolisme il y a 11 ans en visitant ce forum et ai décidé de me faire soigner.
Mes consommations d’alcool étaient concentrées à l’heure de l’apero et aux repas, parfois après le dîner, et avant de me prendre en charge j'étais arrivé à une moyenne de 10 verres par jour, essentiellement rosé, kir, pastis, bière, pour calmer mes angoisses et réussir à surmonter mon stress professionnel.

Aucun médicament testé n’a fonctionné. J’ai parfois eu des périodes d’abstinence de 2 ou 3 mois, mais je rechutais.
Mon psy m’a alors prescrit sur ma demande du baclofène il y a 5 ans. Je suis monté petit à petit à 240 mg/jour, avec très peu d’effets secondaires, juste un peu de somnolence totalement surmontable.

J’ai réussi à atteindre une indifférence face à l’alcool, à ne plus souffrir du craving qui était particulièrement fort en fin de journée vers 18h.
J’ai ensuite diminué peu à peu les doses pour arriver aujourd’hui à 120 mg/ jour en 2 prises. 40 mg a 10h, 80 mg à 16h, soit environ 2 h avant les heures critiques où le craving peut se faire sentir.
J’ai réussi aujourd’hui à gérer ma consommation. Il était important pour moi de ne pas faire une croix sur la possibilité de consommer de l’alcool, surtout le vin, lors de bons repas.
J’ai en revanche pratiquement éradiqué tout alcool fort et la bière, et ne bois plus que très rarement le midi, et uniquement le week-end dans ce cas, lors d’un repas, 1 ou 2 verres de vin.
En cas d’exces lors par exemple d’une fête, je peux tout à fait m’abstenir 1 semaine de boire sans en souffrir.


A la suite de la recommandation de l’ANSM de baisser le baclofène à 80 mg, mon pharmacien a refusé de m’en délivrer davantage. J’ai donc arrêté les 40 mg du matin en mars 2018. L’effet a été immédiat. Au bout d’une semaine, je reconsommais le midi 3 verres + encore 3 à 5 verres le soir.

J’ai donc recommencé à prendre 120 mg en avril, en piochant dans quelques boîtes que j’avais en réserve et tout est rentré dans l’ordre. J’ai fait 2 semaines d’abstience pour ré-équilibrer mes analyses de sang , puis à présent arrêt des consommations le midi, consommation raisonnable le soir, 2 à 3 verres, au moins un jour d’abstinence par semaine.

Je gère. Seul le baclofène m’a permis d’y arriver, car la seule volonté ne suffit pas, même si elle est nécessaire. Je n’ai pas d’effets secondaires.
 
Avatar de Jackie
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  Lien vers ce message 26 Mai 2018, 15:10
Merci beaucoup Jeff pour ton témoignage, j'avais besoin de lire ça ce matin.
Bravo.
Jackie
 
Avatar de jacquot66
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  Lien vers ce message 26 Mai 2018, 21:48
Que deviennent les témoignages editer precedement??
 
Avatar de helga
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  Lien vers ce message 27 Mai 2018, 8:20
bonjour,cela fais très longtemps que je ne suis venue sur le site. Je n'avais pas beaucoup écrit..mais lire les témoinages m'ont beaucoup aidé. J'ai appris,qu'il faut ciblé les cravings..c'est la chose la plus importante.

Car "psy" me voulait bien me le préscrire,à une dose 3 fois 40,mais matin ,midi soir. Avant il me prescrivait epitomax,avec des ES terribles.

J'avais un burnout,ça et le baclophène,m'ont sauvé la vie. J'avais toute ma vie la tendance de trop boire,mais je souffrais aussi de boulimie,jusqu'à 30 ans après mon viol à 12 ans..je commençait à beaucoup avoir des problèmes,sauf mes parents ne faisaient pas du tout attention,ma mère était PN ,avec moi comme cible...dès que les gens tournait le dos ,elle me dénigrait. C'était très compliqué. Les vrai problèmes d'alcoolisme ont commencé 2005 après un divorce pénible,et un cancer de sein. Un travail dans le social...et je commençait de boire,beaucoup boire ,toujours en cachette,et je pense pas ,que beaucoup de personnes se sont rendu compte..j'était maître en dissimulant mon addiction. J'avais aussi ce problème de binge eat desorder..hyperphagie...terrible ,et j'ai grossie en plus ,je faisait 93 kilos...

2013....j'ai pu arrêter..c'était comme une délivrance ,ne plus "devoir"boire...ne supportant pas le epitomax,j'ai demandé le baclopjène..de toute façon,ce psy..il me donnait des ordonnaces pour tout..anti dépresseur(je ne l'ai jamais pris,et aussi abilyfy,jamais pris..et beaucoup de seresta,que j'ai pris,terrible addiction aussi) Donc j'ai fait..comme j'ai lu à un autre témoinage..comme je ne buvais plus,mais j'ai demandait des ordonnances chaque mois,je ne sais pas trop pourquoi,le psy..pourtant devais voir à mon visage ,que j'étais sobre. Puis rechute ,noêl 2014,moi,qui me croiais plus fort que l'alcool,et là ,j'ai eu assez de baclophène,j'ai suivis ,que faisaient les gens sur le forum. J'ai monté doucement jusqu'à 280 mg,je tenais ce cap 10 jours,puis je redescendait,pendant un an. Après il a ce travail à faire,de vivre sans ces addictions,sortir sans verre dans la main,et surtout,le soir,quand tout le monde dormait..supporter ce vide sans alcool,et sans manger comme une malade.Et ça marche,j'ai perdue 25 kilos,plus de problème avec la nourriture...et l'alcool..je n'ai même pas envie de boire,je vais trop bien sans.Mon addiction au Seresta...j'étais à 150 mg..je suis presque à bout...avec une plante ,et changeant sur un benzo moins addictif,car demi vie longue..je suis descendue à 5 MG et je crois ,que je peux m'en passer,je l'oublie parfois,une fois j'ai réussie de ne pas en prendre pendant 10 jours...mais je prends jamais plus que ces 5 mg.

Voilà ,Enfin sobre ,depuis plus de 4 ans..avec un poids normal.

Vraiment..un médicament qui marche vraiment..et toute cette polémique..on dirai..qu'on à besoin de ces 49 000 morts par ans??

Merci le baclophène,merci le dr.amaisen,et merci à ce forum :fsb2_smile:
 
Avatar de jacquot66
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  Lien vers ce message 27 Mai 2018, 9:00
ce que je voulais dire c'est que j'ai deja temoigner dans une autre rubrique dois je recommencer ???
 
Avatar de jacquot66
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  Lien vers ce message 27 Mai 2018, 14:18
bonjour
ma vie se compose de 3 periodes 20 ans jeunesse ni mieux ni plus mal que d'autre malgré une maman alcoolique.!!!2eme periode + ou - 20 avec des hauts et des bas mais entre les cures et les periodes d'abstinences ;pas la joie .puis rencontre avec un medecin qui a su me parler =20 ans d'abstinence (c'est long quand on ne peu pas prendre un verre soit pour le mariage de ces enfants ect ect j'etais monsieur badoit )comme j'etais commercial t'imagine les repas d'affaires.mais je vivais !!60ans la retraite l'ennui quelque verre panache pour commence et puis la suite quelques cuites memorables .puis viens la lumière le livre d'olivier .avec l'accord d'un medecin de l'anpaa je demarre en decembre 2012 le BACLO .juin 2013 au retour d’Une balade deux possibilites a droite le bistro avec plusieurs bières a gauche la maison j'ai pris a gauche sans efforts J'ETAIS INDIFFERENT (a la dose de 200 mg de baclo)je suis rester un ans sans alcool et sans effort :je suis redescendu a 80 mg de baclo et aujourd’hui je consomme lorsque je le veux si parfois j'ai l'impression de déraper je remonte mes doses de baclo et tout rentre dans l'ordre .je ne remercirais jamais assez mr AMEISEN sans qui aujourd’hui je ne sais ce que je serais devenus .j'en profites pour remercier les gens du forum et plus particulièrement SYLVIE qui a toujours repondu a mes messages .j'epere que mon temoignage ouvriras les yeux aceux qui les ferment
amitiees a tous
jacques
ps j'aurais 71 ans dans un mois et je dirais que tout vas bien
 
Avatar de 2012ora
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  Lien vers ce message 28 Mai 2018, 12:59
Bonjour
Mon compagnon buvait depuis de nombreuses années, des bouteilles de pastis même au matin, du whisky, d énorme litre de vin, sans compter les innombrables canettes de bière d 1/2 litre bu dans la journée, cure, et autres rien n y a fait, il a perdu tous ces boulots à cause de l alcool, il perdrait ses clés d appartement, ou ne savait plus oū il habitait du coup ivre s endormait dans la rue, plus de boulot, il a été expulsé de son logement, je l ai pris sous mon aile et parcouru le net pour savoir si il existait un moyen de le sauvait et grâce à ce forum, au médecin prescripteur et moi même qui l ait coaché il est sauvé, revit, et travaille, il est monté jusqu'à 440mg en baclofene en 2012 puis doucement diminué ceci jusqu en 2017 il a fallu redescendre encore suite à nouvelle législation mais heureusement pour lui nous en étions pas loin, sinon cela aurait été DRAMATIQUE, maintenant cela fait 4 mois qu' il ne prend plus du tout de baclo.
Il n est pas abstinent ce n est pas le but mais c est quelqu un de tout à fait normal, que ce soit depuis l indifférence et maintenant sans Baclofene, il ne boit plus, chez moi y a pas d alcool, et quand on va dans la famille, ou il prend un petit pastis ou non à l'apero et 2 petits verres de vin à table, cela 1 fois tous les 6 mois,et ou avec le voisin 2 petites cannettes de bière une fois tous les 2 ou 3 mois.
GRÂCE AU BACLOFENE IL N EST PAS MORT IL EST VIVANT ET RESPONSABLE.
 
Avatar de nouveau nouveau
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  Lien vers ce message 28 Mai 2018, 19:56
Bonjour,

Après 25 années passées dans un brouillard de plus en plus régulier et tenace, avec les gueules de bois qui vous poursuivent toute la journée et s'enchainent, j'ai découvert le Baclofène il y a environ 7 ans. Je me souviens, quand j'ai découvert d'abord un article sur le net et ensuite ce forum... C'était comme la vision d'une ile, d'une baie au calme alors qu'on est en pleine tempête, et la crainte de ne pas réussir à la rejoindre.

Aujourd'hui, je vais très bien. Je suis libre de boire ou non, suivant mon envie et non plus par addiction.

Au plus fort de mon traitement, j'ai pris 270 mg par jour sans pour autant devoir arrêter de travailler. Les effets secondaires tant décriés par les détracteurs du Baclofène ne sont pas grand chose comparé aux désagréments provoqués par la prise excessive et répétée d'alcool.

Vouloir limiter la posologie de ce médicament à 80 mg / jour, est dans le meilleur des cas, la preuve de l'incompétence en la matière, de ces décideurs qui prouvent par la même occasion qu'ils n'ont rien compris au fonctionnement même du traitement et de sa molécule. On peut également s'interroger sur les enjeux financiers qu'un simple médicament désormais générique, peut mettre en danger au sein de l'industrie pharmacologique.

Aujourd'hui je suis calé sur 150 mg / jour et si l'on devait demain, me limiter à 80 mg prétendument au nom de ma santé, c'est paradoxalement ma santé que l'on mettrait alors en jeu et en danger. Le Baclofène m' a permis de retrouver mon libre arbitre, justement. Le fait de décider de prendre ou non ce traitement relève de ma décision. En revanche, en l'absence de ce traitement à des doses qui varient pour chaque individu, c'est le spectre de la rechute qui apparait.

Les raisons avancées pour interdire ce médicament (ou des prises plus conséquentes, ce qui revient en même) sont grotesques et teintées d'une hypocrisie étincelante. Qui peut prétendre vouloir prendre soin de nombreux malades alcooliques à l'échelle d'un Etat, en leur retirant précisément le traitement qui les a soignés ??? Il semble que le ridicule ne tue pas, l'alcool oui.

Quand bien même un risque réel existerait sur le long terme, il faut être complètement déconnecté de la réalité de l'alcoolisme pour ne pas se rendre compte des méfaits directs et immédiats que cette maladie produit sur le malade et aussi son entourage. Alors quand bien même il existerait un risque réel lié au Baclofène sur le long terme, entre ces deux maux, je sais lequel choisir. Sans Baclofène, je serai d'ailleurs déjà peut être mort dans un accident stupide ou pire encore, vivant mais dans un état de décrépitude physique et mentale avancées...

Aujourd'hui, je vais bien et je suis debout.


François
 
Avatar de Flo71
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  Lien vers ce message 29 Mai 2018, 22:41
Témoignage..
Sombré dans l'alcool en 2012, pas sans raison bien sûr (dépression, pb persos passés et actuels bref) j'en suis arrivée à une bouteille de vodka par jour!
Bien entendu, maintes cures, abstinences, alternées de retombées.. Ke je compterai même pas..
Jusquˋa un jour ou un psychiatre me propose le baclofène après un an et demi de bataille sans résultat.
C'était en 2013, j'ai démarré à 2.
J'ai lu le livre d almeisen.. y croire ou non?

Il faut savoir qu' à cette époque les médecins étaient frileux à dépasser 60 mg par jour (hors amm).. J'ai insisté, du changer de médecins maintes reprises, pour augmenter jusquˋ 150. Dose à laquelle je suis restée un an.. D'ailleurs on se trouvait a cette époque à l'autorisation temporaire de dépasser sur expériences médicales positives...
Mon plafond (car chacun est different) a donné un résultat véritable au bout de 2 mois environ..
Miracle je ne vous pas d autres mots! Tu ne regardes plus les rayons alcool en magasin, tu ne rêves plus d'alcool, tu apprécie sans plus, daimleurs c'est mon avis perso ce médicament stabilisé même ton humeur.Dans lé sens ou tu te sens moins dysphorique, angoissée, en mal être...

Aujourd hui, je n'en prends plus et hé suis "guerie".
Sur ma décision, mon ressenti, j'ai diminué tout doucement après le plafond d un an. Ca s est fait sur 2 ans. J aurai pu continuer mais que dire je voulais tenter et ca marche.

En résumé, j'ai vécu et fait vivre la galère, cette dépendance qui te fait honte, incontrolable, le baclophene à été mon miracle!
C'est honteux qu' il soit à nouveau récusé alors qu' il a soigné des tas de personnes.. c'est une autre question. Lobbing..

A mon époque je me suis battue, battez vous!
Je me souviens de mon médecin qui s effrayait des conséquences surtout judiciaires qu' elle encourait à dépasser la dose autorisée. Battez vous! Ca vaut tellement le coup!
J'ai changé 4fois de médecin pour pouvoir augmenter à l'époque. A chacun je disais jetaus a tant.. c pas glorieux de mentir ms vu le résultat et je ne voyais tellement pas d'issue...

Courage.
 
Avatar de Chrysalide
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  Lien vers ce message 30 Mai 2018, 17:55
Alcoolique depuis l'adolescence, petit à petit ma vie est devenue un enfer. Malgré 3 cures qui ne m'ont aidée qu'à quelques mois d'abstinence douloureuse, mon alcoolisation s'est amplifiée de manière sournoise et perfide jusqu'à l’incontrôlable. J'ai tenté toutes sortes de thérapies, conventionnelles et alternatives, mais désespérément sans succès.

Seul le Baclofène m'a guéri de cette maladie. Il m'a fallu monter jusqu'à 335 mg/jour pour atteindre avec grand bonheur l'indifférence à l'alcool. A 60 ans, j'ai enfin pu vivre sainement et librement, délivrée de l'emprise de cette drogue infernale qu'est l'alcool.

Le Baclofène est la seule issue tangible pour le malade alcoolique, ce médicament m'a sauvée. Un immense merci au Dr Olivier Ameisen.


Début du traitement le 8 Janvier 2015
Indifférente le 29 Septembre 2015 à 250 mg/jr maintenu pendant 6 mois.
Puis redescente en douceur, craving revenu à 120 mg en novembre 2016. Remontée tranquille... Indifférente à nouveau depuis le 28.8.17 à 355 mg/jr.

J'adhère à l'Association Baclofène, adhérez aussi c'est important.
 
Avatar de neness02
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  Lien vers ce message 31 Mai 2018, 15:19
bonjour, j'ai commencé a boire et fumer au college..., et a 16 ans apprentis cuisinier, mes premieres payes... alcool, clop, + chit, et plus tard, vain les drogues durs... la vie a fait que j'ai pu tout zapper ! (pas sans mal...) mais j'ai compensé avec l'alcool... c'est en vente libre !...

et en 2008, suite a un accident de la circulation, j'ai bu jusqu'a etre dépressif !!! une de wisky par jour ou de pastis tout les 2 jours, sans compté bieres, vin, et alcool fort...= séparation , perte de travail etc...(envies suicidaires)

en novembre 2017 j'ai ma premiere experience baclo, a 30mg.. et a coup de xanax, mais le doc n'est pas le bon...il ne veux pas m'augmenter et c'est la rechute... (702 ggt) et tout dans le rouge...(la je voulais vraiment en finir avec la vie...)

je décide de m'y remettre en début d'année... (avec l'aide de sylvie et un membre du forum qui m'indique le bon doc)

je repars donc de zéro début janvier...patiememnt mais surement, en suivant bien les conseils prodigués sur le furum, et de mon nouveau doc...ciblage du craving etc...

je suis sobre depuis le 14 avril a 220 mg/j et les ggt descendu a 106... 596 de moins !!! fini les cuites du midi au soir !

nous sommes le premier juin 2018 (je suis a 250 mg/j) et ne bois plus du tout, j'ai fait 3 petits écarts lors de rencontres moto, final rugby, et grillade au jardin, mais socialement, et jamais dans l'exces, et en prenant soins de soustraire la prise du moment...

meme le gout de la cigarette m'a écoeuré, et je fume la e clop depuis 3 semaines, et ca ce passe tres bien ! (30 ans de tabagisme) encore une victoire !!!

je peu affirmer que sans le baclofene, je ne serai jamais arrivé a ce résultat, je n'en revient toujours pas ! moi qui ai toujours tout fait dans l'exces !

pour faire valoir ce que de droit, pour que cette molécule continue a sauver des vie !!!

UN GRAND MERCI AU REGRETTE DOC OLIVIER AMEISEN ET A L' ASSOCIATION BACLOFENE.
Message édité 7 fois, dernière édition par neness02, 01 Juin 2018, 10:24  

nvl posologie a 270 mg/j : le 13/07 : a 9h00, 11h00, 14h30, 17h30 je gobe: 70 70 60 70 mg... et prend un xanax avant dodo...J'AI TROUVE LE GRAAL !!!...
cigarette electronique depuis le 12/05
UN GRAND MERCI O.A...
 
Avatar de dragonfly
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  Lien vers ce message 01 Juin 2018, 11:20
Bonjour à tous,

Plusieurs mois que je ne fréquente plus le forum mais c'est bien ici que j'ai trouvé écoute,soutien et conseils précieux pour prendre mon traitement de la manière la plus adéquate et d'être enfin guérie de cette addiction.

Comme beaucoup d'entre nous, malades d'alcoolisme, j'ai connu l'alcool jeune, anxiolytique en vente libre il m'a été d'une grande aide dans la gestion d'émotions souvent trop fortes et difficilement gérables.
Ensuite j'ai eu un parcours classique : études, travail, mari, enfants. Une bonne situation, une belle maison,je travaille de plus en plus et puis je bois aussi de plus en plus.
Restautants, réunions,séminaires,congrès,...et une à deux bouteilles de vin par jour.

Lors de ma grossesse j'arrête tout, une évidence, même si j'avais cette appréhension d'avoir envie de boire malgré tout.

J'ai repris 1 verre après 1 an sans alcool et là ça été lentement mais sûrement la descente en enfer.
J'aurais pu détruire ma famille,perdre mon permis à mainte reprises,j'ai mis en danger mes enfants et moi même. Mon mari est resté pourtant, et il m'a accompagné tout ce temps avec amour et patience.
Je suis arrivé une fin d'après-midi en marchant à l’hôpital, après prise de sang j'étais à 4,2g d'alcool dans le sang pour 52kg...
Après une quatrième hospitalisation j'ai demandé à mon addictologue le Baclofène.

Et cette belle histoire à commencé il y 3 ans. J'ai avancé à mon rythme,j'ai trébuché quelques fois mais au bout de 6 mois, à 160mg avec l'aide de mon addictologue et des membres de ce forum j'ai connu l'indifférence. Sensation magique et incroyable.
Aujourd'hui j'entame ma descente tranquillement, à mon rythme,j'ai plus d'expérience, je suis capable à présent de déterminer d'où viennent mes envies et je suis tout aussi capable grâce au Baclofène à ne pas prendre ce verre qui n'est plus utile aujourd'hui.J'ai repris une vie normale.

Le Baclofène a sauvé ma propre vie, ma vie familiale, l'avenir de mes enfants, ma carrière professionnelle (j'ai levé le pieds aussi) et je peux aller en toute sérénité aux fêtes de l'école,au repas de fin d'année,aux mariages sans lire la crainte dans les yeux de mes enfants ou de mon mari.

J'ai gagné la sérénité et un bel avenir alors vous imaginez bien que brider ou supprimer le Baclofène est pour moi une aberration.
Il ya encore beaucoup de personnes à traiter,à sauver et un grand nombre de guéris grâce à cette molécule qui subiraient les effets secondaires désastreux suite à une telle décision.

J'espère de tout mon coeur et de toute mon âme que vous aurez la bienveillance de prendre la bonne décision : celle de continuer à soigner des personnes malades et de sauver des vies grâce au Baclofène.
Message édité 2 fois, dernière édition par dragonfly, 01 Juin 2018, 11:31  

"La vie, c’est comme une bicyclette, il faut avancer pour ne pas perdre l’équilibre." A.EINSTEIN

Début traitement : mardi 21 avril 2015 lentement mais sûrement!

(in)différente à 160mg/jour le 23 septembre 2015 après modification de répartition<br /
 
Hors ligne BB Féminin
Avatar de BB
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  Lien vers ce message 02 Juin 2018, 5:04
[i]
Nuit blanche tiens
Encore.

Nuit blanche paisible.
Incroyable il y a si peu...

Du trop d'énergie à rattraper, récupérer au vol de la vie.
Vie volée rattrapée!
L'occase.

Ils ne doivent pas nous avoir
à l'usure.

J'avoue pourtant être lasse.

Lasse de répéter que je vais tellement si bien m'entendez-vous?
et qu'il n'y a que la rage qui parfois m'emporte contre la bêtise.

30 ans d'alcoolisme. Au moins 30.

A me dépêtrer avec les apparences
avec la douleur, l'araigne dans le bide comment dire, ce monstre dans les viscères, dans le cerveau partout,
partout,
L'araigne profonde
Incisive
Tenace
Mortelle qui assaille toujours, n'importe quand n'importe où.
Qui enferme.

Le délire
Folie qui n'est pas mienne.

A bosser
10 fois +; 100 fois +, parce que,
Tenir le coup.
10 fois +, 100 fois +
Plus que tout plus que les autres.


A paraître,
Faire croire qu'on existe, qu'on est là.

On n'est pas là.

A ne pas vraiment vivre
Parce que la maladie mange, ronge, dévore, démobilise, tue encore, fort,
chaque instant.

Partir vite, pour boire,
Se cacher, mentir, avoir peur, avoir mal, toujours, tout le temps.
Faire semblant, tomber par terre, en sang, vomir, ramasser le vomi vite, Gavroche.

Vomir encore.
Ne plus se souvenir. De rien.
Vie de vide.

Avoir honte. Se cacher, se terrer, mourir,
A petit feu...

30 ans de luttes épuisantes et en toute puissance,
sans aucun soin.

30 ans par la seule force de ma volonté!
Contre la servitude et la déchéance. A fleur de chair.

En pure survie,
Avec la prévision,
un jour ou l'autre,
de me retrouver à la rue,
De tout perdre,
Malgré cette force...


Libérée de mon alcoolisme en 3 mois à 340mg de baclofène fin janvier 2013.
Net et viscéral, brutal, mental et biologique.
Un package.

Beaucoup d'effets secondaires, disparus après guérison.
Le prix à payer, infime au regard de ce que j'ai pu endurer, et de ce qui pouvait m'attendre.

No comment.

Sans dépendance ni autre substitut.

Sans discussion. Je vous congratule et vous emmerde. Poliment, vous les décideurs abrutis.

Métamorphose.
Je ne vomis plus et
Mes enfants en échec scolaire rebondissent, s'envolent,

Je change tout de mon existence,
Décide
Avance
Transporte
Vite.
Je vais vite, me sors d'une faillite familiale et financière,
Et invente.
Ultime: je transmets le bonheur.
Vous connaissez?


Je vais vite
très vite
Et goûte chaque instant.


Rechute alcoolique en octobre 2017 en raison d'un choc émotionnel,
et guérison à la fin du même mois à 120 mg de baclofène.
Diminution progressive puis interruption du traitement en un mois.

Je n'y croyais pas.

Le bien-être m'engloutit de nouveau.
Je suis humaine et libre de bien être, bien vivre.

J'envisage aujourd'hui et raisonnablement des rechutes à répétition sans crainte,
Et vous interdis de porter atteinte à mon droit de me soigner.

Je ne vous permets pas de m'empêcher de vivre dignement,
je ne vous autorise pas de m'empêcher de guérir, ni de porter atteinte à mes proches.

J'ai conscience aujourd'hui que je suis une personne ordinaire et singulière
et que je dois pouvoir avoir accès pour mon équilibre au baclofène
à n'importe quel moment de mon existence.

M'en empêcher serait porter atteinte à ma vie et par voie de conséquence à celle des miens.

Et je n'imagine pas que d'autres alcooliques ne puissent bénéficier de ce traitement.
Au baclofène.
Message édité 3 fois, dernière édition par BB, 06 Juin 2018, 21:50  

- TOUT EST POSSIBLE -
Guérie à 340mg le 12/09/2013---19/07/14: 0 baclo...13/10/14 arrêt du tabac par hypnose.
Surpoids après guérison. Rechute début octobre / guérison à 120mg le 28 octobre 2017. Arrêt du tabac de nouveau le 12/02/ 2018.
 
Avatar de Coleen
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  • Inscrit : 08 Décembre 2013
  Lien vers ce message 02 Juin 2018, 9:01
J'ai vècu un alcoolisme très sévère pendant 10 ans ( Alcool 24h/24) Multipliant les sevrages..Post cures je suis tombé par hazard sur le livre d'Ameisen et sur le forum.

Avec un nouveau médecin favorable au Baclofène mais non formé pour sa prescription je me suis fais aidé par le forum.Après plusieurs mois de traitement ( 190mg) je buvais un peu moins mais je n'étais pas guéri. Avec Sylvie, nous avons donc ajusté les heures de prises afin de cibler précisément mes heures de craving.

2 mois après jours pour jours mon besoins de boire avait disparu totalement (120mg)

Aujourd'hui cela fait presque 3ans que l'alcool ne dirige plus ma vie, je ne suis pas abstinente un verre ou deux avec des amis me ravi, je n'ai vraiment pas envie d'un 3ème.Je préfère garder 50mg/jour, cela me rassure,je n'oublie pas l'enfer de ma dépendance qui m'a mené si proche de la mort.

Je tiens à dire... 80mg et moins, ne représente qu'un très très infime pourcentage de réussite.

Le Baclofène est le seul médicament mondial qui guéri de l'alcoolisme, ces effets secondaires ne mettent en aucun cas la vie des patients en danger, contrairement à l'alcool.

Pour qu'enfin les malades puissent guérir il est primordial que l'AMSN accorde en toute liberté le droit a une prescription aux dosages adapté, propre à chacun.

Le Baclofène à sauvé ma vie.
Message édité 1 fois, dernière édition par Sylvie, 02 Juin 2018, 20:02  

TTT 2013/2014/Début 2015 : 190mg. Baclo/Alcool/Benzo. Malaises PC 02/15-100mg
Forum 26/10/15
Indifférente le 28/12/15 120mg
Descente - 1 le 14/11 - 1 le 05/12 -1 le 25/01 -1 le 25/02 -1 le 25/03-1 le 25/05=60mg
 
Avatar de annette060606
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  • Inscrit : 10 Février 2018
  Lien vers ce message 04 Juin 2018, 21:34
Bonjour,
J'ai souffert de boulimie vomitive de l'âge de 13 à 39 ans.
J'ai suivi maintes (je ne les comptes plus) cures (psychothérapie, hypnose, psychiatrie, EFT, EMDR, kinésiologie, liste non exhaustive), donc j'ai fait un travail sur moi.
De plus, je suis sportive (marathons, etc etc) et une bonne hygiène de vie.
Celà n'a JAMAIS suffit à me sortir de la boulimie et j'ai été proche du suicide.
En mars 2018 je commence le traitement : 3 semaine après avec 60mg je suis GUERIE.
Je n'ai pas besoin d'en dire plus.
J'espère que mon témoignage sera un plus.
 
Avatar de julieM
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  • Inscrit : 23 Avril 2018
  Lien vers ce message 05 Juin 2018, 11:35
Bonjour,

J'ai 34 ans et tout pour être heureuse : Deux enfants en pleine santé, un conjoint formidable qui m'aime depuis 18 ans, un travail que j'adore, je suis propriétaire d'une belle maison... oui j'ai vraiment tout pour être heureuse. Seule ombre au tableau, et pas des moindres : mon addiction.

Mon quotidien se résume à aller au supermarché, cacher soigneusement mes achats et profiter de chaque occasion pour consommer en solitaire. S'ensuit alors une forte culpabilité, une dévalorisation de moi-même, la sensation d'être faible, sans volonté... Chaque jour j'essaie de lutter, mais cet adversaire est bien trop fort pour moi, j'abdique à chaque fois... Mon quotidien se résume aux pensées H24, aux envies irrépressibles, aux pulsions non maîtrisables, à la perte totale de contrôle.
J'ai vraiment tout pour être heureuse mais mon addiction me pourrit la vie, me faisant passer à côté de l'essentiel : ma famille.

Comme beaucoup j'ai tapé à toutes les portes pour pouvoir m'en sortir mais sans résultat. J'ai alors appris l'existence du baclofene et une nouvelle lueur d'espoir grandit en moi.
Mon médecin généraliste m'oriente vers un psychiatre qui m'indique immédiatement qu'il n'irait pas au delà de 80mg. Une nouvelle porte s'était entrouverte mais se referme violemment, d'après mes lectures j'étais consciente que la dose seuil moyenne se trouvait au delà de ce dosage.
Je commence le traitement, je découvre le forum : quelle richesse, quelle mine d'informations ! Je me nourris des expériences relatées, je trouve un étayage (Merci Sylvie et les autres), un soutien, des compagnons "de galère", je sors de mon isolement et je reprends confiance peu à peu. Au delà de mon parcours baclofene ces échanges me permettent une introspection et je me reconnais dans beaucoup de témoignages ; j'ai bien plus appris sur moi-même en trois mois sur le forum que durant toutes mes séances de psychothérapie !

Oui cela fait trois mois que cette aventure à commencée pour moi. Entre-temps j'ai changé de prescripteur car évidemment , sans grande surprise, j'ai dépassé les 80mg. Je suis une débutante, une novice mais je sais que quelque chose est en train de se passer : Je prends 180mg, j'ai très peu d'effets indésirables et depuis plusieurs jours je me sens comme "differente", j'aperçois la silhouette de l'indifférence, elle est là, elle se rapproche.
Quel bonheur de se concentrer sur une tâche professionnelle sans avoir de pensées parasites, de pouvoir enfin profiter pleinement de l'instant présent, d'avoir la sensation de devenir une personne "normale" sans craving avec la consommation d'une personne "lambda" ! En deux mots POUVOIR VIVRE tout simplement !
Je suis plus sereine, plus détendue et cela a aussi d'importants effets positifs sur mon quotidien et ma vie de famille.

Je vois enfin la lumière au bout du tunnel, je commence à sortir la tête de l'eau... Ne pas me permettre de poursuivre ce traitement à ma juste dose reviendrait à poser votre main sur ma tête et à m'enfoncer lentement sous l'eau pour me faire sombrer à nouveau...

J'ai lu avec attention tous les témoignages ils m'ont beaucoup touché. Chacune de ses personnes donne une belle leçon de vie. Quelle force, quel courage, quelle détermination ! A toutes et tous je leur dis "chapeau bas".
Personne ne peux être insensible à ces parcours de vie, à ces messages d'espoir mais également à ces cris de désespoir si le baclofene n'est plus prescrit librement et de manière personnalisée.

Je souhaite de tout cœur que notre parole soit entendue...


Début du traitement le 28/03/18
Indifférence le 31/05/18 dose seuil 140mg
retour du craving le 10/07/18
Actuellement 30mg à 9h, 30mg à 11h, 30mg à 13h, 40mg à 15h, 20mg à 17h
Le secret du changement consiste à concentrer son énergie pour créer du nouveau et non pour se battre contre l'ancien"
 
Avatar de yoann2956
  • Age : 35 ans
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  • Inscrit : 31 Mars 2013
  Lien vers ce message 05 Juin 2018, 19:08
Bonjour,

J'ai entamé une cure de désyntoxitation à l'alcool à l'âge de 28 ans. Je suis resté abstinent par la suite pendant un an. Mon corps était guéri de l'alcool mais pas mon esprit. J'avais constamment "soif".

Un an plus tard j'ai rechute. Avant ma cure je consommais de la bière ou du vin. Ma rechute à été dévastatrice puisque je suis passé à l'alcool fort type vodka. Après le travail je consommais 6 bières et une bouteille de vodka pure. Trois mois suivant ma chute j'ai eu le courage d'aller voir mon doc qui m'a prescrit du seresta 10mg. Un Jour d'abstinence, j'ai rechuté en prenant en plus quelques cachets de seresta.
Plus tard j'ai décidé de me remettre au vin rosé ou blanc toujours en prenant les médocs. Je consommais alors 6 bières et environ deux bouteilles de vins à partir de 19h30 et jusqu'à épuisement.

Je me suis renfermé sur moi même. Isolé dans ma maladie. Mon corps à changé, mon visage, bouffi, acnéique, teint livide et j'en passe.

En signe de dernier espoir je suis "tombé" sur le forum. J'ai de suite été soutenu par les membres. Deux jours après mon inscription j'ai obtenu les coordonnées d'un médecin qui prescrit le baclofène. J'ai eu un RDV quelques jours plus tard.

Les boîtes en poche j'ai suivi les conseils et la bienveillance des membres du site. 4 semaines plus tard je n'ai plus eu soif. Rien. Indifférent.

J'ai gardé ma dose d'indifférence pendant six mois (180mg) j'ai diminué petit à petit pendant 6 mois.

Aujourdhui, cinq ans plus tard je ne prend plus de baclofène. J'ai toujours un médoc dans ma poche. Un au bureau et un dans ma voiture.

Aujourd'hui, il m'est impossible de consommer des alcools forts. Je bois à l'occasion un, deux verres de vins le troisième je le verse dans le verre de mon voisin car il me dégoûte.

Grâce au baclofène, 5 ans plus tard j'ai évolué dans mon métier, j'ai changer de département, j'anime des réunions, des formations. J'habite une maison cosie au bord de la mer. Je me suis remis au sport et fais des compétitions de course à pied.Je reste un peu casanier mais c'est dans mon caractère, ce n'est plus l'alcool qui m'isole.

Ce médicament m'a sauvé la vie. A l'époque je pensais que la seule issue possible était un adieu.

Merci de m'avoir lu. Merci au baclofène, au Dr Amaisen et grand merci au forum.


Début du traitement le 08 avril 2013 - Indifférent le 19 mai 2013 à 180mg - Descente progressive, ajd à 20 mg
 
Avatar de Alexandra
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  Lien vers ce message 05 Juin 2018, 21:52
Bonsoir

Incontestablement le baclofene ma permis de vivre normalement sans alcool. Il ma sauvé la vie. Je serai décédée aujourd'hui jen suis sûre.
Je n ai que 34 ans j'aurai fait une énorme bêtises avec l'alcool.
Je ne voyais plus l issue.
Lorsque j'ai mal pris mon traitement à coup sur la maladie reprenait le dessus.
Aujourd'hui je suis très sérieuse sur la prise du traitement et bien évidemment je suis sobre.
Si vous enlevez ce médicament vous pouvez être sûr que vous détruirez des milliers de vies qui auraient pu être sauvées.
Merci au médecin qui m a mise sur la voie du baclofene et merci à l'association et ce forum qui a toujours répondu présent à mes appels au secours.
 
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