Nouveau sujet Répondre Imprimer Syndication RSS 2.0

sauvons le baclofen, sauvons-nous

fil dédié aux témoignages en vue de la réunion de l'ANSM
Avatar de Alexandra
  • Age : 34 ans
  • Messages : 39
  • Inscrit : 21 Mars 2014
  Lien vers ce message 05 Juin 2018, 21:52

Reprise du dernier message

Bonsoir

Incontestablement le baclofene ma permis de vivre normalement sans alcool. Il ma sauvé la vie. Je serai décédée aujourd'hui jen suis sûre.
Je n ai que 34 ans j'aurai fait une énorme bêtises avec l'alcool.
Je ne voyais plus l issue.
Lorsque j'ai mal pris mon traitement à coup sur la maladie reprenait le dessus.
Aujourd'hui je suis très sérieuse sur la prise du traitement et bien évidemment je suis sobre.
Si vous enlevez ce médicament vous pouvez être sûr que vous détruirez des milliers de vies qui auraient pu être sauvées.
Merci au médecin qui m a mise sur la voie du baclofene et merci à l'association et ce forum qui a toujours répondu présent à mes appels au secours.
 
Avatar de zhdrick
  • Messages : 2
  • Inscrit : 22 Octobre 2013
  Lien vers ce message 05 Juin 2018, 22:16
Voici mon témoignage.

En 2013 suite à une surchage de travail et beaucoup de stress ( on peut dire aussi burn out) j'ai tenu pendant 2 ans grâce aux anti dépresseurs mais aussi l'alcool... qui est devenu un refuge chaque soir en rentrant chez moi. Après plusieurs tentatives infructueuses de sevrage j'ai décidé en septembre 2015 de prendre rendez vous à l'hopital Cochin en addictologie. J'avais lu pas mal de choses sur le baclofene et j'en ai parlé tout de suite au médecin qui a accepté de me le prescrire. J'ai commencé à le prendre en septembre en augmentant les doses progressivement. A partir de mi novembre 2015 je suis devenu indifférent à l'alcool avec une dose d'environ 120gr par jour. Une fatigue assez extreme en soirée et a été le seul effet secondaire notoire.
En 2016, j'ai commencé à diminuer les doses et j'ai arrete de le prendre en septembre (presque sans y penser puisque j'ai oublié d'aller chercher ma dernière ordonnance).
Je suis depuis indifférent à l'alcool, je bois de temps en temps quand l'occasion se présente avec des amis ou de la famille, mais plus jamais seul. Il m'est arrivé de ne pas boire d'alcool pendant des mois sans ressentir la moindre envie.
Je suis absolument convaincu par l'efficacité de ce traitement et je le conseillerai à tous ceux qui souffre d'alcoolisme. Depuis mon sevrage, ma vie a changée, je me suis repris en main physiquement et je fais du sport, j'ai réussi à changer de travail en fin d'année 2017. Je consulte toujours une psy mais je suis beaucoup plus serein et je vais vers l'avant. Même si on considère que ce médicament ne traite pas et ne résoud pas les causes de l'addiction, il permet de s'en libérer, de retrouver l'estime de soi et un terrain propice pour comprendre et s'attaquer aux causes de l'addiction.

J'espère que mon témoignage sera utile et je souhaite que ce médicament puisse être prescrit sans problèmes à tous.
 
Avatar de RemyP
  • Messages : 5
  • Inscrit : 11 Septembre 2017
  Lien vers ce message 06 Juin 2018, 2:28
Je vais être très clair : le baclofène a sauvé ma vie et je ne comprends pas pourquoi on veut l'interdire maintenant. Ma femme est clair elle aussi : si je recommence à boire la vie va devenir intenable.
Alors vraiment messieurs mesdames de l'agence du médicament , pensez à nos vies, n interdisez pas le seul médicament utiles contre ce fléau de l alcool.
Merci
 
Avatar de hontanette
  • Age : 47 ans
  • Messages : 2406
  • Inscrit : 17 Mai 2014
  Lien vers ce message 06 Juin 2018, 6:22
J'ai 47 ans et je suis indifférente depuis 3 ans grâce au baclofène. J'ai découvert ce traitement dans un article de journal, je me suis tournée vers mon médecin traitant qui a accepté de me le prescrire en 2014, puis j'ai découvert le forum qui m'a aidé dans la gestion du traitement. J'étais une grande consommatrice depuis plus de 20 ans, j'ai fais des cures, je suis allée aux AA, j'ai pris de l'aotal..... Au bout d'une année de traitement en montant à 330 mg/ jrs j'ai trouvé l'indifférence soit en 2015. Aujourd'hui je prends 30 mg / jrs et je vais très bien, je ne bois plus.
Le baclofène m'a sauvé la vie dans tout les sens du terme, il est indispensable dans le traitement de l'alcoolisme.


Indifférente, 50 mg par jour, j'en reste là.
 
Avatar de mimilala
  • Messages : 3
  • Inscrit : 01 Janvier 2017
  Lien vers ce message 06 Juin 2018, 8:53
Je M’APPELLE MATHIS ET J’AI 7 ANS.
Longtemps ma maman et moi on a été tristes car mon papa ne faisait que boire et quand je lui parlais il ne comprenait pas. Quand il me parlait, je ne comprenais rien.
Souvent je disais à maman que papa trichait et je sortais les bouteilles vides cachées dans la maison, pour les montrer à maman.
J ai dis à la maîtresse que maman en colère vidait les bouteilles dans le lavabo.
Et puis un jour maman et moi on a emmené papa qui voulait bien chez le docteur ...un psy qui allait le soigner
Il prends ses médicaments et depuis j’ai un papa
Cette semaine il m’a appris à faire du vélo
Et puis il vient me chercher à l’école comme les copains (avant maman ne voulait pas. Elle disait que c’était dangereux)
Il m’aide pour mes leçons car avant maman dit qu’il faisait n’importe quoi et donnait des réponses de travers.
Enlever ses médicaments ...c’est m’enlever mon papa.
Ma maman termine ma lettre : au revoir.
Je suis la maman et la femme de cet homme qui se soigne très sérieusement depuis qu’il prend du BACLOFENE.
RÉDUIRE SA CONSOMMATION ANÉANTIRAIT NOTRE NOUVELLE FAMILLE.
merci de nous avoir écoutés.
 
Avatar de lily75
  • Messages : 107
  • Inscrit : 19 Octobre 2017
  Lien vers ce message 06 Juin 2018, 9:18
J'ai 39 ans, mariée, deux enfants, une belle réussite professionnelle, "tout pour être heureuse".
Mais j'ai sombré dans l'alcoolisme il y a de cela trois ans, je buvais le soir une bouteille et demi de rosé ou de blanc, dès la sortie du travail, et ne pensais qu'à ça dès l'après-midi.
Cela détruisait ma vie, de famille, mais aussi professionnelle, puisque je n'avais plus confiance en moi, je perdais la mémoire, me sentais nauséeuse tous les matins, et sans compter le dégoût de moi-même.
J'ai eu la chance d'entendre parler du Baclofene par un ami, qui lui-même était arrivé à l'indifférence grâce à ce médicament. Il m'a tout de suite dirigé vers un médecin prescripteur spécialisé.
Cela fait maintenant depuis octobre 2017 que je suis sous traitement, j'ai augmenté très progressivement jusqu'à 120 mg, j'ai atteint l'indifférence en début d'année, et je commence à réduire le dosage car il produit beaucoup d'effets secondaires sur moi et parce que j'ai atteint l'indifférence depuis plusieurs mois. J'en suis à 110 mg. L'idée ne me vient même plus de m'arrêter boire un verre ou deux avant de rentrer, ni d'acheter ma bouteille sur le chemin du retour, et si une bouteille est ouverte à la maison, après un dîner entre amis par exemple, l'idée ne me vient même pas d'en consommer. En revanche, il m'arrive de boire lors d'un dîner, de moments conviviaux, comme je le faisais avant, mais sans excès. C'est un miracle.
Certes, ce médicament a entrainé chez moi beaucoup d'effets secondaires mais jamais je n'aurais imaginé laissé tomber car ils sont transitoires et ne sont rien comparé à l'enfer de l'alcool et de ses effets, physiques et psychiques. Sans parler du soutien de mon médecin, de mon entourage, et surtout de ce forum, qui m'a permis de partager mon expérience avec d'autres personnes et d'obtenir de précieux conseils sur la répartition du médicament plus adaptée et des conseils pratiques pour m'aider à gérer les effets secondaires.
Grâce à ce médicament, je suis moi-même, tout le temps, et j'ai à nouveau des projets. Ma vie n'est plus conditionnée par l'alcool, ne tourne plus autour de l'alcool. Je vais changer de job, ce que je n'aurais jamais pu faire si j'avais été sous l'emprise de l'alcool, car je n'en aurais jamais eu l'énergie ni assez de confiance en moi pour concrétiser un tel projet. Je ne donne plus de mauvais exemple à mes enfants, car je n'arrivais même plus à me cacher totalement, leur donnant l'image d'une mère avec un verre de vin dans la main en rentrant du travail.
Je songe enfin à me faire suivre par un psychiatre, car bien évidemment le fait de tomber dans cette addiction n'est qu'un symptôme d'un mal-être profond, mais je vais cette fois-ci avoir le courage d'essayer de mettre le doigt dessus plutôt que d'anesthésier ma souffrance avec de l'alcool.
Merci à Olivier Ameisen, merci aux médecins et pharmaciens qui acceptent de prescrire ce médicament à fortes doses, merci à ce forum.


80 mg par jour, 20 à 9h30, 20h à 12h30, 20 à 15h30, 20 à 18h; indifférente,en phase de baisse
Je dois tant à ce forum
Adhérez https://www.baclofene.org/adhesion-a-lassociation/adhesion
 
Avatar de Kelo
  • Age : 48 ans
  • Messages : 19
  • Inscrit : 12 Juin 2017
  Lien vers ce message 06 Juin 2018, 9:32
Bonjour,

J'ai 48 ans, je prend du baclofène depuis juin 2017 et je suis indifférent depuis aout 2017.
Je crois que j'ai plutôt un fort caractère et beaucoup de volonté. Gros fumeur pendant 15 ans, j'ai arrêté du jour au lendemain sans aucune aide.
En surpoids, j'ai fait un régime et je me suis mis à la course à pieds. J'ai perdu 17kg et réalisé 2 marathons.
Puis, j'ai été forcé de d'admettre (après quelques années de dénis..) que j'avais un problème avec ma consommation d'alcool.
En effet, je n'arrivais plus à gérer ma consommation. J'ai donc pris les choses en main, comme à mon habitude avec ma super volonté et mon mental d'acier, mais la je me suis retrouvé face à un mur, une impasse. A chaque fois que j'essayais de réduire ma conso, ce qui ne durait jamais très longtemps, je reprenais de plus belle, comme si chaque tentative avait l'effet inverse.
Cette situation a duré des années jusqu'à me retrouvé littéralement pris en otage par l'alcool qui rythmait mes soirées et mes weekend, tout en dégradant ma vie et ma santés petit à petit.
Jusqu'au jour ou j'ai entendu parlé du Baclofène et après m’être renseigné j'en ai parlé à mon médecin qui m'a soutenu dans la démarche. J'ai suivi le protocole proposé par l'association et en 2 mois j'ai atteins cette fameuse indifférence (à 180mg/jour) qui m'a libéré de plus de 15 ans de dépendance.
Voila presque 1 an que je prend du bacloféne et ma vie en a été complétement transformée, je revis.
Moi qui ne pouvais que constater ma déchéance avec ce sentiment horrible que d'en n’être que le spectateur passif, le Bacloféne m'a libéré.
Je pense mème pouvoir dire, sans exagérer, que le Bacloféne m'a sauvé la vie.
Alors à tout ceux qui pense se trouver dans la mème situation que moi ,avant le Baclo, allez y sans hésitation et vivez. vous avez enfin la possibilité de reprendre votre vie en main.
Un grand merci à l'association et ses précieux conseils sans qui je n'y serais jamais arrivé.
J’espère que tous ces témoignages seront pris en compte et que les autorités compétentes laisseront le Baclofène sauver encore plus de vies.


Début Baclo 12/06/17. Indifférence le 15/08/17 à 180mg.
Descente prévue en Novembre.
 
Avatar de Gérard.(Guéri)
  • Age : 63 ans
  • Messages : 477
  • Inscrit : 01 Aout 2011
  Lien vers ce message 06 Juin 2018, 10:38
J'ai commencé le traitement par le Baclofène en Aout 2011
C'est moi qui ai demandé à mon médecin traitant de me le prescrire, il ne le connaissait pas pour cet emploi.
J'ai eu des effets indésirables tres forts voir difficilement supportables
En montant le dosage d'un demi comprimé tout les 15 jours, et en plus d'un an, je suis arrivé àl'ndifférence
Depuis je bois lorsque je le souhaite un verre ou deux, pour le plaisir et je n'ai pas la pulsion come avant de vider la bouteille
et d'en déboucher une deuxième voir une troisième.
Je suis saauvé de l'alcool grace à ce médicament.


Patience, Régularité, Ecoute, Confiance, Espoir, Baclofène et Guérison (Je l'ai tant espéré cette guérison)
 
Hors ligne SO Féminin
Avatar de SO
  • Age : 48 ans
  • Messages : 2328
  • Inscrit : 18 Avril 2013
  Lien vers ce message 06 Juin 2018, 12:25
Bonjour à tous,

Voici ma petite contribution pour sauver ce médicament qui m'a sauvé la vie !

Dose seuil atteinte en Octobre 2013 à 230 mg et après 6 mois de montée progressive je devenais indifférente à l'alcool , à cette merde qui allait me faire tout perdre.

5 ans plus tard je ne prends plus que 50 mg de baclofène en descendant prudemment avec de longs paliers, je suis en pleine forme et ma vie est pleinement entre mes mains !

Totalement guérie de la compulsion à rechercher le produit, je suis de plus en plus indifférente à l'alcool et l'année dernière une psychothérapie m'a aidé à comprendre ces 30 années de boisson.

Je bois tranquilement 2 à 3 verres de vin le soir de temps en temps avec plaisir pour le goût mais certainement pas pour rechercher un effet d'ivresse car cela me répugne profondémént

D'ailleurs si je sens que le troisième verre me tourne la tête alors il fini dans l'évier et avec une grande satisfaction de liberté je me tourne vers tout autre chose.

Sophie


Le seuil à 230 mg le 9 octobre 2013 après 6 mois de montée.
Juin 2018-> 50 mg
 
Avatar de Lazeler
  • Messages : 701
  • Inscrit : 07 Juillet 2015
  Lien vers ce message 06 Juin 2018, 18:10
Fille d'un père alcoolique qui était lui-même d'une famille où la plupart des hommes l'étaient aussi, j'ai vu de près les ravages de l'alcool. J'ai vu de près qu'il peut tuer un homme encore dans la fleur de l'âge, mais cela ne m'a pas immunisée.

Je commence à prendre goût à boire dès le début de la trentaine, avec une prédilection pour le whisky, mais mes antécédents m'inculquent quand même le bon sens de remplacer le whisky par le vin. Jusque-là je ne bois pas encore excessivement. Mais je bois avec régularité trois ou quatre verres de vin par jour.

Début de la quarantaine, je cesse de fumer. L'alcool se substitue aussitôt à la nicotine. Ma consommation augmente rapidement jusqu'à atteindre de deux à trois litres de vin par jour. Ma santé s'en ressent (la cirrhose du foie menace, le diabète aussi – sans parler de la prise de poids et des problèmes de sommeil). Je ne suis cependant pas du tout à la recherche de l'ivresse et je m'arrête toujours de boire avant d'en arriver là.

Je suis absolument réfractaires aux AA et je ne veux pas entendre parler d'abstinence – qui est synonyme pour moi de lutte constante contre le craving, une lutte où le craving finit toujours par l'emporter tôt ou tard. Je tiens à me garder quelques plaisirs dans la vie, notamment celui d'un bon vin aux repas.

Déjà dès le milieu de la soixantaine, je cherche des solutions qui m'aideront à boire «normalement»: thérapies, produits naturels, hypnose, etc. Rien n'y fait.

J'entends un jour parler du baclofène et je comprends que la solution est là. Mais je vis au Canada. Comment trouver un prescripteur? Y en a-t-il seulement un?

Finalement, je découvre le forum et c'est par le forum que je trouve un prescripteur. Je trouve aussi sur ce forum toute l'aide, tous les conseils et les encouragements dont j'ai besoin dans mon parcours vers la guérison.

Je suis sous baclofène depuis juillet 2015. J'ai atteint mon indifférence en 2017 à 130 mg. J'ai trouvé ma dose de confort à 110 mg. Une dose inférieure me ferait inévitablement rechuter.

Je suis maintenant âgée de 73 ans, je bois normalement un verre ou deux au repas du soir, rien pendant la journée. Je peux me passer de boire aussi longtemps que je le veux sans aucun problème. Ma santé est à nouveau sur les rails.

Le baclofène m'a sauvé la vie… comme il a sauvé celle d'innombrables alcooliques et continue de le faire. Le baclofène est absolument efficace. En outre, il engage totalement le «patient» dans son traitement sans l'abêtir, l'infantiliser ou le culpabiliser. Discréditer un traitement aussi infaillible pour des intérêts purement commerciaux est criminel. Le prétexte des effets secondaires n'est que cela: un prétexte. Oui, il y a des effets secondaires, mais ils sont parfaitement gérables et on n'en meurt pas.

Merci au Dr Ameisen, merci à tous ceux qui se battent pour et avec nous, merci à Sylvie, merci au forum et à mes amis du forum. Longue vie au baclofène.

Puissent la raison et la compassion l'emporter sur le mercantilisme du Big Pharma européen.
Message édité 1 fois, dernière édition par Lazeler, 06 Juin 2018, 18:12  

Début du baclo: 30 juillet 2015
À 105 mg depuis le 24 juin 2018.
 
Avatar de Jackie
  • Messages : 274
  • Inscrit : 23 Février 2015
  Lien vers ce message 06 Juin 2018, 18:20
Wow Laseler, merci infiniment pour ce partage porteur d'espoir.
Ça fait du bien.
Jackie
 
Avatar de lhestiah
  • Age : 42 ans
  • Messages : 149
  • Inscrit : 23 Novembre 2015
  Lien vers ce message 06 Juin 2018, 19:03
Bonjour, j'ai frôlé la mort plusieurs fois. A cause de l'alcool. Je me suis détruite et ai semé la destruction autour de moi. Pendant de longues années. Jusqu'à me retrouver à genoux sur un tas de cendre. A cause de l'alcool. Que de souffrances...

Grâce au Baclofene, commencé en 2013, jusqu'à 180 mg par jour pendant environ un an, j'ai découvert l'indifférence... à l'alcool. J'ai retrouvé la liberté de consommer ou non, la liberté de choisir. La liberté, tout simplement.

Après être descendue à 60 mg, je suis remontée par précaution à 120 grâce à la compréhension et à une certaine forme de courage de la part de mon médecin. Elle avait dernièrement encore refusé par crainte des conséquences liées à la décision de l'ANSM.

Si je n'avais pas pu accéder à la dose de 180 mg il y a presque 5 ans, je ne serais jamais parvenue à sortir de l'enfer de l'alcoolisme.
Message édité 1 fois, dernière édition par lhestiah, 06 Juin 2018, 19:12  

“On est quelquefois aussi différent de soi-même que des autres.” François de La Rochefoucauld. Août à octobre 2013, montée jusque 180. Descente progressive à 60. A 120 depuis un mois.
 
Avatar de pattone
  • Messages : 7
  • Inscrit : 28 Juin 2015
  Lien vers ce message 06 Juin 2018, 19:07
Bonjour,

J'utilise le Baclofène depuis 2 ans environ, et pour moi c'est rémission total. J'ai retrouvé le gout de vivre, de faire les choses, et une capacité physique que j'avais perdu. J'ai pu au fur à mesure du temps baissé les doses sans que cela altère le résultat. Le baclofène ma sortie de l'alcool et si demain il n'ai plus autorisé je crains la rechute. Merci de lui conserver une autorisation contre la lutte des dépendances à l'alcool.

Thierry.
 
Avatar de FJ2M
  • Age : 40 ans
  • Messages : 25
  • Inscrit : 18 Septembre 2017
  Lien vers ce message 06 Juin 2018, 23:08
Bonsoir,

Très jeune déjà je consommais de l'alcool. C'était pour moi une sorte de masque pour affronter mes angoisses, mes faiblesses, ma timidité... Les soirées entres potes était très très arrosées. J'ai fait mon premier coma éthylique vers 16 ans. Je ne savais pas m'arrêter. Quand je commençais rien d'autre ne m'arrêtais que d'être complètement inerte.

Ma dépendance s'est accentuée au fil des ans, le matin avant de me rendre au travail, le midi, le soir, la nuit.. Et c'est devenue de plus en plus, c'était mon carburant. Sans alcool je n'arrivais pas a avancer. Tous les jours, dès que je pouvais et il m'est souvent arrivé de me retrouver dans un état plus que second.
Envies suicidaire, remords, mal être, désarrois, tristesse, démotivation, sous estime... berçaient mon existence.

J'ai de grands regrets. Mon état de dépendance m'a fait louper des étapes de ma vie que je ne pourrais plus revivre. Je suis passé complètement a côté de la naissance de ma fille et j'ai loupé quelques moments de l'enfance de mon fils.

Mon fils, c'est lui qui du haut de ses 5\6 ans a déclenché ma prise de conscience.
J'ai essayé d'arrêter. J'ai eu quelques périodes d'abstinences de quelques mois mais pour mieux replonger ensuite. Je suis contre les méthodes habituelles, trop de personnes souffrent, beaucoup ne s'en sortent pas, et je voulais pouvoir être comme tout le monde, pouvoir boire 1 où 2 verres de temps en temps, lors d'un moment festif en famille où entre amis.

Je suis allé dans un centre d'addictologie, je m'y suis senti rabaissé, traité comme quelqu'un de banal et non considéré. Le médecin m'a prescrit un traitement que je n'avais pas du tout supporté et n'a pas voulu m'entendre. Encore plus quand je lui ai demandé de prendre du baclofene, Ils m'ont fermé la porte au nez! Les réunions AA n'avaient pas de fondement, j'avais le sentiment de retourner sur les bancs de l'école.

Ma femme c'est inscrite sur le forum et de là m'a orienté.

J'ai commencé le traitement par baclofene début novembre 2017, je suis indifférent depuis début mars 2018. 5 mois, 5 mois pour reprendre une vie correcte. Je n'ai jamais arrêté en faite c'est venu tout seul. Au fil des jours ma consommation a diminuée jusqu'au jour où mon envie a disparu.

Je suis a 150 mg par jours, je stabilise. Je peux profiter de bons moment familiaux, amicaux sans en avoir des remords le lendemain. Sans même exagérer.

J'ai eu et ai encore quelques effets indésirables mais quand on atteint l'indifférence, ils sont tellement minimes contrairement aux effets de l'alcoolisation.

Baisser le dosage quotidien me semble impossible pour l'instant. Encore trop d'anxiété de part mon travail. Je retomberait dans les profondeurs de l'alcool.

Sans le baclofene je ne serais probablement plus de ce monde où prêt à le quitter.

Le baclofene m'a libéré, il m'a sauvé la vie.
Il a rendu a mes enfants un papa présent avec qui ils aiment passer des moments a jouer et rire. Il a sauvé ma famille.

Je pense vraiment que de restreindre le traitement de l'addiction de l'alcool par le traitement au baclofene, équivaut à une "non assistance a personne en péril".

Nombreuses sont les personnes qui pourraient guérir de leur addiction.
C'est tellement triste!

Il serait bien plus approprié et bien plus intelligent d'aider les médecins dans le protocole de posologie qui peut guérir.

Merci le forum, Merci Sylvie et tous les autres membres qui m'ont soutenu, et
MERCI BACLOFENE !


Votre aide est précieuse
"Kitou" I love you very much
 
Avatar de florence
  • Messages : 6
  • Inscrit : 10 Novembre 2016
  Lien vers ce message 07 Juin 2018, 14:29
Bonjour , je m’appelle Florence et je suis alcoolique !!!
J 'ai vécu un enfer pendant 7 ans , j'avais deux enfants de 7 et 10 ans que j'aurai pu tuer maintes fois en conduisant ivre , je venais de divorcer .
J'ai voulu en finir avec cette vie mais ( heureusement ) cela n'a pas marché et pourtant j'aurai pu , je suis pharmacienne , je pense que c’était plus un appel au secours
Je suis abstinente depuis bientôt 11 ans et je vais bien !!!
Si j'apporte mon témoignage ce n'est pas parce-que je prends du baclofene , j'ai réussi à arrêter après une post cure de 3 mois et un groupe de soutient après ma sortie . Donc je n'ai jamais plus eu de craving depuis le 10 juillet 2007 (jour de mon entrée en cure) et je ne sais pas pourquoi , j'ai eu une chance énorme
Je témoigne pour éclairer notre ministre sur la nécessité absolue d'accorder une AMM au baclofene
Je vois passer des ordonnances avec encore les vieux médicaments d'autrefois et un certain nalmefene qui ne servent absolument à rien
je vois passer des ordo avec du baclofene et cela fonctionne !! Et je suis tellement contente quand je vois le malade qui arrive enfin à stopper ce craving
Pensez vous que des milliers de malades prennent du baclofene pour leur plaisir , pour rire ?
Ne pensez vous pas qu'il est temps de regarder le problème en face , d'avoir un peu d'humanité ?
Il existe des centre de shooting , pourquoi pas des structures dédiées au baclofène ? plutôt que d’inquiéter les malades pour savoir si ils en auront assez ? ne pensez vous pas qu'il serai judicieux d'intégrer aux études de médecine des cours sur l'alcoologie ?
Tant qu'il y aura le craving on ne pourra pas arrêter de boire et cela entraînera des centaines de décès . Si nous parlons du bénéfice risque : combien de morts du au baclofène et combien du à l'alcool ? je pense que le calcul est facile . Si l'on m'avait proposé du baclofene pendant ma période de consommation , même en sachant que je pouvais mourir je l'aurai pris car de toute façon je ne serais plus là à vous écrire . C'est une période de ma vie que je n'oublierai jamais , j'y pense tous les jours mais maintenant avec fierté . Il m'est intolérable de savoir que des centaines d'alcooliques peuvent retourner en enfer et juste crever parce que tel ou tel psychiatre a dit que ça ne servait à rien , que c'était dangereux, que lui il savait mieux que tout le monde ou qu'il avait des parts dans un labo pharmaceutique . Vous n’êtes pas alcoolique Madame la ministre, les psy non plus , vous ne savez ce que c'est être alcoolique . Si nous sommes là à vous écrire à vous supplier à presque nous prosterner devant vous , resterez vous indifférente à notre demande ??? Mettrez vous en place des formations pour les médecins plutôt que de laisser des gens démunis et inquiets se débrouiller comme ils peuvent ? Laisserez vous enfin entrer le baclofène dans les centres de désintoxication plutôt que de bourrer les malades de benzodiazépines avec au bout un taux de rechute de plus de 80 pour cent ?
Combien de morts par an à cause de certains médicaments ? combien de vies sauvées grâce au baclofène , combien d'enfants épargnés de voir un de leur parent ivre et dans la déchéance ? Madame , j'aurai donné n'importe quoi pour arrêter
J'espère Madame , que vous aurez l'intelligence du cœur et de la raison , je sais que votre tache est difficile mais la notre aussi , elle est insurmontable , ne passons pas pour des parias , aidez nous, ne nous laissez pas tomber
Florence
 
Avatar de mcquem
  • Age : 56 ans
  • Messages : 16
  • Inscrit : 30 Octobre 2015
  Lien vers ce message 07 Juin 2018, 14:29
à mon tour de témoigner et d'apporter ma contribution à ce formidable et inespéré médicament qu'est le baclofene.
J'ai 57 ans et probablement alcoolique depuis longtemps mais dans le reniement.A 45 ans ,la goutte d'eau qui a fait déborder le vase,mon chef
m'a découvert ivre sur mon lieu de travail,alcootest,conseil de discipline et obligation de soins (mon sérieux au travail m'a préservé d'un licenciement).
bref un mal pour un bien , c'est la claque qu'il m'a fallu pour me reprendre en main.Après la cure s'en est suivi 7 ans d'abstinence puis petit à petit
suite à des problèmes familiaux graves c'est reparti,plus doucement qu'avant mais régulièrement ,de la bière essentiellement,mon abstinence m'a quand même
éloigné des drogues dures (whisky,ricard,rhum)et même du vin rouge,j'aime plus le gout...
j'ai commencé à suivre une psy qui a été d'accord de me prescrire le baclo et m'accompagner dans cette nouvelle aventure.
je suis monté à 220 pour atteindre l'indifférence,je suis actuellement à 180 et suis très prudent pour amorcer la descente.
j'ai vécu la limitation à 80 comme une catastrophe.je veux descendre mais au rythme qui sera nécessaire dans le temps et non brutalement à 80.ce serait catastrophique
je ne donne pas cher de ma peau et ne suis pas sur d'avoir le courage de me battre à nouveau si cela doit arriver.
j'en veux à mort à ces donneurs de leçons qui insultent notre souffrance à longueur de certitudes stéréotypées.ces soit disant spécialistes, professionnels des médias
et probablement sous l'influence des grands labos qui continuent à nous vendre des produits inefficaces (selencro) mais pourtant remboursés.(j'en sais quelque chose
je les ai essayé,et là aussi on en parle pas de leurs effets indésirables...)bref la colère m'égare.
si ma psy me suit pour le moment je voit bien que la pharmacie est sur le fil,ce que je peux comprendre,ce n'est eux les responsables.
les E.I parlons en.c'est quoi le problème...bien sur que ce n'est pas agréable,on s'y fait c'est nettement moins désagréable qu'une "gueule de bois permanente" parole d'alcoolique.
Mrs et Mmes les décideurs regardez moi bien en face,non ne détournez pas le regard,regardez les beaux yeux bleus (qui ne sont plus rouges vitreux) d'un alcoolique qui revit à nouveau
grâce au baclofène,a retrouvé l'estime de soi,qui rend à nouveau fier sa famille ses amis ,qui apprécie à nouveau le gout des fruits (non macérés)des bonnes choses que la nature nous offre,qui a retrouvé du temps à consacrer aux autre etc...
voudriez vous casser tout cet acquis,je n'y crois pas une seconde,je vous sais suffisamment responsable pour prendre en compte nos différents témoignages et parcours de vie et revenir sur cette décision injuste de plafonner à 80 mg.
je suis le premier à dire que le baclo n'est pas une fin en soi et qu'un jour on découvrira LE Médicament définitif qui vaincra cette saloperie qu'est l'alcoolisme et l’addiction en général.
en attendant ce jour que j'espère proche,ne jetons pas aux orties un médicament non onéreux et efficace qui sauve des vies et familles au quotidien.
merci de m'avoir lu.
 
Avatar de Ebène
  • Age : 52 ans
  • Messages : 1712
  • Inscrit : 23 Aout 2013
  Lien vers ce message 07 Juin 2018, 18:06
Bonjour,

j'ai 51 ans et j'ai bu dès l'âge de 16 ans pendant 30 ans.
Au départ, avec les copains le samedi soir et puis de plus en plus, pendant les WE, les repas entre amis etc... Mes amis, lorsqu’ils ont vieilli, ont arrêté de s’enivrer et moi j'ai continué à boire au quotidien, en cachette dans ma cuisine en préparant les repas. Toujours 2 verres, un caché dans la cuisine l’autre à coté de mon assiette : pas joli tout ça.
J'ai fini à plusieurs reprises dans un caniveau sans être capable de rentrer chez moi.
J’ai réussi à pourrir la vie de mes enfants et de mon mari qui n'a pas supporté mon alcoolisme et l'humiliation que lui procurait la vue de sa femme ivre en public sans parler des scènes incessantes que je lui faisais lorsque j'étais alcoolisée.

En 2013, j'ai rencontré le baclofène et j'ai réussi à sortir de ce calvaire en quelques mois.
Je reconnais que cela n'a pas été une partie de plaisir car j'ai souffert de beaucoup d'ES, mais le jeu en valait la chandelle.
Je suis montée à 200 mg puis redescendue progressivement à 6 mg par jour.
Aujourd'hui, je peux boire un verre entre amis "normalement", tout en sachant qu'au fond de moi, je ne suis pas vraiment "normale vis à vis de l'alcool". Mais qu'importe, je le sais et je le vis bien.
Ce que je sais aussi, c'est que je n'arrêterai pas le baclofène car je suis soignée mais pas guérie, j'ai trop vu de personnes rechuter après l'arrêt du baclofène.
Le baclofène me protège et je n'en demande pas plus, je ne veux pas revivre le craving qui pourrissait chaque heure de ma vie, la boisson à outrance et la perte de tout repère et de dignité lorsque j'étais ivre.
Je me suis reconstruite et je peux même dire que je vis heureuse entourée de mes enfants qui sont fiers de moi et me remercient d'avoir réussi face à l'alcool.
Et moi, je remercie Olivier Ameisen, les médecins prescripteurs et les gens du forum qui j'en suis persuadée, m'ont sauvé la vie.


Indifférente à 200mg. Descente doucement 10 mg
le 3 avril 2015 : 100 mg ; réaugmentation suite au décès de ma mère à 200mg et descente de nouveau à 80 mg
Il est indispensable de rester TRES vigilant si on ne passe pas à 0 alcool mais c'est pas grave; il faut le savoir c'est tout! />Le nombre d'adhérents fait la force de l'association pour que le baclofène soit reconnu ADHERER ce n'est pas une question financière, chacun donne selon ses moyens
 
Hors ligne kor
Avatar de kor
  • Messages : 5
  • Inscrit : 09 Juillet 2016
  Lien vers ce message 07 Juin 2018, 19:16
Je tiens à apporter mon témoignage autour du baclofene.

Je suis suivi à l'hopital Paul Brousse depuis Octobre 2015.

Avant cette date j'était alcoolique, je buvais 28 unités d'alcool par jour ( 6 grandes bières extra fortes et une bouteille de vin) Je fumais 30 cigarettes

fumais du cannabis et prenais de la codéine ( Tussipax- Paderil) quotidiennement et ça pendant plus de huit ans.

J'ai commencé un traitement avec du selincro, que j'ai du stoper sur le champ. Car j'ai eu de très graves effets secondaires.

J'ai continué avec du baclofene via la RTU debut Décembre.

J'ai suivi le protocole à la lettre pendant tout le mois, en augmentant d'un comprimés ( matin midi soir)

Le déclic arriva assez rapidement avec 5 comprimés en une prise.

Du jour au lendemain j'ai pu avoir une porte de sortie, je n'était que l'ombre de moi même, très affaibli. Je pensais vraiment que j'allais mourir dans la

dépendance et dans la souffrance. J'étais préparé au pire.

Grâce au Baclofene, je suis redevenu normal face à l'alcool et face à ma vie.

J'ai arrêté la codéine et le tabac deux mois après............J'ETAIS GUERI...........

Je suis un homme nouveau le Baclofene ma offert une seconde chance dans la vie.

Je tiens aussi à dire que je n'ai eu aucun effets secondaires a par de la somnolence en début de traitement.

Le Baclofene est une réalité, ce médicament soulage et guérit l'alcoolisme.
 
Avatar de Jack-Lofène
  • Age : 49 ans
  • Messages : 5210
  • Inscrit : 17 Aout 2014
  Lien vers ce message 08 Juin 2018, 3:59
Je poste ce témoignage reçu par MP :

Bonjour,

Je m'appelle André, j'ai 57 ans et jusqu'au 25 mai 2012, je buvais.

Je pense avoir toujours été alcoolique et ce depuis mon plus jeune âge. J'avais 3 ans, j'étais avec mes parents chez des amis et pour une raison quelconque, nos hôtes ont sorti une bouteille de champagne et alignés les verres. J'ai regardé ma mère et je lui ai dit : et moi je ne bois pas ?
Tout le monde a éclaté de rire et on m'a servi un fond dans une coupe.
Avec le recul, j'en ai froid dans le dos…

Je précise que mes parents n'étaient pas alcoolique mais ils buvaient un verre de bon vin au cours des repas et j'avais le droit à un fond de vin dilué dans un verre d'eau.
Ensuite lorsque j'ai atteint mes 13 ans, j'avais le droit à une cannette de bière le mercredi après-midi.
J'attendais ce moment toute la semaine…

Heureusement qu'à cette époque les commerçants ne vendaient pas aux mineurs. Il il beaucoup plus simple de trouver de l'herbe ou de la cocaïne qu'une bouteille d'alcool. Vive le 93.
Ensuite j'ai pratiqué pendant 4 ans la compétition moto en endurance.
Un milieu ou l'alcool coulait à flots. Le petit verre pour se donner du courage et qui appelait ces suivants…
Niveau professionnel, je travaillais en tant qu'informaticien, un autre milieu de pochetrons. A par dans l'armée, je n'ai jamais vu ailleurs une telle concentration d’alcooliques…
Ma boisson de prédilection à toujours été le punch planteur.

Début des années 80, j’achetais du planteur préparé. Début des années 90, je me le préparait seul. Bien sûr le dosage en alcool augmentait.
J'attendais que mon ex épouse, soit couché et je buvais…
Depuis 1995, j'en étais rendu à une bouteille de rhum blanc à 40 ° par soir, 2 le dimanche.
Parallèlement, pour éponger je me baffrais, je pesais 140 kg…
Avec une tension à 20 avec médocs pour la faire baisser sans succès, des gamma GT à 380, je courrais à la mort.

Fin janvier 2012, ma fille qui était interne, rentre pour le week-end et comme à notre habitude, nous discutions en regardant des émissions de vulgarisation scientifique.
A un moment, elle se lève en me disant : je vais me coucher, tu es encore bourré !
L'ancien loubard-motard est séché, K.O debout.
Mon monde s'effondre, ma fille sait que je bois.
Ma fille est tout pour moi, s'il le faut, je donnerai ma vie pour elle…

Le week-end ce passe et je noie mon malaise dans des doses d'alcool monstrueuses. Le dimanche ce n'est pas 2 bouteilles que je me suis envoyé, mais 3.
Je voulais mourir.

Lundi matin j'emmène ma fille à son internat et le soir, je tombe sur le petit journal et en invité il y a le professeur Ameisen.
Il ne ment pas, c'est un poivrot, on se reconnaît entre nous et son discours est vrai. Il parle de ce que je connait : la dépendance à l'alcool.
Là,j'écoute un médecin qui sait de quoi il parle, pas comme mon médecin traitant qui m'a fait ingérer toutes les saloperies connue pour lutter contre la dépendance à l'alcool.

Avec l'Esperal, j'ai tout simplement failli crever. On avait omit de me dire qu'il ne fallait pas boire…
L'Aotal ? A part avoir fait empirer ma courante due à l'alcool, rien.
Jean Michel Apathie et Denisot sont déchaînés, ils lui en mettent plein la gueule mais lui continue de délivrer son message.
Dans ma banlieue ont a coutume de dire, quand on ne sait pas, on ferme sa gueule. Apparemment, quand on est journaliste et que l'on n'y connait rien, on la ramène…
Bref, le message est passé, j'ai le nom du médoc : le baclofène.

Dès le lendemain, je suis chez mon médecin traitant ou j’essuie un superbe refus : si cela marchait, ça ce saurait…
Ce con, je me permet de le traiter de con car dans le même temps, il n'a pas été capable de soupçonner une sclérose en plaques.
Donc il me balance que si cela marchait, ça ce saurait, etc.
J'ai l'impression d'entendre les 2 journalistes de Canal…

Je téléphone à des tas de médecins sans succès, en 2012 trouver un prescripteur c'était l'enfer.
J'envisage de commander sur le net et en cherchant un site qui en vendait, je suis tombé sur le forum baclofène.
On m'a aidé à trouver un prescripteur et j'ai commencé le traitement le 28 mars 2012.

Le 25 mai 2012, j'étais indifférent.

Ce ne fut pas simple, il m'a fallu toute ma hargne et ma combativité d'ancien compétiteur et d'ancien loubard.
Tous les 3 jours j'ai augmenté de 10 mg sauf 2 fois ou j'ai fais des paliers de 5 jours à cause des ES.
A 170 mg par jour, je suis devenu indifférent.

A aucun moment, je n'ai arrêté de boire, ma consommation a été dégressive mais je n'ai jamais eu a subir le moindre manque.
6 ans après mon indifférence, je pense pouvoir dire que j'ai tourné le dos à l'alcool.

Lorsque mon amie vient chez moi, toutes les 3 semaines, je prend l'apéro avec elle.

Je me paie le luxe de me servir ma boisson fétiche, un punch planteur, mais avec beaucoup moins de rhum blanc. Verre que je finis rarement…
Aujourd'hui, j'ai enfin une relation normale avec l'alcool.

En septembre 2017, j'étais à 120 mg de baclofène jour, j'ai du descendre à 80 mg jour.
Ces personnes qui prennent des décisions, sans être eux-mêmes concernés par le problème, me font penser aux curés qui donnent des conseils aux futurs couples…
Ce serait hilarant si ce n'était aussi dramatique.

Ma fille, qui sera avocate l'an prochain, m'avait prévenu. Si tu replonges suite à cette descente forcée, je porterais plainte contre les personnes responsable de ces nouvelles dispositions anti baclofène.
Elle n'a pas eu à le faire, je n'ai pas replongé.

Si jamais, il vous prenait l'idée d'interdire le baclofène, j'en achèterai soit sur le net, soit je demanderai à un ami qui habite hors de France, de s'en faire prescrire et de me les envoyer.

J'ai entendu dire que le baclofène était responsable de morts suspectes.
Je ne crois qu'une chose, c'est que si j'avais continué à picoler ma bouteille de rhum blanc par soir et à m’empiffrer, je serai déjà mort depuis longtemps.
Alors je le dit bien fort, le baclo m'a sauvé la vie et si je devais mourir demzin suite aux soit disant effets pervers du baclofène, et bien j'aurai gagné 6 ans de vie normale.

Monsieur Amesein merci, je vous dois la vie. Total respect.
Vous êtes parti au bon moment, la France est devenue un pays corrompu ou les médecins ne pensent qu'à se remplir les poches et sont prêt à sacrifier des malades sur l'autel de leurs comptes en banque.

Baclofènement votre.
Message édité 1 fois, dernière édition par Sylvie, 08 Juin 2018, 11:28  

Plus nous sommes nombreux, plus nous pouvons aider : Adhérez
FAQ-Toutes vos questions sur le traitement - Comment créer et suivre une discussion- Documentations de l'association - ⚓️
 
Avatar de chanatoon
  • Age : 61 ans
  • Messages : 103
  • Inscrit : 11 Juin 2012
  Lien vers ce message 08 Juin 2018, 18:30
Bonjour,

Je m'appelle Hélène et j'ai 61 ans.

40 ans d'alcoolisme.
J'ai raté ma vie.
A 22 ans tentative de suicide.

Cures, Aotal, Esperal, rien n'y a fait.

J'ai commencé le traitement le 6 juin 2012.
J'ai du faire 200 km pour me procurer du Baclofène, je serais allée en Australie le chercher s'il l'avait fallu.
On parle là d'une question de vie ou de mort!


Le Baclofène a fait effet très rapidement: j'ai divisé ma consommation par 2 le premier mois et ce, sans aucun effort.
J'ai augmenté les doses très lentement.
A la fin du 2ème mois et avec un dosage de 100mg, je ne ressentais plus du tout l'envie de prendre un 2ème puis 3ème après le 1er.
J'étais indifférente!!
Pour moi, cela tenait du miracle.

Le Baclofène m'a sauvé la vie.
J'ai entièrement reconstruit ma vie depuis ce mois de juin 2012.
Je suis enfin heureuse et libre, libérée de ce fléau.

Je ne connais pas exactement la polémique autour du 'non au Baclofène'.
Je suppose que c'est une histoire de gros sous.
Le Baclofène est en train de sauver des centaines de vies.

Le restreindre ne serait rien d'autre que NON ASSISTANCE A PERSONNES EN PÉRIL.
Et pour cela, il y a des procédures légales.

Certains disent qu'il y a eu un mort.
Eh bien nous pourrons commencer à compter les morts par dizaines si le Baclofène continuait à être réduit dans son dosage ou, oh horreur, à être interdit.


"Un petit trot est une cure contre nos démons"
Benjamin Disraeli (1804-1881)
 
Avatar de sambal
  • Age : 53 ans
  • Messages : 3
  • Inscrit : 25 Février 2018
  Lien vers ce message 10 Juin 2018, 19:33
Merci Jean-Marie
Entre la vie et la mort, je souri à la vie.
Merci au Baclofène
7 cures, 6 échecs...
Et la dernière cure, je l'ai commencé avec le Baclofène.
Merci a mon psychiatre de l'hôpital privé parisien Jeanne d'arc à St Mandé.
Maintenant je me sent bien, je suis à 180mg par jour. Plus d'effet secondaires.
J'en ai eu, mais le jeu en vaut la chandelle.
Maintenant je peux me permettre de boire de temps en temps de façon convivial, mais plus jamais tout seul!
Le Baclofène n'est pas la solution miracle mais c'est le seul médicament qui nous Aide à guérir de cette maladie.
Merci au docteur Renaud de Beaurepaire en qui j'ai entièrement confiance. Merci à mon Psychiatre addictologue
rue de Rennes à Paris qui m'a prescrit pour la première fois du Baclofène.
j'ai beaucoup de chance mais je pense à tous les autres malades qui n'ont pas la chance d'avoir des médecins
qui n'osent monter les doses et des pharmacies retissante.
Alors s'ils vous plaît, pensez aux malades

merci Sylvie.

Samuel BALDET
 
Avatar de olive
  • Age : 70 ans
  • Messages : 93
  • Inscrit : 30 Janvier 2015
  Lien vers ce message 10 Juin 2018, 23:59
Lorsque j'étais toute petite fille je vivais dans la terreur que mon père tue ma mère. C'était le soir j'étais couchée et j'entendais

les bruits : cris, claquement de portes, invectives, chocs d'objets qui tombaient à terre et peut-être bien quelques gémissements venant de ma mère.

Quand on est très jeune, il suffit de peu de choses répétées quotidiennement pour se sentir complètement en insécurité

Ce n'est que bien plus tard que j'ai compris que mon père cherchait l'alcool que ma mère planquait...

Ce qui me reste de cette époque et qui m'a suivi toute ma vie, c'est une insomnie tenace, l'impossibilité de m'endormir normalement.

Jeune adulte en m'appuyant sur ce que j'avais vécu, j'étais certaine que je ne boirais Jamais.

ET PUIS un soir pas comme un autre où en cherchant le sommeil je me suis relevée prise d'une espèce de crise de panique j'avais le sentiment d'une mort imminente, c'était atroce. J'ai alors bu au goulot d'une bouteille de rhum une gorgée et une autre et encore une autre.

ET là, ô merveille la panique a régressé je me sentais bien, calme, prête à aller me coucher.

J'avais trouvé le remède à mes insomnies mais de ce jour, je suis entrée dans une dépendance à l'alcool, d'abord à petits pas (je ne consommais pas tellement) puis de plus en plus.

J'étais jeune je pouvais boire beaucoup le soir, même si je me réveillais pas très fraiche le lendemain, un A.S. me remettait sur pieds et je pouvais assurer ma vie professionnelle sans souci.

Au fil des années j'ai organisé ma vie en fonction de l'alcool en me liant à certains amis plutôt que d'autres, en mettant en place une sorte de manière de vivre la journée qui devait nécessairement se terminer le soir dans l'apothéose de l'alcool

Puis deux décennies plus tard je me suis aperçue que l'alcool ingurgité le soir, l'âge venant, n'était plus tout à fait digéré le matin. J'ai ce souvenir qui me fait encore honte, mon haleine devait puer le vin et les élèves s'écartaient de moi en écarquillant les yeux...

C'était dans les années 90 et honte pour honte j'ai foncé chez les AA, j'ai stoppé l'alcool assez vite, c'était un groupe très porteur, je m'y suis fait quelques amis. C'est aussi la période où nous avons mon mari et moi, adopté notre fille. Cette petite avait besoin de parents solides, je voulais être clean pour elle. J'ai cessé les réunions AA mais je suis restée abstinente une quinzaine d'années

Un soir à Noël j'ai bu une coupe de champagne, juste une coupe de champagne! ET C'EST REPARTI

Comme il me restait encore une douzaine d'années à bosser, je me suis imposé une sobriété absolue pendant ma petite semaine professionnelle, inutile de dire à quel point j'attendais le week-end !

A la retraite j'ai enfin pu reprendre mes habitudes de jeunesse en même temps que je m'enfonçais dans une sorte de spirale dépressive j'ai lu "le dernier verre" et je me suis inscrite sur le forum. Soixante sept jours après le premier comprimé et à 190 mg, J'ETAIS GUERIE. JE NE SUIS PLUS DEPENDANTE DE L'ALCOOL

Limiter le baclofène a 80 mg ne permet de guérir qu'une toute petite partie des dépendants à l'alcool. Que comptez-vous faire de l'immense majorité des autres ?

Est-ce pour financer les centres de cure et le personnel qui va avec que vous préférez garder des malades dépendants de l'alcool ?

Est-ce vraiment une démarche de médecin responsable ?


Début du baclo le 12 Février 2015 à 60 mg
Guérie le 19 avril 2015 à 185 mg
Soit 67 jours après
"Auschwitz commence quand quelqu'un regarde un abattoir et pense : ce ne sont que des animaux"
T. Adorno
 
Avatar de stef14
  • Messages : 1
  • Inscrit : 01 Janvier 2014
  Lien vers ce message 12 Juin 2018, 7:40
Bonjour
J'ai commencé à boire régulièrement à 20 ans. J'ai réellement plongé 10 ans après, suite à la fin de ma vie nocturne et des stupéfiants. Je démarrais ma journée par des alcools forts mélangés à des boissons énergétiques. J'ai fait une dépression, me suis réfugiée chez mes parents et commencé une thérapie. Je continuais à boire de la bière hautement dosée mais je pouvais assurer mon emploi à temps partiel. Enceinte de mes enfants j'ai tout arrêté. Mais l'alcool m'a rattrapée lorsqu'ils étaient petits. J'ai décidé de faire une cure, puis deux puis trois. Sans succès car une fois sortie du cadre et de ses enseignements théoriques je rebuvais. Dépression, excès, j'ai dû arrêter à nouveau mon travail et j'ai été séparée de mes enfants. Ma sœur psychiatre m'a parlé du Baclofène, j'ai lu le livre d'Olivier Ameisen et en ai parlé à mon médecin addictologue. Il n'y croyait pas et continuait à me prescrire des médicaments pour réduire ma dépendance. Grâce au forum et au contact que j'ai eu très vite avec l'un de ses membres (que je ne remercierai jamais assez...), j'ai rencontré un médecin qui m'a prescrit du Baclofène. J'ai progressivement atteint 240mg et peu à peu, mais assez vite je me suis sentie bien mieux et mon besoin d'alcool s'est estompé. J'ai découvert d'autres "refuges" ou plutôt d'autres solutions à mes doutes, mes inquiétudes, mes angoisses. J'ai pu enfin travailler sur moi et retrouver une vie normale, stable. Je revis, j'ai repris mon travail et j'ai retrouvé ma vie de famille là où je l'avais laissée. Les dosages de Baclofène ont progressivement diminué. Quant aux effets secondaires, je pense que les effets "secondaires" de l'alcool sont bien pires. Cela fait 7 ans que j'ai pris mes distances avec l'alcool et je sais que cette béquille existe. Il faut que l'on reconnaisse les vertus de ce médicament qui peut sauver des vies et tant pis si les centres d'addictologie ne trouvent plus sens... Je pense et répète que l'argument des effets secondaires pour exclure ce médicament du marché est dérisoire. Tout médicament, même en vente libre, a des effets secondaires. Il faut que le médecin qui le prescrit soit habilité et que les dosages soient adaptés. Limiter à 80mg n'a pas de sens et évidemment enlèvera toute utilité à ce médicament.
Voilà. Je vous remercie de continuer à vous battre pour défendre ce qui sauve des vies. Vous comptez sur nos témoignages et nous ont compte sur votre parole.
Merci, merci, merci
 
Avatar de luxasa
  • Age : 49 ans
  • Messages : 9
  • Inscrit : 05 Décembre 2017
  Lien vers ce message 12 Juin 2018, 9:15
JE FAIS PARTIT DES 1% A ETRE A 400 MG/40 COMPRIMÉS JOUR !!!

Cela fait des mois que je continue à boire, mais comme une personne normale et pas tous les jours, enfin !

Les effets indésirables sont supportables, mon craving est passé depuis des mois de 100% à 10% ou20 %
et ma consommation semaine de 30 à 50 unités à 8 à 15 unités de bière et de vin.

Quant à la cocaine tous les weekends et le canabis tous les jours, je n'y touche plus du tout depuis les 150mg et ça date de plus de 6 mois !

Avant le Baclofene, j'avais des black out deux fois par semaine et je me rendais ridicule et j'étais un dragueur bien lourd
et mes amis n'en pouvais plus de moi et ma femme non plus et je risquais ma vie en scooter ou dans la rue.

Je continue d'augmenter uniquement pour me débarrasser totalement du craving mais je pourrais arrêter là car j'estime être guérit.

Je n'ai pas pris de cuite depuis au moins 5 mois et donc aucun black out ou conduite à risque qui aurait finit par un suicide ou un accident.

Si j'avais du rester à la dose de la secu de 80mg ca ne m'aurait donc servi à rien.

Voila ce qu'est le Baclofene !

Philippe
 
Avatar de tribu-c
  • Messages : 2
  • Inscrit : 13 Novembre 2014
  Lien vers ce message 12 Juin 2018, 16:24
Le père de mes enfants est mort de son alcoolisme, il a fait une chute, ce qui n'est pas rare avec cette maladie, et est décédé 48 heures plus tard. Nous avions divorcé à cause de sa maladie, il a refait et brisé par la suite plusieurs fois sa vie pour la même raison : l'alcool.

Les cures ont été inefficaces, il recommençait toujours à boire, et il était violent, très violent quand il avait bu. Le jeune homme si beau et si brillant qu'il a été est devenu un vieil alcoolique oublié de tous ses amis, seul ses proches étaient à ses obsèques.

J'ai appris plus tard, ce qu'elle a toujours caché, que sa mère était aussi alcoolique, et que les cures avaient été aussi sans effet sur elle.

Pourquoi ne proposer qu'une seule alternative : la cure, alors que c'est sans effet sur un grand pourcentage des alcooliques ?

Je soutiendrai cette association aussi longtemps que je vivrai, s'il y a d'autres alternatives que la cure, elles doivent être connues du grand public, et non pas dissimulées, et écartées par le corps médical pour des raisons injustifiées, voire sans raison. Le public et les malades ont droit à l'information et au choix de leur traitement.

Je n'ai eu connaissance de cette association que lorsqu'une autre personne de mes proches a été atteinte à son tour par cette maladie. Pourquoi cache-t'on l'existence de ce remède aux familles et aux grands alcooliques condamnés à mourir de leur maladie ?

Sylvie G.
 
Avatar de Theorbe (Théo)
  • Messages : 3589
  • Inscrit : 25 Décembre 2016
  Lien vers ce message 12 Juin 2018, 20:24
Alors comme je suis un nul, mon post ayant été effacé, je reprends sur word :

Premier épisode :
De façon progressive mais certaine, je suis passé de « rien » à 700-900 mg de tramadol / 24 heures. J’étais en surmenage chronique. Travail le WE, pas de repas, syndrome métabolique.
A l’acmé, je me réveillais toutes les 2 heures pour prendre ma dose (50 mg de tramadol et deux comprimés de LEXOMIL à 6 mg).

Je mangeais des médicaments.

Je tournais à 700-900 mg de tramadol et 10 à 15 baguettes de LEXOMIL par 24 heures.
Je me suis mis en arrêt.

A 60 mg, mode imprégnation, de baclofène, j’ai tout stoppé. Il m’a libéré.
Je suis monté plus haut pour tasser un TAG (Trouble Anxieux Généralisé).
Cela a fonctionné à 90 mg/24heure.
Le baclofène a des vertus que l’on ignore encore.

Belle histoire ? Non : j’ai repris le travail trop tôt et le baclofène m’empêchait de me concentrer (mon principal EI) ; arrêt en urgence du baclofène… car impossible de conduire une réunion.

Et puis cela a recommencé car j’étais toujours en sous-effectif :
Tramadol – LEXOMIL et petit à petit alcool au réveil car attaques de panique au réveil suite à harcèlement moral et burn out.

Je suis monté à 900 mg de tramadol, 10-15 baguettes de LEXOMIL et presque un demi litre d’eau de vie à 50 ° plus la bière, tous les matins.
Vous ne me croyez pas, j’en suis certain.

Ben si.

Malaise un matin : arrêt maladie pour burn out. Pancréatite, passage en insuffisance hépatique et gastrite toxique au tramadol.

J’ai pris du baclofène, et en un mois, tout a été stoppé à 60 mg, mode imprégnation. Perte de 25 kg.

Mais j’étais dépressif +++ ; prise de PROZAC (40 mg) : quand il a fait effet, il a annulé l’effet du baclofène et j’ai rebu.

LE BACLOFENE DOIT FAIRE PARTIE DE LA PHARMACOPEE FRANCAISE CONTRE L’ALCOOLISME ET TOUTE FORME DE TOXICOMANIE ET DE DEPENDANCE.

Actuellement, sous AD, je pense à réintroduire le baclofène.

L'ANSM est simplement criminelle.


Adhésion et don faits.
80-100 mg/24 heures.

IMPRÉGNATION : 30-(10 ou 20)-(10 ou 20)-30; lever-13h-18h-coucher. Si besoin, baclofène à la demande. Indifférent à nouveau.
S'ils pouvaient souffrir, ils sauraient - La liberté, c'est le droit de se tromper.
« Vous ne ferez rien de durable pour le bonheur des hommes parce que vous n’avez aucune idée de leur malheur ».
 
Avatar de sophia
  • Age : 55 ans
  • Messages : 228
  • Inscrit : 09 Avril 2012
  Lien vers ce message 23 Juin 2018, 13:35
Grâce à mon médecin et à mon pharmacien qui sont de mon côté, je prends tous les jours 15 comprimés de Baclofène
je tiens sans mousseux depuis le 08 septembre 2017
j'ai des Weekend sobres depuis le 08 septembre 2017
que du bonheur
J'en ai pris jusqu'à 33 comprimés par jour


""inscription le 29/10/12 et 1° prise de baclo le 19/11/12""
guérison le 02/02/2014, rechute début 2016
 
Avatar de Volute
  • Messages : 594
  • Inscrit : 21 Septembre 2014
  Lien vers ce message 25 Juin 2018, 13:20
Bonjour

J'espère que l'association sera entendue
J'ai commencé à boire jeune, j'ai aimé très vite
À 38 ans je n'arrivais plus à m'arrêter de boire, il fallait que je sois saoule, de plus en plus souvent. Le baclofene a tué mon craving, cette envie irrépressible de boire, à 230 mg de juillet à novembre 2013. J'ai bien supporté mon traitement, pas trop d'effets secondaire.
Aujourd'hui je reprend du baclofene, je ne prenais pas de dose de confort, et comme en 2013, je suis indifférente en 3 mois à 200 mg par jour.
J'ai eu la chance d'avoir directement accès au baclofene, je ne suis pas passée par le parcours cure, esperal selincro

Si tous ces témoignages pouvaient faire avancer la cause du baclofene, vous avez sous les yeux de vraies histoires, y a pas de conflit d'intérêt dans ces récits.

J'ai entre les mains aujourd'hui le pouvoir de ne pas resombrer dans l'alcoolo dépendance, il serait criminel de m'ôter celui-ci.


T'as adhéré toi?
c'est bien, n'oublie pas de renouveler...
 
Avatar de Florence...
  • Age : 56 ans
  • Messages : 7195
  • Inscrit : 11 Avril 2014
  Lien vers ce message 28 Juin 2018, 1:32
J'ai 56 ans.

Toute petite, à la ferme de mes parents, je bois du cidre à tous les repas.
Je ne bois que ça.
A la campagne, à l'époque, c'est tout à fait "normal".

Vers l'âge de 13 ans, je découvre l'ivresse, celle qui me permet de me désinhiber.
J'en use et j'en abuse de plus en plus fréquemment, avec des quantités d'alcool toujours croissantes.
Je ne bois cependant jamais seule à cette époque.

A 24 ans, lors de ma première année d'enseignement, je quitte l'alcool "festif" et désinhibant pour l'alcool en tant qu'anxiolytique.
Je commence à boire seule, ponctuellement.
J'arrête ensuite toute consommation d'alcool pendant mes 3 grossesses et allaitements successifs.
C'est difficile mais ma motivation me permet d'y parvenir.

A 31 ans, je me remets progressivement et très régulièrement à boire seule suite à des problèmes familiaux personnels très importants.
La dépendance s'installe alors et j'en prends conscience très rapidement.
C'est le début de ma longue lutte contre mon alcoolisme.
Je lutte seule pendant des années.
Je m'en ouvre enfin à mon généraliste et, parallèlement, à une psychiatre.
On me prescrit anti-dépresseurs, somnifères, anxiolytiques et Aotal.
Sans succès...
Ma santé se dégrade progressivement.

En janvier 2013, alors que j'entends pour la première fois parler du baclofène, j'entreprends un suivi dans un service d'addictologie.
Je demande à tester ce traitement.
On refuse de m'en prescrire sous prétexte que ce traitement n'est qu'une aide au maintien de l'abstinence.
Cette expérience en service d'addictologie est un véritable fiasco.
Je me sens infantilisée.
On ne prend pas en compte mon vécu mais seule compte la quantité d'alcool que j'ingère (environ une bouteille de pastis tous les deux jours).
J'appréhende tellement chacun de mes rendez-vous que cela décuple mon envie de boire.
J'en ressors également complètement anéantie à chaque fois et je commence à m'installer dans la dépression.
Je quitte le suivi et je recommence à me battre seule.

État des lieux en décembre 2013
Je supporte de moins en moins l'alcool.
J'ai des black out quasi quotidiens.
J'ose à peine sortir faire des courses pour aller me ravitailler (notamment en alcool) car mes intestins sont complètement détraqués.
Je vois de plus en plus rarement mes enfants qui, bien qu'ils m'aient toujours soutenue, ne supportent plus de voir mon état de délabrement sans rien pouvoir y faire.
Je ne fais quasiment plus rien d'autre que boire et dormir (difficilement).
Je ne vis plus.


En janvier 2014, je décide de demander à mon généraliste une prescription de baclofène.
Il a déjà suivi d'autres patients avec succès et il accepte.
Ma consommation d'alcool commence à diminuer spontanément dès le 3ème jour de mon traitement.
Une consommation résiduelle trop élevée demeure cependant et je dois monter jusqu'à 300 mg/jour pour atteindre mon objectif : plus de consommations seule et une consommation "raisonnable" lors d'occasions conviviales ou festives.

État des lieux aujourd'hui
Je suis actuellement à 80 mg/jour.
Tous les effets secondaires que j'ai subis au fil de mon traitement se sont désormais envolés.
Ils étaient de toute façon bien moindres que ceux de l'alcool.
Dès le début de mon traitement, le baclofène m'a permis de cesser anti-dépresseur, somnifère et anxiolytique, devenus inutiles.
Je prends donc désormais moins de médicaments qu'avant le baclofène.
Je consomme environ 2 UA par semaine.
J'ai retrouvé une excellente entente avec mes enfants et le plaisir des moments conviviaux en famille ou entre amis.
Le baclofène n'a pas fait que me sauver la vie, il l'a aussi rendue plus confortable à tous mes proches.


Une seule ombre au tableau pour moi, et non des moindres : après m'être battue pendant 20 ans contre mon propre alcoolisme, devoir me battre encore pour que le traitement dont j'ai heureusement bénéficié puisse profiter à ceux qui n'ont pas encore eu cette chance.
La restriction à 80 mg est tout simplement scandaleuse.
Mais peut-être faut-il avoir été alcoolique pour percevoir la bêtise de cette mesure ?
Message édité 1 fois, dernière édition par Florence..., 28 Juin 2018, 12:18  

Ma confiance ne se mérite pas. Je la donne sans conditions et la retire sans sommations.
Dialogue extrait du Petit Prince de St Exupéry :
Que fais-tu là ? Je bois.
Pourquoi bois-tu ? Pour oublier.
Pour oublier quoi ? Pour oublier que j'ai honte.
Honte de quoi ? Honte de boire !
 
Avatar de Florence...
  • Age : 56 ans
  • Messages : 7195
  • Inscrit : 11 Avril 2014
  Lien vers ce message 28 Juin 2018, 12:21
Voilà JM.
C'est séparé.

Hors témoignage
Je ne sais pas sous quelle forme ces témoignages seront transmis à l'appréciation des différents intervenants.
Toujours est-il que s'ils sont regroupés sous un titre et donnés à lire, il me semble maladroit de reprendre l'intitulé de ce fil.
En effet, ce qui m'a sauté aux yeux lorsque j'ai lu "Sauvons le baclofène, sauvons-nous", c'est ce "sauvons-nous" qui, dans un autre contexte, signifie "fuyons", alors que c'est tout le contraire que nous devons faire, à savoir nous manifester le plus bruyamment et fermement possible.
Je sais bien que ce n'est pas dans ce sens qu'il faut entendre ce "sauvons-nous" mais disons que ça peut faire assez mauvais effet sur des personnes qui ne manqueront aucune occasion pour nous tirer dessus à boulets rouges.


Ma confiance ne se mérite pas. Je la donne sans conditions et la retire sans sommations.
Dialogue extrait du Petit Prince de St Exupéry :
Que fais-tu là ? Je bois.
Pourquoi bois-tu ? Pour oublier.
Pour oublier quoi ? Pour oublier que j'ai honte.
Honte de quoi ? Honte de boire !
 
Avatar de Cecile
  • Age : 51 ans
  • Messages : 384
  • Inscrit : 20 Juillet 2012
  Lien vers ce message 01 Juillet 2018, 14:52
Bonjour cher forum,

6 ans presque jour pour jour que j'ai commencé le baclofène.

Le baclofène m'a libérée de ces pulsions irrépressibles de boire qui avaient pris le contrôle de mon existence depuis tant d'années (une quinzaine d'années).

Il m'a sauvé la vie et libéré mes proches des effets désastreux de ma maladie sur notre famille.

Avant de connaître le baclofène, je ne compte plus les traitements inefficaces, les thérapies impuissantes, les rechutes qui me laissaient brisées à chaque fois un peu plus.

Pour recommencer avec motivation et espoir, encore et encore, traitement et thérapies, et retomber, toujours, en miettes.
Les pulsions ayant toujours le dessus sur la motivation que j'avais à m'en sortir, sur les médicaments qui m'étaient prescrits, sur les paroles et l'aide des thérapeutes. Rien ne marchait.

Puis en juillet 2012 je débute le baclofène.
Le baclofène a eu sur moi quelques effets secondaires, oui.
Quel médicament n'en a aucun ?

Aujourd'hui je vis heureuse, libérée, en pleine forme. Les effets secondaires des premiers mois ne sont plus que des mauvais souvenirs.
Ma famille va aussi bien que moi.

Mais je suis toujours malade, les pulsions irrépressibles sont tapies dans un coin de moi.
10 petits miligrammes de baclofène en moins sur les 130 milligrammes quotidiens que je prends, me condamnent à la rechute. Au retour vers l'enfer.
Je le sais car j'ai essayé de réduire mes prises.

130 mg c'est la clé de l'équilibre, de la santé, du bonheur d'être libre, libre de travailler, de vivre !


Cécile
 
Avatar de Karine
  • Age : 47 ans
  • Messages : 18679
  • Inscrit : 14 Mai 2013
  Lien vers ce message 05 Juillet 2018, 12:07
C'est bien ce fil donne les témoignages des anciens aussi, c'est important, je l'avais rempli en septembre, ça se recoupe un peu avec APPEL A TÉMOIGNAGE : "2 ans de baclo et tout va bien"


Le nombre d'adhérents fait la force de l'assoc pour que le baclofène soit reconnu ADHEREZ. Ce n'est pas une question financière, chacun donne selon ses moyens. C'est le NOMBRE qui compte.[/font]
 
Avatar de jm84
  • Age : 64 ans
  • Messages : 487
  • Inscrit : 28 Juillet 2017
  Lien vers ce message 05 Juillet 2018, 14:25
Content de te lire Karine.

En effet, il croise bien ce fil de 2015 même si, en 2015, il y avait plus de débat que de témoignage...


Indifférent depuis janvier 2014. 200 mg/j. En descente depuis mai 2018: 10 mg par mois . Adhérez, ce n'est vraiment pas cher, c'est facile à faire...et c'est important

https://www.baclofene.com/inde...=599244#p599244
 
Avatar de jm84
  • Age : 64 ans
  • Messages : 487
  • Inscrit : 28 Juillet 2017
  Lien vers ce message 05 Juillet 2018, 14:44
https://www.baclofene.com/tpl/...ast_message.gif

Comme cela a été évoqué par Sylvie sur le fil ci-dessus, je réfléchis à l'idée de valoriser ces témoignages. En ce qui me concerne, j'envisage d'imprimer un exemplaire édulcoré des posts de commentaires et de déposer cet imprimé à mon médecin prescripteur. En fonction du retour qu'il me fera, je pourrais le déposer aux autres médecins prescripteurs de mon secteur géographique. Sylvie, penses-tu possible de me donner une liste des médecins prescripteurs de mon secteur si l'on devait concrétiser ce projet?

Il faudrait un titre à ces témoignages, peut-être même une première page d'introduction expliquant la démarche que nous avons fait.

Mon avis est que ce fascicule soit bien sûr à entête de l'association Baclofène.

Qu'en pensez-vous?

D'autres idées?


Indifférent depuis janvier 2014. 200 mg/j. En descente depuis mai 2018: 10 mg par mois . Adhérez, ce n'est vraiment pas cher, c'est facile à faire...et c'est important

https://www.baclofene.com/inde...=599244#p599244
 
Avatar de jm84
  • Age : 64 ans
  • Messages : 487
  • Inscrit : 28 Juillet 2017
  Lien vers ce message 05 Juillet 2018, 14:48
Oups, je n'arrive pas à copier le post.
J'essaye à nouveau
Reprise du dernier message

Citation (Sylvie, Aujourd'hui, 12:28)
Citation (jm84, Hier, 8:09)

Je réfléchis encore (je suis lent depuis que je suis à la retraite!) à une autre façon de les valoriser.

Je suis en train de me dire qu'on pourrait peut être les inclure dans la documentation que donne le RESAB aux médecins qui viennent se former
Car même si on leur parle de l'indifférence, je pense que ça reste abstrait pour pas mal
Qu'en penses tu JM ?


Je n'en pense que du bien Sylvie, forcément. Je vais aussi en imprimer un exemplaire et le donner à mon médecin prescripteur. Il fait partie des prescripteurs non formés mais sensibles à l'efficacité de ce traitement. Je lui demanderai son avis sur l'idée de remettre ces témoignages à tous les médecins prescripteurs de mon secteur géographique.

Après tout, c'est ce que font les délégués médicaux quand ils vont inciter les médecins à prescrire leur médicament.

La suite sur le fil dédié


Indifférent depuis janvier 2014. 200 mg/j. En descente depuis mai 2018: 10 mg par mois . Adhérez, ce n'est vraiment pas cher, c'est facile à faire...et c'est important

https://www.baclofene.com/inde...=599244#p599244
 
Administrateur
Avatar de Sylvie
  • Messages : 33281
  • Inscrit : 07 Mars 2011
  Lien vers ce message 05 Juillet 2018, 17:47
Voici le document que j'avais fait pour la commission
Le commentaire de départ est à revoir ...

Fichier joint
Télécharger
Fichier téléchargé 28 fois (Temoignages.pdf ; 316.1 KO)


Oui pour la liste, of course ...


Merci mille fois à celui qui a eu la générosité de partager sa découverte avec nous ...

Il faut que nous soyons nombreux : Adhérez

A lire pour comprendre ce qu'est le baclofène.
Notre livre Baclofène la fin de notre addiction, les alcooliques ne sont plus anonymes ....
 
Avatar de ganesh58
  • Age : 57 ans
  • Messages : 432
  • Inscrit : 13 Décembre 2016
  Lien vers ce message 17 Juillet 2018, 16:44
Je ne sais pas si il en serait d'accord (ni si c'est encore possible de l'intégrer) mais le témoignage de Los ossos, je le trouve très touchant et percutant
Je copie.colle :

Réveil soudain à 5 heures du matin.
Ou suis je? Oui dans mon lit. Oui ma femme est à côté de moi.
Il y a donc pas dû y avoir de drame hier soir lors du diner.
Je suis en sueur et j'ai cette angoisse dans le ventre... ce besoin d'alcool des lendemains.
Je me lève tant bien que mal, mais il me faut de la booze maintenant. Je ne peux pas attendre. Mon coeur bas à cent à l'heure.
Et pourtant je m'étais promis à moi et à ma femme que je contrôlerais ma cadence d'ingestion pendant le diner.
Oui mais voila il y avait aussi la bouteille de gin soigneusement dissimulée...
Moment 'angoisse est ce que ma femme l'a trouvée?
Je vais au salon.... Oui, Oui.. Oui elle est là.
Je commence à boire et presque dans l'instant tout se calme mais pour combien de temps.

Ce scénario a pourrie ma vie pendant des années, des décennies avec les conséquences dans tous les domaines que vous connaissez aussi bien que moi et que je n'ai donc aucun besoin d'énumérer.

Hier soir on a eu deux amis à la maison. Champagne à l'apéro et une bouteille de vin pour le diner. Il n'y avait pas de bouteille de gin cachée au salon.
Je n'avais pas bu pendant la semaine, même pas une petite bière pour la route.
Ce matin j'ai pris mon Baclo avec mon café et je suis allé arroser le jardin en paix. Mes mains ne tremblées pas et je n'attendais pas avec angoisse l'ouverture du magasin le plus proche.
Oui j'aurais marché les cinq kilomètres aller et les cinq kilomètres retour si il le fallait. Le retour aurait été moins pénible malgré les risques de chutes!
Merci au docteur, merci à toi Sylvie et merci à vous tous.
Le traitement Baclo marche pour moi car ma dépense est tout d'abord dû à la biochimie de mon cerveau et pas à la faiblesse de mon caractère.
Un grand nombre de soldats américains de retour du Vietnam étaient accro à l'héroïne. La très grande majorité se sont arrêtés par eux même à leurs retours, mais certains non!
Faiblesse de caractère ou biochimie du cerveau?
Pour la première fois je vois l'avenir avec confiance. Comble de l'ironie je suis biologiste des sols et je travaille avec des vignerons producteurs de Champagne.
C'est une bonne chose car ils ne supportent pas les alcolo comme moi quand je bois!
encore merci


Début du traitement le 13/12/2016
Indifférence à 60mg/j au bout d'un mois en ciblant 20à12h/20à14h/20à16h
Monté jusqu'à 90mg/j
Aujourdhui à 40mg/j
" Il faudrait essayer d'être heureux, ne serait-ce que pour donner l'exemple." Jacques PRÉVERT
 
Avatar de jm84
  • Age : 64 ans
  • Messages : 487
  • Inscrit : 28 Juillet 2017
  Lien vers ce message 17 Juillet 2018, 16:54
Merci à toi pour ce témoignage ganesh. Il est encore temps. Je vais l'intégrer au fichier existant et revenir vers vous très bientôt


Indifférent depuis janvier 2014. 200 mg/j. En descente depuis mai 2018: 10 mg par mois . Adhérez, ce n'est vraiment pas cher, c'est facile à faire...et c'est important

https://www.baclofene.com/inde...=599244#p599244
 
Avatar de ironhard
  • Age : 52 ans
  • Messages : 726
  • Inscrit : 14 Novembre 2011
  Lien vers ce message 20 Juillet 2018, 7:20
Bonjour,

Désolé du retard de réaction. Il est certainement trop tard, mais je le fait quand même.


J'ai été sauvé par le Baclo via ce forum ( Sylvie, Yves, et tous les contacts qui m'ont soutenu).
Après près de 20 ans sous l'emprise de l'alcool, boire au travail, faire des beuveries souvent !!!! ma vie de famille a été difficile.
Ma femme, mes enfants m'ont aidé dans cette épreuve de passage du la dépendance à la liberté.
Si vous pouvez regarder mon fil vous pourrez voir que mon combat était pour ma famille et donc m'a permis d'avoir cette volonté dans sortir.
En moins de 2 mois, a marche forcée, j'ai réussi à vaincre cette addiction.
Pendant 2 ans je n'ai pas pris une goutte d'alcool. Maintenant, après 6 ans de libération, je prend un petit apéritif ou 1 verre de vin pendant les repas de fetes. Le reste du temps je ne bois pas et en plus aucune envie. En plus quand je suis à table je ne peux pas prendre plus de 1 verre. Je ne parle même pas des gateaux à l'alcool que je ne peux plus manger, car j'en suis DEGOUTE.
Je ne peux que remercier le BACLOFENE pour m'avoir libéré.
A ce jour je conserve 1 baclo par jour car j'ai peur de replonger.
1 par jour c'est peu mais je préfère cela à un risque de rechute.
Comme je l'ai déjà dit, répété et le martele, il faut prendre le baclo pour se sortir de l'addiction alcoolique, mais pas pour se donner bonne conscience pour une limitation de l'absortion d'alcool ou pour récupérer un permis.
C'est une aide précieuse, et qui le sera dans le cadre d'une thérapie d'arrêt de boire, donc de SOIN.

Je ne suis plus actif sur le forum, mais de mon coté, je n'hésite pas à parler de mon expérience et des bienfaits de cette solution pour arrêter de boire, auprès d'infirmières, ou praticiens para-médicaux, qui relaient mon expérience.

Je regrette que dans les médias, seul des informations négatives ou risquées soient mises en avant. Aucune information sur les réussites passées, suivies de celles-ci.

Je constate a regret que le chiffre de 50.000 victimes par an dû à l'alcool reste stable et n'ait pas autant de réactivité que les quelques centaines de morts sur la route. On prend des mesures un peu à coté du sujet pour la route (la vitesse), alors que c'est le comportement des conducteurs qui est en cause. En luttant contre l'alcool on limiterait les accidents dû a ce fléau et en plus on diminuerait le chiffre de 50.000, réduirait les frais de la CPAM et mettrait un frein a cet alcoolisme des jeunes qui prend de plus en plus d'ampleur et devient inquiétant.

Voici donc mon témoignage pour dire que le BACLOFENE est et devrait être un élément thérapeutique de soin.
On a la chimio, pour le cancer et ses effets, donc je ne vois pas de problème majeur avec le BACLO.

Mais ce n'est que mon point de vue

Bon courage a toutes et tous
ET surtout SOIGNEZ-VOUS BIEN


Guéri avec 180mg et 47 jours de baclo
« L’alcool est notre pire ennemi, fuir serait lâche ! »
« Vivre sans espoir, c’est cesser de vivre. » Fiodor Dostoïevski
« L'espoir est le pilier du monde. » Proverbe africain
 
Avatar de jm84
  • Age : 64 ans
  • Messages : 487
  • Inscrit : 28 Juillet 2017
  Lien vers ce message 20 Juillet 2018, 8:44
Bonjour et merci pour ton témoignage Iron.

Il n'est pas trop tard. Ton témoignage viendra enrichir un livret en cours de préparation. Celui-ci sera destiné aux médecins prescripteurs ainsi qu'aux médecins suivant la formation sur la prescription de ce formidable médicament.

Je reviens vers vous début septembre (festival d'Avignon et trempage dans de l'eau thermale en août oblige!) pour vous proposer un produit fini


Indifférent depuis janvier 2014. 200 mg/j. En descente depuis mai 2018: 10 mg par mois . Adhérez, ce n'est vraiment pas cher, c'est facile à faire...et c'est important

https://www.baclofene.com/inde...=599244#p599244
 
Avatar de Loup blanc
  • Age : 55 ans
  • Messages : 6311
  • Inscrit : 16 Décembre 2013
  Lien vers ce message 20 Juillet 2018, 16:32
Iron, ton témoignage est très précieux, merci de l'avoir partagé ici!
J'ai surtout accroché sur ces phrases en particulier:


Pendant 2 ans je n'ai pas pris une goutte d'alcool. Maintenant, après 6 ans de libération, je prend un petit apéritif ou 1 verre de vin pendant les repas de fêtes. Le reste du temps je ne bois pas et en plus aucune envie.
En plus quand je suis à table je ne peux pas prendre plus de 1 verre. Je ne parle même pas des gâteaux à l'alcool que je ne peux plus manger, car j'en suis DÉGOÛTÉ.
A ce jour je conserve 1 baclo par jour car j'ai peur de replonger.
1 par jour c'est peu mais je préfère cela à un risque de rechute.
Comme je l'ai déjà dit, répété et martelé, il faut prendre le baclo pour se sortir de l'addiction alcoolique, mais pas pour se donner bonne conscience pour une limitation de l’absorption d'alcool ou pour récupérer un permis.
C'est une aide précieuse, et qui le sera dans le cadre d'une thérapie d'arrêt de boire, donc de SOIN.

Bon courage a toutes et tous
ET surtout SOIGNEZ-VOUS BIEN


Tu vois, moi c'est l'erreur que j'ai faite, celle de garder des consommations résiduelles en plus d'avoir baissé trop rapidement le baclo.
Ton exemple me sert de coup de semonce, que le baclo n'est pas fait pour se limiter dans l'alcool.
Tu as chéri ton indifférence au lieu de continuer à nourrir ta dépendance.
Je crois que le traitement avec le baclo doit être aussi accompagné, lorsqu'on est à haut dosage, par la volonté de ne plus consommer qu'aux occasions spéciales.
C'est ce que prônait Phil aussi, le médecin du forum.

C'est une très belle leçon pour moi, merci!


En baisse du baclo, je suis montée jusqu'à 340 mg
Le 10 septembre: 300 mg.
18 septembre: 280 mg
 
Répondre Remonter en haut de la page




forum baclofene