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Nouveau ici - Je suis perdu avec l’alcool - Au secours

Avatar de Théo (Théorbe)
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  Lien vers ce message 03 FĂ©vrier 2019, 11:56

Reprise du dernier message

Mon penchant pour l'alcool ne se manifeste jamais quand je suis avec ma compagne avec qui je suis une semaine sur deux. Mais dés que je me retrouve seul chez moi c'est l'enfer. Ne supportant pas la solitude j'ai recours à cette drogue qu'est l'alcool pour supporter ma solitude :-( J'ai l'impression d'avoir deux vies et deux visages :-(


Comme je te comprends...
Moi, c'est différent, la solitude, je l'aime.
Je suis un grand pensif...

Et puis, l'alcool a pris de la place dans ces moments de solitude. Je n'ai jamais aimé boire en public - pas que je vomisse ou devienne con.
Non, je gère très -trop - bien.

Non, je préférais voyager avec ma bouteille là où j'allais plus - vu que le reste de ma vie était pris par le travail et les soucis de famille.

A ma grande Ă©poque de destruction, c'Ă©tait bas-armagnac et cigares cubains.......


La solitude, oui.
La compagnie : pas avec n’importe qui. Savoir partager le même silence.


Adhésion et don faits.

“Qui cherche la vérité de l’homme doit s’emparer de sa douleur”.
 
Avatar de Coleen
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  Lien vers ce message 05 FĂ©vrier 2019, 12:59
Citation

Si elle pose des questions et que tu ne te sent pas encore la force de lui dire, tu peux simplement lui dire la vérité sans aller dans les détail :

"je me soigne. J'ai peur de ta réaction, et je ne souhaite pas en parler pour le moment. Ne t'inquietes pas je te raconterait tout un jour, mais maintenant ce n'est pas le moment. Et saches que quand nous sommes ensemble je me sent très bien et mes douleurs s'estompent. Alors s'il te plais restons comme a notre habitude pour l'instant et continuons de nous aimer."


Kitou...On m'dis ça ! je harcèle jusqu'à savoir de quoi il se soigne !...Et..Quoi alcoolique!? mais j'te vois pas boire ! etc..Bigo la paix du ménage!

Greg pas facile de s'y retrouvé dans tout ces avis ! oh fait as tu un psy ?..Pour la bouffe normal, ça rempli l'alcool ! je prenais des compléments vitaminé ( gélules ) je n'sais pas si l'organisme les assimile vraiment, Manue doit savoir..


Forum 26/10/15/Indifférente le 28/12/15 120mg..Sevrage Benzo. Traitement épilepsie. 2018-50mg
 
Avatar de Greg1729
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  Lien vers ce message 05 FĂ©vrier 2019, 14:00
Coleen,

Oui j'ai un psy mais cela fait deux mois que je ne suis pas allé le voir. Il faut que je reprenne rdv mais dur de trouver un créneau en ce moment pour aller le voir sur ses horaires de consultation.
Par rapport à ma compagne, elle réagirait comme tu l'indique je pense. Elle est très cartésienne et très perspicace...
 
Avatar de Greg1729
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  Lien vers ce message 07 FĂ©vrier 2019, 10:52
Bonjour Ă  toutes et tous,

Pour vous donner de mes nouvelles... Je suis avec ma compagne cette semaine et je ne ressens aucun besoin de consommer ni aucun manque C'est incroyable cette double vie que j'ai l'impression d'avoir...entre les semaines où je suis seul chez moi et ou l'alcool est présent et les semaines où je suis avec ma compagne et où je ne ressens aucune envie ni aucun manque...
 
Avatar de Coleen
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  Lien vers ce message 07 FĂ©vrier 2019, 11:26
Salut Greg, en effet assez particulier ! surtout que tu ne ressens pas de manque..Il serait surement très complémentaire ( avec ton traitement Baclo ) que tu reprenne rdv avec ton psychiatre pour bosser sur ton flippe " d'abandon "...

En attendant profite bien de ces jours sobre avec ta bien aimée


Forum 26/10/15/Indifférente le 28/12/15 120mg..Sevrage Benzo. Traitement épilepsie. 2018-50mg
 
Avatar de Greg1729
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  Lien vers ce message 07 FĂ©vrier 2019, 11:30
Coleen

Je ne ressens en effet aucun manque ni psychologique ni physique...Et c'est le cas toutes les semaines où je suis avec ma compagne. Mais dés que je me retrouve seul chez moi c'est différent et je bois pour calmer mes angoisses...
 
Avatar de Greg1729
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  Lien vers ce message 12 FĂ©vrier 2019, 15:05
Un petit message Ă  toutes et tous

Je consulte beaucoup de post ces derniers temps et je me dis qu'il va falloir un moment ou un autre que je saute le pas vers ce traitement qui a l'air de fonctionner pour beaucoup d'entre vous.
Mais je ne suis pas prĂŞt
Il faut un sacré courage pour sauter le pas et avouer son problème à un médecin et à son entourage...
 
Avatar de Florence...
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  Lien vers ce message 12 FĂ©vrier 2019, 18:15
Bonjour Greg.

Tu me rappelles un peu quelqu'un qui, si mes souvenirs sont bons, avait tergiversé sur le forum pendant pas mal de temps avant de commencer le traitement.
Ça fait un bon bout de temps qu'il n'est pas apparu sur le forum mais je sais que son traitement s'est soldé par un succès.
Si son parcours t'intéresse, tu peux le consulter ici : Benbb

Sinon, je voulais aussi te dire que la vie nous réserve parfois de bonnes surprises.
Je m'explique...

J'ai vécu les premières années de mon alcoolisme totalement seule, sans m'en ouvrir à personne.
J'ai ensuite confié mon problème à quelques très rares personnes de mon entourage avant de me tourner vers un appui médical.
Dans un premier temps, j'en ai parlé à une psychiatre que je voyais pour d'autres raisons que pour l'alcool.
Mais lui dire à elle et pas au généraliste qui me suivait, moi et mes enfants, est devenu compliqué et j'ai décidé d'en parler aussi à celui-ci.
J'Ă©tais morte de trouille.
Comment allait-il désormais me percevoir, moi l'instit, mère célibataire des 3 enfants qu'il voyait régulièrement et... alcoolique ?
Ça n'a pas été simple mais je me suis jetée à l'eau et je ne l'ai jamais regretté.
D'abord, il a été très surpris et j'ai senti qu'il avait du mal à me croire.
Mais ensuite et contre toute attente, il a manifesté à mon égard, non pas du mépris mais quelque chose d'approchant l'admiration.
En fait, il n'en revenait pas que toute alcoolique que je sois, je parvienne malgré tout à tenir le coup, à tenir le cap, que ce soit sur le plan professionnel ou quant à l'éducation de mes enfants qui ne donnaient aucun signe de souffrance.
Il n'était pas question de baclofène à l'époque mais il a mis tout en œuvre pour tenter de m'aider par d'autres moyens, dont une écoute très empathique, en collaboration avec ma psy.
Malheureusement, ça n'a pas suffit.
Ce n'est qu'en 2013 que j'ai eu vent du baclofène, sans qu'il soit autorisé dans l'indication de l'alcoolisme.
Je me suis longuement renseignée sur ce traitement avant de sauter le pas en janvier 2014.
C'est à mon médecin généraliste que j'ai demandé la prescription de baclo et il a accepté sans aucune réticence.

Donc tu vois, la réaction des gens peut être parfois très positive.
Et si tu trouves ça trop difficile d'en parler à ton médecin habituel, ce qui est tout à fait compréhensible, tu peux toujours t'en ouvrir à un médecin que tu ne connais pas, c'est souvent beaucoup plus facile.

N'oublie pas non plus que tu ne signes aucun engagement en prenant du baclo et que tu peux faire marche arrière à tout moment.
La seule chose qu'il ne faut absolument pas faire, c'est interrompre brutalement le traitement.
En dehors de cela, tu es entièrement libre.
Message Ă©ditĂ© 1 fois, dernière Ă©dition par Florence..., 12 FĂ©vrier 2019, 18:16  

Ma confiance ne se mérite pas. Je la donne sans conditions et la retire sans sommations.
Dialogue extrait du Petit Prince de St Exupéry :
Que fais-tu lĂ  ? Je bois.
Pourquoi bois-tu ? Pour oublier.
Pour oublier quoi ? Pour oublier que j'ai honte.
Honte de quoi ? Honte de boire !
 
Avatar de Greg1729
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  Lien vers ce message 12 FĂ©vrier 2019, 19:38
Bonjour florence

Merci pour ton message
Je vais méditer dessus...
C'est très dur cette semaine pour moi J'aimerai tant retrouver ma vie d'avant et ma sérénité passée
Ma vie actuelle ne me plait pas et j'en souffre énormément et l'alcool est un moyen d'oublier et de calmer ma souffrance
Je vais vraiment mal et je souffre de l'intérieur en cachant tout à tout le monde
Je mens Ă  tout le monde et ca me fait mal mais je n'ai pas le choix !!!
Message Ă©ditĂ© 1 fois, dernière Ă©dition par Greg1729, 12 FĂ©vrier 2019, 19:41  
 
Avatar de leloup
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  Lien vers ce message 13 FĂ©vrier 2019, 0:29
Du moment que tu ne te ments pas Ă  toi mĂŞme, tout va bien.
 
Avatar de Coleen
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  Lien vers ce message 13 FĂ©vrier 2019, 11:06
Tu n'as pas le choix ??..T'es mal tu bois..Tu bois t'es mal..T'as l'choix de continuer comme ça..pour qu'un jour tu n'ai plus le choix de rien..ça ira trop loin..Bénéfice-risque, là tu vois.. :fsb2_yes:

Parles en avec toi et tu verras..


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Avatar de Greg1729
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  Lien vers ce message 13 FĂ©vrier 2019, 17:15
Coolen

Je parlais du choix de mentir Ă  mon entourage.
Je leur dit que tout va bien alors que ce n'est pas le cas car je souhaite les protéger.
Je suis en pleine introspection en ce moment sur ce sujet autour de l'alcool
C'est pour ca que je suis venu sur ce forum Pour commencer Ă  en parler
 
Avatar de Emmy77
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  Lien vers ce message 13 FĂ©vrier 2019, 20:38
Bonjour,
J’ai lu votre témoignage et je vous comprends parfaitement. Je suis un peu dans la même situation que vous et je suis dans l’impossibilite D’en Parler à mon compagnon, par peur du jugement. Nous nous vivons pas ensemble donc il n’en sait rien mais ça fait des années que ça dure et aujourd’hui j’ai appris suite à une échographie que j’avais une maladie du foie. Ça fait peur surtout quand on est encore jeune et qu’on rêve d’accomplir tant de choses encore. Je ne sais pas encore comment cela va évoluer mais un conseil, agissez, je me croyais forte aussi et capable d’arrêter seule mais ce n’est pas le cas. Il y a deux mois j’ai osé en parler à mon médecin et ça s’est bien passé ! Ça m’à soulagé mais pour le moment pas guerrie. J’ai décidé cette semaine d’arrêter complemtmet de consommer la semaine et la j y arrive très bien, mais le plus dur ça va être le we, je ne pourrais résister..si qq est une solution(médicamenteuse) avant d’en parler à mon médecin je suis plus que preneuse..courage Greg..j’espere Que ce n’est pas irréversible pour moi donc je ne t’espere Pas arriver jusque là..
 
Administrateur
Avatar de Sylvie
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  Lien vers ce message 13 FĂ©vrier 2019, 22:11
Emmy, envisages tu de prendre du baclofène ?
Nous pouvons peut être te donner une adresse si tu ne veux pas en parler à ton médecin

Pour ton foie, ne t'inquiète pas trop, c'est sans doute réversible
Mais il faut que tu te soignes sans tarder
Le baclofène, prescrit de façon correcte, est efficace ...


Merci mille fois à celui qui a eu la générosité de partager sa découverte avec nous ...

Il faut que nous soyons nombreux : Adhérez

A lire pour comprendre ce qu'est le baclofène.
Notre livre Baclofène la fin de notre addiction, les alcooliques ne sont plus anonymes ....
 
Avatar de Emmy77
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  Lien vers ce message 14 FĂ©vrier 2019, 14:02
Merci beaucoup Sylvie,
J’ai rendez vous avec mon médecin demain à qui j’avais déjà parlé du Baclofene, elle n’etait Pas réticente mais elle m’a dit que c’était en deuxième temps , après un premier traitement qui n’a pas fonctionné. En tous cas c’rst Un sacré électrochoc, car on ne pense pas que ça puisse se produire, mais hélas oui. Mon expérience toute récente est aussi pour permette à Greg de prendre conscience que ce n’est pas anodin, et d’oser consulter. Bon courage.
 
Avatar de Morgane
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  Lien vers ce message 14 FĂ©vrier 2019, 14:18
Parfois les gens sont plus ouverts qu'on ne le croyait. Et parfois, pas toujours Ă©videmment les proches sont un soutien de taille.
Passé la stupeur d'avoir été berné des années durant peut être qu'en parler fait à la fois poser un poids et à la fois trouver un soutien pour le reste du chemin.
Je dis ça mais chacun compose avec sa situation, plus ou moins simple.


Avançons, venez grossir les rangs ! Adhérez.

S'en sortir, sans sortir.
 
Avatar de Greg1729
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  Lien vers ce message 15 FĂ©vrier 2019, 11:50
Bonjour

@ Emmmy J'espère que ton problème au foie est réversible.
J'avoue avoir peur d'avoir un foie dans un mauvais état aussi :-( Il y a deux ans j'avais passé une écho qui ne montrait rien mais en deux ans cela a du changer peut-être
Je ne sais pas combien cela peut prendre de temps avant que le foie soit vraiment malade Je pense que cela dépend des organismes aussi
 
Avatar de Coleen
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  Lien vers ce message 15 FĂ©vrier 2019, 14:16
Ma fois y'a pas qu'le foie ! si on devait faire l'inventaire des organes qui reste nickel avec l'alcool..Ben !??


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Avatar de Greg1729
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  Lien vers ce message 15 FĂ©vrier 2019, 14:40
Oui c'est vrai Je sens bien que mon coeur en prend un coup aussi sans parler de ma mémoire et de ma concentration Et je n'imagine pas l'estomac et le pancréas J'ai des énormes brûlures d'estomac qui remontent et me brûlent tout le haut du corps de plus en plus ces derniers temps
 
Avatar de Emmy77
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  Lien vers ce message 15 FĂ©vrier 2019, 22:36
Bonjour Greg,
Je te confirme que j’ai les mêmes symptômes, mon appareil digestif crie famine ! Cette semaine ça été un peu La semaine de prise de conscience. Mon médecin avait essayé effectivement d’agir sur les causes, pour ma part c’est professionnel. Mais rien n y fait. J’ai eu la clarté d esprit de réclamer cette echo à un médecin qui n’est pas le mien, et vu mon médecin aujourdui qui me comfirme que c’est réversible, si j’agit ! Donc je passe chez un addictologue car je refuse la cure. Vas y fonce et va consulter, si tas un bon médecin, il ou elle trouvera toujours une solution adaptée, car différents comme nous sommes , ce qui marche pour l ûn ne l’est pas forcément pour l’autre. Moi j’ai arrêté cette semaine de consommer en semaine,, mais le we c’est une autre paire de manches..moi médecin est d’un grand réconfort donc n’en pesne pas que tu es seule, comme toi je suis là seule au courant de cette addiction dans mon entourage, mais fais confiance au corps médical, ils ne te jugeront pas (parole de qq qui a mis 4 ans pour en parler à son médecin et qui le regrette aujourdui ).et surtout très bon week-end
 
Avatar de Florence...
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  Lien vers ce message 12 Mars 2019, 17:22
Ça va Greg ?


Ma confiance ne se mérite pas. Je la donne sans conditions et la retire sans sommations.
Dialogue extrait du Petit Prince de St Exupéry :
Que fais-tu lĂ  ? Je bois.
Pourquoi bois-tu ? Pour oublier.
Pour oublier quoi ? Pour oublier que j'ai honte.
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Avatar de Théo (Théorbe)
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  Lien vers ce message 12 Mars 2019, 17:27
Oui c'est vrai Je sens bien que mon coeur en prend un coup aussi sans parler de ma mémoire et de ma concentration Et je n'imagine pas l'estomac et le pancréas J'ai des énormes brûlures d'estomac qui remontent et me brûlent tout le haut du corps de plus en plus ces derniers temps


Classique...

Il faut se battre. Je suis passé par la pancréatite la gastrite ET l'hépatite.

Donne des nouvelles.


Adhésion et don faits.

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Avatar de Bartleby
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  Lien vers ce message 13 Mars 2019, 4:03
Bonsoir Greg,

Je viens de lire ton fil, et voudrais à mon tour te dire ce que j'en pense. J'espère pouvoir apporter quelque chose à ton moulin. Une chose importante à savoir pour mettre en perspective ce qui suit, c'est que je ne fréquente le forum que depuis une grosse semaine, avec plus ou moins d'intensité.

D'abord te dire que tous les avis que tu as reçus sont précieux. Comme "nouveau", je remarque que de nombreux membres sont intervenus dans ton fil. C'est peut-être (je peux me tromper) parce que tu es à un seuil, celui qui va de l'alcoolisme sans dépendance grave à l'alcoolisme qui fout ta vie en l'air. Du coup tout le monde essaie de t'éviter de franchir le seuil, parce que souvent on sait ce que ce franchissement cause de dégâts.

D'où le deuxième point : ces avis sont précieux car riches de l'expérience. Ne t'y trompe pas, ils disent souvent le moins pour signifier le plus. Même si parfois on peut avoir l'impression que chacun renvoie tout à soi-même, c'est juste par pudeur, pour ne pas se mêler trop de ta vie qui est la tienne et pas la leur, par pudeur, pas par égocentrisme. Et aussi parce que tout ce qu'on peut lire sur l'alcoolisme ne remplace pas le récit d'une expérience personnelle : on passe de l'abstrait au concret. Et en plus quand les avis divergent, on peut les remettre en perspective par rapport à l'histoire de chacun, et juste s'en enrichir pour sa propre histoire à soi. Tout ça pour dire, encore une fois, que tu fais très bien de réagir, et de réagir maintenant.

Ce qui m'amène au thème du silence. Le forum sert éventuellement à ça, à parler quand on ne veut/peut pas parler ailleurs. C'est le cas pour moi : je suis censé pour le peu d'entourage qui me reste (mes parents et mes frère et soeurs) avoir arrêté de boire il y a deux ans. Ce serait trop dur de leur dire que je bois toujours, même s'ils s'en doutent peut-être.

Une chose qui me semble très importante. Quand on va voir un médecin, on y va soi, en tant que personne, tout entière. Lui avouer quelque chose qui nous fait honte peut sembler difficile. Le professionnel de santé, lui, agit en professionnel. Non pas qu'il s'en fout (normalement), mais il ne met pas la même quantité d'affect que le patient dans ce qui se dit : il se demande juste quoi faire, en fonction de ses connaissances. Même quand on est proche de son médecin, il agit en professionnel. Un des posts de Florence dans ton fil est génial pour montrer ça : elle avait peur de parler, et a eu l'impression après coup que son médecin l'admirait de faire tout ce qu'elle faisait malgré son alcoolisme. En fait un médecin ne te juge pas, ne se positionne pas moralement face à son patient : tu imagines sinon la fatigue après une journée de boulot et 20, 30 ou 40 patients ? Et même s'il juge, ce n'est pas important pour lui, bien moins que pour le patient qui vient avouer son alcoolisme, qui lui ne craint qu'une chose : être jugé. Conclusion : il faut PARLER à son médecin. Si jamais il te juge (et si c'est possible concrètement), changer de médecin (et si tu veux le faire culpabiliser car il sait qu'il n'a pas à juger).
Autre conséquence de ce "professionnalisme" : un médecin peut ne pas savoir quelque chose, surtout quand c'est relativement nouveau, et être très content de l'apprendre. Au hasard (et vraiment au hasard, hein), il peut être content d'apprendre qu'il pourra enfin soigner ses malades alcooliques grâce au baclofène. Il y a une excellente brochure à imprimer et à donner aux médecins néophytes sur la page d'accueil du forum. Et puis face à un médecin qui juge et/ou qui n'a pas envie d'apprendre, Sylvie (on te l'a déjà dit, je crois) peut sans doute te fournir des adresses.

Sur le silence avec son entourage, et notamment avec ton amie. J'aurais beaucoup à dire : le mieux est peut-être que je te raconte mon expérience sur ce point. Ca c'est fini avec mon ex parce qu'elle avait été voir un psy pour lui demander si l'alcoolisme se guérissait, et lui lui a dit que non, que ça ne guérissait jamais. C'était sans doute scandaleux, parce que j'avais clairement un problème avec l'alcool, mais j'étais à un "seuil" : je m'arrêtais souvent quelques jours de boire, n'avais pas l'impression d'être dépendant, etc. Elle m'a quitté, et j'ai bu au moins deux fois plus (comme te le dit un des membres du forum). Ca a débouché sur des catastrophes professionnelles, amicales : je suis maintenant absolument seul, sauf pour les seules personnes qui me sont liées indéfectiblement, par le sang, c'est-à-dire ma famille. Sinon plus rien : ni boulot, ni famille, ni copine(s). Rien. Je ne dis pas qu'il va t'arriver la même chose. Je dis juste que ça vaut le coup de se soigner vite et à temps s'il y a 0,01 % de risques que ça arrive, ce que permet le baclofène. Ce dont je suis sûr maintenant, c'est que le psy que mon ex a été voir ait eu tort ou raison, que son attitude sait été scandaleuse ou non, le plus simple aurait été d'arrêter de boire, ou de n'avoir jamais été alcoolique. Mon amie serait toujours (peut-être) avec moi. Le baclofène permet ça.
D'où mon avis (tu l'auras senti venir) sur la parole avec ton amie : ne dis rien, et sers toi de ce silence pour te motiver dans le traitement baclofène, qui est efficace. De toutes façons, sauf si tu n'aimes plus ton amie et veux aller voir ailleurs, il faudra arrêter de boire si tu veux la garder, que tu parles ou pas. Si tu peux éviter de parler, ça peut éviter pas mal de dégâts...

Autre chose sur le silence. Je me suis aperçu après coup (hélas) que beaucoup de personnes de mon entourage s'inquiétaient de mon alcoolisme bien avant que je ne m'en inquiète, mais n'avaient rien dit. Par pudeur, pour ne pas dramatiser, pour ne pas s'emmerder, que sais-je ? Souvent, c'était aussi parce qu'elles m'aimaient, qu'elles ne pouvaient pas mesurer exactement la gravité de la situation, et espéraient que ça passerait après la fin d'une passe un peu difficile. En fait, je crois que c'est mieux de respecter leur silence. De toutes façons je ne saurai peut-être jamais pour la plupart d'entre elles si elles savaient ou non, si elles s'inquiétaient ou non avant que moi je m'inquiète. Pour pouvoir mettre de côté la question, la seule solution est d'arrêter de boire.

Deux choses enfin que j'ai retenues de mon parcours d'alcoolique, que je te dis parce qu'elles sont importantes pour moi, comme repères : la première est que pour un alcoolique tout peut être prétexte à boire. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de bonnes raisons pour expliquer un alcoolisme, je dis juste que tant qu'on est alcoolique, il est rigoureusement impossible de savoir si telle ou telle raison est bonne ou non, ce qui peut rendre à peu près fou. On ne peut travailler sur soi, par exemple dans ton cas sur le rapport à la solitude, qu'après avoir cessé de boire. Jusque là, tout est faussé.

La deuxième c'est que quand tu lis qu'il y a 60% de réussite avec le baclofène, les 40% qui n'y arrivent pas c'est souvent un problème de mise au point. Là encore le forum et la documentation sont là pour pallier ce genre de problèmes, pour qu'ils ne deviennent pas un obstacle à la guérison.

Bon, je m'arrête là... Mon message contient sans doute beaucoup trop de "il faut...", sous une forme ou sous une autre ; beaucoup trop de "je" en tous cas ; ou il peut sembler très dramatisant, exagérément alarmiste. Trop "pub pour baclofène" aussi : c'est l'enthousiasme de celui qui vient de découvrir qu'il peut peut-être enfin s'en sortir (mais si tu peux arrêter de boire sans baclofène, c'est aussi bien...) Je m'excuse de tout cela. C'est difficile de trouver la juste distance, surtout quand on n'est pas habitué à la communication internet. Je ne veux pas te faire peur, juste te dire, pour avoir été plus ou moins dans ton cas assez longtemps, que la bascule vers l'alcoolisme pathologique arrive vite, qu'on ne la voit pas venir, qu'on ne s'aperçoit qu'après coup qu'on a basculé. En tous cas c'est ce qui s'est passé pour moi, que je ne souhaiterais pas à mon meilleur ennemi. Et longtemps, si un alcoolique me parlait de son expérience, je trouvais que ça ne s'appliquait pas à moi, qu'il dramatisait trop.

Tu n'es pas intervenu sur ton fil depuis quelques jours, j'espère que c'est une bonne nouvelle, que c'est parce que tu vas bien. Sinon, si tu lis ce long message, j'espère qu'il t'apportera quelque chose.

Bartelby.
Message Ă©ditĂ© 1 fois, dernière Ă©dition par Bartleby, 13 Mars 2019, 4:19  
 
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  Lien vers ce message 19 Mars 2019, 11:38
Bonjour

Merci Bartleby pour ce message....
Les dernières nouvelles :

Je suis allez voir mon psy hier et je lui ai parlé de mon problème avec l'alcool quand j'étais seul J'ai tout avoué.
Résultat il ne m'a pas prescrit du Baclofene mais de l'Espéral. Je ne sais pas quoi penser de ce médicament qui me fait trés peur.
Qu'en pensez-vous toutes et tous ?
 
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  Lien vers ce message 19 Mars 2019, 12:01
Oh la la ! Oui Greg, tu as raison d'avoir peur.
L'Espéral est une saloperie qui te rend très malade à l'absorption de la moindre goutte d'alcool.
C'est mĂŞme potentiellement mortel avec de l'alcool.
Ça n'est d'ailleurs plus beaucoup prescrit.
Ton psy a donc choisi la manière forte et brutale de te contraindre à ne plus boire d'alcool.
Mon avis : ne prends pas ce médicament et change de psy.
Un médecin qui prescrit ça n'a forcément rien compris à l'alcoolisme et ne pourra t'être d'aucun soutien.
Tu es vraiment mal tombé.


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Pourquoi bois-tu ? Pour oublier.
Pour oublier quoi ? Pour oublier que j'ai honte.
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  Lien vers ce message 19 Mars 2019, 12:15
@Florence
Mon psy me dit que c'est un médicament qui dans mon cas est tout indiqué car je ne suis pas dépendant physiquement mais que c'est ma volonté qui fait défaut quand je suis seul et que comme j'ai très peur des malaises et des maladies cela bloquera directement ma propention à boire par ennui
Mais à la lecture de plein de sites sur le net je me pose plein de questions. Ce psy est très bien et m'a beaucoup aidé jusqu'à présent mais là ce médicament me fait peur même si je sais que si je le prends je ne prendrai pas une goutte de peur de faire un malaise ca c'est clair
 
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  Lien vers ce message 19 Mars 2019, 12:31
Ben voilà ! Pour dire que c'est une question de volonté, il faut n'avoir rien compris à l'alcoolisme, même si c'est vrai que ton alcoolisme est assez particulier parce que tu peux te passer de boire lorsque tu n'es pas seul, du moins pour l'instant.
Ma réaction a peut-être été trop rapide concernant ton psy.
Il peut être très bien dans certains domaines, mais pas concernant l'alcoolisme.
Un certain nombre de personnes ici ont déjà pris de l'Espéral.
J'espère qu'ils pourront venir t'en parler.
Il y a au moins Las.
Il ne vient plus très souvent ici mais passe de temps en temps.
Si tu veux lire son fil, c'est ici : lasvegasP : Journal de bord.


Ma confiance ne se mérite pas. Je la donne sans conditions et la retire sans sommations.
Dialogue extrait du Petit Prince de St Exupéry :
Que fais-tu lĂ  ? Je bois.
Pourquoi bois-tu ? Pour oublier.
Pour oublier quoi ? Pour oublier que j'ai honte.
Honte de quoi ? Honte de boire !
 
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