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Le désespoir d’une mère

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  Lien vers ce message 15 Mars 2019, 11:11

Reprise du dernier message

Oui à priori elle n’est pas très renseignée c’est un généraliste quoi...je lui ai fait parvenir un courrier avec les liens que vous m’aviez donnés mais pas de son de sa part. Pour les antidépresseurs elle veut pas les diminuer en même temps c’est le chien qui se mord la queue puisque en consommant son moral est en baisse et moral en baisse consommation c’est sans fin
 
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  Lien vers ce message 15 Mars 2019, 12:46
"Le chien qui se mord la queue", c'est vraiment le problème avec l'alcool.
C'est un cercle vicieux.
Le problème aussi, c'est que l'alcool est un traître car il nous soulage effectivement sur le coup mais nous détruit sur le long terme.
Il ne fait que nous donner l'illusion d'aller mieux, par moments.
Les médecins s'accordent à le dire, l'alcool est un anxiolytique très efficace.
C'est d'ailleurs souvent pour ça que nous buvons au départ.
Malheureusement, c'est le pire des anxiolytiques sur le plan des effets secondaires puisqu'à la longue il est potentiellement mortel et qu'avant ça, il détruit tout sur son passage.
Bref, ce cercle vicieux, il nous faut trouver le moyen de l'inverser.
Pour ça, il nous faut reconnaître que l'alcool est un faux ami et ça, ça nécessite un recul que nous ne possédons pas forcément car embrumés dans les vapeurs de l'alcool.
C'est là que le rôle de l'entourage peut être essentiel, par ce recul dont l'alcoolique ne dispose plus et qu'il peut lui apporter.
L'avantage, c'est que dès que nous sommes parvenus à faire tourner la roue dans l'autre sens, ne serait-ce qu'un tout petit peu, c'est un cercle vertueux qui s'enclenche et les améliorations s'enchaînent elles aussi.
Un petit mieux entraîne un mieux un peu plus grand et ainsi de suite.
Bref, c'est vraiment au début que c'est compliqué.

Perso, j'ai eu la chance de ressentir les effets du baclo dès le troisième jour du traitement.
Alors même si ça a été très long ensuite pour diverses raisons, j'ai pu inverser très tôt ce satané cercle vicieux.
Tu verras, comme pour moi, dès que ton fils sentira vraiment les bénéfices d'une moindre consommation, les choses s'amélioreront d'elles-mêmes.
Mais peut-être n'est-il pas encore persuadé de ces bénéfices.
Pour cela tu peux l'aider, non pas en lui montrant ce qu'il risque de perdre en continuant à boire, mais en mettant en évidence ce qu'il gagnera assurément en cessant de boire.


Ma confiance ne se mérite pas. Je la donne sans conditions et la retire sans sommations.
Dialogue extrait du Petit Prince de St Exupéry :
Que fais-tu là ? Je bois.
Pourquoi bois-tu ? Pour oublier.
Pour oublier quoi ? Pour oublier que j'ai honte.
Honte de quoi ? Honte de boire !
 
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  Lien vers ce message 15 Mars 2019, 13:32
Florence encore merci je lui ferai lire ton message dès ce soir. Nous attendons tellement ce déclic qui lui fera comprendre que l’alcool lui fera tout perdre et pourtant il a pu le constater puisque ses potes ne l’invitent plus, sa copine l’a quitté il a perdu son boulot mais que lui faut il pour comprendre bon sang...tu dis que tu as ressenti les effets au bout de 3 jours mais à quelle dose étais tu ?
 
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  Lien vers ce message 15 Mars 2019, 13:48
Insiste plus sur ce qu'il a à gagner en cessant de boire que sur ce qu'il a perdu ou va perdre en continuant, AMJ.
Ça semble être une toute petite nuance mais je crois qu'elle est importante.

Au bout de 3 jours ?
J'étais à 20 mg je crois.
Mais attention hein ! Je buvez encore beaucoup trop.
Mais disons que j'ai senti à ce moment-là que quelque chose se passait.
Et puis aussi, à partir de là, je n'ai plus eu de black out.
Plus jamais !
Mon dernier, c'était la veille de ma première prise de baclo.
Sentant probablement que l'alcool ne ferait bientôt plus partie de ma vie, j'avais pris une bonne cuite ce jour-là.
Une façon pour moi de lui dire adieu peut-être...
(Les black out sont des trous de mémoire qui font qu'on ne se rappelle plus du tout ce qu'on a fait la veille sous l'emprise de l'alcool. C'est vraiment quelque chose d'horrible. Et vers la fin, j'en avais quasiment tous les jours)


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  Lien vers ce message 16 Mars 2019, 13:47
Oui mais Florence la différence avec mon fils c’est que tu mettais tous les atouts de ton côté lui il se laisse porter en disant qu’il n’a pas le déclic, qu’il n’est pas prêt bref je suis constamment derrière ses fesses pour la prise des médocs. Il commence à consommer à partir d3 10h dort jusqu’à 14/15h et remet ça franchement j’ai l’impression que ça empire. De plus il a des remontées gastriques qui le font vomir même ça il ne réagit pas. Sa sœur est partie vivre quelques temps chez ses grands parents car elle y laisse sa santé. Quand il est lui même ont parle beaucoup de tout ça et je lui dis que tout changera le jour ou il arrêtera il est entièrement d’accord mais ne fait pas grand chose pour que se stoppe. J’ai l’impressIon d’attendre la mort lente de mon fils et lui attendre son suicide non non je suis pas en colère pour dire ça je donne juste mon ressenti
 
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  Lien vers ce message 16 Mars 2019, 18:04
Bonjour AMJ,
Je ne peux que deviner ta détresse. Avec le baclofène on sort du cycle infernal de la dépendance. Ton fils est dans une phase de vie particulièrement difficile mais il va s'en sortir, il a la chance de t'avoir et c'est immense, et il a la chance d'avoir accès à ce traitement. Le déclic il l'aura mais selon moi ce n'est pas tant un déclic quant à sa consommation d'alcool (là dessus le médicament va agir, parce qu'il fonctionne très bien) que sur sa vie en général et sa motivation à avancer.
J'imagine que c'est très dur de rester confiante mais crois-moi le bénéfice final vaut tous ces moments de doute.

Et comme le dit très justement Florence, je pense que la meilleure façon de l'aider encore plus (parce que tu le fais déjà de façon admirable), c'est de lui présenter l'après, et tout ce qu'il a à gagner à sortir de la dépendance à l'alcool: la liberté tout d'abord, si délicieuse surtout quand on la retrouve après l'avoir perdue, mais aussi l'énergie, la clarté dans ses idées, l'opportunité de se construire un futur.

Très bonne journée


20 mg à 8h15 30mg à 12h00 40mg à 14h00 70mg à 16h30
soit 160mg/jour
Début du traitement le 17 février 2016 - arrêt des crises de boulimie vomitive à 130mg (le 28 mars 2016 soit un mois et dix jours après le début du traitement).
 
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  Lien vers ce message 17 Mars 2019, 1:00
C'est vrai AMJ que de mon côté j'avais une très très forte motivation (notamment grâce à mes 3 enfants) et que, d'après ce que tu nous racontes, ça semble manquer à ton fils.
Je ne parle pas de volonté, mais bien de motivation.
Je ne sais pas grand chose de lui, si ce n'est qu'il vient de rencontrer des difficultés sentimentales et professionnelles, mais toi qui le connais bien, tu peux peut-être trouver ce qui pourrait lui donner envie d'arrêter d'abuser de l'alcool en discutant avec lui (lorsqu'il est à jeun).
Il faut vraiment qu'il trouve cette motivation car on ne peut guérir un alcoolique contre son gré.

Il y a quelque chose qui m'avait moi-même motivée, c'était de me dire que si je continuais comme ça, si j'allais vraiment trop loin dans l'alcoolisme, un jour arriverait où je serais obligée de ne plus boire une seule goutte d'alcool, parce qu'on ne connaissait pas encore le baclofène à ce moment-là.
Alors rien que pour pouvoir continuer à en boire un peu, "raisonnablement", je voulais revenir à une consommation plus modérée.
Ça peut être une motivation aussi...


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  Lien vers ce message 17 Mars 2019, 16:42
Le problème c’est qu’on a toujours impression qu’il n’est pas à jeun... il me dit qu’il veut s’en sortir mais qu’il n’a pas le déclic. Il dit qu’il prend trois bières de 50 cl par jour et pourtant on a l’impression qu’il est toujours ivre. Il est vrai qu’avec les médicaments qu’il prend (Lepticure, tercian, diazepam et baclo) c’esr Peut être le pourquoi du comment. Les 3 prises de baclofene ne sont pas évidentes à prendre car il a son premier craving à 9h. Il prend 20mg vers 8h 20mg vers 17h et 20mg vers 22h. Il lui faudrait au moins 4 prises mais je ne sais pas si c’est possible ou s’il faut attendre d’augmenter. Par contre Florence une chose es5 sûre c’est qui si il s’en sort je me battrai pour qu’il ne retouche à aucun alcool car j’ai vu pas mal de témoignages qui disent que même après une prise de Baclofène l’alcool modéré les fait rechuter.
 
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  Lien vers ce message 17 Mars 2019, 23:33
"il n'a pas le déclic"
Le baclofène permet de nous libérer de la dépendance, mais il ne lui apportera pas le déclic sous la forme d'une révélation.
Il faudrait qu'il trouve quelque chose qui lui tienne à cœur et qui lui redonne envie d'envisager l'avenir, de faire des projets.
Tu peux peut-être l'aider à trouver cette chose et l'encourager dans cette voie.

Pour la répartition, je ne suis pas spécialiste mais je pense que sa dernière prise de 22 heures ne lui sert pas à grand chose.
Étant donné ce que tu as dit de sa consommation dans ton post précédent, je dirais plutôt qu'il devrait prendre 30 mg à 8 heures et 30 à 17 heures mais je préfère que tu attendes que d'autres donnent leur avis car je ne suis pas sûre de moi dans ce domaine.

Sinon tu sais, tu n'auras peut-être pas besoin de te battre pour qu'il ne retouche plus du tout à l'alcool car un bon nombre de ceux qui sont libérés grâce au baclo prennent la décision eux-mêmes, et sans regrets, de ne plus boire du tout d'alcool.
Il y a des pourcentages qui ont été établis à ce sujet mais je ne les connais pas (je pourrais te les trouver si tu veux).
Je sais juste que c'est très courant.
De toute façon, on n'en est pas là pour l'instant et c'est inutile que tu te tracasses à l'avance pour ça.

Courage AMJ !


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  Lien vers ce message 18 Mars 2019, 7:21
Merci Florence pour ta réponse très précise encore une fois remplie d’espoir. Peut être que Sylvie pourrait confirmer les deux prises ? Si elle ne repond pas sur ce fil je lui enverrai un message privé. En tout cas hier fut une assez bonne journée pour lui donc pour nous. Il est très proche de ma sœur et a été chez elle samedi soir car nous nous étions à fêter l’anniversai De ma fille et actuellement il refuse de venir à ce genre de soirée surtout que nous avons un rituel d’apéro familial le vendredi soir et il a pris du soft en faisant des allers retours dans sa chambre (on sait pourquoi) alors ne veut il pas être tenté ou préféré t il être tranquille pour déguster sa bière seul ? Ça...
 
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  Lien vers ce message 18 Mars 2019, 8:51
Bonjour,

Je réponds à ton avant dernier message. Je suis comme ton fils : je bois 1,5 litres de bière en moyenne depuis des années, mais "complète" avec des anxiolytiques. C'est plutôt bien, parce ça diminue l'alcool, mais ça peut mettre dans des situations dramatiques (trou noir, grand n'importe quoi) : avec le processus suivant : je ne veux pas trop boire, donc je prends un anxiolytique. J'en reprends un car j'ai toujours envie de boire, etc. Finalement, je bois quand même, pas trop. Mais l'alcool et les benzols se renforçant, c'est comme si on avait bu 10 fois plus.
Et sans arriver à des situations extrêmes, le comportement est très modifié : on a l'air bourré alors qu'on ne l'est pas, ou pas vraiment.
Je lirai ton fil plus tard si ça t'intéresse die savoir ce que j'en pense.

Bon courage,

Bartleby
 
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  Lien vers ce message 18 Mars 2019, 18:12
Bien sûr Bartleby tu seras le bien venu comme on dit nous sommes dans le même bateau (même si actuellement il est à la dérive)
 
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  Lien vers ce message 18 Mars 2019, 21:06
Bonsoir AMJ. Je viens de lire ton fil. Tout ce qui se dit ici est précieux et doit pouvoir vous aider, toi, et je l'espère ton fils.
De mon côté, si je cherche ce que je pourrais apporter de plus, ce serait parce que je ne suis pas sorti d'affaire, et je suis dans le déni de mon alcoolisme vis-à-vis de ceux qui m'aiment, un peu comme ton fils j'ai l'impression.
Donc, voilà mes "plus facile à dire qu'à faire".

Penses-tu qu'il serait possible de fournir à ton fils d'évaluer sa consommation d'alcool ? Il n'a pas besoin de le dire à son entourage, juste pour qu'il sache lui. Ca peut être par exemple un tableau excel, où il écrit combien de litres il a bu d'une boisson à tant de degrés d'alcool. Un fichier peut être protégé par un mot de passe de manière à ce que lui seul puisse le lire. Je peux donner un modèle de fichier si tu veux (Pascal en propose déjà, je peux chercher le lien si tu veux).
Mais c'est vrai qu'un alcoolique, c'est souvent un peu comme un ado : il suffit qu'on lui propose quelque chose pour qu'il le refuse. Alors je ne sais pas.

Pour la bière : il y a des bières avec plein de quantités d'alcool différentes dedans : des bières sans alcool, des bières à plus ou moins 5 % d'alcool (genre Kronembourg, ou le "demi ordinaire" qu'on prend dans un café), des bières à 8 ou 12 % d'alcool. Boire un demi litre de bière à 12% d'alcool, c'est comme boire un demi litre de vin. Est-ce qu'il y aurait moyen de faire en sorte que ton fils boive de la bière moins forte ? Il aurait le goût de la bière, les bulles de la bière, de l'alcool mais moins. Ce serait toujours ça de gagné.
Là encore, c'est plus facile à dire qu'à faire : à toi de voir.

Les médicaments qui sont "frères jumeaux" avec l'alcool, qui ont plus ou moins le même effet, ce sont les anxiolytiques. Dans le cas de ton fils le diazepam je crois. le mariage diazepam/alcool, quelles que soient les proportions, peut amener à croire qu'on peut "donner le change", à le croire sincèrement. Il peut même faire croire à celui qui boit qu'il ne boit pas tant que ça. Il est sincère, ne se rend pas compte.

En tous cas bravo. J'aurais aimé avoir un mère comme toi qui cherche à m'aider. Peut-être ma mère est elle comme toi, mais elle n'est pas à l'aise avec internet, et de toutes façons c'était à une époque "que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître"...
 
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  Lien vers ce message 18 Mars 2019, 21:35


Pourquoi la volonté d’un alcoolodépendant est mise à mal

La dépendance à l’alcool consiste à ce que le cerveau croie que l’alcool est nécessaire et indispensable à la vie. C’est le même processus que la faim pour de la nourriture et la soif pour de l’eau ou une autre boisson.
Ceci se passe dans une partie du cerveau appelé aire tegmentale ventrale, qui transmet l’information au cortex et la recherche d’alcool va s’opérer.
Il n’y a donc pas de notion de volonté, car ce message est plus fort que tout. La personne malade n’arrive pas à lutter ou alors au prix d’un gros inconfort de vie. Elle est ainsi dans un combat perpétuel jusqu’à la fin de ses jours.
En plus, il y a une réponse dopaminergique, c’est-à-dire qu’il y a une récompense (plaisir) à manger, à étancher sa soif, et donc aussi à boire de l’alcool — (du moins au début).

Du coup, le malade vit souvent dans la honte d’une maladie dégradante dont il N’est PAS responsable.

Le baclofène traite cette maladie en remettant de l’ordre au niveau des neurotransmetteurs comme la dopamine. Jusqu’à présent, c’est le seul médicament qui permet cela.
Une fois traitée, cette personne redeviendra comme « normale », en ayant le libre choix de consommer (avec modération) ou pas.


(Merci jmv)


17-04-29 salon.baclofene.info Comment prendre le baclo ?
https://www.baclofene.com/index.php?p=download&nocount&id=9847
 
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  Lien vers ce message 19 Mars 2019, 17:12
Merci Pascalberic pour ton post avec tous ça on y voit plus clair avec toujours cette pointe d’espoir
 
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  Lien vers ce message 19 Mars 2019, 18:33
[...]Penses-tu qu'il serait possible de fournir à ton fils d'évaluer sa consommation d'alcool ? Il n'a pas besoin de le dire à son entourage, juste pour qu'il sache lui. [...]

A cette fin, il existe un questionnaire qui permet de nous rendre compte objectivement du degré de notre dépendance à l'alcool.
Il est ici : Questionnaire AUDIT dépendance à l'alcool


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  Lien vers ce message 22 Mars 2019, 18:08
Finalement j’ai pose La question à Sylvie en mp pour les prises. Elle lui a conseillé de prendre 20 à 8h 20mg à 11/midi et la dernière à 15/16h. Il dit que ça lui convient pas mal mais il est ultra fatigué depuis est ce normal ? Lundi il voit le médecin pour l’augmenter. Ça fait quelques jours qu’on constate du mieux (moins ivre voire pas du tout) il dit qu’il ressent un tout petit peu les effets du baclo est ce normal en étant juste à 60mg par jour ? Merci pour vos réponses
 
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  Lien vers ce message 22 Mars 2019, 18:20
Bonjour AMJ, c'est très positif tout ça!!
Pour la fatigue, oui c'est normal au début, et ça va passer, surtout si sa consommation décline.
Et oui, c'est tout à fait possible d'avoir des effets dès cette dose et parfois même en dessous.
Courage ça commence à sentir bon!


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  Lien vers ce message 22 Mars 2019, 20:37
Bonsoir AMJ.

Je confirme, pour le vivre en ce moment, ce que dit Cuillère. Les effets secondaires (dont la fatigue) peuvent être importants, mais finalement disparaissent. En fait, d'après ce que j'ai compris, ça peut être compliqué tant qu'on augment les doses de baclofène jusqu'à arriver à la dose qui permet d'être indifférent à l'alcool. On ne peut pas savoir à l'avance quelle sera cette dose qui permet l'indifférence. Par exemple, si pour ton fils cette dose est de 120 mg (ça peut être plus, ça peut être moins, on ne sait pas), il aura peut-être, ou peut-être pas, des effets secondaires jusqu'à atteindre cette dose.
Personnellement, je suis dans cette phase de montée, et franchement c'est assez pénible. Mais je me dis que ça vaut carrément le coup ces quelques semaines où c'est pénible, si je peux me débarrasser du problème de l'alcool et enfin régler mes autres problèmes psy plus efficacement.

Sinon, dans un de tes messages, tu parles de la généraliste de ton fils. Tu peux lui donner cette brochure si tu le sens.

https://www.baclofene.org/wp-c...de_l-alcool.pdf

Bonne soirée
Message édité 1 fois, dernière édition par Bartleby, 23 Mars 2019, 4:01  
 
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  Lien vers ce message 22 Mars 2019, 21:43
Je confirme pour la fatigue due au baclo.

Rencontrer l'indifférence à un tout petit dosage, oui, c'est possible.
Je connais quelqu'un sur le forum qui l'a rencontrée à... 30 mg !!!
Elle n'en prend plus depuis longtemps et mène une vie tout à fait normale désormais, avec même quelques soirées arrosées de temps en temps.
Tu peux la trouver ici : Fil de HCat. Depuis janvier 2014 zéro Baclo
Message édité 1 fois, dernière édition par Florence..., 22 Mars 2019, 21:44  

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  Lien vers ce message 23 Mars 2019, 9:11
Merci à tous encore une fois pour votre réactivité. Malheureusement il n’en est pas au stade de l’indifferebce Mais ressent un tout petit peu les effets (une bière le soir à la place de deux) ce qui est super top mais pas encore le graal par contre il dit que ça dépend des jours ce n’est pas un terrain régulier. Mis à part la fatigue il se réveille toutes les nuits à 3h je pense que là aussi c’est un effet indésirable. Du coup il se lève fume et parfois il me dit qu’il a envie de consommer même à cette heure. Pour répondre à Bartleby je vais m’abstenir de montrer le lien car j’avais tenté une fois de lui en parler mais comme bon nombre de médecin l’ego est assez grand et « donner des leçons » ne leur plait pas particulièrement ( ce qui est bien dommage car le but n’est pas là) moi je veux sauver mon fils c’est tout...
 
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  Lien vers ce message 23 Mars 2019, 14:17
Bonjour AMJ,

1 bière plutôt que 2, c'est déjà super bon signe !

En reparcourant ton fil j'ai eu quelques idées que je te dis ici, en partant du fait que je suis un peu dans la position de ton fils (dépression/rupture/alcoolisme/perte de travail, dans l'orde que tu veux). Je ne sais pas du tout si ça va t'aider, mais ça ne peut pas faire de mal.

Ton fils est très dépressif. Une des choses qui définit la dépression, c'est qu'on a l'impression qu'on ne pourra pas s'en sortir. Si on n'avait pas cette impression, ce serait un coup de blues, un vague à l'âme, pas une dépression. Il est possible aussi qu'il ne pense son alcoolisme qu'au sein de sa dépression. Il tente de se soigner pour te faire plaisir, et parce que malgré tout, même s'il ne le sait pas vraiment, il tient à la vie. Mais pour lui ce qui le ronge c'est la dépression, l'impression qu'il a qu'il n'a pas d'avenir. Ça paraît ridicule vu de l'extérieur, mais c'est ce que ressent un dépressif.
Une autre chose que ressent sans doute ton fils (comme tous les alcooliques/dépressifs) c'est la culpabilité. Culpabilité pour son couple, sa famille, son boulot, de faire souffrir ceux qui l'aiment et ceux qu'il aime. C'est un sentiment très fort, tellement fort qu'il pousse à boire et qu'il empêche d'aller bien. Si j'essaie de décrire comment ça marche, ça donnerait ça : je réfléchis beaucoup à ce qu'il faudrait faire pour aller mieux, mais je n'y arrive pas et je manque beaucoup de confiance en moi. Et il y a tellement d'éléments à prendre ne compte ! En fait, la seule chose vraiment sûre, dont je ne peux douter, c'est ce qui s'est déjà passé, ineffaçable. Et là, c'est pas brillant. Personnellement, j'ai beaucoup de mal à fuir ça. C'est très difficile de se dire qu'on peut aller mieux quand on culpabilise tant à cause du boulet du passé qu'on se traîne. L'alcool, là dedans, il permet juste d'oublier un peu : c'est le meilleur anxiolytique qui soit. Mais ce n'est pas forcément le problème principal. C'est en tous cas ce que j'ai longtemps pensé, et peut-être ce que ton fils ressent.
En fait, dans mon cas, je ne sais toujours pas ce qui domine dans mon malaise, de la dépression ou de l'alcoolisme. Ce que je sais, c'est que c'est une mauvaise question. Mais on peut mettre des années à s'apercevoir que c'est une mauvaise question. Personnellement, c'est la lecture du livre d'Ameisen qui m'a permis de le comprendre, notamment parce que le baclofène permet d'avoir l'espoir d'échapper à cette question stérile.

Ce que je crois maintenant, c'est que mon entourage, et notamment mes parents, ont pensé pendant toutes ces années : c'est l'alcool ! Moi je pensais : c'est la dépression ! Y compris parce que quand j'arrêtais de boire quelque temps je n'étais pas moins malheureux. Ca m'irritait qu'il mettent tout sur le dos de l'alcool, ça m'énervait. J'avais tant de raisons d'être malheureux ! Au nom de quoi ils niaient toutes ces raisons ? En fait eux comme moi avions raison et tort à la fois. Mais moi e voyais juste des reproches qui me semblaient injustes, qui accentuaient mon sentiment de culpabilité. Et même si toute la famille, dans l'idéal, avait été d'accord d'accord pour dire que l'alcoolisme était une maladie, que l'alcoolique n'est pas responsable, j'aurais eu quand même l'impression qu'on me reprochait mon alcoolisme.

Je ne sais pas si je suis très clair, dans tout ça... C'est compliqué et je ne suis pas un psy...

Tout ça pour dire en tous cas, qu'à mon avis, c'est moins culpabilisant quand les proches mettent l'accent plus sur la dépression que sur l'alcoolisme, et qu'il faut tout faire pour déculpabiliser au maximum.

Une autre idée que j'ai eue, mais je ne sais vraiment pas si c'est faisable pour votre famille, c'est que ton fils vienne, maintenant ou plus tard, sur le forum. Si la maladie de ton fils a des points communs avec la mienne, il essaie de vous protéger en ne parlant pas trop, pour ne pas s'écrouler. Si on est un peu ou beaucoup dans le déni, c'est aussi pour se protéger de la culpabilité. Ce n'est pas un manque de sincérité, c'est un déni envers soi-même pour tenter de préserver ceux qu'on aime et qui vous aiment encore, qu'on se veut tellement de faire souffrir. Le forum est un espace parallèle, virtuel, hors de la réalité quotidienne, qui permet de mieux comprendre tout ça. Personnellement il me sert beaucoup. Peut-être qu'un jour ton fils y viendra lui aussi ? Tu y perdrais c'est vrai ton espace parallèle à toi, mais il pourrait lui beaucoup y gagner, même si ça ne fait pas tout.

Voilà. Quelques pistes de réflexion. Je sais bien que ton fils, pour un million au moins de raisons différentes, n'est pas comme moi. Ce sont juste des pistes. En fait, arrêter l'alcool, c'est souvent dit sur ce forum, permet d'y voir plus clair si on commence après une thérapie, et dans tous les cas d'échapper à la plus lourde part du sentiment de culpabilité, ce qui allège considérablement le chemin pour aller mieux, que ce soit pour le malade de dépression/d'alcoolisme ou pour sa famille.

Bonne journée à toi, et encore bravo pour ta démarche.

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  Lien vers ce message 23 Mars 2019, 14:38
Tes réflexions me semblent très justes à tous les points de vue Bartleby et je crois qu'elles peuvent être utiles.

Si toi et le fils d'AMJ avez de nombreux points communs, vous avez une grande différence concernant votre âge.
La jeunesse est un atout pour lui autant que la maturité en est un pour toi.
Je pense donc que vos échanges, par l'intermédiaire d'AMJ (pour l'instant), peuvent être très riches et bénéfiques.
Message édité 1 fois, dernière édition par Florence..., 23 Mars 2019, 14:39  

Ma confiance ne se mérite pas. Je la donne sans conditions et la retire sans sommations.
Dialogue extrait du Petit Prince de St Exupéry :
Que fais-tu là ? Je bois.
Pourquoi bois-tu ? Pour oublier.
Pour oublier quoi ? Pour oublier que j'ai honte.
Honte de quoi ? Honte de boire !
 
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  Lien vers ce message 23 Mars 2019, 22:26
waouw… Batleby tes propos sont tellement vrais… pfff ça va me faire trop à te dire en mp!! Flo, j'avais trouvé en toi ma grande sœur, je crois que j'ai trouvé mon grand-frère !!
 
Hors ligne AMJ
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  Lien vers ce message 23 Mars 2019, 22:57
En effet Bartleby vous avez énormément de.points communs. je dirais (malheureusement) dans l’ordre des choses lui fut alcool rupture dépression et burn out. Une chose que j’ai retenu dans votre post est le terme culpabilité. En effet il nous mentais beaucoup par peur de nous faire souffrir (se sont ses mots) alors que lui-même était dans sa bulle de pure souffrance. Il m’a fallu beaucoup de temps et c’est grâce à ce forum que j’ai réellement compris la gravité de cette maladie cette détresse et ce sentiment d’être seul alors que nous étions une famille ultra unie il a fallu qu’il’porte En plus le fardeau de voir sa famille démunie aneantie « par sa faute » a 26 ans quel poids... nous pensions tous que le fait de consommer était de sa propre initiative et qu’il fallait juste qu’il se refuse d’ouvrir une bière. Nous avons lutté des mois et petit à petit ses sœurs lui ont tourné le dos ses grands-parents ont vieilli de 10 ans par désespoir tout ça il le voyait...un suivi psy est très important même indispensable mais malheureusement au 21eme siècle il doit y avoir bien des miseres en France pour avoir Deux mois d’attente avant un RV c’est lamentable. Aujourd’hui que ça va un peu mieux nous retrouvons le sourire et notre complicité. Ses sœurs lui reparlent et retrouve leur grand frère (même si parfois c’est compliqué encore) bref on tente de faire notre thérapie à nous.
Concernant le fait qu’il ne soit pas acteur sur ce forum je ne lui cache rien et on lit ensemble à chaque fois les nouveaux messages. Mais je ne pense pas qu’il prenne l’initiative de communiquer directement par timidité ounpar honte.

Petit clin d’œil à Florence qui trouve toujours les mots justes en si peu de phrases
 
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  Lien vers ce message Hier, 13:56
Bonjour.

Aujourd’hui que ça va un peu mieux nous retrouvons le sourire et notre complicité. Ses sœurs lui reparlent et retrouve leur grand frère (même si parfois c’est compliqué encore) bref on tente de faire notre thérapie à nous.


Il y a beaucoup de choses très positives dans ton dernier message. C'est génial, vraiment. Génial pour ta famille, et aussi génial pour ton fils : rien de tel pour aller mieux que d'avoir moins honte. Après, à mon avis, le plus il aura l'impression d'être soutenu pour ce qu'il EST plus que pour ce qu'il FAIT (moins boire), le mieux ce sera. Mais je peux me tromper. C'est aussi important de montrer qu'on est sensible à ses efforts, tout en ne le condamnant pas s'il lui arrive de rechuter : une question d'équilibre. Je ne sais pas.

C'est génial aussi qu'il vienne sur le forum avec toi. L'idéal serait qu'il ait son propre pseudo, son propre espace virtuel et que vos messages ne se croisent pas : ça paraît difficile :fsb2_smile: ! Sinon, il peut toujours parcourir le forum tout seul : personnellement, je me retrouve souvent un peu dans ce qui se dit ici, et quand ce n'est pas le cas, ça me fait toujours réfléchir. Mais c'est clair que ça prend du temps...

En fait ça me fait drôle de parler de ton fils à la 3ème personne si je sais qu'il lit !

Tu connais les notions de "parent-hélicoptère" et de "parent-tondeuse à gazon" ? :fsb2_smile: :fsb2_shocked:

Bartelby

P. S. Oui, en fait, j'ai exactement le double de l'âge de ton fils... (soupir). Merci Florence, d'avoir la délicatesse de dire que vieillir n'a pas que des désavantages... Tu as raison ! (D'ailleurs je m'en persuade tous les jours... :fsb2_smile: )

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  Lien vers ce message Hier, 14:49
Bonjour AMJ,

Je viens de lire votre message et oui c'est bien que vous ayez pris conscience que c'est une terrible maladie .
L'espoir est là au bout du compte , et que votre famille se retrouve en faisant comme une thérapie.
C'est super et je me réjouis pour vous.
Moi, mon fils entre à la clinique de la brière pour 3 semaines minimum avec possibilité de prolonger.
Il ne boira donc pas d'alcool et du coup le baclofène agira mieux.
Pour ce qui d'un pyschologue il en existe dans les CSAPA ( centre de soins, d'accompagnement et de prévention en addictologie)
et en tant que maman vous pouvez avoir aussi un suivi quand une personne de la famille a un problème avec l'alcoolet cela gratuitement.
C'est vrai ce que dit Bartleby il faut qu'ils sentent soutenu pour ce qu'ils sont
Mon fils a consommé petit à petit suite à la rupture et aussi qu'il est sans travail c'est une dépression l'alcool s'est installé insidieusement il ne s'est pas rendu compte et est allé trop loin , il est malheureux de tout cela d'autant que son petit il ne l'a plus tous les soirs comme avant et ça c'est dur pour lui ,pourtant il s'en est toujours occupé.
L'alcool aide à oublier c'est un béquille avec bien des inconvénients et la lacher demande du temps et il ne faut pas aller trop vite.
Pour l'instant il est à 10 comprimés par jour et consomme toujours mais moins quand même il est allé jusqu'à 2 litres et demie , là il est à 1 litre parfois une seul bière mais ce n'est pas régulier
J'espère qu'il s'en sorte un jour
 
Avatar de Florence...
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  Lien vers ce message Hier, 19:53
[...] Flo, j'avais trouvé en toi ma grande sœur, je crois que j'ai trouvé mon grand-frère !!

Dans "la vraie réalité" :fsb2_wink: , je n'ai qu'un frère et qu'une sœur.
Mais ici, j'ai eu de nombreuses demandes en fraternité et en sororité.
J'ai même une jumelle (Lee).
On s'est toutes les deux délibérément choisies.
Mais le nombre ne rend pas la chose anodine ou futile.
Je suis chaque fois touchée par ce genre de propos.
Merci Séverine !


[...] Petit clin d’œil à Florence qui trouve toujours les mots justes en si peu de phrases

Je m'y efforce AMJ, mais je rate malheureusement souvent la cible.


[...] Oui, en fait, j'ai exactement le double de l'âge de ton fils... (soupir). Merci Florence, d'avoir la délicatesse de dire que vieillir n'a pas que des désavantages... Tu as raison ! (D'ailleurs je m'en persuade tous les jours... :fsb2_smile: )

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Je ne sais pas si c'est de la délicatesse.
Si je dis ça, c'est que je pense que ma réflexion sur mon propre alcoolisme (20 ans à essayer vainement de m'en sortir quand même !) m'a aidée à sauter le pas vers une vie plus sobre.
Pas certaine que j'aurais lâché la bouteille de cette façon à 30 ans.
A 30 ans, sans être dans le déni, je pense que je ne voyais pas l'impérativité de la chose.
C'est peut-être ce qui arrive au fils d'AMJ.
Peut-être ne mesure-t-il pas encore combien l'alcool a pris les commandes de sa vie, pensant que dans un autre contexte (sans problèmes sentimentaux ou professionnels), il pourrait s'en libérer aisément.
Malheureusement, c'est souvent un leurre.
C'est ce que l'alcool, ce faux ami, ce traître, nous chuchote à l'oreille pour nous garder sous sa coupe.


Ma confiance ne se mérite pas. Je la donne sans conditions et la retire sans sommations.
Dialogue extrait du Petit Prince de St Exupéry :
Que fais-tu là ? Je bois.
Pourquoi bois-tu ? Pour oublier.
Pour oublier quoi ? Pour oublier que j'ai honte.
Honte de quoi ? Honte de boire !
 
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  Lien vers ce message Hier, 20:36
Oui Florence, tu as tout à fait raison : on n'a pas le même regard sur son alcoolisme à 30 et à 50 ans. J'ai retrouvé dans ma mémoire le souvenir d'une consultation chez mon généraliste qui me disait de faire attention alors que j'évoquais mon "alcoolisme mondain". Sa mise en garde m'était vite passé entre les deux oreilles. Je devais avoir 35 ans à peu près.

En fait, ce que tu dis me fait penser qu'il est plus difficile , à 50 ans, de s'adresser efficacement à quelqu'un de 30. C'est un peu comme avec des élèves : faut trouver le bon truc pour que ça leur "parle". Il est de toute façon difficile de parler à un addict de manière générale... (et quand j'y repense, mon généraliste n'était pas très vieux...).

Ceci dit, je persiste à croire qu'il y avait aussi de la délicatesse dans ton message... Et je rejoins AMJ la qualité de tes conseils : tu vies juste, et vite !

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