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Une vie sans alcoolodépendance

(Ancien titre : "Toujours pas d'indifférence …"
Administrateur
Avatar de Sylvie
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  Lien vers ce message 08 Aout 2021, 17:28

Reprise du dernier message


Si tu passes par là Sylvie, tu sais pourquoi c'est inaccessible ?

Il n'a jamais été accessible, ceci afin d'éviter les tonnes de bravo ou autres commentaires qui au final noient les témoignages
A l'époque, la personne témoignait sur son fil et je faisais un copié/collé sur le fil de témoignages

Comme je l'ai dit à Malex, je viens de l'ouvrir


Merci mille fois à celui qui a eu la générosité de partager sa découverte avec nous ...

Il faut que nous soyons nombreux : Adhérez

A lire pour comprendre ce qu'est le baclofène.
Notre livre Baclofène la fin de notre addiction, les alcooliques ne sont plus anonymes ....
 
Avatar de Malex
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  Lien vers ce message 08 Aout 2021, 19:55
Merci Sylvie :-)

Et je suis complètement d'accord avec l'idée que seul le témoignage importe dans ce dossier, aucun commentaire.

Du coup, Florence et D-Day, on y va ? :fsb2_wink:


(In)différente en mai/juin 2021. Actuellement 250mg/j
 
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  Lien vers ce message 08 Aout 2021, 19:59


S'IL TE PLAIT... Raconte moi l'indifférence.

Votre contribution y serait d'ailleurs la bienvenue.
Je vais essayer de m'y coller moi aussi, un de ces quatre.


Bonne idée, Florence, merci !

J'y témoignerai aussi.


(In)différente en mai/juin 2021. Actuellement 250mg/j
 
Avatar de Matéou
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  Lien vers ce message 09 Aout 2021, 1:47
Salut Matéou et merci pour ton intervention ;-)


Bon courage à toi, si le baclo a fait le plus gros du boulot, c'est maintenant de ton coté de continuer à travailler sur ta psychologie
autour de l'alcool je pense.



Je pense qu'il y a comme une méprise sur ma personne : je n'ai plus aucune relation de dépendance psychologique avec l'alcool, depuis longtemps, puisque je n'ai plus aucune appétence pour l'alcool comme celle qui caractérise les malades d'alcoolisme.

D'ailleurs j'ai fait le deuil de l'alcool psychologiquement très tôt en modifiant mes habitudes de consommation parallèlement à mon traitement avec le baclofène.

Je répète donc : aujourd'hui je suis complètement indifférente à l'alcool physiquement et psychologiquement et je suis devenue une personne complètement différente dans ma relation avec l'alcool, plus du tout celle qui est dépendante à l'alcool.

Les quelques verres de vin que je bois par semaine ne viennent rien combler du tout dans ma vie, ne viennent m'apporter aucune satisfaction si ce n'est le simple plaisir gourmand de goûter le bon tanin d'un bon vin rouge, comme toute personne n'ayant jamais connu l'alcoolisme le ferait.

Je ne bois pas tous les jours de la semaine, mais essentiellement le weekend. Les jours où je ne bois pas, je n'ai aucune pensée obsédante pour l'alcool, je vis les choses de ma vie comme d'habitude.

Pour aller plus loin même, je suis aussi parfaitement lucide sur le fait que donner de l'alcool a son corps n'est peut-être pas quelque chose d'anodin ou de "naturel", même en petites quantités sans doute, voire que les normes de l'OMS n'ont d'existence que pour, peut-être, réguler les excès finalement.

Or, tous les indicateurs de ma dernière prise de sang sont au vert. Je suis en parfaite santé tout en consommant "avec modération" comme ils disent.

Bon, j'arrête là ! :fsb2_mdr1

J'irai lire ton fil tout à l'heure, histoire de connaître ton parcours ;-)




Ooorf honte à moi, j'avais pas lu l'intégrité de ton fil avant d'intervenir :/

Mais alors... C'est que c'est Gagné !!! Mais bon comme je suis pessimiste de nature, je vais continuer sur le mode ronchon en disant "ne pas crier victoire trop vite" hahaha

je te l'accorde je dois encore avoir tort! :D

Je pense plutôt que les normes OMS sont un seuil à ne pas dépasser pour simplement ne pas tomber dans un risque de dépendance, comme j'avais lu une fois que c'était 1 joint ou 2 par semaine max pour ne pas "tomber dedans". A vérifier je dirai.

à te lire.
Message édité 1 fois, dernière édition par Matéou, 09 Aout 2021, 1:58  

Indifférent à 80%... 60 à 70 ?

0 Unité Alcoolique depuis 1/05/2016

Mon Fil.
 
Avatar de Malex
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  Lien vers ce message 09 Aout 2021, 15:45
Tu as raison, Matéou, même quand l'indifférence est présente, je pense qu'un malade qui a connu l'alcoolisme a sans doute un cerveau qui restera toujours avec une certaine faille - faille d'ailleurs que seul le baclofène peut combler aujourd'hui.

J'en suis consciente et, aujourd'hui, je pense que mon cerveau est en cours de cicatrisation du mal, des habitudes, qu'il a dû endurer avec l'alcool et que ma maladie est en phase de rémission. Je ne me sens pas "guérie" comme on sort guéri d'une autre maladie après avoir pris son traitement médical pendant quinze jours.

D'ailleurs, le simple fait de continuer à prendre des cachets n'implique t-il pas que, d'une certaine manière, on est toujours "malade" ?

Pour couper la poire en deux :fsb2_mdr1 , je dirais que le baclo permet de tenir la maladie "sous contrôle". Et c'est déjà énorme !

Donc, oui, la prudence et l'observation sont de rigueur, même lorsque le baclo a fait son job ;-)


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  Lien vers ce message 09 Aout 2021, 17:57
Tout comme toi Malex ! Pareil ! 😜

mon "œil de Moscou" est activé car je sais que je ne serai jamais guéri, c'est comme ça et je l'accepte.

OK pour intervenir sur le fil des "Rémissions", je vais faire ça dans les jours qui suivent.
 
Hors ligne nic Masculin
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  Lien vers ce message 09 Aout 2021, 18:57
ouais, faut faire gaffe, :fsb2_yes:


debut du traitement : octobre 2018 ,conso: 2 btles et demie de vin, indifference,en novembre 2019
A 230mg
legere rechute le 08/20 ( 2 verres jr) indif retrouvée le 10/20 a 27 cps
 
Avatar de Florence...
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  Lien vers ce message 10 Aout 2021, 2:19
Perso, je m'estime guérie, ce qui ne signifie pas pour autant que je sois capable d'assurer que jamais je ne reboirai (trop).
Disons que je ne me sens pas plus à risque que quiconque ou plus exactement que je ne me sens pas plus à risque du fait de mes 20 ans d'alcoolodépendance.

Je veux bien concéder qu'il faut que je fasse plus attention que certains car je pense être un terrain propice à l'addiction.
Je parle bien d'addiction et non pas d'alcoolisme parce que je crois que si j'ai été alcoolique, c'est parce que c'est l'alcool que j'ai rencontré en premier. C'est dans l'alcool que j'ai très tôt trouvé un certain réconfort mais ça aurait très bien pu être dans la nourriture ou toute autre substance.

Le risque est également majoré chez moi car j'ai bu de l'alcool très régulièrement dès mon plus jeune âge (à la ferme de mes parents, je ne me souviens pas avoir bu autre chose que du cidre à tous les repas) bien avant que je prenne ma première cuite, vers l'âge de 12 ans.

Par ailleurs, il est désormais avéré que l'hérédité est aussi un facteur de risques, même si on ne sait pas exactement dans quelle mesure, et de ce côté-là, chez moi, c'est pas terrible non plus.

Alors donc en ce sens, oui, je suis plus à risque que ceux qui n'ont pas toutes ces prédispositions.

Mais en revanche, je pense que mon ancienne dépendance est désormais une force pour moi.
En effet, ayant fréquenté de près l'alcool pendant tant d'années, je le connais par cœur, lui et ses entourloupes.
Rien de tel qu'un bonne connaissance de son ennemi pour le combattre et le vaincre ou pour le garder à distance.

Et puis, comme tu l'as dit quelque part Malex (je sais plus où), on en a tellement bavé pendant tant d'années qu'on n'a bien plus que d'autres pas envie de replonger.

Bref, l'un dans l'autre, je pense que mon passé d'alcoolique est plus une force qu'une faiblesse et je ne suis pas du tout inquiète pour la suite dans ce domaine, même si bien sûr, je reste vigilante comme quiconque, y compris ceux qui n'ont jamais abusé de l'alcool, devrait l'être.
Personne n'est à l'abri, mais moi pas moins que d'autres.
Message édité 1 fois, dernière édition par Florence..., 10 Aout 2021, 2:21  

Ma confiance ne se mérite pas. Je la donne sans conditions et la retire sans sommations.
Dialogue extrait du Petit Prince de St Exupéry :
Que fais-tu là ? Je bois.
Pourquoi bois-tu ? Pour oublier.
Pour oublier quoi ? Pour oublier que j'ai honte.
Honte de quoi ? Honte de boire !
 
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  Lien vers ce message 11 Aout 2021, 20:21
Merci Florence pour ce partage d'expérience et de point de vue.

Ton point de vue sur ton ressenti post indifférence est intéressant. (Il a aussi et surtout le mérite d'être "positif", contrairement au mien qui, maladroitement, semble sonner "pessimiste" alors qu'il n'en est rien en réalité.)

J'ai fait ma (gentille) curieuse en allant sur ton fil pour essayer de lire depuis combien de temps le baclo t'avait délivrée.

Dès la première page, j'ai pu lire que tu étais "passée de 1 bouteille de pastis tous les 2 à 3 jours à 1 bouteille tous les 18 jours." en seulement quatre mois de traitement.
Es-tu donc indifférente depuis 2014, depuis 7 ans donc ?

De mon côté, je suis animée d'une énorme certitude : depuis plusieurs mois, je ne suis plus du tout alcoolodépendante.
Ceci est une grande force, oui ! Et je m'appuie sur cette force chaque jour et jour après jour, je t'assure ;-)

Cela dit, voici ce que j'écrivais dans un long post fin mai :

"Je pense qu'un malade qui a connu l'alcoolisme a un un cerveau qui restera toujours avec une certaine faille - faille d'ailleurs que seul le Baclofène peut combler aujourd'hui. J'en suis consciente et je ne négocierai pas avec mon démon.
Aujourd'hui, je pense que mon cerveau est en cours de cicatrisation du mal, des habitudes, qu'il a dû endurer avec l'alcool et je pense que ma maladie est en phase de rémission.
Je ne parlerai de guérison que dans quelques années, et avec le même statu quo, lorsque mon cerveau deviendra, en quelque sorte, addict à la sobriété, comme le dit joliment Kobobuser ;-)"


Force est de constater aujourd'hui que mon indifférence à l'alcool est "fraîche" : seulement quelques mois. C'est sans doute (?) la raison pour laquelle je ne me sens pas (encore) "guérie". Quand bien même je suis hyper convaincue de l'efficacité du baclo !

Donc, à suivre, dans quelques années …

Oui, Florence, mon vécu, mon expérience, mon recul sont autant de "forces" (ou ce que je nomme des "garde fous") pour ne plus côtoyer l'autre côté du miroir.

En revanche, et à l'inverse de ton propos, je ne dirai jamais que mon ancienne alcoolodépendance est une "force".

Car, sans trop regarder dans le rétroviseur, mon ancienne dépendance m'a trop pourri la vie (avec une conséquence familiale qui a du mal encore à être rétablie d'ailleurs) pour que je la caractérise ainsi.


PS assez accessoire : à la lecture de la première page de ton fil perso, je nous trouve un point commun : toi, "institutriste" et moi, "en-saignante" du premier degré ;-)


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  Lien vers ce message 12 Aout 2021, 12:49
Je ne trouve pas que tes propos soient pessimistes Malex, ils sont juste prudents.
Si je me permets un peu plus d'assurance, me concernant, c'est peut-être effectivement parce que ça fait désormais quelques années que l'alcool me fout la paix.
Mais malheureusement non, je ne suis pas indifférente depuis 2014, et il m'a fallu monter jusqu'à 300 mg pour atteindre mon objectif.

Déjà, je trouve que ce qualificatif d'indifférente ne me correspond pas.
Pour expliquer son ressenti, Olivier Ameisen disait qu'il était indifférent à l'alcool et que la vue d'une bouteille ne lui faisait désormais pas plus d'effet qu'un pot de fleurs.
Sauf que moi, la vue d'un pot de fleurs ne me laisse pas indifférente :fsb2_wink: .
Bref, je préfère utiliser le terme "alcoolo-indépendante".
J'aime toujours certains alcools de même que j'aime certains aliments.
Est-ce pour autant que je vais en en manger tous les jours ? Non.
Prenons un exemple...
J'adore les coquilles St Jacques. Je me réjouis quand je sais que je vais en manger. C'est comme une sorte de petite fête. Mais indépendamment du fait que mon portefeuille ne suivrait pas si j'en mangeais quotidiennement, je n'ai pas envie d'en manger à chaque repas.
Alors pour l'alcool, et plus précisément pour le (bon, y en a que je n'aime pas du tout) pastis, puisque c'était surtout là mon péché pas mignon du tout, c'est pareil.
Mais je détaillerai ça un peu plus sur le fil dont je t'ai parlé précédemment.

Quant à la date à laquelle j'estime avoir atteint cette alcoolo-indépendance, elle n'est pas précise mais je situerais ça dans le courant 2017, soit un peu plus de 3 ans après mon premier comprimé de baclo.
En fait, si dès les premiers jours de mon traitement ma consommation d'alcool a spontanément et spectaculairement baissé, j'ai ensuite piétiné.
Le hic, c'est que j'étais vraiment incapable de me passer de mes UA résiduelles.
Devoir me priver d'un seul apéro a très longtemps été inenvisageable.
Quand j'y étais contrainte, je buvais plus avant et après pour compenser.

Il y a aussi 3 choses qui m'ont énormément freinée dans mon parcours :
- des problèmes de santé indépendants de mon alcoolisme
- des problèmes perso qui m'ont complètement abattue (et dont je ne suis pas encore sortie)
- des symptômes que j'ai pris pour des EI du baclo (qui m'ont fait baisser mon dosage) mais qui se sont avérés être ceux d'une polynévrite alcoolique dont je souffre encore sans espoir de guérison.
La maladie n'est plus là mais certaines séquelles sont malheureusement irréversibles.

Donc voilà, je suis bien loin d'être un exemple à suivre mais en revanche, je crois que tout ce temps passé à lutter contre la maladie et tous mes efforts déployés pour la vaincre ne font que consolider ma guérison dont j'ai vraiment été actrice.

PS accessoire :fsb2_wink: : je ne suis plus instit mais je suis toujours triste (pour d'autres raisons).
Et toi, tu en-saignes moins désormais ?


Ma confiance ne se mérite pas. Je la donne sans conditions et la retire sans sommations.
Dialogue extrait du Petit Prince de St Exupéry :
Que fais-tu là ? Je bois.
Pourquoi bois-tu ? Pour oublier.
Pour oublier quoi ? Pour oublier que j'ai honte.
Honte de quoi ? Honte de boire !
 
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