Lien vers ce message 16 Mars 2011, 21:57
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Avant de demander une prescription et on ne peut y échapper, il faut absolument lire le livre « Le dernier verre » d'Olivier Ameisen Ce n'est pas une demande saugrenue mais si vous voulez expliquer, argumenter, défendre votre position face à un médecin qui ne connait pas forcement le baclofène alors vous avez franchement intérêt à savoir de quoi vous parlez. Aux dires de nombreux médecins si vous connaissez déjà le médicament, la méthode à utiliser, si vous n’êtes pas dans le déni, si vous êtes super motivé alors vous avez 50 % de chance de réussir. Les autres 50 %, il faut laisser œuvrer le Baclofène, là où tous les autres médicaments ont échoué.

Il y a deux comportements importants et fondamentaux à respecter et à suivre :

NE JAMAIS MENTIR A SON MEDECIN. C'est idiot, stupide et surtout contre-productif. D'abord s'il vous connait, il sait très bien quel est le problème. Il a bien un bilan sanguin sous la main et vouloir lui faire croire que si votre taux de Gamma GT est si élevé c'est uniquement à cause du dernier repas familial où vous avez un petit peu trop forcé sur la dose, cela a de fortes chances de ne pas passer.
NE PAS SE PRENDRE POUR UN AUTRE MEDECIN EN LUI IMPOSANT UN TRAITEMENT sans au préalable en avoir discuté avec lui. Faut le comprendre, faire 7 ou 10 ans d'études pour qu'un malade au bout du compte choisisse par lui-même le traitement, impose une prescription et définisse la posologie à prendre alors qu'il sait que vous êtes boucher-charcutier ou secrétaire comptable, là aussi, cela passe mal.

A partir de ce moment là, les choses peuvent se compliquer un petit peu. Vous avez celui qui prescrit déjà du baclo et il n'y a pas de problème. Vous avez celui qui a entendu parler du baclo, il n'est pas contre d'essayer mais il ne connait rien aux dosages. Et puis il vous reste l'obtu ou le réfractaire, celui qui, même s'il connaissait le baclo ne vous en prescrirait pas parce qu'il sait, et il en reste persuadé, qu'une petite prière à la Sainte Vierge, qu'une réunion chez les AA, qu'un petit cocktail de Naltrexone, d'Acamprosate, d'Antabuse mélangé avec un soupçon de Benzo et agrémenté d'un zeste de neuroleptiques est 1000 fois plus intéressant qu'un simple relaxant musculaire. Et puis trouveriez-vous cela normal qu'un Grand Spécialiste comme lui, s'amuse à prescrire une boite de baclo à 5 euros qui pourrait vous sauvez la vie ? Tssss, vous comprenez bien que non, il y a des limites à ne pas franchir. Alors, si vous en rencontrez un comme lui, E-LI-MI-NEZ-LE (heuuu c'est du deuxième degré) de votre liste.

Si pour certains la réticence vient d'une question de dosage, ils peuvent toujours se renseigner auprès de collègues qui en prescrivent déjà ou mieux encore, téléphoner à Renaud de Beaurepaire à l’Hôpital Villejuif qui n'est pas avare de renseigner d'autres praticiens. Si pour d'autres, une prescription hors AMM leur fait peur, transmettez leur cet avis de droit qui devrait les rassurer. Et s'ils ne connaissent peu ou pas du tout le baclo, il ne faut pas hésiter à leur sortir toute la panoplie du « parfait-petit-malade-alcoolique-qui-veut-guérir ». Et dans la panoplie, qu'est-ce que l'on trouve ? :

Ces 3 exemplaires sont importants parce qu'outre le fait qu'ils sont imprimables tout de suite, ils sont écrits par des professionnels pour des professionnels.
Et puis comme ces toubibs vivent dans la modernité, et donc, on peut supposer qu'ils sont connectés à internet, alors il faut leur glisser les adresses suivantes :

Si malgré tout cela votre médecin est encore sceptique, proposez-lui de faire un essai juste un mois ou deux et qu'au bout de ce laps de temps, vous fassiez le point ensemble. S'il veut se renseigner auprès de collègues pour être sûr de ce médicament, pas de problèmes, 15 – 20 années d'alcoolisme peuvent encore attendre une quinzaine de jours. Dans tous les cas, soyez honnête avec lui, vous pouvez toujours re-précisez que vous voulez absolument un suivi médical et que l'achat par Internet n'est pas dans vos idées.
Des approches il y en a d'autres, plein d'autres, en fait autant que de malades. Que vous soyez du style inhibé ou agressif ou même affirmé, quand vous allez rencontrer ce toubib, n'oubliez jamais qu'il n'est pas là pour vous juger mais pour vous soigner.

Bonne chance !
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Message édité 2 fois, dernière édition par Sylvie, 18 Septembre 2012, 9:50