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Craving vs Habitude

Un fil pour essayer d'y voir plus clair
Avatar de Jack-Lofène
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  Lien vers ce message 22 Février 2015, 9:51
Je regroupe dans ce fil les dernières conversation concernant le sujet Habitude ou Craving.
Si il y en a que j'ai oublié, vous me le dites.

Rien de philosophique dans ce fil, juste essayer de mettre des mots sur les différents modes de consommations (surtout de l'après indifférences), histoire de clarifier un peu les choses.
Pour tout les gens qui sont en phase de montée, ne vous prenez pas la tête à savoir si votre consommation est comme-ci ou comme-ça, ça se trouve vous n'aurez même pas à vous poser la question une fois guéri, et il y a déjà bien à faire pour bien comprendre le mode d'action du baclo, les ES, EI etc, et s'approprier le traitement.

joséphine62, 07 Février 2015, 20:39)
Cette belle histoire qui m'arrive, va m'obliger à revenir sur un post précédent ou je disais avoir
distingué deux craving

le craving 1 : l'envie irresistible de boire
le craving 2 : le craving des habitudes.

Le craving 2 n'existe pas. Mais j'y reviendrais car les habitudes méritent une grande attention.


Yves Brasey, 15 Février 2015, 16:08

Très belle histoire qui n'est pas sans me rappeler la mienne... la mienne est vieille... 5 ans le mois prochain. :fsb2_yes: :fsb2_beer:

En fait, je veux surtout rebondir la dessus :
"le craving 1 : l'envie irresistible de boire
le craving 2 : le craving des habitudes.

Le craving 2 n'existe pas. Mais j'y reviendrais car les habitudes méritent une grande attention. "

Tu as totalement raison, le craving 2 n'existe pas.
Le craving 1, c'est le vrai craving, celui qui est soigné grâce au baclofène.

Le craving 2 n'est pas du craving, mais c'est quand même une surconsommation d'alcool à régler, à maîtriser...

En France, 5 millions de personnes ont un "problème" avec l'alcool, :fsb2_yes: mais "seulement" 2 millions sont alcoolodépendantes. :fsb2_sorry:

Que les choses soient claires... le baclofène guérit l'alcoolodépendance : le craving... il ne fait pas autre chose mais c'est déjà très bien car c'est la véritable maladie dont on arrive pas à se débarrasser malgré nos efforts, notre volonté, l'amour éprouvé pour le conjoint, les enfants, etc.

Que ceux qui se gargarisent en disant y être arrivé par la simple volonté se posent la vraie question : était-ce du véritable craving ? personnellement, je n'en suis pas sûr ! ils picolaient trop, mais ils n'ont jamais dû avoir de véritable craving.

Pour les 2 millions de vrais malades, une fois la guérison établie avec le baclofène, certains vont rejoindre les 3 autres millions. C'est à dire, les non alcoolodépendants mais en surconsommation d'alcool.
Le baclofène n'a plus rien à voir et n'a plus rien à soigner... même en montant à 400 ou 600 mg ! (sauf pour le côté anxiolytique mais qui aurait dû être réglé avant et autrement).

Donc, contrairement aux grands "savants" alcoologues et compagnie qui se font mousser en expliquant que l'alcoolodépendance est une maladie complexe et multifactorielle, je dis "NON" :

- il y a la véritable alcoolodépendance (défaillance neurobiologique de nos Gaba B) très bien soignée par le baclofène,
- il y a des surconsommations d'alcool pour d'autres raisons : sociales et psy. Alcool médicament en vente libre et automédication : somnifère, anti-dépresseur, anxiolytique, compagnon contre l'ennui, la timidité, etc. Des centaines de raisons à régler, soit soit-même, soit avec l'aide de la famille, des amis ou tous simplement d'un psy. Pour le social (perte de l'emploi, du conjoint, de la garde des enfants, de l'auto...) c'est à voir avec une AS.

Amicalement,
Yves


TRISTAN, 15 Février 2015, 16:44
Mes amitiés Yves,

J'abonde. Je te lis et signe sans compromis.

Je suis intervenu maintes fois sur le forum pour tenter un dialogue sur l'après.
J'ai constaté peu de retour. Quelles en sont les raisons?

J'en déduit deux catégories:

Celle de ceux qui ont souffert pour décrocher et qui veulent tourner la page sur une période qu'ils veulent
non pas oublier mais isoler de leur mémoire quotidienne.

Et celle de ceux qui ont rechuté et qui se sentent mal et minable. J'ai connu ces périodes d'échec après
des cures ou tu te considères comme un étron.

Pour en revenir sur l'après décrochage chimique, c'est une aventure, c'est de l'inconnu.
Après 40 ans de copinage avec la pieuvre, qui t'a appris a vivre sans elle ?

Rire, s'amuser, invectiver voir se battre sans elle.

J'ai eu cette chance de pouvoir me déconnecter totalement du passé en me déracinant dans mes montagnes.

Vivre sans alcool, c'est apprendre a chasser ces habitudes et j'ai pu le faire en d'autres lieux et
d'autres gens.

Sans vouloir alarmer qui que se soit, l'après demande de la pugnacité.

Les respects d'un trois ans envers un cinq ans.

je comprends qu'on déserte une cause pour savoir ce qu'on éprouvera à en servir une autre.



Tristan:
"J'ai eu cette chance de pouvoir me déconnecter totalement du passé en me déracinant dans mes montagnes."

je te rejoint totalement; c'est également ce type de démarche qui m'a sauvé, car dans mon environnement fait d'habitudes, j'étais à 180 mg de baclofène et une bouteille de scotch par jour, sans solution.

en rompant radicalement avec mon passé voila quinze mois, j'ai trouvé, du jour au lendemain, non pas l'abstinence mais la consommation-plaisir ( un verre de rouge le soir, un scotch le Dimanche midi).

la (sur)consommation d'alcool d'habitude est, je crois, la plus difficile à vaincre !, malgré le besoin qui n'est plus là.

en tout état de cause, rompre avec ses habitudes pour se tester, est le meilleur moyen de savoir où l'on en est dans la démarche.

Qui donne ne doit jamais s'en souvenir; qui reçoit ne doit jamais oublier.


pierremichel 15 Février 2015, 17:07

bonjour,

citation de Tristan (soigné):

"J'ai eu cette chance de pouvoir me déconnecter totalement du passé en me déracinant dans mes montagnes."

je te rejoint totalement; c'est également ce type de démarche qui m'a sauvé, car dans mon environnement fait d'habitudes, j'étais à 180 mg de baclofène et une bouteille de scotch par jour, sans solution.

en rompant radicalement avec mon passé voila quinze mois, j'ai trouvé, du jour au lendemain, non pas l'abstinence mais la consommation-plaisir ( un verre de rouge le soir, un scotch le Dimanche midi).

la (sur)consommation d'alcool d'habitude est, je crois, la plus difficile à vaincre !, malgré le besoin qui n'est plus là.

en tout état de cause, rompre avec ses habitudes pour se tester, est le meilleur moyen de savoir où l'on en est dans la démarche.


joséphine62, 15 Février 2015, 18:06
Et bien moi, j'affirme que l'on peut venir à bout des habitudes sans changer d'environnement (tout le monde ne le peut pas d'ailleurs) en revanche il est impératif de changer en profondeur. Et oui, l'après demande de la pugnacité, mais il ne faut pas oublier que l'on retrouve la forme physique, la lucidité et on recouvre ses capacités intellectuelles. On lutte, mais armé.


FIFI, 16 Février 2015, 21:39)

Effectivement, l'intervention d'Yves est limpide.

Inquiétante aussi car pour toutes personnes comme moi qui sont en surconsommation (alias petit joueur, 25cl d'alcool par jour), qui ont du mal à mettre une sensation sur le terme "craving" car ils ne ressentent pas une envie irrésistible de consommer, cela veut clairement dire que le Baclo n'est donc pas fait pour nous ?

A moins que j'ai encore rien compris ?!

Fred.


Yves Brasey 17 Février 2015, 1:18
Bonsoir Fred,

Je réponds sur ce fil car ici j'ai une alerte, sur l'autre "non" vu que je n'y suis pas intervenu.
A toi de mettre mon commentaire sur l'autre fil si tu le juges utile.

Pour répondre à ta question "alias petit joueur" :fsb2_yes: , l’alcoolodépendance n'est pas nécessairement une question de quantité même si souvent cela va de pair.
C'est avant tout une question de dépendance, de craving, c'est à dire, en français, de cette pulsion irrésistible...
Un gros consommateur qui maîtrise peut ne pas être alcoolodépendant alors qu'un plus petit consommateur pourra l'être. Je l'ai expliqué dans mon premier post.

Nous aurons des informations plus précises dans les résultats Bacloville du Pr Jaury puisqu'il a inclus dans ses tests cliniques des sur-consommateurs non alcoolodépendants. Possible pour eux que cela fonctionne partiellement aussi, mais principalement pour le côté anxiolytique du baclofène et pas pour son action sur les Gaba B.

Désolé de ne pouvoir être plus précis. Un alcoolodépendant doit savoir qu'il l'est... Pendant de nombreuses années, je refusais de me reconnaitre alcoolodépendant, j'admettais simplement que j'étais fêtard, buveur parfois excessif... c'était du déni ! :fsb2_sorry: Mais pour moi, c'était un déni uniquement par rapport aux autres, pour ne pas entrer dans un système de soins (sevrage et abstinence à vie) que je refusais. Je suis sorti officiellement du déni le jour où j'ai appris l'existence du baclofène et la possibilité de se soigner autrement. :fsb2_yes:

Amicalement,
Yves

PS : j'ai conscience de ne pas avoir répondu à ton questionnement, ni à celui des autres sur le fil de Joséphine, mais je ne peux pas savoir pour vous si vous êtes alcoolodépendants ou sur-consommateurs non alcoolodépendants. :fsb2_sorry: c'est à vous de le dire... peut-être en vous aidant de ce test http://www.automesure.com/Pages/formulaire_alcool.html ou d'un autre.


Sylvie 17 Février 2015, 10:27

Citation (Yves Brasey, 15 Février 2015, 16:08)
Le baclofène n'a plus rien à voir et n'a plus rien à soigner... même en montant à 400 ou 600 mg ! (sauf pour le côté anxiolytique mais qui aurait dû être réglé avant et autrement).

Pas tout à fait d'accord.
Je ne suis plus dépendante depuis un bail mais parfois, comme autour de Noël, il m'arrive de consommer un peu trop.
L'habitude a alors tendance à perdurer dans le temps, rien de dramatique, 4-5 verres au lieu de 2 le WE mais ça m'énerve.
Je suis très fainéante et n'ai pas envie de me prendre la tête à devoir réfléchir à cela et trouver des stratégies pour revenir à la normale.
Mon réflexe est donc d'augmenter le baclo sur quelques semaines et ça marche très bien.
Dans mon cas, le baclo diminue ma consommation (qui n'a rien à voir avec de l'anxiété, d'ailleurs le baclo n'a aucun effet anxiolytique sur moi).
Plus j'augmente, moins je bois jusqu'à refuser spontanemment les apéros que l'on me propose.


Jack-Lofène 16 Février 2015, 20:35

Citation d'Yves
- il y a la véritable alcoolodépendance (défaillance neurobiologique de nos Gaba B) très bien soignée par le baclofène,
- il y a des surconsommations d'alcool pour d'autres raisons : sociales et psy. Alcool médicament en vente libre et automédication : somnifère, anti-dépresseur, anxiolytique, compagnon contre l'ennui, la timidité, etc.


Est-ce que les surconsommateurs, qui utilisent l'alcool pour toutes ces raisons, ne pourraient pas avoir aussi une petite "défaillance neurobiologique des Gaba B"?
Pourquoi ceux là se tourneraient vers l'alcool, alors que d'autres, avec les mêmes préoccupations, non?

Je n'ai pas d'avis tranché, je pose juste la question.


Rosy72 16 Février 2015, 20:39
ca me fou les ch'tons moi de lire ca ..on c'est plus ou en est avec tout ca ...


Jack-Lofène 16 Février 2015, 21:21

Je vais quand même donner mon avis, du moment, avant d'entendre d'autres réponses.

Je pense que le baclo soigne la "sensibilité" à l'alcool, qu'elle se traduise par une forme d'habitude envahissante, ou bien par une véritable descente au enfer.
Après le poids de l'habitude et des raisons de boire peut être suffisamment ressenti comme lourd pour empêcher la balance de définitivement pencher du coté indifférence. Ou bien elle oscille d'un coté et de l'autre. Mais les cas sont quand même rare.
Le cerveau est complexe, le baclo marche, mais il y aura toujours des cas plus compliqués que d'autres.
C'est multifactoriel, donc pour certain il faut multiplier les approche, mais à coeur vaillant...


FIFI16 Février 2015, 21:39
Effectivement, l'intervention d'Yves est limpide.

Inquiétante aussi car pour toutes personnes comme moi qui sont en surconsommation (alias petit joueur, 25cl d'alcool par jour), qui ont du mal à mettre une sensation sur le terme "craving" car ils ne ressentent pas une envie irrésistible de consommer, cela veut clairement dire que le Baclo n'est donc pas fait pour nous ?

A moins que j'ai encore rien compris ?!


Sylvie 17 Février 2015, 12:04
Citation (Jack-Lofène, 16 Février 2015, 21:21)
Je pense que le baclo soigne la "sensibilité" à l'alcool, qu'elle se traduise par une forme d'habitude envahissante, ou bien par une véritable descente au enfer.
Après le poids de l'habitude et des raisons de boire peut être suffisamment ressenti comme lourd pour empêcher la balance de définitivement pencher du coté indifférence. Ou bien elle oscille d'un coté et de l'autre. Mais les cas sont quand même rare.
Le cerveau est complexe, le baclo marche, mais il y aura toujours des cas plus compliqués que d'autres.
C'est multifactoriel, donc pour certain il faut multiplier les approche, mais à coeur vaillant...

Tout à fait d'accord avec cette analyse ..

Rosy72 17 Février 2015, 12:41
Bonjour Joséphine , ca a eu le mérite de faire poser des questions et ca c'est une bonne chose. Quand a savoir ou nous oscillons , dans quel catégorie nous nous trouvons ... je pense pour ma part que l'essentiel est de se défaire de l’habitude ou de la dépendance ou de ce que l'on veut ..mais qu'il est important de reconnaître que l'on a d'une façon ou d'une autre une attitude négative envers notre vie , qui peu la réduire considérablement .

Sylvie 17 Février 2015, 22:53
Fifi

Ni Yves ni quiconque ne détient la vérité.
Ce que chacun écrit n'est que son ressenti, ne te tracasse donc pas trop, ça va marcher pour toi aussi


Fifi 17 Février 2015, 23:20
En fait, j'ai du mal à aller vers l'inconnu je crois.
J'ai besoin de croire en quelqu'un pour y arriver, et à force, je me rend compte qu'avec ce traitement, chacun fait ce qu'il veut et ça commence par me faire peur.
Ces 3 derniers jours, j'ai vraiment du mal à vous suivre, tous.
Car un jour, je lis que seuls les "cravings" peuvent être guéris, l'autre jour je vois que l'habitude n'existe pas, ect... et moi je n'arrive pas à savoir si je ressens un "craving" ?!
Sincèrement je me sens fragile, ça me stresse et je suis perdu avec tout ça maintenant.


martha 17 Février 2015, 23:37

FIFI, TOUS,

Citation
J'ai besoin de croire en quelqu'un pour y arriver



croire en soi, en sa motivation, s'écouter,
ne pas tirer des conclusions hâtives ....
sachant que le traitement nécessite des adaptations en fonction
de la réceptivité de chacun



Jack-Lofène 18 Février 2015, 4:35

FiFi,
Tu as besoin de repère, ça ce comprend, mais le baclo est tellement particulier que ce n'est pas facile de faire des généralités.
Les seuls repères valables que tu peux avoir, c'est ta conso et tes ES. Et bien sur la victoire au bout, car même si sur le forum on parle beaucoup des cas litigieux, normal, c'est ceux qu'il faut aider et qu'on essaye de comprendre, l'écrasante majorité c'est une guérison au bout.
Pour le craving, c'est un terme quand même assez vague, personnellement je ne ressentais pas un besoin réellement physique, mais plutôt une facilité automatique que mon cerveau se refusait à lâcher. Est-ce qu'on est plus prés de l'habitude ou de l'envie irrépressible? L'important c'est que j'avais l'envie irrépressible d'en finir. Chose faite.


Sylvie 18 Février 2015, 11:01
Une nouvelle fois, d'accord avec Jack

Je ressentais en gros la même chose que lui, rien de physique, un fil à la patte au niveau du cerveau qu'avec un peu de volonté et l'abstinence j'aurais sans doute réussi à supprimer.
Sauf que je n'avais pas envie de faire preuve de volonté ni me passer de boire de façon définitive


Lee Vair 18 Février 2015, 20:36

Idem, aucune menace vraiment physique mais un garrot mental que je n'ai senti qu'en me surveillant.

Yves est monolithique, parfois c'est une sacrée qualité (quand il suit les gens , il ne lache rien) et parfois et bien.... :fsb2_wink:

Message édité 4 fois, dernière édition par Jack-Lofène, 25 Février 2015, 20:50  

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  Lien vers ce message 22 Février 2015, 21:16
Bonsoir Jack,

Peu/pas de retours sur ta compilation, mais c'est bien de l'avoir faite. :fsb2_yes:

Amicalement,
Yves


"Il est plus difficile de briser un préjugé qu'un atome" ALBERT EINSTEIN "Les miracles ne se produisent que dans l'âme de celui qui les attend" STEFAN ZWEIG. Citations choisies par le Dr Ameisen en préambule de son livre.
 
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  Lien vers ce message 22 Février 2015, 21:38
C'est un peu ce que je me suis dit en le faisant.
Il n'y a peut-être pas grand chose à ajouter.
Mais je sais que Joséphine voulait s'exprimer, et si d'autres veulent participer...


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  Lien vers ce message 22 Février 2015, 21:48
si si, il va y avoir des retours, c'est un sujet qui interesse presque tous les baclopotes. Je vais parler de ce fil sur le mien. Merci Jack de l'avoir créé.

Des posts sont d'ailleurs en préparation et pas que de moi.


début du TT le 07/12/2014 indifférente le 06/02/2015 à 120 mg descente le 01/06/2015 100MG
"celui qui attend que tout danger soit écarté pour mettre les voiles, ne prendra jamais la mer"
Thomas FULLER

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  Lien vers ce message 22 Février 2015, 21:55
Salut à tous

Je m' intérroge, ce fil estpour beaucoup des citations de guéris,

Le poids des habitudes a t il éte si facile pour vous à depasser?

Ou le baclo suffit il à les depasser?

Je me senshors du coup, et coupable de ne pas etre maitresse de mes habitudes

Voila

Amities


L' ennemi est bête, il croit que c' est nous l 'ennemi, alors que c' est lui
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  Lien vers ce message 22 Février 2015, 22:03
oh si! jack tu as bien fait de créer ce fil je suis en plein ds ces questions


...l'humour est la politesse du désespoir...
 
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  Lien vers ce message 22 Février 2015, 22:21
Joëlle, il n'y a pas de mur entre "les guéris" et les "en voie de guérison". Nous sommes tous ici avec la même préoccupation, sensiblement le même passé. Ne te sens pas exclue car tu es avec nous ET nous sommes avec toi.
Message édité 2 fois, dernière édition par joséphine62, 22 Février 2015, 22:54  

début du TT le 07/12/2014 indifférente le 06/02/2015 à 120 mg descente le 01/06/2015 100MG
"celui qui attend que tout danger soit écarté pour mettre les voiles, ne prendra jamais la mer"
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  Lien vers ce message 22 Février 2015, 22:47
@ elljo, Joëlle si j'ai bien compris,

"Oui" pour 42 % des cas, mais "non" pour 58 % des autres.

Donc, pas d'inquiétude à avoir pour finaliser.

@ edith... rien... juste "coucou" :fsb2_yes: et bises.

@ joséphine, merci.

@ jack, je confirme, c'est bien de l'avoir fait. :fsb2_yes:


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  Lien vers ce message 22 Février 2015, 22:47
et puis il faut arrêter de se sentir coupable, c'est aussi une habitude dure à perdre


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Avatar de nadine70
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  Lien vers ce message 22 Février 2015, 22:59
j'aurais tant aimé d'etre parmis les gens "guéris" mais pour ma part le baclo n'a pas pu fonctionné pour moi, eh oui à 250 mg les ES m'ont fait tombé en depression nerveuse après
deux tentatives avec le baclo (sur 13 mois) , dommage j'avais tellement espéré m'en sortir mais (les insomnies m'ont fait cesser presque le baclo) ...


12h 70mg 15h 80mg 18h 90mg = 240mg toujours pas d'indifférence ...
 
Avatar de Manue Velvet
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  Lien vers ce message 22 Février 2015, 23:12
Pour le moment, je ressens le craving n°2 et cela me fait dire que je ne suis donc pas arrivée à ma dose
Le craving n°1 peut réapparaître si je n'y réponds pas - quand j'ai décidé de boire un verre, je suis pressée et la pression monte

Manue

Merci pour ce fil Jack


Depuis le 05/05/18, à 260 mg, perdu le goût de l'ivresse et de l'alcool, l'indifférence est venue ensuite avec 0 consommation pour résultat
 
Avatar de Yves Brasey
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  Lien vers ce message 22 Février 2015, 23:25
@ nadine,
Si tu le veux, nous continuons en MP...

@Velvet/Manue,
Le craving n°2 n'existe pas. Je pense que la compil de Jack est claire. Si tu le veux, en MP aussi.

Amicalement,
Yves


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  Lien vers ce message 22 Février 2015, 23:30
Je sais pas trop comment modérer ce fil.
Mais je pense qu'il serait bon de garder la ligne des posts de départ (à relire si on est pas sur que la question ne serait déjà pas traitée) , c'est à dire parler d'une manière générale de Craving et d'habitude.
C'est à dire ce qui les distingue, si il y a distinction à faire.
L'influence du baclo sur les deux.
Ce qu'il faut mettre en oeuvre pour les traiter (je pense surtout à l'habitude, si certain pense que le baclo ne suffit pas)

Chacun sera tenté de parler de son cas personnel, mais si il se sent obligé de le faire, il serait bon de le formuler dans des termes plus généraux de manière à pouvoir avancer et ne pas traiter une succession de cas particulier.


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  Lien vers ce message 22 Février 2015, 23:38
J'ajouterai qu'il y a peu de chance qu'il se dégage un consensus sur le sujet. Pas la peine de se sentir frustré c'est la loi des traitements qui couvrent un champs aussi large, autant sur la diversité des malades que sur les effets du médicament en lui-même. A vous de trouver l'approche qui vous semble la plus appropriée à votre cas.
Essayez de poster en priorité, des reflexions/questions qui amènent un point de vue, original, pas encore traité.


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Salut,

Ok , si j' ai bien compris, ce fil n' est pas fait pour les cas personnels

Pourtant , le craving 2 existe bien,

C' est dommage que ce fil évacue ceux qui se recherchent

Il n est pas fait pour moi

Salut


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@ elljo, Joëlle,

"Pourtant , le craving 2 existe bien,"
OK, c'est une question de terminologie... il ne faut pas confondre "craving", la maladie neurobiologique telle que Olivier Ameisen l'a expliqué et qui se soigne au baclo et une surconsommation d'alcool qui existe même chez des non alcoolodépendants.

Dans les deux cas, c'est une surconsommation d'alcool, mais elle ne se traite pas de la même manière.

Amicalement,
Yves


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  Lien vers ce message 23 Février 2015, 0:03
Merci de votre réponse

Je ne comprendsplus rien,

Amities


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Si Joëlle, on est tous des cas personnel:.
Juste plutôt d'écrire:
Je m' intérroge, ce fil estpour beaucoup des citations de guéris,
Le poids des habitudes a t il éte si facile pour vous à depasser?
Ou le baclo suffit il à les depasser?
Je me senshors du coup, et coupable de ne pas etre maitresse de mes habitudes


tu pourrais dire:
Je n'ai pas compris si le baclo permet de dépasser le poids des habitudes.

Yves t'a donné son avis

et je vais répondre


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  Lien vers ce message 23 Février 2015, 0:13
Citation
OK, c'est une question de terminologie... il ne faut pas confondre "craving", la maladie neurobiologique telle que Olivier Ameisen l'a expliqué et qui se soigne au baclo et une surconsommation d'alcool qui existe même chez des non alcoolodépendants.

Qu'est ce qui permet de dire que la surconsommation n'est pas du à la même "maladie neurobiologique" mais qui serait moins invalidante?


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Avatar de Yves Brasey
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  Lien vers ce message 23 Février 2015, 0:36
Citation
Qu'est ce qui permet de dire que la surconsommation n'est pas du à la même "maladie neurobiologique" mais qui serait moins invalidante?

Ta question est curieuse, ou je ne la comprends pas...

Le baclo soigne la maladie neurobiologique, le dysfonctionnement de nos Gaba B.
Une fois cette maladie soignée, nous redevenons "normaux", sans ce p.... de craving.

Mais, comme des gens normaux, il peut nous arriver de faire des excès:
- soit occasionnels (festif lorsque des copains/amis débarquent ou tristesse, je viens de perdre ma mère et j'avoue avoir un peu poussé sur le Jack...),
- soit chroniques.
S'ils sont chroniques, c'est qu'il y a un ou plusieurs autre(s) problème(s) à régler : alcool habitude, alcool médicament, etc.


"Il est plus difficile de briser un préjugé qu'un atome" ALBERT EINSTEIN "Les miracles ne se produisent que dans l'âme de celui qui les attend" STEFAN ZWEIG. Citations choisies par le Dr Ameisen en préambule de son livre.
 
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Avatar de Sylvie
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  Lien vers ce message 23 Février 2015, 1:12

Le poids des habitudes a t il éte si facile pour vous à depasser?

Ou le baclo suffit il à les depasser?

Je me sens hors du coup, et coupable de ne pas etre maitresse de mes habitudes


Perso, je pense que ce n'est pas si facile que ça de déterminer craving ou habitude
Pour moi, à partir du moment où on veut vraiment s'en sortir, renoncer à boire, on ne se pose pas de question, on augmente et ça finir par marcher
Bien souvent, c'est un craving "masqué"

Je pense par ex à Karine à qui bon nombre disait (dont moi à un moment) "tu ne veux pas lâcher tes fioles", moralité, à 470mg/j, ses fioles elle les a lâché alors qu'à 270mg/j, elle était incapable de savoir si elle avait du craving ou si c'était une habitude


Merci mille fois à celui qui a eu la générosité de partager sa découverte avec nous ...

Il faut que nous soyons nombreux : Adhérez

A lire pour comprendre ce qu'est le baclofène.
Notre livre Baclofène la fin de notre addiction, les alcooliques ne sont plus anonymes ....
 
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  Lien vers ce message 23 Février 2015, 1:21
Je suis ce fil avec attention car je me pose ces questions depuis plusieurs mois déjà, mais cependant pas encore assez pour avoir un avis tranché.
La balance penche tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, ce pourquoi je poursuis en parallèle une hypnothérapie chez mon psychiatre dont je ne sais encore pas trop quoi penser non plus.
Je reviendrai vous faire part de mon expérience lorsque j'en saurai un peu plus.
Quoi qu'il en soit, je n'ai jamais vraiment compris ce terme de "craving".
Il me suffit de peu d'alcool désormais pour parvenir à satiété, en revanche, je suis capable de faire des kilomètres à n'importe quelle heure si je n'ai plus de "munitions" et je persiste à refuser toute invitation à un repas si je sais qu'il n'y aura pas d'apéro.


Ma confiance ne se mérite pas. Je la donne sans conditions et la retire sans sommations.
Dialogue extrait du Petit Prince de St Exupéry :
Que fais-tu là ? Je bois.
Pourquoi bois-tu ? Pour oublier.
Pour oublier quoi ? Pour oublier que j'ai honte.
Honte de quoi ? Honte de boire !
 
Avatar de Francois c
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  Lien vers ce message 23 Février 2015, 4:21
je pense et c'est juste mon impression
que le fait de ne pas faire d'effort pour
ne pas consommer fait que le seuil de l’indifférence
est atteint a plus haute dose de baclofène
 
Avatar de joséphine62
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  Lien vers ce message 23 Février 2015, 6:47
Je vais me servir d'une phrase de Sylvie sur le fil "craving vs habitude" pour vous parler de la dernière "technique" que j'ai mise en oeuvre avant l'indifférence.

Citation
Bien souvent, c'est un craving "masqué"


J'avais identifié deux moments de craving :

l'un à 11 heures
l'autre à 18 heures.

Donc à l'approche de ces horaires, je sentais monter en moi comme un besoin ou un manque. Mais un manque de quoi?

J'ai émis trois hypothèses :

1 - besoin d'alcool
2 - besoin de boire (soif)
3 - besoin de manger.

Mon objectif était d'isoler le besoin d'alcool. Donc, aux heures critiques :

* si le besoin de boire était dû à la soif, facile, quelques verres d'eau

* si le besoin était de manger : j'ai résolu ça de cette façon. Dans la journée j'avais pour habitude de faire 2 prises alimentaires. L'une entre 12 et 13 heures, l'autre entre 19h et 20 heures. J'ai donc fractionné mes prises alimentaires.

Une collation à 10 heures, un repas à 12h, une collation à 17h, un diner à 19 heures.

Donc à l'arrivée du craving, la soif n'était pas en cause, la faim non plus. Il restait donc l'alcool. Et j'ai constaté que ce craving était moins important et plus gérable car il n'était plus gonflé par les deux autres besoins.

Je vais garder ça sur mon fil et faire une copie sur "craving vs habitude".


début du TT le 07/12/2014 indifférente le 06/02/2015 à 120 mg descente le 01/06/2015 100MG
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Avatar de petitange
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  Lien vers ce message 23 Février 2015, 9:06
Je suis d'accord sur cette analyse.
Avec l'indifférence, j'ai décidé de m'attaquer aux kilos en trop.
Régime draconien donc.
Et là, ce que je croyais être le craving 2 réapparaît parce que systématiquement je me serre un verre.
Et ben, c'était pas ça parce que l'alcool ne passait pas.
Mon corps exprimait un besoin que j'avais du mal à interpréter à cause justement de cette habitude qui n'en est pas une.
Je crois que c'est dû plutôt à ce fameux système de récompense.
Car en réalité, j'avais tout simplement faim. Et comme ce n'était pas l'heure de passer à table...
Alors, oui comme l'a fait Joséphine, et surtout quand on n'a pas encore atteint son seuil, il faut savoir ce dont le corps a besoin avant de prendre un verre.


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Avatar de Yves Brasey
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  Lien vers ce message 23 Février 2015, 9:22
Pendant le traitement, penser à bien remplacer la quantité d'alcool non bue par son équivalent en eau et en sucre.
Il ne faudrait pas que le corps se croit en manque d'alcool alors qu'il n'est qu'en manque d'eau et de sucre.


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Avatar de Jack-Lofène
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  Lien vers ce message 23 Février 2015, 9:38
Citation
Qu'est ce qui permet de dire que la surconsommation n'est pas du à la même "maladie neurobiologique" mais qui serait moins invalidante?

Ta question est curieuse, ou je ne la comprends pas...

Le baclo soigne la maladie neurobiologique, le dysfonctionnement de nos Gaba B.
Une fois cette maladie soignée, nous redevenons "normaux", sans ce p.... de craving.

Mais, comme des gens normaux, il peut nous arriver de faire des excès:
- soit occasionnels (festif lorsque des copains/amis débarquent ou tristesse, je viens de perdre ma mère et j'avoue avoir un peu poussé sur le Jack...),
- soit chroniques.
S'ils sont chroniques, c'est qu'il y a un ou plusieurs autre(s) problème(s) à régler : alcool habitude, alcool médicament, etc.


Une fois guérie, c'est à dire arrivé à son seuil, puis redescendu à une dose de confort, tu dis qu'il peut y avoir, des excès chroniques, non plus dus à un dysfonctionnement des Gaba B (si on prend cette explication comme source de la maladie) mais dû à des facteurs "psychologiques".
Ma question est: est-ce que le fait que ces facteurs psychologiques/comportementaux, se traduisent à nouveau par une consommation chronique, n'est pas dû aussi, ou renforcé par un dysfonctionnement des Gaba B?
La maladie ne tournerai plus dans une boucle simple: Craving->consomation->craving-> ou "déficit GHB"->consommation->"déficit GHB"->
mais dans une boucle plus complexe:
problème psychologique/comportemental et déficit GHB->consommation->problème et déficit->consommation->
Message édité 5 fois, dernière édition par Jack-Lofène, 23 Février 2015, 15:37  

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Avatar de Jack-Lofène
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  Lien vers ce message 23 Février 2015, 9:47
Tout à fait d'accord sur l'apport, liquide/nourriture.
Leur manque peut faire croire à un besoin d'alcool(qui apporte liquide et nourriture). Si je repousse le diner je serais enclin à me servir un autre verre. Personnelement, avec la baisse du baclo, j'ai retrouvé l'habitude de me servir, et d'apprécier, un verre en apéritif.
Je suis donc aussi en plein questionnement, est-ce de l'habitude, mauvaise ou dangereuse, faut-il, que je me surveille étroitement, que je fasse en sorte que cela ne soit pas quotidien.
Message édité 1 fois, dernière édition par Jack-Lofène, 23 Février 2015, 10:05  

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Avatar de bamala
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  Lien vers ce message 23 Février 2015, 15:38
Bonjour,

TCA et je m'incruste car ce fil craving est au centre de mes préoccupations.
Je ne sais pas trop encore où me situer car sous baclo depuis 15 jours seulement et montée très douce mais effets positifs ressentis (+EI évidemment).

Ce que je constate, c'est une difficulté à faire le tri entre le craving "crise", le craving "habitude" (tous les soirs, je m'empiffre), le craving "?". Késako "?": et bien non, ce n'est pas du craving, c'est juste de la faim physiologique qui me tenaille.Et cette faim je ne sais absolument plus la reconnaître car manger "de faim" n'a plus de sens pour moi.

Tout à fait d'accord sur l'apport, liquide/nourriture.
Leur manque peut faire croire à un besoin d'alcool(qui apporte liquide et nourriture). Si je repousse le diner je serais enclin à me servir un autre verre. Personnelement, avec la baisse du baclo, j'ai retrouvé l'habitude de me servir, et d'apprécier, un verre en apéritif.
Je suis donc aussi en plein questionnement, est-ce de l'habitude, mauvaise ou dangereuse, faut-il, que je me surveille étroitement, que je fasse en sorte que cela ne soit pas quotidien.


Dans cet imbroglio d'imputs (addiction, vraie faim, gestion "des" stress), j'ai du mal à désemmêler la bobine mais je sens que le baclo me pousse à ça.

Merci pour ce fil Jack.
Message édité 2 fois, dernière édition par bamala, 23 Février 2015, 15:52  

Début ttt le 11.02.15. 60mg à 13h00 - 70mg à 15h00 - 70mg à 17h00 (200mg)
AD:Cymbalta - Arrêt du stilnox et du lexomil grâce au baclo - Acides Aminés: L-Glutamine, L-Tryptophane, GUERIE à 180mg. Aujourd'hui, en phase de descente. 30mg à 17h15-40mg à 18h45-60mg à 20h15 (130mg)
 
Avatar de joséphine62
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  Lien vers ce message 23 Février 2015, 16:20
Bonjour BAMALA,

Il n'y a pas de mur non plus entre les glouglou et les miam miam. Donc tu ne t'incrustes pas, tu as ta place. Qu'appelles tu "faim physiologique"?


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Avatar de edith
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  Lien vers ce message 23 Février 2015, 18:38
ce fil m'éclaircie les idées
je prend conscience que je suis guérie mais me reste à résoudre les problèmes de l'alcool-réconfort, l'alcool-récompense, l'alcool-habitude, l'alcool-rituel...
à hautes doses j'avais comme un dégout de l'alcool ms me restait l'alcool-rituel
là en descente me reviennent les autres sauf le craving
pas évident dans certaines situations de changer d'environnement, d'horaires...


...l'humour est la politesse du désespoir...
 
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  Lien vers ce message 23 Février 2015, 19:32
Bonjour Joséphine, :fsb2_wink:
La faim physiologique:"Elle se produit quand les cellules de notre cerveau commencent à manquer de carburant et se manifeste par un léger malaise qui nous indique que notre organisme a besoin de se recharger".
Personnellement, je l'oppose à la faim que je qualifie de "pathologique" quand elle est compulsive et aucunement liée à un besoin vital d'énergie demandé par notre corps.


Début ttt le 11.02.15. 60mg à 13h00 - 70mg à 15h00 - 70mg à 17h00 (200mg)
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  Lien vers ce message 23 Février 2015, 19:49
C'est en effet la faim physiologique qui peut duper aussi l'ex alcoolique, qui va reprendre ce qu'il avait l'habitude de prendre: de l'alcool. Ce ne doit pas être simple à dépatouiller pour un TCA.

Est-ce qu'il ne conviendrait pas de distinguer dans l'alcool habitude, ceux qui en prennent jusqu'à un effet certain psychotrope, et ceux qui se limitent sans effort? (je ne sais pas si on peut faire le parallèle avec les TCA).


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Avatar de Yves Brasey
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  Lien vers ce message 23 Février 2015, 20:23
Citation
Qu'est ce qui permet de dire que la surconsommation n'est pas du à la même "maladie neurobiologique" mais qui serait moins invalidante?

Ta question est curieuse, ou je ne la comprends pas...

Le baclo soigne la maladie neurobiologique, le dysfonctionnement de nos Gaba B.
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- soit chroniques.
S'ils sont chroniques, c'est qu'il y a un ou plusieurs autre(s) problème(s) à régler : alcool habitude, alcool médicament, etc.


Une fois guérie, c'est à dire arrivé à son seuil, puis redescendu à une dose de confort, tu dis qu'il peut y avoir, des excès chroniques, non plus dus à un dysfonctionnement des Gaba B (si on prend cette explication comme source de la maladie) mais dû à des facteurs "psychologiques".
Ma question est: est-ce que le fait que ces facteurs psychologiques/comportementaux, se traduisent à nouveau par une consommation chronique, n'est pas dû aussi, ou renforcé par un dysfonctionnement des Gaba B?
La maladie ne tournerai plus dans une boucle simple: Craving->consomation->craving-> ou "déficit GHB"->consommation->"déficit GHB"->
mais dans une boucle plus complexe:
problème psychologique/comportemental et déficit GHB->consommation->problème et déficit->consommation->

Je ne le pense pas, mais je ne suis pas médecin et encore moins médecin psy :fsb2_sorry: :fsb2_yes:
J'ai juste constaté qu'après disparition du craving, pour certaines personnes, il fallait quelques séances de thérapie comportementale pour éliminer des reliquats de consommation excessive.
Peut-être aurons nous plus d'informations avec les résultats Bacloville... et aussi les retours de certains médecins qui en sont à plusieurs centaines de patients.
Message édité 1 fois, dernière édition par Yves Brasey, 23 Février 2015, 20:24  

"Il est plus difficile de briser un préjugé qu'un atome" ALBERT EINSTEIN "Les miracles ne se produisent que dans l'âme de celui qui les attend" STEFAN ZWEIG. Citations choisies par le Dr Ameisen en préambule de son livre.
 
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  Lien vers ce message 23 Février 2015, 21:37
@Jack: je ne pense pas, mais il s'agit de mon opinion, que les TCA se retrouvent dans l'effet psychotrope.

@Yves:Qu'est ce que c'est que Bacloville?
Citation
J'ai juste constaté qu'après disparition du craving, pour certaines personnes, il fallait quelques séances de thérapie comportementale pour éliminer des reliquats de consommation excessive.
Peut-être aurons nous plus d'informations avec les résultats Bacloville... et aussi les retours de certains médecins qui en sont à plusieurs centaines de patients.


Début ttt le 11.02.15. 60mg à 13h00 - 70mg à 15h00 - 70mg à 17h00 (200mg)
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  Lien vers ce message 23 Février 2015, 22:34
Bacloville est une grande étude sur le baclo, avec beaucoup de patient, double aveugle etc, dont les résultats devraient sortir au début de l'été


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Avatar de Franck
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  Lien vers ce message 24 Février 2015, 0:03
Salut Jack.

Je me permets de mettre les posts que tu as oublié et qui traitent aussi de ça :

Je suis à 100% d'accord avec toi, le craving 2 n'existe pas. J'essaie souvent de l'expliquer, sans vraiment être compris. J'en ai parlé chez Fifi ce soir encore.
Content de savoir qu'une personne de plus est convaincue.

Salut Joséphine,
J'ai envie de te poser une question.
Car il y a quelques temps, tu avais fait un post. J'ai fait mon interprétation de ce post, je voudrais savoir si elle est juste.
Lorsque tu as dit : "le craving 2 n'existe pas", ce que j'ai compris, c'est qu'il était la même chose que le craving 1. Qu'on voulait dissocier les deux alors qu'ils étaient la même chose.
J'ai compris cela parce que je l'ai vécu. Parce que je l'ai vu chez beaucoup d'autres membres aussi.
Est-ce que c'était la bonne interprétation? Ou aurais-je raté quelque chose.

Bonjour Franck,
ta question est essentielle pour moi. C'est exactement ce que je ne suis pas arrivée à faire passer comme message. Donc je vais y revenir, le temps de trouver une autre façon de l'exprimer.

Merci Joséphine d'avoir éclairci cela.
A moi ça me semblait parfaitement clair, mais comme cette phrase a fait débat, je voulais prendre ton avis.
Merci encore.


Voici donc mon avis (qui semble aussi être celui de Joséphine) : Il n'y a pas 2 cravings, mais un seul. Je vois, depuis quelques temps, une mode à vouloir dissocier les deux. C'est peut-être parfois le poids des habitudes qui fait continuer à boire, mais pas toujours.
Je n'ai jamais réussi à situer l'heure de mon craving, c'était diffus, tout au long de la journée.
Bien sûr je buvais vers 18h00... Comme tout le monde!
Pas parce que c'était l'heure de mon envie, parce que c'était l'heure à laquelle je trouvais à peu près convenable de céder.
Comme la plupart d'entre nous.

Si je lis ce qui se dit, le baclofène n'aurait pas dû marcher sur moi, pourtant il a fonctionné.

Parce que mon craving diffus était un craving. LE CRAVING.

Je suis un peu désabusé. Il y aurait le bon alcoolique et le mauvais alcoolique comme il y a le bon chasseur et le mauvais chasseur.

Le mauvais alcoolique, il a un verre devant lui.... Il le bois.
Le bon alcoolique, il a un verre devant lui.... Il le bois. Mais c'est un bon alcoolique.

Le baclo marchera sur l'un mais pas sur l'autre.....


Je trouve que ce débat divise les membres, fait peur à plus d'un, en fait fuir certains, pendant que d'autres se demandent ce qu'ils font là.


.
Message édité 2 fois, dernière édition par Franck, 24 Février 2015, 1:47  

Indifférent à l'alcool, depuis le 01/10/2012 à 330mg/j.
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  Lien vers ce message 24 Février 2015, 8:41
Droit de réponse à Franck :

Citation
Citation (joséphine62, 22 Février 2015, 7:28)
Bonjour Franck,
ta question est essentielle pour moi. C'est exactement ce que je ne suis pas arrivée à faire passer comme message. Donc je vais y revenir, le temps de trouver une autre façon de l'exprimer.


je ne voulais pas dire que le craving 1 regroupe le craving 2

s'en est suivi ce post :

Franck, je ne t'ai pas encore répondu, mais je vais le faire dans la soirée.

je n'ai pas encore développé ce point.

[quote]Voici donc mon avis (qui semble aussi être celui de Joséphine) : Il n'y a pas 2 cravings, mais un seul.


Là je suis d'accord, mais j'ai encore un avis à donner concernant la place, la force et l'enjeu de conserver ces habitudes.

Citation
Je suis un peu désabusé. Il y aurait le bon alcoolique et le mauvais alcoolique comme il y a le bon chasseur et le mauvais chasseur.

Le mauvais alcoolique, il a un verre devant lui.... Il le bois.
Le bon alcoolique, il a un verre devant lui.... Il le bois. Mais c'est un bon alcoolique.

Le baclo marchera sur l'un mais pas sur l'autre.....


Là, je décroche, je ne comprends pas? Peux tu expliquer différemment?

Citation
Je trouve que ce débat divise les membres, fait peur à plus d'un, en fait fuir certains, pendant que d'autres se demandent ce qu'ils font là.


Là, je ne suis pas d'accord, vu les participants et l'intérêt porté à ce fil,par exemple :



c
Citation
itation d'un post de Karine sur son fil Accalmie le 23/02 à 20:26

je suis attentivement ce fil : Craving vs habitude

Jack'o y dit :Je suis donc aussi en plein questionnement, est-ce de l'habitude, mauvaise ou dangereuse, faut-il, que je me surveille
étroitement, que je fasse en sorte que cela ne soit pas quotidien.
Message édité 1 fois, dernière édition par joséphine62, 24 Février 2015, 8:47  

début du TT le 07/12/2014 indifférente le 06/02/2015 à 120 mg descente le 01/06/2015 100MG
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  Lien vers ce message 24 Février 2015, 12:06

Je suis un peu désabusé. Il y aurait le bon alcoolique et le mauvais alcoolique comme il y a le bon chasseur et le mauvais chasseur.
Le mauvais alcoolique, il a un verre devant lui.... Il le bois.
Le bon alcoolique, il a un verre devant lui.... Il le bois. Mais c'est un bon alcoolique.
Le baclo marchera sur l'un mais pas sur l'autre.....

Je trouve que ce débat divise les membres, fait peur à plus d'un, en fait fuir certains, pendant que d'autres se demandent ce qu'ils font là.


.


Moi je ne vois pas les choses comme ça, en terme de bon ou mauvais (je sais c'est de l'humour, d'ailleurs j'ai rigolé).
Mais plutôt en terme de simple ou complexe.
Voilà ou j'en suis de ma réflexion:
L'alcoolique simple, n'est "dépendant" que de son "dysfonctionnement Gaba b", pour l'alcoolique complexe se rajoute à cela des raisons de s'alcooliser (alcool-anxiolytique, alcool-somnifère, alcool-social...) Il n'y a pas deux types, mais tout un panel de gens qui sont un mélange de ces deux types, dans des proportions différentes.
Pendant le traitement baclo, tout rendre dans l'ordre au niveau chimique. Avec la guérison arrive souvent une prise de conscience qui la plupart du temps suffit, si ce n'est à résoudre les problèmes psycho/comportement, en tout cas à tenir éloigné l'alcool-reflexe qui vise à atténuer ces symptômes, et permet ainsi de travailler tranquillement à la reconstruction.
Cependant pour certains cela ne suffit pas, pour tout un tas de raison, l'alcool est trop intriqué dans le comportement. Ils arrivent à leur seuil, le corps, ou les récepteurs gaba-b, sont en équilibre, mais c'est encore trop complexe pour se dénouer. Il faut parfois pas grand chose, comme des séances de thérapies de comportement cognitif (j'en parle car Yves l'évoque fréquemment, mais je ne connais pas) ou bien un déblocage dans les soucis quotidiens, une réorganisation.
Pour celui qui replonge dans l'alcoolisation, il faudra, sans doute, réaugmenter le baclo pour rééquilibrer la machine et pouvoir faire ce travaille sans avoir la chaine "chimique" à la patte.
Ceux qui ont du mal peuvent donc avoir un doute sur l'efficacité du traitement, pourtant il fonctionne, mais comme on dit souvent, ce n'est pas une pilule magique, elle ne résout pas tout pour tout le monde.
On voit l'exemple de ceux pour qui tout rentre dans l'ordre assez facilement, on peut continuer à boire pendant le traitement, il est somme toute assez rapide d'atteindre son seuil, on met de coté la volonté de l'abstinence ou même de réduction de consommation. Mis à part les EI, cela semble facile, pourtant, et c'est pas juste, certains mettront plus de temps à démêler les fils.
Mais le baclo reste le seul médicament qui permet un rééquilibrage chimique qui rend possible d'avoir les mains libres.



PS:"Jack'o y dit :Je suis donc aussi en plein questionnement, est-ce de l'habitude, mauvaise ou dangereuse, faut-il, que je me surveille
étroitement, que je fasse en sorte que cela ne soit pas quotidien."
J'exagère, je ne suis pas en plein questionnement, car je ne ressent pas de culpabilité. J'observe et reste vigilant.
Message édité 2 fois, dernière édition par Jack-Lofène, 24 Février 2015, 13:49  

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  Lien vers ce message 24 Février 2015, 13:56
Bonjour à tous,

Ah les mots, le poids des maux…..

Il m'est arrivé des fois de lire sur le forum:
« Ce sont tes habitudes qui te font boire, augmente et ça le fera »

Non, c'est le craving, l'envie irrépressible, les pensées focalisées sur le produit qui fera se sentir bien, son carburant ou sa petite récompense du soir....

Cette compulsion puis se passage à l'acte, c'est la maladie que le baclo en arrivant à la dose seuil guéri, nous le savons.

Il guéri 1 craving et je rejoins Sylvie pour le craving masqué, comme il peut exister des dépressions masquées. Quelque chose de l’attent, de sournois.

Une fois arrivé à la libération de ces pensées obsessionnelles, une nouvelle porte s'ouvre sur une pièce de notre maison que nous n'avons pas encore aménagée.

Au début de notre volonté à guérir donc à commencer ce traitement qui peut être assez lourd, nous avions des objectifs : Je voudrais boire comme quelqu'un de normal.... je voudrais ne plus jamais toucher à cette merde....etc....

Mais le nouveau moi, cette nouvelle pièce, nous n'avions pas l'habitude de l'habiter ( tiens, ça commence pareil par « hab") et pour nous rassurer, nous gardons nos anciennes habitudes.

Alors, il peut demeurer une consommation résiduelle de 1, 2 ou 3 verres.

Mais ce rituel peut être repousser, oublier, casser puisque ce n’est plus la maladie obsessionnelle qui nous dicte, nous ne sommes plus dépendants et nous avons une volonté d’être et de rester libre.

Je vais donc décider pleinement en toute conscience de ce que je vais en faire, me souvenir d’où je viens et quelles étaient mes intentions en commençant ce traitement.

J’ai le choix de continuer ce rite, le choix de ne plus jamais boire, le choix d’un apéro par semaine, le choix d’avoir de l’alcool chez moi et de ne pas y toucher, le choix de virer toutes cette merde de ma vue et de faire table rase….etc….c’est propre à chacun et reviens aux objectifs premier du « pourquoi j’ai commencé le traitement pour guérir ».

Mais revenons en aux habitudes qui perdurent et font poser tant d’interrogations, c’est normal car cela nous rappelle la dépendance, ce vieux démon.
Y’a de quoi flippé et ce demander ce qu’il se passerait sans mon pote baclo qui habite avec moi dans cette nouvelle pièce.

Car, c’est ce qui va ce passer, notre pote va nous laisser petit à petit ( dans la descente) et c’est là qu’il faudra rester très vigilant car le vieux démon est très sournois.

Il faudra ce faire des jours Off, c’est impératif pour faire le point.
Il faudra avec volonté rester en observance quant aux verres qui peuvent trop se remplir et s’enchaîner sinon il y aura rechute à force d’enlever les mgs.

Mon expérience fait que depuis 16 mois (ma dose seuil) je n’ai jamais rechuté, je suis resté 4 mois en compagnie de mon pote baclo puis il s’en est allé à raison de 10 mg/tous les 15 jours et ce en buvant quotidiennement mes 20cl de vin.

Jamais d’apéro, 1 seule cuite ( sans doute pour me tester et me re-souvenir de mon ancien moi), jamais de vin avant de passer à table, je commence à manger puis vers la fin de mon plat, je bois mon premier petit verre.
Un fois que je suis enfin poser dans le canapé, mon rituel du verre de vin demeure avec ma clop et je suis confiante.

De 230 mg il y a 16 mois, je ne suis plus qu’à 60 mg. J’ai essayé le 50 mais j’avais le sentiment que je pouvais me scratché avec mes 2 verres de vin , je voyais que si je baissais la garde, il pouvait facilement s’enchaîner; alors qu'aucune compulsion première ne m'avait poussé à boire mais qu'en buvant, je réveillais l'obsession de plus et encore plus ( le craving 2 ?).
J’ai préféré remonter à 60 et profiter de mon petit plaisir ( d’ailleurs je ne bois plus que du très bon vin, pouahhhh le reste m’insupporte).

Descendre plus et pourquoi pas jusqu’au 0, à voir….mais je ne pense pas qu’avec une conso habituelle cela soit possible. Une baisse de 75 %, c’est déjà ça en un an…!


.
Message édité 4 fois, dernière édition par SO, 24 Février 2015, 14:08  

Le seuil à 230 mg le 9 octobre 2013 après 6 mois de montée.
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  Lien vers ce message 24 Février 2015, 16:01
Salut So,
Si je peux me permettre d'essayer de synthétiser, mais ça sera moins poétique.
Pour toi, une fois la compulsion guérie, une habitude est restée, comme un compagnon pour ne pas se sentir seul, dans cette nouvelle vie.
Elle peut être effrayante car rappelant l'addiction.
Tu as réussi, en te surveillant, à la garder raisonnable.
Tes 60mg te permettent de garder ce plaisir, mais à priori si tu baissais encore, cette habitude/plaisir, pourrait déraper et se transformer à nouveau en compulsion.
J'ai bon?

Donc dans ton cas, une habitude/plaisir, saine, contrôlée sans efforts particulier grâce au baclo.


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  Lien vers ce message 24 Février 2015, 20:19
Salut Jack,

Alors mon cas, je vis l'objectif de départ que je m'étais fixé, profiter d'un bon verre autour d'une table sans attendre quoique ce soit du produit: le bien être, le compagnon d'infortune, la récompense, l'ivresse...

En bonne épicurienne défonce-woman, je n'arrivais plus du tout à la fin de ma maladie à me contrôler, j'étais devenu ce que je redoutais: dépendante et archi compulsive/ obsessionnelle ( par ex: je ne pouvais pas aller me coucher s'il restait du vin dans la bouteille et vers la fin avec le cubi c'était catastrophique!!!!)

Le baclo m'a libéré de tout ça à ma dose seuil et si je me surveille c'est pour mieux descendre et ne pas chuter.

Mais il n'y a aucunes luttes, aucuns contrôles archi raisonné ! arrivée à mes 20cl, cela me convient, et je passe à autre chose. C'est ça que la guérison permet et c'est tellement du bonheur.

Fut un temps, ces "habitudes" m'agaçait au début de ma descente, du coup je m'étais dit OK, plus rien 0 et tu verras bien: c'était nickel et au bout de 3 semaines, je me suis dit que je pouvais faire sans problème une consommation plaisir comme quelqu'un de normal; et c'est ce que je fais sans états d'âmes !`

Je descendais de 10mg tous les 15 jours et je faisais des journées Off pour faire le guet d'une éventuelle pensée à la con, si le feu était vert, je descendais.
Il fut toujours au vert sauf entre le passage du 70 au 60 dont je parles sur mon fil et qui a une relation avec la montée ( première porte vers la guérison qui s'ouvrait)

Voili, voilou, Oui c'est une consommation habituelle que je décide ou non de faire dans la liberté et le plaisir.

.
Message édité 1 fois, dernière édition par SO, 24 Février 2015, 20:26  

Le seuil à 230 mg le 9 octobre 2013 après 6 mois de montée.
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  Lien vers ce message 24 Février 2015, 20:24
Je pense qu'il ne faut pas confondre l'habitude-rituel et l'habitude-compulsion comme le dit si bien SO.
Le rituel, qui n' en a pas? C'est un repère qui rythme la vie au quotidien.
Une fois guéri, rien ne nous empêche de le garder.
La compulsion, par contre, est une maladie soignée par le baclofène.
Quand on est guéri, elle n'existe plus.
Alors, craving vs habitude?
L'habitude n'est plus générée par un craving mais par un rituel instauré de plein gré et en connaissance de causes.


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Avatar de Bruno R
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  Lien vers ce message 24 Février 2015, 21:03
bien compliqué pour moi...tout ça ...


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  Lien vers ce message 24 Février 2015, 21:48
Citation
bien compliqué pour moi...tout ça ...

T'inquiète pas Raymond, tu n'en es pas là, et rien ne dit que tu auras à te "prendre la tête" avec ça.

Petitange, tu parle d'habitude-compulsion, tu fais référence au craving? et l'habitude-rituel, c'est ce que j’appelais habitude-plaisir?
C'est pas pour couper les cheveux en quatre, mais si c'est bien les mêmes idées, on va avoir du mal à se comprendre en les rebaptisant à chaque poste.


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  Lien vers ce message 24 Février 2015, 23:00
Encore un fil intéressant. Je te croise également sur plusieurs autres discussions. On s'arrêtera bien boire un coup quand je me serai posé.
 
Avatar de petitange
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  Lien vers ce message 25 Février 2015, 1:04
oui Jack!
C'est bien ça.


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  Lien vers ce message 25 Février 2015, 1:11
Citation
Petitange, tu parle d'habitude-compulsion, tu fais référence au craving? et l'habitude-rituel, c'est ce que j’appelais habitude-plaisir?
C'est pas pour couper les cheveux en quatre, mais si c'est bien les mêmes idées, on va avoir du mal à se comprendre en les rebaptisant à chaque poste.

Je m'autocite, parce que je m'exprime mal.

C'est pas pour couper les cheveux en quatre, mais si des termes regroupent les mêmes idées, ne serait-il pas plus simple d'en garder un seul tant qu'il décrit à peu prés bien le concept? Ça éviterait dans un sujet aussi subjectif, de se perdre dans les terminologies.
Par exemple si habitude-compulsion veut bien dire l'envie irrépressible de boire dû à un déséquilibre chimique du cerveau que le baclo soigne, est-ce que le terme craving ne serait pas plus légitime?
Et habitude-rituel (légèrement redondant), si il regroupe bien l'idée de garder une consommation quasi quotidienne ou en tout cas régulière, pour le plaisir, ne serait-il pas équivalent à habitude-plaisir?


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Avatar de Jack-Lofène
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  Lien vers ce message 25 Février 2015, 1:14
Ok nos posts se sont croisé.
Si c'est bien ça, alors je vais voir pour faire un petit glossaire à l'occasion.


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Avatar de joséphine62
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  Lien vers ce message 25 Février 2015, 8:40
So, super ton post, une belle pierre à l'édifice.

Jack, tu gères vachement bien ce fil.


début du TT le 07/12/2014 indifférente le 06/02/2015 à 120 mg descente le 01/06/2015 100MG
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  Lien vers ce message 25 Février 2015, 10:12
Bonjour les philosophes du baclo, ja vais vous suivre sans commentaires, mais c'est intéressant...


Début baclo: 15 janvier 2015
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  Lien vers ce message 25 Février 2015, 15:47
bonjour Loulou,


tu dis :

Citation
Tout ce que je sais c'est qu'à ma première indifférence, le fait d'avoir gardé mes deux verres quotidiens,
tout en ayant vécu des émotions très fortes (avec la dépression et le TPL), a fait en sorte que de nouveau,
je me suis réfugiée dans le faux confort de cette consommation qui, peu à peu, a pris de l'ampleur


Voilà, pour moi, où est le danger. En plus, on s'en passe très bien de ces verres, et on laisse la place à d'autres habitudes de venir s'installer.

Ce passage de ton post est très important pour moi. Il me conforte dans mon choix.


Je suis plus qu'optimiste pour toi, chaque jour qui passe nous construit alors qu'il n'y a pas longtemps chaque jour passé nous détruisait.

Bises


début du TT le 07/12/2014 indifférente le 06/02/2015 à 120 mg descente le 01/06/2015 100MG
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  Lien vers ce message 25 Février 2015, 16:58
Mais c'est bien ça .
Une fois indifférent, on agit en pleine conscience.
Càd, en capacité de choisir et donc de décidér.


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  Lien vers ce message 25 Février 2015, 16:59
Ok je résume comme ça pour une future synthèse je relirai mes notes:

Garder une habitude-plaisir peut laisser la porte ouverte à un retour de consommation excessive.
Garder une habitude-plaisir peut ne pas laisser la place à d'autres habitudes non alcoolisées.


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  Lien vers ce message 25 Février 2015, 17:54

Le baclofène n'a plus rien à voir et n'a plus rien à soigner... même en montant à 400 ou 600 mg ! (sauf pour le côté anxiolytique mais qui aurait dû être réglé avant et autrement).

Pas tout à fait d'accord.
Je ne suis plus dépendante depuis un bail mais parfois, comme autour de Noël, il m'arrive de consommer un peu trop.
L'habitude a alors tendance à perdurer dans le temps, rien de dramatique, 4-5 verres au lieu de 2 le WE mais ça m'énerve.
Je suis très fainéante et n'ai pas envie de me prendre la tête à devoir réfléchir à cela et trouver des stratégies pour revenir à la normale.
Mon réflexe est donc d'augmenter le baclo sur quelques semaines et ça marche très bien.
Dans mon cas, le baclo diminue ma consommation (qui n'a rien à voir avec de l'anxiété, d'ailleurs le baclo n'a aucun effet anxiolytique sur moi).
Plus j'augmente, moins je bois jusqu'à refuser spontanemment les apéros que l'on me propose.


début du TT le 07/12/2014 indifférente le 06/02/2015 à 120 mg descente le 01/06/2015 100MG
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  Lien vers ce message 25 Février 2015, 18:14
Oui je l'avais mis dans le premier post récapitulatif.
D'ailleurs ça me fait penser
" 4-5 verres au lieu de 2 le WE"
4-5 verres le WE, on peut pas dire que ça rentre dans la case habitude, mais plutôt "surconsommation" ponctuelle?


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  Lien vers ce message 25 Février 2015, 19:02
Fort intéressant ce fil, j'aime bien des cogitations philosophiques autour du craving- habitude- plaisir. Je suis loin, très loin de l'indifférence, mais à condition d'avoir très peu de stock à la maison j'arrive grâce au baclofène de me contenter de de quelques verres.
J'en dirai pas plus pour l'instant..j'ai pris une forte dose de baclo et je suis nase.

Have a great evening!

M


180 mg en 4 prises: 40 mg à 9h30, 12h30, 15h et 60 mg à 17 h. Baisse au cause des effets secondaires sévères, notamment hypomanie
 
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  Lien vers ce message 25 Février 2015, 20:06
Salut Twig et Raymond,
Rien de philosophique la dedans, juste essayer de mettre des mots sur les différents mode de consommations (surtout de l'après indifférences), histoire de clarifier un peu les choses.
Je me répète, mais pour tout les gens qui sont en phase de montée, ne vous prenez pas la tête à savoir si votre consommation est comme-ci ou comme-ça, ça se trouve vous n'aurez même pas à vous poser la question une fois guéri, et il y a déjà bien à faire pour bien comprendre le mode d'action du baclo, les ES, EI etc, et s'approprier le traitement.
(tiens, je vais peut-être mettre ça en préambule du fil)


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  Lien vers ce message 25 Février 2015, 21:17
Merci Joséphine, si ça peut aider...

Ok je résume comme ça pour une future synthèse je relirai mes notes:

Garder une habitude-plaisir peut laisser la porte ouverte à un retour de consommation excessive.
Garder une habitude-plaisir peut ne pas laisser la place à d'autres habitudes non alcoolisées.


Non, je ne pense pas qu'une conso habituelle de pur plaisir puisse laisser la porte ouverte à une consommation excessive.
Nous sommes guéris de toutes compulsions, de toutes obsessions du produit et nous avons un rapport à l'alcool qui est d'un tel détachement que même si un jour "un coup de trop" voit le jour...et bien, disons que comme une personne "normale" cela ne nous fait pas replonger.
Lorsque le seuil a bien été atteint !

Malheureusement il peut arriver que l'on pense y être et qu'en fait c'est une sorte de pré-seuil... J'en avais fait l'expérience à 200 et mes consos habituelles avaient au bout d'un mois repris de la vigueur sans qu'un réel craving refasse surface....( c'est la fameuse époque où je me posais 10 000 questions sur les habitudes)
J'avais donc repris la route de l'augmentation jusqu'à être arrivé à 230, le vrai et formidable seuil

Et pourquoi une habitude alcoolisée ne laisserait-elle pas la place à d'autres habitudes ?
Petit à petit, dans ce long processus de guérison qui va ce faire pendant la descente, d'autres boissons ou plaisir habituels viendront prendre une place très naturellement.
Avec le temps et la reconstruction, cela se fera, mais ça prends du temps.....ne pas trop s'inquiéter sur ces fameuses habitudes à mon sens.

Bien à toi Jack
Message édité 2 fois, dernière édition par SO, 25 Février 2015, 21:22  

Le seuil à 230 mg le 9 octobre 2013 après 6 mois de montée.
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  Lien vers ce message 25 Février 2015, 21:58
Salut à tous

Voila ce que j' attendais, ce fil est bien fait pour les gueris et non pour ceux qui sont en voie de....

Merci , jack, de cette clarification

Amities


L' ennemi est bête, il croit que c' est nous l 'ennemi, alors que c' est lui
Pierre Desproges
Adhésion faite
 
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